vendredi 31 août 2012

Girls Names / Weird Dreams - Split (2012)




La fête du split continue aujourd'hui avec deux de nos groupes britanniques chouchous: Girls Names et Weird Dreams. On le savait depuis longtemps, Girls Names ont engagés un clavier (Charles Hurts, encore un mec de la famille Cass/Flick) et leur son s'est largement apaisés, A Troubled See est moins au cordeau, moins rêche de ce qu'on avait l'habitude d'entendre chez eux, la guitare est plus atmosphérique, voir presque enjouée (tout est relatif). Le groupe irlandais a en gros remisé son indie-pop très brute et direct pour un son plus charnu et produit, c'est même presque de la New Wave (Echo And The Bunnymen-esque). Si la chanson est plutôt bonne, je suis personnellement un peu circonspect vis-à-vis de la démarche, j'ai tendance à penser qu'il vaut mieux être le meilleur de sa niche ou au moins sur le podium qu'aller chatouiller les gros dans un sport où ne sera pas le meilleur. Parce que bon des groupes new wave, il y en a des paquets de lessives et on se serait passé d'un de plus, surtout quand il était aussi merveilleux avant. Bon, on est un peu inquiet mais on verra bien.

L'autre face est assurée par les copains Londoniens de Weird Dreams, mon local dealer me faisait remarqué à juste titre que le morceau était un peu mou. En fait, je partage complètement son avis, ce qui ne m'empêche pas de beaucoup aimer la chanson, je le trouve surtout mal choisie pour un single à la limite ça aurait été la face b d'un de leurs singles, j'aurais compris, mais un split c'est un peu censé être une double face A aussi agréable et gracieuse soit House Of Secrets.

Bon sinon Weird Dreams gagne par une belle longueur le match, Girls Names cherchent à se transformer et c'est pas sûr qu'on suive par ici. 

Le vinyle est d'abord sorti chez Tough Love en vinyle noir, mais est depuis ressorti chez Slumberland, il y a peu et sera donc probablement dans vos boutiques du coin qui distribuent le label américain, genre Pop Culture !


mercredi 29 août 2012

Turbo Fruits / Bad Cop - Split (2012)


C'est la fête du split cet été sur RPUT, cette fois ci la galette nous vient direct du sud des Etats-Unis, Nashville, Tennessee mon ami ! Ça fait en gros un peu plus d'un an et demi que je suis avec grande attention les groupes du coin : Jeff The Brotherhood, Pujol, Heavy Cream, Natural Child et donc Turbo Fruits. Le groupe est loin d'être constitué de débutants puisqu'on y trouve dans ses rangs deux ex-Be Your Own Pet qui était un groupe que j'ai toujours adoré, séparé trop vite à mon goût, je me souviendrais toujours de mon excitation en découvrant Damn Damn Leash au moment de sa re-sortie sur XL, une belle claque et une belle leçon de vigueur adolescente.

Le kids ont certes grandis mais on y trouve toujours cette folle énergie rock'n roll dans Love Tennessee, amateurs des Who et des compilations Nuggets frottez-vous les mains, vous allez avoir le droit à du gros power-chord, on imagine même les gros moulinets à la Pete sur le riff d'ouverture, la rythmique bondissante et les solos de guitares, classiques mais bien gaulés remportent mes suffrages sans trop de peine. De bon garage comme on l'aime, rentre dedans avec des guitares catchy et un bon refrain. Sur l'autre face, je découvre pour la première fois Bad Cop, un autre groupe du coin, c'est plus tendu, plus punk, légèrement Cramps-ien (la batterie poum ta-ta poum ta-ta, la maxi reverb sur la voix), Wet Lips s'en tire très bien et je dois donc rajouter le groupe à ma liste ! Même si, pour chipoter, je les trouve un peu moins singulier et marquant que Turbo Fruits, la voix manquant un peu de charisme.

Tout ça est sorti chez le super label Jeffery Drag dont l'été est chargé, puisqu'ils sortent également un nouveau single de Natural Child (de famille Infinity Cat / Burger Records) que je n'ai pas encore reçu, j'attends d'avoir la galette sur le tourne-disque pour me faire mon avis ! Celui de Turbo Fruits également puisqu'ils s'apprêtent à sortir un nouvel album que je suis impatient d'écouter !

Et ça s'achète ICI, et je précise que les frais de ports sont assez raisonnables pour le France, profitez-en pour regarder le reste du catalogue (Pujol et Ranch Ghost notamment). 

lundi 27 août 2012

Total Slacker / Friends - Split (2012)


Continuons notre exploration des singles sortis cet été et que vous avez sûrement ratés ! Le concept de ce split single est simple, chaque groupe reprend l'un des morceaux emblématique de l'autre formation. Total Slacker reprend Friends Crush et Friends : Magical Date Night. On ne pourra que se réjouir que les deux groupes de Brooklyn aient réellement fait leurs ces chansons sans les travestir complétement, une vraie reprise quoi ! Moins sensible à la pop-funky ultra sucrée de Friends (qui me rappellerait vaguement Magistrates ou Kindness chanté par une fille), c'est évidemment celle de Total Slacker, dont l'album m'avait enchanté l'année dernière, qui remporte mes suffrages. La chanson originale avait certes un sacré potentiel, mais ils en ont fait un petit tube en puissance avec la patte habituelle du groupe, des guitares saturées, la nonchalance assumée, pour ne pas dire une certaine insolence de gosses des 90s vaguement grungy, branleurs c'est certains, biberonnés à Beavis & Butthead, Daria et le skateboard. Alors enfile tes jeans déchirés et ton t-shirt trop large et usé, pas grave si tes cheveux sont trop longs, de toutes façons ce qu'on va faire c'est zoner à l'appart avec des comics, un film de Kevin Smith et des bons vieux disques Subpop.

C'est sorti fin juillet sur l'excellent label japonais Sixteen Tambourines et ça se trouve ici (oui c'est cher... merci le yen).
Je l'ai également choppé à un concert de Total Slacker en cassette homemade et je n'ai aucune idée si c'est trouvable sur le net, mais ça existe.

samedi 25 août 2012

Granville - Jersey (2012)




Et si le hold-up de la scène pop française en français actuelle était fait par le petit nouveau ? De tous les groupes que nous écoutons et supportons dans ces colonnes avec vigueur, car comme vous le savez nous sommes de grands amateurs de pop bien de chez nous, tels que Lescop, Cracbooms, Aline, La Femme ou Pendentif, Granville est sûrement le dernier arrivé et... le premier à tenter l'expérience signature dans une major (EastWest, divsion « alternative » de Warner). En attendant leur album prévu l'année prochaine et pour profiter de leur passage à Rock En Seine aujourd'hui, voyons voir un peu ce qu'ils ont dans leur Jersey.

Les normands de Granville se sont bien nommés, la musique du groupe est à l'image de cette très mignonne station balnéaire de la Manche située à quelques pas du Mont Saint-Michel, ville de Christian Dior, elle pousse à la flânerie, aux ballades le long de la mer sur la jetée arrosée par les vagues qui s'y brisent (ne pas oublier son ciré) et aux jeux d'enfants, barboter dans les flaques d'eaux salées à la recherche de trésors quand l'océan tirée par la lune laisse place au sable et quelques rochers anguleux. On pourrait très facilement les rapprocher de Pendentif, leur Jersey fait forcément écho au superbe Riviera des Bordelais sorti l'année dernière, on y trouve cette même petite tendance indie-pop / dream-pop, spleen adolescent et ligne claire évoquant une version léchée des disques Sarah Records, une petite touche variété en plus ou certains groupes américains comme Tennis. Le morceau est en tout cas super catchy et c'est typiquement le genre de chansons qu'on rêve de voir dans les charts à la place de tout ces trucs eurodance-accordéon-rappeur foireux en costard blanc à la Pitbull. La Face B, la Ville Sauvage est moins marquante, mais elle ne m'empêchera certainement pas d'esquisser un sourire et de taper du pied, j'y trouve le flot de la voix un peu perdue et haché, on se rend compte du défi qu'est de chanter de la pop à guitares en français !

Si je ne trouve pas ce single aussi formidables que ceux d'Aline, Pendentif ou La Femme, il n'en est vraiment pas trop loin, le groupe est très jeune et Jersey laisse présager le meilleur. Granville, comme ces autres, ont un grand potentiel et nous sommes impatients de voir ces groupes grandir, muter et surtout continuer à écrire des bonnes chansons.

Le vinyle s'achète (un peu cher) ici en attendant de le voir distribuer dans les boutiques du coin.

jeudi 23 août 2012

Sam Coffey And The Iron Lungs - All To Myself [Hosehead Records, 2012]


Non content d'avoir porté à bout de bras le renouveau garage des années 2000 avec leur équilibre pertinent entre héritage sixties, garage et country, nonchalance lo-fi et vrai désinvolture rock, voir limite white-trash, les Black Lips ont largement contribué à enfanter toute la vague lo-fi qui depuis a déferlé sur les Etats-Unis et fait le bonheur de ces colonnes. Forcément dans le girons de ces sales gosses du sud, un nombre incalculable de groupes s'est infiltrés dans la brèche béante, souvent pour donner leur propre interprétation, remisant souvent la country au passage. Mais dans la nuée de suiveurs, ceux dont le son s'approche autant des Black Lips sont assez rares, on pourrait cité Indian Wars et désormais, il faudra compter sur Sam Coffey And The Iron Lungs.

Vous l'aurez donc compris, ne chercher pas dans ce groupe canadien, une quelconque velléité de renouveler le genre, on ne joue certainement pas dans la catégorie des Oh Sees par exemple, mais ce single à le mérite d'être plus que plaisant, la faute à trois chansons d'un garage crasseux et amusant, fait pour danser et boire des coups avec ses potes, tirant parfois vers le surf et avec évidemment cette pointe de country si particulière dont je parlais au début. Non pas un disque révolutionnaire mais avouons le, All To Myself que j'avais remarqué sur la cassette Banana Split du groupe sur le même label (les très intéressants mecs de Hosehead records au Canada) est un sacré putain du tube, d'une rare immédiateté, impossible de ne pas se laisser aller à un pas de danse en entendant ça, à moins que vous soyez en fauteuil roulant. La Face B, exclusive, n'a peut-être pas autant d'impact, mais les deux morceaux sont également très bons, j'ai une petite préférence pour Lose That Bitch, parce que c'est fondamentalement un peu débile et estival. En tout cas, chez nous, le single a tourné tout l'été. Voilà pourquoi, je me dis que si vous aimez les Black Lips, que vous n'êtes pas rassasiés, pourquoi ne pas jeter une oreille sur ce très recommandable single !

ça s'achète ici : Hosehead Records
Notez qu'il y a quelques morceaux à télécharger gratuitement sur le soundcloud du groupe, notamment Lose That Bitch


lundi 20 août 2012

Les Compilations #12: Outro


Hé bien il est déjà temps de nous quitter, enfin pas le blog bien sûr mais notre série d'articles sur les compilations qui vous a accompagnés ces 20 derniers jours. Je suis assez fier de ce sujet, je pense par contre que je n'ai fait que l'effleurer, j'ai du faire des choix et finalement il y aurait matière à encore pas mal d'articles sur le sujet. Je pense sérieusement refaire une série, très vite, en fonction de la motivation et des retours sur ces douze articles... Mais passons, et revenons en à ce qui nous intéresse tous: les compilations.

On peut se poser la question de leur avenir à l'heure d'internet, avec la concurrence des playlists ou des mixtapes, c'est possible, encore que les deux ne soient pas incompatibles. La compilation à mon sens se rapproche d'une forme d'art et j'espère de tout coeur qu'elle continuera à enchanter mes tristes dimanches pluvieux. Il y a plusieurs aspects dans une compilation: débusquer des grosses raretés, et associer ensemble des choses disparates pour en faire un tout cohérent. Ceci aura toujours une valeur dans le monde qui nous entoure me semble-t-il, peut-être que beaucoup n'en est pas conscient mais à l'heure de la démultiplication de l'informations, avoir quelque chose qui donne du sens et se propose d'organiser le réel, quel plaisir non? 



Les compilations permettent de se faire une idée d'une chose, la prendre "par un bout" et s'attaquer à des registres, ça aussi c'est vraiment cool, c'est une porte d'entrée merveilleuse vers des pans entiers de la musique, et parfois au delà d'être cette clef , elle constitue une oeuvre en soit, en mettant bout à bout des fragments disparates pour en faire un tout, à la manière d'un puzzle une compilation permet d'assembler les pièces.

Beaucoup ne jure que par l'album, ils ont tord à double-titre. D'abord le single est un format au moins aussi noble, dont les vertus différentes en font un excellent complément (le single comme concentré, l'album pour installer un climat et prendre des risques). Et d'autre part la compilation a prouvé plus d'une fois le rôle déterminant qu'elle pouvait avoir sur la musique, on en a décrit plusieurs exemples d'ailleurs.

Comme je le disais en introduction, les compilations sont faites par des hommes, souvent seul , avec une idée en tête, et un angle d'attaque à eux. J'espère que ces hommes, les futurs Greg Shaw, Tim Warren, ou Lenny Kaye auront l'opportunité de se lancer dans l'aventure dans les prochaines années. Je ne me fais pas trop de soucis pour aujourd'hui avec des labels comme Born Bad (Wizzz, Bippp, etc.), Numero Group ou même Soul Jazz qui font un excellent boulot et j'espère qu'il y aura encore pas mal de gens pour acheter de super compilations.



Si dans certains genres le filon a des chances de se tarir (va-t-on pouvoir encore sortir des dizaines de pépites garage US non compilées 60s dans les prochaines années?) il y a encore tellement de domaines à explorer et mettre en lumière. Depuis quelques années le Glam est ainsi devenu un nouveau sujet de compilation et pour le plus grand bonheur des oreilles attentives. On peut aussi se demander quel pays reste à explorer, les compilations de rock africain ou iranien rencontrent un certain succès et les disques de soul espagnols font le bonheur de gens comme Vampisoul,  quels seront les prochains genres ou pays approchés? L'histoire nous le dira, en attendant longue vie à la compilation! Nous serons de retour très vite pour donner une suite à cette série. En attendant vous pouvez relire l'ensemble des articles grâce au tag "compilation".

Encore merci à tous les participants pour les super témoignages, dans le désordre: Antoine des Spadassins, JB de Born Bad, Lutz de Soundflat, Samy et Yves des Guillotines, La Femme, Robin Wills, Sid Griffin, Colin Mason, Fuzztonic Tom, Xavier Boyer, Mehdi Zannad, Lucas des Strange Hands, Manu de Vicious Soul, Eli, Glenn, Eric et Laurent Bigot. 


samedi 18 août 2012

Les Compilations #11: Battle of the Garages (1981)

On finit cette session sur les compilations (le douzième article étant une conclusion) par la Battle of the Garages édité par le label Voxx en 1981, une des premières compilations garage revival...et un peu plus que ça.

Voxx démarre au début comme un sous-label de Bomp! en 1979 pour éditer l'album d'une bande de jeunes gars de San Diego les Crawdaddys. Ces derniers se ramènent sous le bras avec une dizaine de chansons (dont 90% de reprises) dans l'esprit British R'n'B rehaussé de quelques influences punk dans cette façon frénétique de jouer, ça colle pas trop avec l'esprit de Bomp! mais Greg tombe sous le charme et édite l'album, en poussant le vice jusqu'à lui donner le prix d'un disque des années 60s (comprendre sans tenir compte de l'inévitable inflation). 
Voxx devient finalement à partir des 80s le principal label de la galaxie Bomp! en effet Greg Shaw après avoir été enthousiasmé par le punk et défendu avec brio la powerpop s'est retrouvé dégouté de l'univers de la musique populaire et a préféré se recentrer sur ce qu'il préférait: le garage et la musique d'obédience sixties. La première sortie du label sera une réédition d'un morceau début 70s des Rockin' Horse, le Crawdaddys suit dans la foulée et l'aventure est lancée!

les Crawdaddys en 1979

A la fin des 70s les premiers groupes d'inspiration 60s émergent, ils s'appellent les Crawdaddys, les Droogs, DMZ, Fleshtones, Barracudas, Slickee Boys, Unclaimed ou les Chesterfield Kings. Ces groupes accompagnent l'explosion des compilations consacrées au garage 60s et ont aussi probablement quelque chose à voir avec le punk... En 1981, Greg Shaw féru de compilations (entre la Pebbles et les comps des productions Bomp! on est servi) se dit que ce serait cool d'en balancer une sur ces groupes qui conjuguent les 60s au présent. Il lance alors la série "Battle of The Garages" qui connaitra 4 volumes en 5 ans (jusqu'à 1986 et un dernier épisode consacré aux groupes du monde avec notamment les Coronados, les Thugs ou les géniaux Negativos). Ce premier LP est accompagné d'un insert incitant l'acheteur à voter pour son groupe préféré, celui-ci gagnant un contrat!


La date de sortie n'a rien d'anodine, cette compilation a probablement aidé la scène à se "cimenter" ou incité d'autres groupes à se lancer dans l'aventure. Le "garage-revival" n'avait pas du encore atteindre son rythme de croisière (plus vers 1984?) et le son de la compilation s'en ressent clairement, Greg Shaw avec son caractère obsessionnel de la recherche de pépites pop est parfois allé chercher ces groupes assez loin! De la même manière que la Nuggets n'était pas "purement" garage, cette Battle of The Bands n'est pas tout à fait ce que l'on appellerait aujourd'hui du garage-revival (ou même du sixties-revival), il y a pas mal de groupes que l'on qualifierait plus volontiers de powerpop par exemple...

18 morceaux, pour ce premier volume, une pochette assez cool (ce qui trouve cette couv' moche ferait bien de regarder les trois autres de la série, par exemple), et c'est parti! On trouve un quota de reprises de morceaux 60s plutôt bien balancées (Chesterfield Kings, Slickee Boys, The Embarassment, Eddy Best), de morceaux punk quasi-ramonesques (Stepmothers, Deniz Tek), pas ramoneques mais curieux (Billy Synth and the Turn Ups), du  néo-psychédélisme (Plasticland), du néo-garage à la Strawberry Alarm Clock (The United States of Existence et son orgue italien)...enfin bref un peu tout! Je trouve que ça fait le charme de la compilation, et cette Battle of the Garage malgré ces quelques longueurs (j'aurais bien vu 4-5 morceaux de moins) est attachante, un pure artefact du début des années 80 et de la transition entre punk/new wave et la musique underground au sens large des années 80 (Paisley Underground, Garage Revival, Indie-Pop, Jangle-Pop etc.).

L'EP des Unclaimed de 1980 avec la version originale de "Run from Home"

Si je devais retenir trois groupes en particuliers de cette compilation mes choix s'arrêteraient sur les Unclaimed, Vertebrats et le dénommé Brad Long.
Les Unclaimed est à sa façon un l'un des groupes fondateurs du Paisley Underground (même si Shelley Ganz restera fidèle au garage rock!), Sid Griffin allant ensuite formé les excellents Long Ryders. "Run from Home" est une petite tuerie garage-rock avec un orgue obsédé, et une super guitare! Cette version est remixée * par rapport à celle de l'EP de 1980 sur Moxie. Je ne suis pas toujours adepte de l'idée de retravailler un morceau mais le résultat est plus que convainquant, le morceau sonne bien mieux, il explose de vie.
"Left in the dark" aurait du être la carte vers les sommets (ou du moins la reconnaissance) pour les Vertebrats, ce titre est fantastique, de la powerpop élégante et racée dans la lignée des Nerves, les deux groupes ont en effet en commun ce sens de l'économie pour créer le maximum d'impact. Ce qui est fou c'est que ce titre n'est paru nul par ailleurs que sur la Battle of the Garages et que la discographie du vivant du groupe ne se résume qu'à un tout petit 45 tours... 
Brad Long est un total inconnu de mes services, tout juste je sais que son unique 45 tours de 1977 a été réédité en 45 par Sing Sing en 2011 et qu'il avait obtenu de bonnes chroniques notamment dans Who Put the Bomp. C'est probablement par ce biais là que Greg Shaw est allé débusqué l'intéressé et lui a demandé un morceau pour sa compilation, Brad Long enregistre donc pour l'occasion une reprise lo-fi folk-rock de "tell me" des Stones, sa seule autre trace discographique en dehors du 45 tours! Je crois que l'anecdote résume assez bien l'esprit de Greg Shaw.

Comme sur la Snapshot(s) ou la C86, les groupes connaitront des fortunes diverses, certains semblent avoir enregistré uniquement pour l'occasion (Eddy Best, ancien membre du groupe de Stiv Bators si j'ai bien suivi) d'autres deviendront des figures majeurs du Garage-Revival (les Chesterfield Kings) ou des formations cultes (les Unclaimed, Crawdaddys). Reste que Greg Shaw a atteint son objectif, il a contribué à fédérer la scène et à lui donner une caisse de résonance quitte à parfois s'arranger un peu sur les groupes de cette première compilation pour les faire "entrer" dans son concept, ça fait le charme et la force de cette compilation.   

* A propos de "Run from Home" (merci à Sid Griffin):
The Unclaimed put out an EP in 1980 with Run From Home on it and it sold okay in California. It was released on Moxie Records by the late Dave Gibson, Dave being a uber record collector and huge fan of Lenny Kaye's Nuggets compilation, so much so that Dave Gibson release a whole series of 1960s garage rock LPs called Boulders!
Anyway the late great Greg Shaw was very supportive of the Unclaimed and he wanted Run From Home on a Nuggets-styled compilation of new L.A. garage rock bands.
Thom Wilson, yes Thom Wilson, heard Run From Home and got the original multi-track tapes and we went to a much bigger and better studio from where we originally recorded to improve the song. So the Run From Home on The Battle Of The Garages compilation is the same bass, drums, keyboards as on the original Unclaimed EP from 1980 on Moxie Records BUT it has new guitar from me and new vocals from me and Shelley Ganz. I thought this version was much better.
I remember when I heard Rodney Bingenheimer play Run From Home one Sunday evening on his KROQ radio show in Pasadena, California just north of Los Angeles. It was a very, very hip show and I was just listening to it as a fan, just to hear whatever Rodney was gonna play and when he played Run From Home it was the first time I was ever on the radio and I nearly drove off the highway in my excitement at hearing the Unclaimed on the airwaves!

Face A
1 The United States Of Existence - Return To The Psychedelic (Baltimore, MD, U.S.A.)
2 The Vertebrats - Left In The Dark (Champaign, IL, U.S.A.)
3 The Stepmothers - Let Her Dance
4 Pete Holly & The Looks - Look Out Below
5 Eddy Best - Things I Should've Said
6 Brad Long - Tell Me (Logansport, IN, U.S.A.)
7 Deniz Tek - RPM (Australia)
8 The Dark Side - In The Dark (U.K.)

Face B
1 The Embarrassment - Pushin' Too Hard
2 The Wombats - The Reason Why (Cleveland, OH, U.S.A.)
3 The Crawdaddys - You're Gonna Need My Love Someday (San Diego)
4 The Unclaimed - Run From Home (Los Angeles, CA, U.S.A.)
5 The Chesterfield Kings - Are You Gonna Be There (At The Love-In) (Rochester)
6 The Slickee Boys - Glendora/Going All The Way (Washington, DC, U.S.A.)
7 Billy Synth & The Turn-Ups - I Dig Your Mind (PA, U.S.A.)
8 Plasticland - Office Skills (Milwaukee, WI, U.S.A.)


Brad Long - Tell Me



jeudi 16 août 2012

Les Compilations #10: Vos Compiles favorites 2/2


Hé oui voici la seconde partie, et elle est aussi cool que la première! Merci à tous ceux qui n'ont écrit ces supers témoignages.
Hello english-speaking readers, we translated (roughly sometimes because ya know, it's not an easy task !)  this post for you too! cheers.

Antoine
Nuggets 1 et 2, Wakin’ up Sheherazade, Ils sont fous ces gaulois, Ö toi beatnick, French Cuts, Delicuentes, Beat Bespoke, Wizz, Dim Dam Dingue, Pop à Paris, Sensacional Soul, Rubble, Back from the grave, Steam Kodok, toutes pour la même raison : elles rassemblent les gros tueries dont je raffole. C’est l’occasion de rassembler les meilleurs titres de groupes obscurs qui n’en ont peut-être fait que deux ou trois de ce niveau. Je préfère carrément les compils aux albums, elles mettent plus en valeur les chansons, ce qui est ma préoccupation principale.

Nuggets 1 and 2, Wakin' up Sheherazade, Ils sont fous ces Gaulois, O toi Beatnick, French Cuts, Delicuentes, Beat Bespoke, Wizzz, Dim Dam Dingue, Pop à Paris, Sensacional Soul, Rubble, BFTG, Steam Kodok, i  love them for the same reason: they put killer tunes together that I love. They took the best of obscur bands that only did two or three great tunes. I am a huge fan of compilations, they enhance the greatness of the songs, and songs are the most important thing.

 
Colin Mason
Les premières compilations que j'ai acheté auront toujours une signification particulière pour moi, elles m'ont énormément apporté à la fin de mon adolescence. Mes cinq préférées sont les suivantes:

Attack of the Jersey Teens
Une des premières compilations garage que j'ai acheté vers 1984. La première fois que je l'ai écouté je suis tombé sous le choc de "suprise surprise" des Loved Ones. Ce morceau est une tuerie. J'étais également agréablement surpris quand j'ai appris que les Vipers l'avait reprise sur leur album "Outta the Nest", j'étais à fond dans le garage revival et les Vipers étaient un de mes groupes favoris.
Je me souviens avoir regardé la couv du LP et en particulier la photo des Young Monkey Men, ils avaient l'air si jeunes, je me suis demandé si c'était vraiment eux ou une blague. Et puis en m'intéressant de plus près au garage 60s je me suis rendu compte que la plupart de ces groupes étaient en fait des adolescents et toujours au lycée. 

World of Acid
La musique sur ce LP est tellement BIEN, c'est tout de suite devenu une de mes compilations favorites de tous les temps. J'ai toujours été plus branché psychédélic que la plupart des amateurs et celle ci m'a retourné. C'est un vrai voyage de jouer et rejouer ce disque. 
Des morceaux comme "mustach in your face" par Pretty ou "Brains in my Feet" par les Purple Canteen sont vraiment terribles! Je voulais en savoir plus sur les groupes mais il n'y avait pas de notes de pochettes, je devais donc me contenter de la musique. A l'ère pré-internet il n'y avait pas souvent d'informations!

Psychedelic Disaster Whirl
J'ai probablement acheté cette compile sur le mail order de Funhouse Records au milieu des années 80. Tout ce qui avait "psychedelic" dans le titre m'intéressait. Je dois reconnaitre que je ne m'attendais pas au son génial des groupes compilés ici. Avec les années des morceaux comme "won't come down" des perpetual Motion Worksop, "Optical Sound" des Human Expression ou "Cuttin' Grass" des Caretakers of Deception ont été étiqueté "acid-punk".
Quelque soit le nom, j'avais jamais entendu rien d'aussi cool. La musique sur cette compilation est absolument démente mais malheureusement le son était dégueu. Pendant des années j'ai rêvé que cette comp sonne le mieux possible. Le rêve s'est réalisé quand un estimé collectionneur de garage 60s a remasterisé la série à partir de ces vinyles et en a profité pour ajouter d'autres morceaux dans la veine "disaster whirl".

Psychedelic Snarl
J'ai mis du temps à collectionner les Rubble de Bam Caruso dans les années 80, principalement parce que j'étais plus intéressé par le garage 60s des Pebbles, Psychedelic Unknowns, High in the Mid Sixties et que mon budget ne me permettait pas de tout acheter.
Mon premier plongeon dans le genre fut avec la Psychedelic Snarl en 1986. Cette compilation m'a introduit a un nouveau genre le "Freakbeat". Je me souviens d'avoir joué les Wimple Winch, The Craig, ou les Hush et me demander "Wa qu'est ce que ce truc?".
Ces compilations Bam Caruso étaient essentielles car la musique venait des masters originaux et sonnaient superbement bien à coté du son crados des Pebbles ou des HITMS. Les notes de pochettes étaient fantastiques avec des photos des groupes, les discographies etc. Les Rubble sont une série fantastique et Psychedelic Snarl est ma préférée du lot.

Ugly Things – Volume 1
Au milieu des 80s j'ai découvert les Easybeats et je voulais entendre plus de groupes australiens. Je ne savais pas ce qu'ils avaient à offrir et j'ai été agréablement surpris quand la compilation Ugly Things est sortie. Wa, ces groupes australiens savaient envoyer du bois! Ils ont sorti des trucs fantastiques et les meilleurs sont sur Ugly Things.
La première fois que j'ai entendu "come on" des Atlantics je me la suis passé une dizaine de fois... sûrement un des meilleurs morceaux de punk 60s australien de tous les temps.
Les Missing Links, Black Diamonds et Elois, quelle fantastique manière d'ouvrir une série de compilations!
The first compilations I bought will always mean more to me for nostalgic reasons as these comps completely shaped my life and meant a great deal to me in my late teens and early twenties. My five favourite compilations are as follows:

Attack Of The Jersey Teens
This was one of the very first garage comps I bought and would have been 1984. When I first played this I was knocked out by The Loved Ones ‘Surprise Surprise’. That song is a killer. I was so pleased that The Vipers covered this on their ‘Outta The Nest’ LP as I was heavily into  the mid 80s garage revival scene and The Vipers were one of my favourite groups.
I remember looking at the cover of ‘Attack Of The Jersey Teens’ and staring at the picture of The Young Monkey Men. Those were just young boys. I didn’t know if this was actually them or just a joke. Then of course, as I become more experienced and knowledgeable with the 60s garage genre I realised that many of the groups on these garage comps were in fact teenagers and still at school..   

World Of Acid
The music on this LP is so GREAT, it immediately became one of my all time favourite compilations. I’ve always been much more psychedelically minded than most and this one really blew my mind. It’s such a trip to play this every now and again.
Songs like ‘Mustache In Your Face’ by Pretty and ‘Brains In My Feet’ by  The Purple Canteen are killer. I wanted to know more about groups like this but there was no liners so just had to make do with the music…Pre internet days there wasn’t much information out there!
 
Psychedelic Disaster Whirl
I probably bought this comp mail order from Funhouse Records back in the mid 80s . Anything with ‘psychedelic’ in the title got me interested. I must admit I wasn’t expecting the blissful sounds by the groups compiled on this. Over the years things like  ‘Won’t Come Down’ by Perpetual Motion Worksop, ‘Optical Sound’ by The Human Expression and ‘Cuttin’ Grass’ by The Caretakers Of Deception have been labelled ‘acid-punk’
Whatever you wanna call it I’d never heard anything as cool as this before. The music on Psychedelic Disaster Whirl was amazing but unfortunately the sound was awful. For years I wondered what this comp would sound like in the best possible sound. That dream came true several years ago when an esteemed ‘60s garage collector of vintage 45s remastered the series from his vinyl collection adding many more acid-punk sides that had that ‘disaster whirl’ sound.  

Psychedelic Snarl
It took me a while to start collecting the Bam Caruso Rubble comps back in the 80s mainly because I was more interested on spending what little money I had in those days on ‘60s garage comps like Pebbles, Psychedelic Unknowns,  and Highs In The Mid Sixties etc.
The first one I took the plunge with was Psychedelic Snarl in 1986 and this comp introduced me to a whole new genre called ‘Freakbeat’.... I remember playing The Wimple Winch, The Craig and The Hush and thinking ‘Wow, what the fuck is that?”
Those Bam Caruso comps were essential because the music came from the master tapes so sounded amazing next to those shitty sounding Pebbles and HITMS comps, plus they had fantastic liners, photos of the groups and discographies. An amazing series of compilations with Psychedelic Snarl my favourite of the set.
 
Ugly Things – Volume 1
By the mid 80s I’d discovered The Easybeats and wanted to hear more music from Australia. I didn’t know if they had any more groups to offer so was delighted when Ugly Things appeared on my horizon. Wow, did those those ‘60s Aussie groups deliver some knock-out punches! They released some absolute gems and the very best were available on Ugly Things.
I played The Atlantics ‘Come On’ maybe ten times in a row the first time I heard it… it’s surely one of the greatest Australian ‘60s punk songs of all time.
The Missing Links, The Black Diamonds and The Elois….what a fantastic way to open a compilation series.


Eli
Les Back from the Grave, Killed By Death, Powerpearls, Raw and Rare British Punk et Teenage Treats m'ont fait découvrir tellement de disques que je n'aurais pas pu écouté par ailleurs.
Je suis en particulier amateur des KBD, BFTG et Powerpearls, ces dernières étant sûrement la série que je préfère.

Back From The Grave, Killed By Death, Powerpearls, Raw and Rare British Punk, and Teenage Treats were responsible for turning me on to many records I wouldn't have heard otherwise.
Those were just the three (KBD, BFTG and Powerpearls) that I connected with the most, especially Powerpearls.


Emmanuel Cier
Weird Summer // Volume 1 // Aquarium Drunkard
Weird Summer est plus une Mixtape qu’une compilation. Elle est enfantée pas un blog de Los Angeles nommé Aquarium Drunkard fondé en 2005 par Justin Cage. Ce garçon à le bon gout de mélanger les groupes indies contemporains avec des styles plus vintage comme la soul, le garage,
le R’n’B y tutti quanti. Ainsi, Weird Summer regroupe Orange Juice, the Kinks, Otis Reading avec
Best Coast et King Khan. Les enchainements sont bien ficelés et c’est un état d’esprit qu’on aime
beaucoup chez Vicious Soul !

Stereovisio // Volume Un // Whip It
La compilation Stereovisio est une véritable œuvre d’art. Elle regroupe divers groupes et artistes talentueux de l’underground bordelais. On compte des formations garages bourrées à la fuzz et à la
bière du Boqueron (bar bordelais) comme Magnetix, Hoodlum et Izzy Crash. Et l’objet s’enorgueillit d’un livret où 9 artistes se sont donné la peine d’illustrer l’univers des musiciens.

Les compilations Trojan: des compilations très hétérogènes mais certaines sont magiques comme Rude Boy, Reggae Sisters ou Skinhead Reggae. C’est ces musiques reggae/soul jamaïcaines qui ont influencé les artistes 2Tone à la fin des années 70. Un vrai régal pour un lendemain de fête avec mal de crâne. 

Weird Summer, Vol 1 (Aquarium Drunkard). 
It's more a mixtape thant a compilation. It was created by a LA blog called Aquarium Drunkard funded by Justin Cage in 2005. He mixes current bands with vintage stuffs (soul and garage). In the same mix you'll find Orange Juice, The Kinks, Otis Reading with Best Coast and King Khan. The transitions are well done and we love the spirit at Vicious Soul!

Stereovisio, Vol 1 (Whip It). 
It's a real work of art, with several talented artists and bands from the Bordeaux underground. There are bands full of fuzz and beer of the Boqueron (a bar in Bordeaux) like Magnetix, Hoodlum and Izzy Crash. The object is enhanced by a wonderful insert where 9 artists pictured the world of the bands.

The Trojan compilations. 
They are heterogeneous but some are magic like Rude Boy, Reggae Sisters or Skinhead Reggae. It's those musics that influenced the 2-Tone bands at the end of the 70s, it's wonderful for an after party with a big hangover.

Glenn
Les Ultra Chicks sont une série parfaite de chanteuses 60s yéyé-pop, ça a été ma porte d'entrée vers le genre en entier.


The Ultra Chicks is just a perfectly fuzzed out comp of 60's ye-ye pop singers. it's been my "gateway" into that entire genre. 


La Femme 
Femmes de Paris , Gentlemen de Paris , la compile Bippp
Elles m'on marqué, elles étaient vraiment ouf ,  à l'époque de leur sortie on ne les trouvait pas sur le net. Pas grand monde n'écoutait ça, un ami me les avait fait découvrir.
Elles restent mes compilations favorites , je ne sais pas si elles sont toujours utiles car maintenant presque tous est déja sur le net , je pense que oui si les morceaux ne se sont pas encore répandus comme des insectes sur la toile  , et que l'on arrive encore a découvrir des choses avec les compiles.

Femmes de Paris, Gentlemen de Paris, Bippp.
Those comps had a great influence on me, they were really great. At this time they were not on the net. Not so much people were listenning to those stuffs, I discovered them because of a friend.
Those compilations are still my favorites, even if some of the tunes are on internet we can still discovered things because of compilations. 


Lucas
En très bonnes compiles garage 60's il y a les Acid Visions, Peebles, Back From The Grave, Garage Beat 66' etc.

In the field of great 60s comps there are Acid Vision, Peebles, Back from the Grave, Garage Beat 66'etc.


Mehdi Zannad
Une compilation psychédélique de la médiathèque de Nancy, en 92 : "The Psychedelic Years, 1966-1969" avec "San Franciscan Nights" d'Eric Burdon, un de mes morceaux préférés. Je n'aurais jamais eu accès à cette chanson sans l'accroche du titre, le lettrage et les couleurs flashy de la pochette.
A la même époque, la compilation "This Is Merseybeat" avec tous ces groupes de Liverpool en 1963.
On a vraiment l'impression de descendre dans une cave et de les écouter se suivre sur scène. Cette compile est plus proche d'un documentaire, un instantané de la scène de l'époque : tous ont été enregistrés en une prise avec un studio mobile.
Cela fait sens avec le nouveau Cinéma anglais (Tony Richardson, Karel Reisz). Mon morceau préféré : "It ain't necesseraly so" de Ian and the Zodiacs.
Lorsque j'ai vécu à Newcastle, une compilation CD d'un colocataire, avec les Undertones, les Only Ones, "Oliver's Army" d'Elvis Costello, "Turning Japanese" des Vapors...un monde que j'ai approfondi plus tard mais qui m'a beaucoup marqué à l'époque et m'a donné les clés pour comprendre cet autre pan de la musique populaire anglaise 70's, le pub rock et le post punk.
Récemment la série "Junkshop", "Glitterbest" etc et  aussi "CD86"

A psychedelic compilation I borrowed at the public library of Nancy in 92: "The Psychedelic Years, 1966-1969" with "San Franciscan Nights" by Eric Burdon, one of my favorite tracks. I would have never heard this song without the flashy cover of this comp.
At the same time I discovered "This is Merseybeat" with all those scouse bands circa 1963. This comp is a bit like a documentary, a snapshot of the scene: all bands were recorded with one take in a mobile studio.
It makes sens with the British New Wave in movies (Tony Richardson, Karel Reisz), my fav track is "It ain't necesseraly so" by Ian and the Zodiacs.
When i was living in Newcastle, my roommate had a compilation with the Undertones, Only Ones, "Oliver's Army" by Elvis Costello, "Turning Japanese" by the Vapors etc. A world i discovered a few years later, this comp gave me the keys to understand the 70s english pop music (pub rock, post punk etc.).
Lately i loved Junkshop, Glitterbest and CD86.


Robin Wills
Il y a plusieurs compilations que j'aime pour différentes raisons. La compilation Touch The Wall Sound girl group , du Japon était géniale. Sundazed a aussi fait quelques compilations sur le Surf et le Hot Rod avec des superbes notes de pochettes. J'étais un gros fan de notes de pochettes mais ça m'a un peu passé.

I have several comps which I like for different reasons. The Touch The Wall of Sound girl group comps from Japan were great. Sundazed also put out a couple of Hot Rod Surf comps with great liner notes. I used to devour liner notes, but not anymore.

Yves
Je citerais les Buttshakers, pour leurs pochettes salaces et exotiques et pour leur contenu à base de feuneque endiablée, quelques compiles feuneque Soul Jazz, Rockin' Bones (de chez Rhino) pour le rock à Billy (chouette petite bourgade du Bourbonnais, mais ça n'a aucun rapport), les Savage Kicks et leur Rythme aine Blouse rugueux, les Garage Punk Unknowns, les DECCA Originals (pour le frique bite, notamment), les Trojan (pour le ska, rauque stèdie) les Sixties Archives et surtout les célèbres Back From the Grave.
En traînant sur les blogues, comme par exemple "chocorêve" ou "ride your pony" j'ai téléchargé et écouté de nombreuses choses généralement assez dispensables mais rigolotes (Boulders, Cazumbi, etc.)
Il y a de quoi remplir une vie avec l'écoute des compiles sixtises, mais au bout d'un moment, il y a une limite au snobisme et il faut arrêter le délire et se concentrer sur des choses plus essentielles par crainte de se disperser en vétilles : certaines compiles, comme Total Raunch, ne contiennent qu'une ou deux pépites pour une masse de choses assez pénibles.

Buttshakers because of their dirty and exotic covers and also the music! I also love some funk compilations of Soul Jazz, Rockin' Bones, Savage Kicks for the rough blues, Garage Punk Unknows, Decca Originals (The Freakbeat Scene), Trojan comps (Ska and Rock Steady), Sixties Archive and the famous Back from the Grave!
I did also download a lot of comps like Boulders or Cazumbi on blogs but sometimes you need to go back to basics because there is so much 60s comps and a few of them just has a few killers.

Merci / Thanks to
Antoine (Spadassins)
Colin Mason (Flower Bomb Songs)
Eli (Real Numbers)
Emmanuel Cier (Vicious Soul)
Glenn (Triptides)
La Femme
Lucas (Strange Hands)
Medhi Zannad (Fugu)
Robin Wills (Barracudas, Pure Pop, etc.)
Yves (Guillotines)


The Black Diamonds - Not This Time
extrait de la compilation Hot Generation

mardi 14 août 2012

Les Compilations #09: Snapshot(s) (1983)

Dans l'introduction de l'insert du disque on peut y lire:
"Chez les disquaires, les bacs pleins de rééditions et de compilations grossissent. La relecture façon Punk des grands moments du rock a provoqué la réémersion d'un pan méprisé, un moment, de la plus pure des rock-musics. La France redécouvre, aujourd'hui les racines les plus dures, les moins affadies de ce genre de musique. Yardbirds ou Small Faces, Loose Gravel ou Charlatans, les perdants magnifiques des sixties, les Phoenix des années 80, sont aujourd'hui la référence d'un nombre incalculable de musiciens a décidé de se choisir. Les "petits groupes"  se battent dans l'ombre et se rebiffent en face de l'inertie des major compagnies. Et tout, à nouveau, change...
Snapshot a saisi l'air du temps et se propose de graver ces pulsions dans le vinyl. C'est une chance pour ces gangs que le public réclame et que personne, encore, n'a vraiment su comprendre. Si Nuggets et Pebbles, ou Eva, à Paris ont sorti de l'oubli les grands noms du passé, Snapshot, lui se tourne vers l'avenir. Les enfants de Presley se traînaient dans la rue et les voilà en studio." (Jean-François BRIEU)

Cette longue citation résonne en moi, j'y vois tellement de parallèle avec ce que nous vivons aujourd'hui. Alors que pour la première fois les ventes de rééditions et disques anciens dépasse les nouveautés et que beaucoup de blogs pleurent la mort de musique pop. Nous à RPUT on est confiant, on découvre toutes les semaines des raisons de nous enthousiasmer avec des disques de musique actuelle. Certes on adore les oldies qu'elles soient des années 60-70-80 mais on a aussi l'impression de vivre un truc excitant et "à nous" et on est triste quand des gens nous refusent ce droit en prétendant que toute la musique actuelle ne vaut rien. Mais bon laissons les déçus se noyer dans un océan d'amertume et gardons notre optimisme quitte à être naif, laissons le temps décider de la valeur de ce que nous écoutons! 

Snapshot(s), pour instanné, un terme qui résume parfaitement l'approche du label bordelais qui a monté cette compilation de groupes rock et pop français. 1983: l'excitation du Punk puis du Post-Punk est passée, il faut reconstruire la musique, repartir sur autre chose. L'indie-pop, le paisley underground ou les groupes de cette compilations feront le même choix: sonner contemporain sans faire table rase du passé, une position courageuse à l'époque où le modernisme idiot de la pop mainstream fait les beaux jours de MTV ou NRJ...Madonna contre les Calamités, le tank Sherman contre le vélomoteur Solex en quelque sorte... Heureusement que des gens comme Nineteen seront là pour défendre une certaine idée du rock n roll!

Snapshot(s) regroupe donc dix formations françaises, plutôt peu connues en 1983 ou disons pas encore au sommet de leur carrière. J'imagine que l'approche "jeunes pousses" a probablement incité les éditeurs à mettre de coté un groupe comme les Dogs dont la présence aurait été assez logique en terme d'esthétique, à moins qu'il ne s'agisse d'un soucis avec la compagnie de disques des normands (Phillips à l'époque il me semble). 
Sur les 10 groupes, Bordeaux la ville d'origine du label est très bien représenté avec la moitié des forces en présence: Kick (ex-chanteur des Strychnine), The Owls (avec des membres de Strychnine, Stalag), Stilettos, Standards et enfin Gamine. Les 5 groupes restant viennent de Normandie (Rouen pour Les Rythmeurs avec des ex-Olivensteins et Gloires Locales, Le Havre pour les City Kids), de Bourgogne (Les Calamités de Beaune, et les Snipers de Dijon), et enfin un groupe francilien: les Coronados.
Si les Dogs sont absents, ils sont présents d'une certaine façon via de nombreuses connections avec des groupes sur Snapshots: les Snipers (leur premier guitariste est devenu gachette chez les Dogs), les Calamités (Dominique Laboubée joue de l'harmonica sur un de leurs morceaux, et les Calamités ont fait les choeurs sur un morceau des Dogs), les Rythmeurs (Rouen! des membres en commun) etc.
10 morceaux donc, et 8 en français, une proportion plutôt impressionnante quand on sait à quel point les français peuvent être snobs avec les groupes qui tentent de manier notre langue et faire du rock n roll! Je ne sais pas si c'était une volonté des éditeurs de la compilation ou un hasard mais je dois dire que ça me rend d'autant plus sensible à défendre cette compilation! 

La Face A démarre sur "Nouvelles chaussures, nouvelle voiture" des Standards, quelle excellente façon d'entamer les débats, ce morceau déboite! La suite est également très bonne, les Owls proposent un morceau assez soul plutôt réussi, tandis que le titre de Kick un poil plus chanson française se défend très bien. J'accroche pas trop sur le titre des City Kids (un poil trop gras pour mes goûts de terroriste de la guitare claire) mais la face se finit en beauté sur le titre des Calamités avec ses accents rock n roll dans la guitare et les voix très "girls group", groupe absolument génial dont j'espère vous reparler avec leur superbe mini-lp chez New Rose.
La Face B est probablement ma favorite, c'est un sans-faute. Le morceau des Stilettos est étonnament folk-rock mais quand même énergique, il est superbe! Les Snipers déboulent derrière et assurent bien avec l'excellent "la fiancée de l'institutrice". Puis viennent les Coronados avec un de leurs meilleurs morceaux "revanche", une salve de rock n roll hargneux et sauvage qu'ils reprendront sur leur premier album, beaucoup de gens préfère la version de la compilation, pour ma part je trouve les deux cool! Derrière les petits jeunes de Gamine (à l'époque ils n'avaient fait qu'un single autoproduit) assurent avec leur folk-rock bien jangly, c'est peut être pas mon morceau préféré des intéressés (je préfère l'ep sorti la même année chez Snapshot, comprenant le sublime "Shandy Street") mais c'est un beau titre et probablement le premier où on entend "leur style", le premier single étant peut être plus hésitant sur les intentions du groupe...Cette seconde face se conclue avec un super titre des ex-Olivensteins Gloires Locales les Rythmeurs, on y ressent bien la filliation avec le groupe culte de Rouen: guitare folk-rock, voix pleine de morgue, super titre! 
On notera la tonalité très "folk-rock" et guitares twangy de l'ensemble de la sélection à deux trois exceptions près, je ne sais pas si c'était une volonté des compilateurs mais je dois dire que ce son me sied particulièrement bien. Peut être est-ce en parti du à la production de Robin Wills (Barracudas, excusez du peu) et Nigel Barker supervisée par Chris Wilson (des demi-dieux les Flamin' Groovies)? 

Les groupes de cette compilation connaitront des fortunes diverses. Certains seront des formations cultes de l'underground (les géniaux Coronados) d'autres feront des carrières raisonnables en indé (les Snipers, trois albums chez New Rose), certains ne laisseront pas beaucoup de traces malheureusement (les Rythmeurs: un seul mini-lp mais les mecs sont restés dans le circuit) et enfin il y a Gamine et Les Calamités, les deux groupes à avoir le plus frôlé le succès.
Les Calamités après un mini-lp et un maxi jettent l'éponge, mais un ex Niagara fan du groupe les retrouvent et leur fait enregistré un vieux morceaux: le vélomoteur. Ce titre deviendra un petit tube et est devenu un classique des "one hit wonders" des 80s même si malheureusement il (comme tous les one hit wonders) met dans l'ombre le reste de l'excellente carrière discographique du groupe!
Gamine sera une des formations pop françaises emblématiques de la fin des 80s. Après quelques années en indépendant (entre 83 et 87 en gros); ils finiront par signé avec une major et obtiendront un succès critique et public avec leur premier albums et des morceaux comme "Voilà les Anges" ou "le Voyage". Sur ce disque le groupe ne renie pas son essence "folk-rock" bien que le son soit forcément un peu plus "musclé" que les productions magnifiquement aigrelettes que l'on entend par exemple sur Snapshots ou leur superbe EP sorti en 1983.

Snapshot(s) se voulait être un instantané du rock en France en 1983, ou disons d'un certain "rock", celui que l'on apprécie particulièrement dans ces pages. L'objectif est atteint, la compilation se tient très bien et offre une belle ouverture sur des groupes parmis les plus cool des années 80 comme les Coronados, les Calamités, ou encore Gamine. Cette compilation méritait sa place dans cette anthologie et je suis heureux de pouvoir défendre des groupes français avec un tel enthousiasme!

Face A
Les Standards - Nouvelles Chaussures, Nouvelle Voiture
The Owls - So Long
Kick - Kick
City Kids - You Are You
Les Calamités - Je Suis Une Calamité

Face B
Stilettos - Les Voleurs de Jouets
Snipers - Le Fiancé de l'Institutrice
Les Coronados - Revanche
Gamine - Gamine
Les Rythmeurs - Tueur à Gages


Les Calamités -  Je Suis Une Calamité

dimanche 12 août 2012

Les Compilations #08: Les grandes séries consacrées aux 60s



Back From The Grave
Dans le précédent article on a pu se rendre compte de la portée de la Back from the Grave ou BFTG pour les intimes! C'est simple c'est probablement la série indispensable en matière de garage-rock hargneux et primitif. Les morceaux sont une débauche de vocaux suintant la frustration sexuelle, les guitares fuzz n'ont rarement été aussi radicales et étourdissantes, pas de gros, pas de dérives hippies du 100% premier choix!
Tim Warren, également boss de Crypt a réalisé un sans faute, et 20 ans plus tard (le dernier volume a été publié en vinyle en 1992!) elle n'est toujours pas dépassée.  

Son influence est toujours considérable de nos jours et les pochettes signées Mort Todd restent des modèles du genre. Les notes de pochettes sont également un chef d’œuvre d'humour, malgré quelques imprécisions elles sont bourrées d'anecdotes improbables et donc géniales.
Musicalement je vais aller dans le sens de mes camarades si vous ce genre de garage-rock est votre came alors la BFTG est indispensable, tous les volumes sont géniaux et ont un quota incroyable de morceaux killers.

Publiées entre 1983 et 1993 il y a 8 volumes en vinyles (dont deux doubles: la 7 et la 8) et en 5 CDS. Les 4 premiers CDS regroupent les 7 premiers volumes , tandis que le 8ème intitulé "volume 8" est l'équivalent de la version vinyle à quelques détails près (deux trois morceaux). Un neuvième volume serait en préparation mais n'a toujours pas vu le jour... Cependant on ne peut que recommander à ceux qui souhaiteraient creuser les superbes Teenage Shutdown également compilées par Tim Warren.
 

Mindrocker
Les Mindrocker démarrent en 1981 et 13 (12?) volumes seront publiés jusqu'à 1986 sur Line Records (qui éditait aussi les disques Bomp! en Europe par exemple). Compilée par Hans-Hermann Pohle cette série est dans la lignée de ce que l'on trouve sur la Nuggets en peut être un peu plus sauvage, un peu comme la Pebbles en moins délirant et bordélique.
Le choix des morceaux est un peu moins orientés "méga-rareté" que la BFTG ceux qui a ses avantages: on peut trouver certains des morceaux compilés en 45 tours originaux.


Mindrocker n'est peut être pas la série la plus emblématique aujourd'hui mais elle fut très importante à l'époque, notamment en proposant des morceaux d'une bonne qualité sonore (le label faisait l'effort de faire légalement les choses: mastering à partir des bandes et licence officielle).
Aujourd'hui l'ensemble de la série est disponible en coffret CD pour pas trop cher chez Past and Present.


Pebbles
Les Pebbles sont probablement l'une des trois séries les plus emblématiques du rock 60s, et peut être aussi une des plus controversées notamment à cause de la qualité parfois très limite des enregistrements (depuis les vinyles, comme les Back From The Grave mais pas toujours avec le même soin!).
En grande partie compilée par Greg Shaw à partir des 45 tours de sa collection personnelle la série part dans absolument tous les sens à tel point qu'il est difficile de s'y retrouver!

Le premier volume est pourtant presque à l'origine de la frénésie de compilation 60s! Il sort en 1978 (à comparé avec les autres séries qui démarrent toutes dans les 80s), à l'origine cette Pebbles devait être une suite à la première Nuggets, les négociations ayant échoué Greg Shaw ne veut pas laisser tomber le projet et décide de l'éditer sous forme de vinyle bootleg sous le nom de Pebbles, un clin d'oeil à la Nuggets (Pebbles pour cailloux, Nuggets pour pépites).  Les 10 premiers volumes seront édités entre 1979 et 1980. Certains d'entre eux deviendront quelques unes des grandes compilations du genre, pour ma part j'adore en particulier le Volume 3 "The Acid Gallery". Dans les premiers volumes on note également une compilation consacrée au surf et une au rock anglais 60s, ce que l'on appellera bientôt le Freakbeat. Ce dernier volume (le numéro six de la série) deviendra la base pour la série English Freakbeat.

A partir de 1983, AIP (label affilié à Bomp) reprend la série, et il y aura 18 de plus dont 10 consacrés à l'Europe, les fameuses "Continental Lashes Back" qui couvrent des pays comme la Suisse, la Suède, l'Allemagne, les Pays Bas, etc. En plus des 28 Pebbles (et sans oublier les Trash Box, Essential Pebbles, Planetary Pebbles etc.), AIP a également édité la série "High in the Mid 60s" dont le but est de couvrir des villes ou régions américaines précises! Et voici donc 23 volumes supplémentaires allant du Texas en passant par Chicago ou LA!

Autant dire que comprendre les Pebbles est un sac de noeuds mais c'est une série passionnante, je pense qu'il faut surtout se concentrer sur les 10 premiers volumes qui concentrent l'essence de la série mais le reste est pas inintéressant non plus!


Rubble
Les "Rubbles" sont une autre série fantastiquement longue et dense. A ce jour on compte 20 volumes, en excluant les modernes "New Rubbles".

Les 17 premiers volumes ont été édités entre 1984 et 1991 par Bam Caruso. La série a été complétée des trois derniers volumes au début des années 2000 (je pense qu'elles devaient être prévues depuis les 90s, au moins la 18 qui existerait sous forme de test pressing en 1992).
Ces Rubble ont été compilé par Phil Smee à qui l'on doit une partie du logo de Motohread (le lettrage), des pochettes de disques (par exemple celle de ce 45 tours) et bien entendu le terme "Freakbeat" qui s'est depuis largement imposé pour décrire un son bien particulier!

Si les autres séries sont centrées sur les États Unis, les Rubbles se concentrent sur l'Angleterre. La musique varie de la pop psychédélique légère (que l'on appelle aussi parfois popsike) jusqu'au freakbeat le plus violent (les volumes 1, 5 et 13 sont des références du genre). Ce terme inventé par Phil Smee est très apprécié des collectionneurs, il peut être vu comme une sorte d'équivalent anglais du garage-rock américain: de la musique beat agressive avec des tonalités psychédéliques! Le niveau général est remarquable et on trouve vraiment peu de morceaux moyens sur les 20 volumes. Il y a quelques inclusions de groupes européens (les Sauterelles) et un volume entier est consacré aux Pays Bas (le volume 9).

Une série magnifique, qui a été réédité en vinyle et également en cd sous forme de deux coffrets de 10 cds chez Past and Present.

A noter que nos potes de Planetgong s'étaient lancé (Béro) dans la chronique des 20 volumes de la Rubble, ici le sommaire.

Il existe encore de nombreuses autres séries, mais je dois reconnaître que je ne les connais pas forcément sur le bout des doigts, les Boulders me semblent être à mentionner en tant que grande série des 80s, éditée par Moxie (le label sur lequel était signé les Miracle Workers par exemple).


Fenwyck - Mindrocker (Los Angeles, CA, U.S.A.)
extrait du volume 1 de Mindrocker


The Tamrons - Wild Man
extrait du volume 4 de la BFTG


vendredi 10 août 2012

Les Compilations #07: Vos compiles favorites 1/2


On a demandé à plein de gens que l'on aime bien de nous dire quelles étaient leurs compilations favorites ou celles qui les avaient marqué, et on a compilé ça pour vous, voici le premier volume, dans quelques jours on vous laissera découvrir la suite!

We aked people we love to tell us what are their fav comps and why, then we comped their awesome answers and we did two volumes , here is the first one, be patient for the second, it'll come in a few days.

Eric Delsart
The New Rock Revolution, compile accompagnant le NME en 2002 alors que le journal cherchait à créer un mouvement de "retour du rock" avec des groupes qui n'avaient pas encore sorti d'album ou s'apprétaient à le faire. J'y ai découvert Von Bondies, Thrills, Datsuns, Interpol, Yeah Yeah Yeahs, on y trouvait aussi The Coral, les Libertines. Il y avait de quoi s'enthousiasmer
Rough Trade Shops Rock & Roll vol 1 une des premières compiles Rough Trade, sortie vers 2002 à la même époque ou le rock'n'roll avait le vent en poupe, bien crade, avec des groupes obscurs et des classiques que je ne connaissais pas (The Fall, Electric Eels, Modern Lovers)
Nuggets, la découverte d'un monde parallèle où tous les groupes seraient aussi cools que les Beatles
J'adore les compiles thématiques de Mojo quand elles sont réussies (mes préférées : Feed Your Head: 16 Mind-Blowing Classics sur les drug-songs, Acid Daze 18 Psychedelic Classics sur le rock psyché anglais).
J'aime les compiles qui font le tour d'une scène ou d'un mouvement, comme Sympathetic Sounds Of Detroit, montée par Jack White en 2000, qui m'a éveillé à la richesse de la scène de Detroit (Dirtbombs, Detroit Cobras...), et du garage-rock US de manière plus générale. Un autre exemple Cries From The Midnight Circus qui parle de la scène des freaks de Ladbroke Grove à Londres entre 1967 et 1975 (Pretty Things, Twink, Hawkwind, Tomorrow...).

The New Rock Revolution: a give away compilation with the NME in 2002. They tried to create a rock revival with bands that did not have released LP and this time or were just in time to. I discovered here a lot of bands like Von Bondies, Thrills, Datsuns, Interpol, Yeah Yeah Yeahs, there were also The Coral, The Libertines, so a lot of great bands to be enthusiastic at!
Rough Trade Shops Rock and Roll vol 1, one of the first RT comps, released around 2002, with a lot of bands i didn't know at the time (The Fall, Electric Eels, Modern Lovers).
Nuggets, the discovery of a parallel wold where all the bands were cool as the Beatles.
I love the thematic comps of Mojo like Feed your Head, Acid Daze etc. 
I love compilation around a scence or a momvement like Sympathetic Sounds of Detroit comped by Jack White in 2000 with bands like Dirtbombs, Detroit Cobras. It gave me a gateway on this scene and also on all the current garage rock. 
Another exemple is Cries from the Midnight Circus about the freak scene of Ladbroke Grove in London betwen 1967 and 1975 (Pretty Things, Twink, Hawkwind, Tomorrow etc.).

Fuzztonic Thom
Ma comp préf ça reste les Back from the grave, après j’écoute pas mal les pebbles, les garage unknows, etc. Sinon j'aime bien les comps de garage à thème, les pebbles européenne, suède, etc., les compiles groovie records brésiliennes, des compils ciblées sur des villes US même si en général le niveau de qualité est moindre, y a quand même des perles des fois!

My fav comp is still the BFTG, i also listen a lot to the Pebbles, the Garage Unknows etc. I love garage comps with thematic like european Pebbles or those brasilian comps that did Groovies. I also love comps about one city in USA even if the level is sometimes a little lower, you always find a few killers tunes.

JB
Les compilations de Tim Warren BACK FROM THE GRAVE et les SIN ALLEY.....il y'a aussi la première compil de "ILS SONT FOUS CES GAULOIS" de JP que j'ai écouté en boucle, et puis les compils de rock steady de TROJAN du début des années 90.
De toutes, mes favorites restent les BACK FROM THE GRAVE, le niveau toujours hallucinant des groupes et titres exhumés sur ces compils. Elles restent inégalées alors qu'elles ont plus de vingt ans. En quelques compils, Tim Warren a tiré la quintessence d'un genre musical de façon définitive. Chaque morceau est devenu un classique... c'est dingue cette reconnaissance posthume qu'aura apporté ces compils à tout ces groupes de seconde division.

Back from the Grave by Tim Warren and also the Sin Alley... The first volume of "Ils sont fous ces Gaulois" done by JP, and then this compilations Trojan of rock steady in the early 90s.
 My favs are the BFTG, the quality of the songs is simply awesome. They are still the best whereas they were done twenty years ago. In a few compilations Tim Warren picked up the quintessence of this music. Each tracks is now a classic. It's awesome how did comp helped the bands to get a posthumous recognition. 

Laurent Bigot
Les Back from the Grave, rien de très original. Tim Warren a vraiment choisi chaque morceau. Le 60s punk aggressif fait partie de mes genres favoris et là, c’est vraiment la crème de la crème.
Nothing really original: the Back from the Graves. Tim Warren really picked up every song on it! Agressive 60s punk is one my favorite kind of music and the BFTG are the cream of the crop!



Lutz Raeuber
La série classique qui a tout démarré est toujours ma favorite Back from the Grave toujours une référence!
RIEN ne peut les battre. Les Pebbles, CLASSIQUE, mais parfois quelques morceaux anodins. Mindrockers, des morceaux terribles avec un très faible pourcentage de trucs moyens. "Scum of the Earth" "Off the Wall"... les compilations régionales d'EVA comme "Louisina Punk" ou "New Mexico Punk", justes DINGUES! Ou encore cette étrange couverture avec un punk à l'oreille percée, beaucoup de punk rockers ont probablement du pensé qu'il s'agissait de punk 70s ah ah! Toutes ces compilations passent en revue la musique que je préfère: de l'orgue de la fuzz, des vocaux hargneux, pas plus longs que 2 minutes 45, pas de guitares bavardes ou d'effets hippies, juste de la musique qui envoie sans se prendre la tête: pures et simples.

Of course the classic comps that started it all are my faves: "Back from the grave"..still a landmark!! NOTHING can top these. Pebbles..CLASSIC, but also some dull tunes. Mindrockers..killer with just a little percentage of low-lights. "scum of the earth", "off the wall"...those Eva regional comps, like "louisiana punk" or "new mexico punk"..just..WOW!!! Or that strange cover of earpiercing punk...which I believe a lot of punkrockers bought thinking they scored a rotten 70's punk comp..haha!! All of the before mentioned comps included my fave music at that time: organ & fuzzdominated screamers, snotty vocals & not longer than 2:45 minutes. NO lame guitarsolos or hippie-effects, just pure and simple stomping music!!

Samy
Mes séries de compilations favorites reste les Back from the grave, pour leur coté minimaliste et pur par la crasse. Ainsi que la (pour l'instant courte) serie de Keb Darge et Little Edith.

My favs are the Back from the Grave because of their minimalism and their pure filth. I also love the series done by Keb Darge and Little Edith.
 
Xavier Boyer
Les compilations indie top 20 (particulièrement les vol 6 à 11) ou celle d'Alan McGee/Creation pour les inrocks qui s'appelait "Doing It For The Frogs" m'ont beaucoup marqué.
C'était une bonne façon d'avoir un panorama d'une scène musicale à un moment donné, ou aussi une première porte pour pénétrer dans l'univers d'un groupe sur lequel j'avais bien accroché.
Par exemple j'ai découvert AR Kane avec la compile des Inrocks Un printemps 90. Résultat 10 ans plus tard on a fait une reprise de " A Love From Outer Space" et eu un mini hit avec.
Tout n'était pas bon sur cette compilation, forcément certains groupes se mettaient plus  en valeur (il y avait une face B des Stone Roses "Mersey Paradise"). Mais globalement, ça permet d'ouvrir l'esprit.
I love the Indie Top 20 (especialy vol 6 to 11) or the one Alan McGee did for les Inrocks called Doing it for the Frogs. It was a nice way to get a panorama of entire scene at a moment. It was also an excellent gateway to bands. For exemple I discovered AR Kane on an Inrocks comp "Un printemps 90" and ten years later we covered it with Tahiti 80.
Not everything was good on this compilation, some bands were over the top like the Stone Roses with the b-side "Mersey Paradise". It was really a good way to open your mind.


Merci:
Eric Delsart écrit sur le blog Planetgong / is writing for Planetgong
Fuzztonic Thom organise des concerts et possède un label (Howlin Banana) / is running a vinyl label called Howlin' Banana 
JB dirige le label Born Bad / is running the awesome Born Bad Records
Laurent Bigot dirige diverses labels / is running several labels 
Lutz Raeubeur dirige Soundflat Rcds / is running Soundflat Rcds
Samy est membre des Guillotines / is bass player in Les Guillotines 
Xavier Boyer est membre de Tahiti 80 / is the singer of Tahiti 80