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dimanche 7 octobre 2012

Conjuguons La Pop #05: Mehdi Zannad - Fugue (2011)

J'ai découvert Mehdi Zannad à l'époque de son second album par l'intermédiaire de Tahiti 80 dont il assurait la première partie (à la flèche d'or!). A l'époque il jouait sous le nom de Fugu et avait sorti un très chouette disque de pop en anglais pour lequel on peut tracer une filiation avec les normands dans la défense d'une certaine idée de la musique. 6 ans après ce second album le revoilà avec un troisième album en l'espace de 17 ans d'activité discographique (premier 45 tours en 1994!), le second chez Third Side Records.

Petite nouveauté, Mehdi abandonne Fugu pour reprendre son nom, cependant le titre de l'album (Fugue) est un clin d’œil permettant une transition en douceur entre les deux. Ce choix n'a pourtant rien d'anodin, en plus de reprendre son vrai nom Mehdi a choisi de passer de l'anglais au français, une option courageuse et relativement risqué pour quelqu'un qui a construit sa carrière en proposant une pop anglophile raffinée, ce choix m'évoque en tout cas un besoin de ne plus se cacher et d'assumer encore d'avantage ce que l'on est. Adeptes de Fugu rassurez-vous: Mehdi n'a pas oublié ce que l'on aimait chez lui, on retrouve sa grâce mélodique inimitable.

Fugue est particulièrement ramassé et compact, 10 chansons seulement. L'album s'écoute d'une traite en moins d'une demi heure, comme si Mehdi avait souhaité aller à l'essentiel, l'essence même, ne pas s’embarrasser de fioritures pour ne pas noyer son propos mais au contraire le rendre le plus clair, le plus éclatant possible. La production assurée par Pédro et Xavier est élégante, elle ne fonce pas dans un modernisme à tout crin mais ne se contente pas non plus de délayer des recettes trop évidente. Elle fait preuve de quelques fantaisies bien venues (les synthétiseurs de "l'Aéroport") sans jamais tomber dans le caricatural. Fugue est un disque soigné dans les détails des chœurs jusqu'aux roulements de batteries. La voix de Mehdi peut surprendre en français notamment quand elle part dans les notes hautes ("écoute") mais une fois l'effet de surprise passé elle prend ses aises et glisse sur la musique. Les textes signés Serge Bozon sont plutôt réussis, ils oscillent entre l'excellent (la simplicité de "paresse" ou "l'aéroport") et le plus étrange (j'ai un peu de mal avec les textes sur "le tableau" ).

Parmi les temps forts de ce disque très équilibré et réussi je retiens particulièrement "l'aéroport"  "au revoir" "l'Allemagne" et "Paresse" "L’Aéroport" est un des titres les plus accrocheurs du disque, il est évident et fonctionne très bien, de la production jusqu'aux paroles l'ensemble est cohérent, il aurait fait un très bon single à mon avis. "Au Revoir" ira directement au cœur (chœur ah ah) des fans de pop travaillée, les changements de rythmes sont super, et surtout il y a ce pont magnifique où la voix de Mehdi se démultiplie dans une cascade d'harmonies cristallines. "L’Allemagne" est un titre initialement conçu pour la BO du film de Serge Bozon "La France", dans cette version retravaillée il prend parfaitement place dans Fugue. L'album se clôt sur mon morceau favori "paresse". Cette chanson est brillante, un souffle épique la parcourt sans jamais la plomber, au contraire les arrangements orchestraux sont utilisés avec finesse et juste ce qu'il faut d'emphase pour porter l'ensemble vers un zénith pop. Mehdi y déroule une superbe composition, limpide et sans maniérisme, une superbe réussite et probablement une des meilleures façons de terminer un album, "paresse" est magnifique, le genre de chansons que l'on a envie de réécouter encore et encore.

Fugue est un disque qui aurait mérité l'année dernière de faire parler un peu plus de lui, Mehdi y a mis tout son cœur et son art, et nous a fait un superbe album qui tutoie plus d'une fois les sommets pop.


Mehdi Zannad - Paresse

On peut acheter ce super album en vinyle sur le site de Third Side.

samedi 6 octobre 2012

Conjuguons La Pop #04 : Interview avec Mehdi Zannad

A Requiem Pour un Twister on a adoré l'album de Mehdi "Fugue" et l'idée d'une interview était dans nos projets depuis pas mal de temps, l'idée du dossier "conjuguons la pop" était l'occasion idéale que nous attendions pour discuter avec Mehdi. Ce n'est bien sûr pas sa première participation à ce blog puisqu'il avait répondu à un de nos questionnaires il y a 5 ans, et puis plus récemment avait participé à notre dossier sur les compilations.

Salut Mehdi , pourrais-tu te présenter à nos lecteurs qui ne te connaîtraient pas ?
J'ai sorti plusieurs disques en anglais sous le nom de Fugu : ça a commencé par une série de 45 tours sur des labels indépendants dans les années 90, puis un E.P et deux albums. Le troisième L.P. s'appelle "Fugue", il est sorti sous mon nom propre, pour marquer le coup, car c'est mon premier album en français.

Je sais que tu as une formation en architecture, penses-tu qu'il existe des similitudes avec la composition ?
Les chansons sont des objets, on peut les décrire par des termes qui les rendent palpables, physiques. Donc oui : l'inspiration est le premier élément ; viennent ensuite la structure et l'habillage.
En musique la production peut se construire dans le chaos ; en architecture, les enjeux financiers sont tels que rien n'est laissé au hasard dans la mise en œuvre.
Ce qui lie très fortement les deux disciplines est qu'en fin de processus, on doit retrouver l'idée première, le désir initial, même si on emprunte des chemins détournés et qu'on fait travailler des intervenants multiples.

Ta démarche artistique évoque celle de Todd Rundgren ou Emitt Rhodes, t'en sens-tu proche ? as-tu d'autres personnes que tu admires et qui t'inspirent ?
Ils ont cette faculté qui m'intéresse, à visualiser l'ensemble d'une chanson, à la produire, à l'arranger et à l'interpréter. Un peu comme un peintre, qui contrôle tout le processus. C'est le chemin le plus court pour arriver au public.

Je crois que malgré les filiations évidentes avec une certaine forme de pop, ta musique échappe au "pastiche" et aux citations trop délibérées, est-ce quelque chose qui te tient à cœur (de ne pas sonner à l'identique) ? 
Depuis le début c'est ma première exigence pour l'écriture : ne pas emprunter aux autres, donc ne pas remercier. C'est une question d'affirmation (à quoi bon écrire des chansons sinon ?) mais aussi de respect pour ce qui existe. Comme j'ai choisi la voie très empruntée de la pop, le moindre faux pas est traqué par les vrais fans de cette musique (dont je suis).
Ça me donne aussi l'impression, quand je trouve quelque chose, d'être un "happy few" qui a le droit de puiser dans une sorte de réserve secrète de mélodies inédites.
C'est différent pour la production : tout est permis, c'est une question de dosage. Cependant quand la chanson est bonne on "entend" les arrangements à l'avance.

Fugue est sorti depuis environ un an maintenant, quels retours as-tu eu sur ce disque ?
Plutôt bons à la sortie, malheureusement le single n'est pas passé en radio donc le cap de la confidentialité n'a pas été franchi. Par contre il y a un petit public très fan du disque, qui me cite régulièrement les paroles de Serge (Bozon, NDR).


Sur cet album comme sur le précédent tu as travaillé avec Xavier et Pédro de Tahiti 80, comment s'est faite la connexion au départ ?
On s'est connus à l'époque de Puzzle, mon premier album venait de sortir. Médéric m'avait écrit une lettre (ça se faisait encore à l'époque) dans laquelle il me demandait de chanter "Walk Away Renee" avec eux à la Boule Noire ; j'ai décliné, car n'étant jamais monté sur une scène de ma vie, j'étais terrorisé. A l'époque il y avait très peu de groupes français qui s'inspiraient des Left Banke et chantaient en anglais, ça nous a vite rapprochés.
Avez-vous travaillé sur ces deux disques de la même manière ?
Pour "As Found", on a tout fait dans un esprit "power pop" en un mois et demi, dans le même lieu (Tahitilab) et le mix était extérieur (Tony Lash) ; pour "Fugue", on a enregistré les bases ensemble, j'ai complété chez moi en demandant quelquefois des validations à Xavier et Pedro ; j'ai pu entrer dans le détail des arrangements, ce que je n'avais pas fait depuis "Fugu 1".

Tes deux premiers albums étaient en anglais, pour Fugue, tu adoptes le français, la transition a-t-elle était difficile entre les deux ?
Oui, c'était assez crispant, car j'avais les mêmes morceaux en anglais. A chaque texte je me demandais à quel moment j'allais craquer et si on atteindrait la durée d'un album entier ; heureusement, ça fonctionnait à l'épreuve du chant.
Il y a eu des difficultés pour "Au Revoir" et "Paresse", mais Serge ne s'est pas découragé et a proposé d'autres versions.

As-tu cherché l'inspiration pour le phrasé, le placement de voix chez d'autres artistes francophones ?
Non j'ai vraiment chanté comme je le fais en anglais, chaque syllabe dans sa case ; le phrasé s'est mis en place tout seul.

Tu avais déjà fait un titre en français sur ton premier album, avais tu essayé d'en faire d'autres à l'époque ?
Il y en avait un sur mon premier E.P aussi, c'était une façon de montrer mes origines, car mes disques étaient plus écoutés à l'étranger qu'en France.
"As Found", c'était vraiment un "produit" anglo-saxon, il fallait effacer toutes les traces non globales.

Comment s'est déroulé la collaboration avec Serges Bozon ?
Il a été surpris par ma demande, il ne se voyait pas parolier, mais j'ai voulu reproduire la magie de "l'Allemagne" sur un album entier.
Ce n'est pas trop dur de confier l'écriture des textes à quelqu'un d'autre ?
Pour le français, je préfère ne pas m'impliquer, je trouve la langue anti musicale, trop intellectuelle dans l'instant de l'écriture, la mélodie a tendance à s'infléchir pour faire place aux paroles, à chercher à faire sens.
Mais au moment de l'interprétation c'est différent, elle devient une matière malléable.
Vous aviez travaillé ensemble sur la France, comment vous vous êtes rencontrés ?
J'avais vu Mods qui m'avait beaucoup impressionné ; j'ai absolument voulu que Serge réalise le clip de "Here Today".
Est-ce lui qui t'a conduit au français ou était-ce une de tes envies ?
C'était une envie et le déclencheur a été la composition de chansons pour "la France" à partir des textes de Serge.
Tu as pris ton nom cette fois-ci, est-ce une volonté de ta part de te présenter le plus honnêtement possible ? le français fait-il partie de cette même démarche ?
Oui, c'est comme si j'enlevais le dernier rempart, d'où ma photo sur la pochette. Je n'ai écrit aucun des textes, mais bizarrement je suis persuadé que ce sont mes mots que je chante.

Il y a t il des gens avec qui tu rêverais de collaborer ?
Paul McCartney ; j'avais appris il y a 20 ans qu'il voulait ouvrir une école de musique, j'étais prêt à m'inscrire dans l'espoir de lui faire écouter mes chansons.
Écrire pour Françoise Hardy ou France Gall me plairait bien.

As-tu déjà composé / enregistré de nouveaux morceaux ?
Oui, j'ai commencé à enregistrer quelques titres.

Je sais que tu es un grand amateur de musique, quels sont tes dernières découvertes ?
En ce moment j'écoute Lawrence Arabia, Athanase Granson, les Humblebums (le premier groupe de Gerry Rafferty), Donnie & Joe Emerson, "the 1971 sessions" d'Alex Chilton, le dernier album de Brendan Benson.

On retrouve Mehdi demain avec une chronique de son dernier album, l'occasion de revenir sur ce superbe disque passé que trop inaperçu à notre avis.

Les deux photos sont de Mathieu Zazzo.

samedi 16 octobre 2010

the Young Veins - Cape Town (2010)

Il y a quelques semaines (peut être mois?) quelqu'un de recommandable m'a balancé un lien youtube sur mon facebook, avec pas mal de retard, je suis allé écouté, les Young Veins, ce groupe inconnu de mes services, j'ai trouvé ça cool. Du coup je suis allé voir si il y avait un support vinyle, c'était le cas, hop commandé sur amazon, et quelque semaines plus tard voilà le colis chez moi! A l'ouverture, très bonne surprise, en plus du 33 tours le cd est fourni, c'est un détail mais il fait toujours plaisir, c'est comme le coupon mp3 mais en mieux (faudra qu'on m'explique pourquoi certains labels ne font pas l'un ou l'autre?). Bon du coup, je vais checker un peu ce qui se raconte sur ce groupe sur la toile, et allmusic m'apprend que c'est le nouveau groupe de deux ex-Panic at the Disco, ça fait son petit choc quand on lit ça, on va dire que PATD (ouai t'as vu je sais abrégé leur nom) c'est pas trop ma tasse, ou disons plus précisément ça ne m'a jamais intéressé. Mais si ce premier morceau m'a plu (je l'avais écouté qu'une fois ) sans que je sache qui étaient derrière, il faut que je laisse une chance, à l'album.

J'ai bien eu raison de le faire, la couverture en dit bien plus long sur la musique que le CV des deux fondateurs du groupe. Cela sent bon l'été comme pochette, et puis la typo, le placement des photos rappellent immédiatement les sixties! Rien qu'en décrivant le visuel on peut se faire une idée de la musique: de la pop légère et joyeuse, mais avec de la retenue tout de même, et des sonorités 60s (orgue cheesy, pianos électriques, guitares jangly, carillons...). Sur le net (oui je m'informe) beaucoup compare leur musique aux Beatles et Kinks, deux influences que l'on retrouve effectivement, mais je trouve cela un peu flemmard. Dans le cas de la bande des frères Davis c'est tout à fait justifié (maybe i will, maybe i wont est carrément dans l'esprit avec ce coté "cabaret"), pour les Beatles c'est plus sous-jacent, mais bon dès qu'un disque sonne 60s et pop, le Fab 4 vient à l'esprit du tout venant. Moi je trouve quand même ce disque très américain, tout autant que des formations de la froide et brumeuse Angleterre, j'aurai cité leurs équivalents américains comme le Lovin Spoonful, les Beach Boys, Spector (l'intro de "Cape Town") ou les Byrds (pour changer). La musique des Young Veins souffle comme une brise d'été et non pas comme un vent venant glacer le corps sous une pluie battante.

On sait maintenant que les Young Veins font une musique relativement connoté 60s sans pour autant sonner comme une copie identique (bonne nouvelle), et bien entendu ce genre d'exercice est à double tranchant, car à tous les coups c'est se prendre dans la gueule des références trop pesantes et se mesurer à elles. Bah les types ils connaissent leur job et évitent soigneusement le boulot de tâcherons ou de faiseurs peu inspirés. Soyons clair ce disque n'est pas l'album du siècle, mais il est quand même super agréable et cool, le songwritting est inspiré et vachement chouette, ça se déguste sans faim, et peut-être s'oublie de la même manière, mais franchement je m'en fous c'est BIEN (et mieux que se taper des disques "ambitieux" mais tellement chiant que tu ne les écoutes qu'une fois par an tous les dix ans). Pour tout dire il y a presque pas de chansons nases (peut être une ou deux en dessous du genre "dangerous blues"), au contraire le disque tourne rapidement en boucle, et à chaque morceau on se dit "ah merde celle là aussi est cool" en attendant que l'album trébuche (mais ça n'arrive pas). Évidemment c'est une BO d'été, ou pas loin et ces quelques jours de soleil récents m'ont donné envi de le remettre, et j'y prends toujours autant de plaisir.

Bref je sais pas si les deux types de PATD ont bien fait de se casser de leur groupe en terme de plan de carrière, mais en terme de musique, si ils perdent beaucoup de fans (en plus probablement des filles avec lesquelles on peut coucher), il gagne au moins un type qui aime sincèrement leur nouvelle orientation!

the Young Veins - Cape Town


acheter le 33 tours sur amazon


vendredi 13 mars 2009

Pop!

The Happenings - Psycle - 1967

Délicieux album de sunshine pop dans lequel les vocaux occupent une place prépondérante (si bien que l'on remarque des influences doo-wop). Pas étonnant, l'album est produit par les Tokens. Il n'y a aucune faiblesse, tous les titres sonnent comme des tubes et cet album présente même une certaine diversité, avec par exemple des titres plus calmes et mélancoliques (c'est notamment le cas de "Down, Down, Down" et de "Every Year About This Time"), jazzy/sunshine ("When I Lock My Door") et même sunshine/beat ("Bye Bye Blackbird"). De quoi faire un album parfaitement équilibré et donc un candidat idéal au titre de pépite oublié. J'ajouterai que ce groupe est parfois très proche des Beach Boys! Faîtes un blind test si vous ne me croyez pas.

http://www.youtube.com/watch?v=FK62pW35GIw


The Flying Machine - ST - 1970

Un groupe assez peu connu et qui mériterait à l'être un peu plus ayant réalisé de très beaux morceaux pop/folk. "Smile a Little Smile for Me", le titre qui ouvre l'album va peut-être vous paraître familier ayant eu une certaine notoriété lors de sa sortie. Il présente toutes les caractéristiques du tube: mélodieux, joyeux, entraînant, doux, un peu sucré... Le reste du disque reste dans cet esprit et ne présente aucune faiblesse. Pour vous faire une idée, je dirai que la musique de Flying Machine est à rapprocher de groupes comme Lovin' Spoonful et Sopwith Camel, c'est-à-dire du très bon. J'apprécie aussi tout particulièrement la pochette de Flying Machine qui invite au voyage et à la rêverie.

http://www.youtube.com/watch?v=BR3xcZ-osqE

dimanche 10 août 2008

the Association - along comes Mary (1966)

The Association sont un groupe issu de la scène folk de Los Angeles du milieu des années 60, en 1966 sort leur premier album propulsé par le superbe single "along comes Mary" 2 minutes et 24 secondes de pure plaisir pop gorgé d'harmonies vocales californiennes produite par Curt Boettcher (Sagittarius, the Millenium). Cet excellent titre aujourd'hui en écoute permet en 1967 au groupe d'être une des têtes d'affiche du mythique festival Pop de Monterey.

The Association was band formed on the LA folk scene during the mid 60s. In 1966 they released their first album with the amazing single "along comes Mary" produced by Curt Boettcher (Sagittarius, the Millenium...) an awesome slice of sunshine pop with great harmonies, today on RPUT.

écouter / listen to Along comes Mary

dimanche 9 décembre 2007

the Buckinghams - don't you care (1967)

The Buckinghams sont une des meilleurs formations de pop/rock 60s de Chicago. D'abords connus sous le noms de Pulsations ils sont remarqués dès le lycée et changent de nom pour Buckinghams à consonnance plus anglaise (nous sommes alors depuis deux trois ans en pleine "british invasion"). Don't you care est une sorte de rencontre idéale, entre la musique noire et la pop blanche, les mélodies tuent, les harmonies sont terribles, impossible de résister!

The Buckinghams are one the best bands of Chicago during the sixties. Known as the Pulsations they changed their name because of the british invasion. Don't you care is an amazing mix of soul and pop music, beautifull harmonies, it's useless to resist to that great tune!


lundi 14 mai 2007

the Turtles - happy together (1967)

Les Turtles ne sont pas les Beach Boys, Left Banke ou les Zombies, pourtant ils ont signé quelques uns des plus beaux morceaux de pop 60's, aux orchestrations travaillés et aux harmonies envoutantes (ils ont aussi fait du folk, voir du garage).
Happy together est l'un des hymnes du summer of love de 1967, une chanson pop parfaite que je classe parmi mes 20 préférés morceaux de la décennie.

écouter happy together

The Turtles are a very good 60's band, they did folk , garage and sunshine pop. Happy together is one of their finest tracks, a awesome pop tune with great harmonies, the anthem of the summer of love.

listen to happy together