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lundi 7 octobre 2013

Interview : Venera 4


VENERA 4 ont été un vrai coup de cœur pour moi, à peine j'avais écouter Sun et Seabed Terror, je leur proposais de faire un disque chez nous, la raison, un son incroyable dense et vivant, extrême mais aussi fondamentalement pop tout en gardant un goût pour l'expérimentation (écoutez l'incroyable Haunted Summer). Je suis donc très fier de les avoir dans la bande RPUT. Il me semble que la meilleure manière de vous les présenter est tout simplement de les interviewer.

Présentez nous votre groupe ?
Morgane : Deux filles, deux garçons. Une main de fer dans un gant de velours.
Qu'est ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
Fred : Moi, c’est beaucoup passé par mon frère. Pareil pour mon « éducation musicale ». Pendant au moins 4 ans, il écoutait Sgt Pepper’s tous les matins avant d’aller en cours. Je pense qu’il l’aimait beaucoup. En tout cas moi, même si j’ai rapidement été à fond dans les Beatles, j’ai eu vachement de mal à le réécouter jusqu’il y a quelques années ! Mais ça a beaucoup contribué à ma « culture » musicale. Je me dis même parfois qu’il le faisait peut être exprès.

Morgane : Je n'ai jamais eu envie de faire de la musique, comme je n'ai jamais eu envie de faire des « images ». Sans me poser de question, j'ai manipulé, expérimenté, agencé. Parfois ça prend forme, parfois non. La musique comme la peinture interrogent et ont besoin des regards, taquinent les sens, racontent des histoires. En gros c'est mon moyen d'interagir avec les autres.
Je rejoins Fred, il y a toujours des personnalités et des évènements qui nous poussent à nous engager dans la création, dans le « faire de la musique ». Je repense à mes tantes qui m'emmenaient à Londres, dans les pubs à 4 ou 5 ans ; au diamant de la platine vinyle de mes parents que j'ai cassé en voulant écouter Love on the beat de Gainsbourg à 9 ans,  la découverte de personnages comme David Bowie, Marilyn Manson, qui sont, pour moi, à la fois les artistes et leur propre oeuvre. Tout se fait petit à petit.

Anna : J’ai commencé, sans trop savoir pourquoi,  sans réfléchir, par le synthé puis le piano. Ensuite jouer du classique et du jaaaaaaazz commençait à m’ennuyer, alors j’ai tout arrêté jusqu’à Venera 4. Mais ce qui marque certainement mon envie de « jouer en groupe » c’est quand j’ai commencé à fréquenter les bons lieux, les concerts à Rennes, j’aimais aussi beaucoup l’ambiance qu’il y avait à l’époque, une sacrée effervescence autour des groupes locaux et beaucoup de fêtes ! L’arrivée à Paris et le nombre incalculable de concerts vus n’a fait que confirmer et concrétiser ce que je pensais jusqu’alors hors de ma portée. Yann, qui jouait déjà dans Maria False depuis plusieurs années, a fini par me convaincre de jouer du clavier dans Venera 4.

Et de monter un groupe de shoegaze ?
Morgane : Chacun s'est amené avec son bagage et on a mis en place notre groupe. On n'a rien contre le shoegaze, c'est juste que pour nous on a jamais été dans l'optique de répondre à un genre, d'appartenir à une scène etc. On veut faire notre petit truc et toucher les gens.

Anna : c’était naturel je crois, personne ne s’est dit « tiens on va monter un groupe shoegaze », le terme de shoegaze arrange tout le monde car il englobe certaines caractéristiques communes (saturations, mélodies sucrées), s’il n’existait pas nous aurions beaucoup de mal à définir le son de venera 4, en tout cas en un seul mot…
Sur le style en lui-même, j’imagine que cette envie de shoegazing vient probablement de nos influences communes, My bloody valentine, Jesus and mary chain, Ride pour ne citer qu’eux..Et puis Maria False a été je pense le déclencheur de cette envie, s’en est suivi Venera 4.


Comment avez-vous commencé à jouer ensemble ?
Yann : Avec Anna et Fred, on se connaissait depuis longtemps depuis nos études à Rennes. J’avais fait des démos et je cherchais à monter le groupe sur Paris et puis nous avons tous rencontré Morgane et nous avons directement commencer à retravailler les démos, puis à enregistrer le premier EP, puis à répéter, puis à jouer…un truc classique comme tout les groupes.

Fred : Oui, avec Yann, on se connaît depuis nos premières années rennaises (2004 ou 2005), au départ on jouait dans des groupes différents mais je crois me souvenir qu’on a rapidement voulu faire de la musique ensemble. 

Morgane : J'étais assez loin de la France à ce moment là... J'avais entendu dire que Yann aurait bien aimé avoir un groupe avec une voix féminine, j'ai tenté le coup car j'aimais beaucoup se qu'il faisait. J'ai tout de suite accroché !
Je suis revenue quelques mois plus tard et on a concrétisé tout ça autour de bières et d'idéalisme dans notre bar préféré.

Anna : donc on a commencé grâce aux bières de ce fameux bar…

Jouez vous dans d'autres groupes ?
Yann : Oui, dans future et maria false.

Yann, n'est ce pas trop dur d'avoir trois groupes ? Comment arrives-tu à concilier les trois ?
Yann : Non, il faut juste s’organiser pour pouvoir composer, mixer, enregistrer, répéter. Les trois groupes ont des formations différentes, des processus de composition différents, des sons différents et puis on sort nos EP / LP jamais en même temps…Tant qu’il y a des idées c’est facile, c’est sur après quand tu n’as plus d’idées, ça complique tout.  

Comment composez-vous vos chansons ? seul(e) ? à plusieurs ?
Yann : Généralement Morgane et moi on donne quelques idées de chansons, des bases, après quand ça nous plait à tous, on continue à enrichir les chansons ensemble. Donc pour te répondre c’est seul et à plusieurs.

Fred : Et même si on n’est pas forcément à la base, chacun apporte de toute façon sa ligne, sa touche personnelle. Parfois cela peut faire évoluer complètement le morceau, sa structure etc.

Et les enregistrements, comment ça se passe ?
Morgane : Tout va très vite, on peut dire qu'on est dans une certaine forme de spontanéité, on corrige les choses qui ne vont pas pendant l'enregistrement. On ne part pas avec une idée fixe, tout évolue toujours (très bien). 

Vous semblez apporter un soin particulier au son ?
Yann : Oui, heureusement, je pense que chaque groupe apporte une importance à leur son. Enfin j’espère. On cherche quelque chose qui nous plait, en restant toujours dans nos moyens qui sont assez réduits pour produire les chansons. On bidouille, on bidouille…

Parlez-nous un peu de votre collectif nothing ?
Yann : C’est un collectif qui regroupe différentes formations entre Paris, Rennes, Hossegor, Limoges et Lannion. En ce moment il y a 10 groupes. Il y a dans chacun de ces groupes une vocation à chercher un son, une esthétique oscillant entre l’Acide noise jusqu’à la Dream Pop, le tout dans une démarche DIY totalement libre. On fait ce que l’on veut, comme on veut et surtout quand on veut. En Juin dernier, nous avons réalisé une compilation regroupant 2 chansons de chaque groupe et nous avons comme projet de faire différentes choses pour l’année 2014. En gros c’est tout simple, c’est juste que à plusieurs on sera toujours plus fort que tout seul. Nothing peut être aussi un prescripteur, si tu aimes Maria False par exemple tu pourrais aimer Dead Horse One et puis découvrir Venera 4. Ou l’inverse. 

Fred : A la base, l’idée est surtout de pouvoir regrouper un certain nombre de projets partageant une identité sonore en commun. En aucun cas il ne s’agit d’un label, d’une agence de booking ou de promotion. Pour l’instant, ce n’est une sorte de vitrine. À terme, je trouve qu’il serait super intéressant de créer une émulation en faisant travailler chaque groupe autour d’une contrainte. Une contrainte fixant un objectif commun, un peu comme un Oulipo à base de larsens et de reverb.

Morgane : C'est marrant, je pensais à l'Oulipo ce matin.

Il y a-t-il une sorte de concurrence au sein du collectif ?
Yann : je pense qu’il y a une effervescence. Mais pas de concurrence, ça serait stupide. 

Morgane : Quelle question sournoise !

Vous pensez quoi du shoegaze en France ? J'ai l'impression qu'il y a une petite Emulation en ce moment notamment via Cranes Records ?
Fred : Ca fait en effet quelque temps que je suis les différentes sorties Cranes Records, des Dead Mantra, de Dead Horse One ou des Seventeen At This Time. C’est à chaque fois du bon boulot.  

Morgane : Contrairement à Fred, pour être franche, je ne suis pas toutes les sorties des groupes de shoegaze. J'y suis attentive, mais j'écoute d'autres choses.



Vous aimeriez faire un tour dans l'espace comme la sonde Venera 4 ?
Morgane : À ce qu'il paraît, on ne revient jamais de l'espace, je n'ai pas envie de devenir un cosmonaute un peu halluciné. L'espace me terrifie, même si je trouve magnifique la naissance des planètes, les nébuleuses, je me sens bien plus à l'aise dans mon espace intérieur.  
Venera 4 est une sonde mais Venera signifie aussi Venus en russe. Il y a une symbolique un peu cachée.

Anna : Venera 4 s’est décomposée en y revenant il me semble…Moi dans l’absolu oui j’aimerai visiter cette immensité, mais je suis claustro, je deviendrai folle dans une fusée malheureusement...

Il paraît que vous travaillez sur des versions acoustiques ?
Yann : on travaille sur pas mal de choses, oui.



Parlez nous un peu de votre nouveau single qui vient de sortir chez nous ? et de votre prochain EP ?
Fred : On est super contents du résultat, même si on n’a pas encore eu l’EP entre les mains ! Au-delà du simple fait d’avoir un support physique comme le vinyle, on voulait avoir un bel objet. Ce n’est que mon avis personnel, mais je trouve que Morgane est parvenue à nous sortir deux superbes artworks.

Anna : Quand vous nous avez proposé de sortir un 2nd EP, il nous semblait dommage de ne pas aussi sortir Seabed Terror et Sun en vinyle (malgré leur sortie digitale 1 an plus tôt). On y rêvait et RPUT l’a fait, on est trop content du résultat et maintenant on a hâte de voir ce que ça donne pour l’EP ! On est comme des enfants, merci à RPUT d’ailleurs ;)

Pourquoi avez-vous choisi l'anglais pour chanter ?
Morgane : J'ai toujours aimé le Royaume-Uni pour sa culture, ses artistes, sa langue. J'ai donc toujours écouté de la musique anglophone. Par mimétisme peut-être, je m'y suis mise.
Il ne faut pas se mentir, l'anglais est la langue conventionnelle pour un tas de choses.
Mon père me demande souvent pourquoi je renie mes racines en chantant de cette façon, j'ai envie de lui dire que la langue a peu d'importance, d'abord parce que la majorité des gens se fichent des paroles (aussi bien les artistes que les auditeurs). Que ça soit en anglais, en chinois ou en allemand, écrire des paroles de merde c'est universel. Gainsbourg et ses « Variations sur Marilou », Alex Turner avec « My mistakes were made for you », Morissey et « Hand in glove », c'est peu d'exemples, mais ÇA c'est de l'art. 

Alors plutôt que la langue, ce qui compte pour moi c'est de chanter des mots qui me parlent, des mots qui sonnent, qui s'entremêlent, j'aimerais bien travailler plus le texte à long terme. 
C'est un peu comme si tu demandais à Pollock « pourquoi tu utilises un saut percé plutôt qu'un pinceau ? » La finalité est la même.

Ca serait drôle d'avoir du shoegaze en français, ça ne vous tente pas ?
Yann : Tout nous tente mec.

Précommandez le EP Deaf Hearts du groupe ici :
 http://requiempouruntwister.bandcamp.com/album/deaf-hearts 
Si vous n'êtes pas assez impatient, vous pouvez aussi dores et déjà prendre le 7" : 
http://requiempouruntwister.bandcamp.com/album/seabed-terror

vendredi 26 avril 2013

Warm Soda - Someone for You (2013)

Matthew Melton nous avait brisés le cœur en annonçant la séparation de Bare Wires ce groupe boogie-glam-garage super cool en live, mais à peine le temps de souffler il revient déjà avec un nouveau groupe les biens nommés Warm Soda.

La pochette ainsi que la description annonce la couleur ! Someone for You sera un disque de pop aux accents powerpop, glam et garage, étonnamment on y entend même parfois de l'indie-rock soit une mixture pas si éloignée que ça de formations comme Mother's Children ou King Tuff. Si certains vont regretter le rock poilu de Bare Wires, ce projet de Melton met mon cœur en émoi en balançant des chansons pop aussi évidentes que spontanées.

Violent Blue ouvre les hostilités, on remarque d'office la production voulue par Melton. Le son est brut et direct, très peu d'overdub, une rythmique assez martiale, une basse mixée assez devant, et des guitares style micros double-bobinage. Le ton est donné mais le meilleur reste à venir, et pas besoin d'attendre bien longtemps, le morceau titre en deuxième position dégaine l'artillerie lourde et fait figure d'un des gros tubes potentiels de ce disque. Sur Someone for you Melton nous pond la meilleure chanson des Strokes depuis des années, celle que nous rêverions qu'ils fassent au lieu de nous balancer des albums avec des pochettes moches. Dans un monde idéal cette chanson serait un tube, une fois entendu impossible de ne pas se repasser dix fois le morceau, on se sent pris d'un rush d'euphorie, on perd dix ou quinze ans d'un coup et on retrouve nos premiers émois adolescents. D'un coup plus rien d'autres ne compte et on est happé par cette putain de chanson pop aussi simple et directe que réussie. Le titre tient sur rien, un riff de guitare simple mais géniale, quelques accents de voix glam à la Milk N Cookies et nous voilà accroc. Melton trouve le moyen de refaire le coup deux-trois morceaux plus tard à la fin de la face A avec le tout aussi incroyable Waiting for your call. Impossible de ne pas succomber au gimmick de guitare sur le refrain et au petit "oho" de circonstance. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai envie de passer ce morceau en soirée et voir comment les gens vont réagir. J'imagine que ça peut donner un truc cool, c'est tellement immédiat, simple et en même temps Melton trouve le moyen de doser cela avec le bon équilibre pour que la sauce prenne. Il y a des groupes qui cherchent le tube et veulent le provoquer à grand coups d'effet de manche, et puis il y a des Melton qui semble les trouver sans l'avoir réellement voulu, avec Warm Soda tout semble aisé et couler de source, c'est très fort.

La face B n'est pas portée par deux tubes de la trempe de Someone for you et Waiting for your call mais propose 6 titres d'excellente facture et peut être plus conforme avec ce que l'on attendrait d'un groupe se revendiquant glam et powerpop. A vrai dire cette face est globalement un peu meilleure que la première, les titres s'enchainent parfaitement et Warm Soda arrive encore à nous surprendre avec quelques très belles réussites. Diamond Ring envoie la sauce à fond, 1m23 pour faire le débile sur un titre glam bien nerveux. Only in your Mind renoue avec les racines powerpop de Milk n Cookies et The Quick, au moins pour les inclinaisons précieuses mais salaces de la voix de Melton. Busy Lizzy est peut être un peu moins évidente que les tubes de la face A mais bon nombre de groupes actuels de powerpop en ferait l'un des temps forts de leur set. Le disque se ferme sur deux excellentes chansons, les super Sour Grapes et Lola. Le solo de Lola est grandiose de dégoulinant il conclue le disque avec panache nous laissant aussi vidé qu'heureux d'avoir pris dans la gueule ces douze chansons.

Le premier album de Warm Soda va en laisser un certain nombre sceptique, mais il peut aussi servir la cause powerpop et plus généralement la pop à guitare. A-t-on entendu en 2013 de chansons pop aussi réussies et immédiates que waiting for your call ou someone for you ? Bon je retourne les écouter une bonne dizaine de fois avant de m'en aller affronter les métros parisiens le sourire aux lèvres et l'esprit léger. On peut espérer de belles choses du coté de la powerpop pour 2013 (Virals, The Cry!, Crusaders of Love, Cold Warps etc.) !











samedi 22 septembre 2012

Holograms - Holograms (2012)


L'autre fois quand je vous parlais de Synthetic ID, je le mettais en parallèle avec le meilleur disque post-punk de 2011, celui de Rank Xerox (dont on vous reparlera très bientôt, via le side-project Rat Columns), et bien on pourrait également faire un parallèle à la con entre Holograms et l'autre disque post-punk de 2011, celui d'Iceage, car ils viennent tout les deux de la Scandinavie et qu'ils font ce genre de musique et qu'ils le même genre de noms de morceaux bizarres (Sweden's Pride – White Rune, on aime les références locales voyez). Sauf qu'Holograms est un groupe beaucoup plus orthodoxe voir conformiste qu'Iceage. Alors que ces derniers faisaient des chansons sans queue ni tête, souvent sans refrain, Holograms sont dans un format chanson plus traditionnel. 

Malgré les accents punk 77 à la Richard Hell & The Voidoids de la voix, le groupe suédois vire parfois un peu indie rock "à la 2008", et c'est bien là le seul vrai GROS reproche que je fais au disque, en dehors d'être parfois un peu indigeste. Ce sont ces morceaux qu'on a entendu 100 000 fois dans le revival rock 2004-2009 anglais, chez Franz Ferdinand, Bloc Party, Foals, Neils Children tout ça et que je ne peux vraiment plus supporté (je réécoute avec plaisir les bons disques de l'époque, mais je n'arrive pas à donner de chances aux nouveaux), c'est le cas des médiocres Orpheo, Apostate, You Are Ancient, dans le genre seul Fever fait très bonne figure... Ce côté indé gâche un peu le propos du disque, qui a mon avis aurait gagné à être plus radical, plus volontairement punk, car avec des morceaux comme Monolith (le plus Iceage-ien), Chasing My Mind, Stress et surtout ABC City, concurrent sérieux au morceau de l'année, il y avait une énergie ébouriffante et d'une rare puissance.

Au final, les deux tiers des morceaux de l'album défoncent et quand ils défoncent, c'est vraiment le truc qui vous prend à la gorge, vous saigne et vous laisse sur le côté agonisant. Alors dîtes non à la tempérance Indé faisandée, soyons sauvage mes amis !

C'est sorti chez Captured Tracks (toujours dans les bons coups eux !) et ça doit donc se trouver partout : Gibert, Pop Culture, Ground Zero... vous avez le choix ! 


vendredi 24 février 2012

Mungo Park - Roller Coaster (2010)



Vous ne le saviez peut être pas mais le mois dernier, l'excellent label français Third Side a sorti, pour la première fois en vinyle, un de mes travaux. Il s'agît d'un remix de mes amis, et très prometteurs, Mungo Park dans la série Podium (La Femme, Spash Wave, Holstenwall). Quand on m'a demandé de décider quel était mon morceau préféré, j'ai choisi Roller Coaster, qui me paraissait un plus catchy et un peu plus traduisible dans mon langage électronique mi dancefloor mi bizarre. Le morceau creuse le sillon d'artistes tel qu'Animal Collective, avec son côté tribal et ses passages alternants climax et anti-climax, et j'appréciais tout particulièrement la ligne vocale. Sur la Face A, on trouve Pilgrim, dans un esprit assez similaire et un remix de Jackson and His Computer Band, qui malgré sa délicatesse et sa finesse, ne me parle pas trop.
Chose amusante, mon remix a été soutenu par... les Bloody Beetroots !

Le disque est dispo un peu partout genre chez Pop Culture / Handsandarms ou Gibert et est assorti d'une superbe pochette !




Et en bonus, mon autre Remix en téléchargement gratuit :

samedi 18 septembre 2010

the Thrills - don't steal our sun (2003)

La fin de l'été approche à grand pas, je crois bien qu'il ne nous reste que deux jours... Et déjà le temps commence à changer, les rayons de soleil qui baignaient les rues sont remplacés progressivement par un par-terre orangé de feuilles mortes. Bref il fait pas encore trop moche mais pour combien de temps encore? En tout cas le titre de cette chanson me semble approprié "don't steal our sun" (ne volez pas notre soleil) c'est exactement ce que l'on a envi de dire en ce moment, pour vu qu'il soit encore un peu là ces prochaines semaines et ne nous abandonne pas à la pluie!
Bon et sinon pour les Thrills car cette chanson est tout de même la leur, hé bien leur premier album est vraiment bien, surtout les singles (santa cruz, don't steal our sun, big sur, et one horse town, 4 de mes 5 chansons préférées de l'album) et quelques morceaux d'album (avec par exemple le super "say ain't so"). Globalement un chouette album avec une grosse tonalité californienne (country-rock, pas très loin des Beachwood Sparks en plus indie et poppy), ce qui est étonnant pour un groupe irlandais!

the Thrills - don't steal our sun



On peut le choper pour pas cher en cd sur amazon neuf, et carrément pour une misère d'occaz sur ce même site!

vendredi 2 avril 2010

Liberty Valance - les 12 heures noires

Des Liberty Valance je ne sais pas grand chose, à part que le groupe semble s'être séparé. C'est dommage car à l'écoute de ces deux morceaux, on aurait aimer en entendre plus!
"Les 12 heures noires" démarre comme "apache" des Shadows avant d'embrayer sur quelque chose de très différent, et franchement plus cool, le texte est un peu maladroit par moment, mais la construction et les idées sont déjà excellentes. Bref on aimerait entendre plus souvent des groupes français faire ce genre de chose, énergique, sincère et bien composé, ils avaient tout bon, dommage que pas grand monde ne s'en soit rendu compte. "1" est un court instrumental, mais il est vraiment cool aussi.

Liberty Valance is a french band, they have splited but their music was really cool, and a lot better than most french bands (why are thinking english will make them star in England). "Les 12 heures noires" is fierce and very good, so listen to it.

Liberty Valance - les 12 heures noires
Liberty Valance - 1

MYSPACE

vendredi 18 décembre 2009

Experimental Dental School - Cheap Wine River (2009)


Bon ça y est depuis le mois de septembre je crois que j'écoute beaucoup plus de musique américaine, non pas que je sois totalement lassé des anglais mais juste que je trouve la période un peu sage à quelques exceptions près dont j'essaierai de parler avant la fin du mois. Mais ici, c'est des excellents Experimental Dental School dont je parlerais. Un duo guitare-batterie, un garçon une fille, évidemment tout le monde pense aux White Stripes non ? Blood Red Shoes à la limite, mais rien à voir avec les deux. Ici on joue plus dans une gatérie qui serait une sorte de pont entre Stereolab et Deerhoof -dont le groupe est proche- (ou comment allécher AlexTwist). Dans Cheap Wine River retrouve un cette pop barrée avec quelques harmonies vocales, le tout supporter par une rythmique binaire hoquetante. C'est plutôt original dans l'esprit et ce morceau est vraiment super bien foutu, assez catchy tout en étant vraiment absolument pas tubesque... Le reste de l'album que le groupe offre pour la modique somme de... rien du tout sur son site tend parfois vers un prog rock culbuté, de l'indie rock désarticulé, mais avec toujours un fond pop et des mélodies biens vues.
DONC TELECHARGER CET ALBUM

Télécharger et écouter Experimental Dental School - Cheap Wine River

Be happy my friends, i'm now listening much more american music than never. Why, i dunno, surely because each day more i'm discovering some incredible obscur bands from all over the US. Here are Experimental Dental School. Girl & Boy, Guitar & Drums = White Stripes ? Blood Red Shoes ? NOT, There is nothing with this two bands here. It sounds a bit like a playful mix of Deerhoof (with whom they are friends) and Alextwist's fav Stereolab. Sounds like angular pop prog-rock or twisted indie funk pop or something like that. Anyway, this song is incredibly clever and catchy, definitly not an anthem, but definitly great. By the way the band is giving away their album for free download so GO CHECK IT NOW.

Download and listen Experimental Dental School - Cheap Wine River

jeudi 10 décembre 2009

Peter Bjorn and John - education circle (2002)

L'autre jour j'ai vu un peu par hasard Peter Bjorn & John en concert, et le groupe m'a agréablement surpris, du coup j'ai eu envi de plonger un peu plus dans leur discographie, et je me suis concentré sur leur premier disque, une plutôt bonne pioche. Loin du son qui les as fait connaître, ce premier disque fait appel à la new wave et aux... Beatles, bref des références presque power pop, et c'est pas mal du tout, malgré un chant trop maniéré. En ce qui me concerne cet essai est une agréable surprise, même si je ne l'échangerai pas contre le premier des Knack ou de the Beat, évoqués ici même ces derniers temps.

I have seen the other day Peter Bjorn and John, and it was a quite nice gig. I went to listen a little deeper to their discography and especialy their first LP released in 2002. The sound is quite different from their current stuffs, it's more influenced by New Wave and the Beatles, and it's a pretty good job! Surely not as essential as the first Knack or the Beat, but still cool, and enjoyable, give it a few spins.

Peter Bjorn and John - education circle

Peter Bjorn and John - 100m of hurdles

lundi 2 novembre 2009

Sourya - anatomy domine (2008)

Il y a presque 2 ans nous avions déjà parlé de Sourya à l'occasion d'une "dix disques" nous sommes heureux aujourd'hui de les retrouver sur un premier LP de très bonne tenue, avec quelques morceaux de bravoure qui vont incontestablement les inscrire dans ce que la France a de mieux à proposer en matière de "rock". "Anatomy Domine" est devenu depuis quelque temps le sommet de leur set en live, et en disque, c'est pareil, ce morceau est juste incroyable... Il faut imaginer cette odyssée de presque 6 minutes, aux variations subtiles mais toujours bien venues, mêlant avec une dextérité rarement atteinte électronique et pop indé, c'est épique sans en faire des tonnes, et c'est franchement super bien, bref à écouter d' URGENCE.

We talk a few times ago about Sourya here, we're very proud now to see their first LP released! "Anatomy Domine" is nothing but a masterpiece, with a smooth mix of electronic and rock, a great track, i can't tell anything more except that you REALLY should listen to it! (and also see them in live because they are really great)

Sourya - anatomy domine

dimanche 25 octobre 2009

Stricken City - 5 Meters Apart (2009)


En fait, ça fait des mois que j'aurais pu parler de Stricken City et de cette chanson en particulier, sauf qu'il m'était totalement impossible d'en trouver une version correcte si ce n'est en vidéo. Or depuis que j'ai écouter leur premier single (Tak O Tak) et que je suis aller me ballader qui la mettait en écoute sur leur myspace, j'en suis tombé amoureux. Quelques semaines après, il l'enlève, même plus possible de leur piquer avec un obscur downloader... Mais heureusement, elle est le point central de leur nouvelle sortie, un mini-album plutôt réussi sorti chez nos amis de pure groove (pour changer) ! Mais bon écouter 5 metres apart et puis craquer pour Rebeka Raa qui en plus d'être canon a une voix assez exceptionnelle !


Actually, I could speak to you about this song for months, surely about one year. Cause my first met with this song was when the band released their single, i want on their myspace and find 5 metres apart which immediately caught my attention. The bassline is great, the rhythm makes me shake but above all, Rebeka Raa is incredibly charming. She's one of those typical british girl you love, cute, with half fragile half sure voice, she's got something arty without looking nose-high. She's tall and even if she's gorgeous she not seems to well in her tall body... By the way this song is so addictive...

Download / Télécharger Stricken City - 5 Metres Apart

mardi 29 septembre 2009

Teenage Fanclub - long hair (1991)

Teenage Fanclub est une des formations majeures de la vague Power Pop qui secoua l'indie au début des années 90, au coté des Posies. D' Ecosse, le groupe se forme à la fin des années 80 et très vite se fait repéré par Creation Records (Boo Radleys, Primal Scream...). En 1991 sort leur classique "Bandwagonesque" un disque de power pop pure jus, qui sans oublier ses classiques (les trois "B" Beatles / Byrds / Big Star, surtout ces derniers non?) évite de tomber dans l'hommage ou le pastiche. Parmi les singles extraits de l'album figure "the concept", un des meilleurs titres du disque, en face b, une chanson qui ne figure pas au menu de Bandwagonesque "long hair". Pour du TFC c'est assez énervé mais ça garde quand même sa touche pop très mélodique, et ses guitares...bref j'adore, tellement que je le passe souvent en soirée! En passant j'ai trouvé le fichier sur l'excellent blog de Médéric, alors allez y!

Teenage Fanclub is a cult power pop band from Scotland. In 1991 they released the classic "bandwagonesque" on Creation Records (Boo Radleys, Primal Scream...). The Concept was released as a single, and in B-side appeared a non-lp-tune called "long hair" that you can listen today on the blog! And you can also check the blog of Médéric where I found the tune!


Teenage Fanclub - long hair

samedi 19 septembre 2009

Moving Units - melodrama (2003)

Moving Units est une formation US de rock indé "punk-funk" dans le style Radio 4 / the Rapture. En 2003 ils sortent un premier EP de bonne facture sur lequel figure le classique mais on ne peut plus efficace Melodrama aujourd'hui en écoute! Leur premier album est très cool également, en revanche on peut faire l'impasse sur le second.

Moving Units is a US indie band, of the same kind as Radio 4 or the Rapture (the "punk-funk" sound). In 2003 they released their first EP, a pretty good disc wich includes our today song: melodrama. Their first album is also worth-checking with some great cuts, sadly their second attemp on a long play was quite deceptive.

Moving Units - melodrama

mardi 15 septembre 2009

Kaiser Kellers - eyes (2009)

La plupart des requests que je reçois sur MS sont pour des groupes qui n'ont décidément pas regardé ma page... du genre "je fais de la variété inspiré de Goldman" ou "je produis des instrus de Hip Hop tristes", de temps en temps malgré tout émerge des bonnes surprise, comme par exemple ces Kaiser Kellers, un groupe argentin (de Mar de Plata) inspiré des classiques indie (Kings of Leon, Artic...) ainsi que de leur (semi) compatriotes les Draytones (une influence des plus appréciable!). Ils ont mis à disposition un EP de démo plutôt cool, en particulier la chanson "eyes" qui à mes oreilles sonne vraiment bien, enfin allez écouter et si vous aimez , ajoutez les sur Myspace, ils sont très sympas!

The Kaiser Kellers are a little indie band from Argentina, their influences are indie bands like KOL or the Artic Monkeys, and also includes the Draytones (a cool band!). They did a pretty fine demo ep, that you can find on their myspace, "eyes" especially worths some listens, a very good song with catchy hooks, check their myspace!

Kaiser Kellers - eyes


MYSPACE


mardi 8 septembre 2009

Los Planetas - José y yo (1996)

OK j'avoue j'ai parlé de ce groupe il y a trois mois, mais à cette époque je connaissais que le disque évoqué, là en allant à Barna, j'ai fais mes petites emplettes "Planetas", et j'ai écouté "Pop", leur second album - sur une grosse major - après un premier en indé (plus un ep en 1993), et dès le premier morceau on est dans le bain, un titre de 8 ou 9 minutes mêlant post rock avec des influences 80s (Joy Div etc) c'est pas mal du tout! la suite se révèle être toute aussi bonne, il faut se rendre à l'évidence ce groupe fait de la bonne musique, on apprécie un espagnol naturel et pas forcé qui sonne comme une évidence, jamais comme une contrainte ou un défaut! Bref pour vous faire une idée de la qualité de ce groupe, José y Yo me semblait être un bon choix, une mélodie pop imparable, de belles guitares...

I have already talk about this band, but the rest of the discography is also very cool, this album is very good from the start to the end! José y Yo is one of the best song, with a catchy melody and some great guitars part! Los Planetas is perhaps the best answer to people which find that Spain isn't a good place at all for music.

Los Planetas - Jose y Yo

jeudi 18 juin 2009

Spining Twisters !

Vos chers amis twisters Alex Twist dit LEKS et Zootime dit HYBU vont vibrer les murs du SHOWCASE et du TRUSKEL les prochaines semaines !

//// 25 Juin, Kapsi @ Showcase avec également à l'affiche Blackjoy, Heartbeat, Victor Vea et Dekade // Facebook

//// 30 Juin, ABSTRACT @ Truskel avec un live du super groupe anglais The Wild Mercury Sound et les résidents, Nungy, LoFiPhil, Leks et Hybu. // Facebook

mardi 19 mai 2009

Punish The Atom - Filthy Boy (Echoboy Remix) (2004)


Même pas la cover pour ce morceau. Cette petite tuerie datée de 2004 (et ouai déjà 5 ans) est quasi introuvable, juste un cd maxi qui doit sans doute traînée dans les solderies locales du côté de Nottingham. Ce groupe parfaitement inconnu a pourtant sorti un très honorable album en 2006 (I Cry Demolition) sur le label 48Crash (Black Wire...) qui contenait notamment un excellent single de punk hirsute et tendu First Line Frankestein. Filthy Boy dans cette version remixée par Echoboy est de la même trempe, rapide, binaire avec un riff d'entrée qui fait penser à The Police, ce qui compte tenu de la suite du morceau est plutôt amusant. En tous cas, ce morceau a de quoi faire bouger la tête et se calera parfaitement entre un Circle Square Triangle de Test Icicles et un Black Wire - Hard To Love Easy To Lay.

We don't even have the real cover of this record. This great song, made in 2004 is really rare, released as maxi CD, perhaps you could find it in some obscur local sale shop. Punish The Atom is a small band coming from Nottingham which released a quite good album called I Cry Demolition on the 48Crash label (which also hosted one my personal favorite band : Black Wire). The album included the single First Line In Frankstein that i really like. But it wasn't really successful and the band finally split up a very few months after. They officially released an other album called let's do the don't care but i never find it. Enjoy and bang the head

Punish The Atom - Filthy Boy (Echoboy Remix)

lundi 30 mars 2009

the Boo Radleys - Wish I was skinny (1993)

Les Boo Radleys démarrent leur carrière dans une veine shoegaze (le son de guitare qui transperce les tympans), avant de virer progressivement vers la pop plus classique et obtenir un certain succès en pleine vague brit pop. Giant Steps est peut être leur album le plus ambitieux, à la fois noisy, pop, et un peu tout ce qui se trouve entre les deux (sonorités dub, rythmiques de machines, morceaux se terminant en fracas bruitiste), il est un peu long, parfois bordélique, mais attachant, et gracieux dans les bons moments. Trois chansons explosent littéralement à la tête, le morceau d'ouverture "i hang suspended", le dr Jekyll and mr hyde "Barney (...and me)" combat entre la stratosphère et le magma, et le relativement plus sobre mais tout aussi inoubliable "wish i was skinny" que j'ai finalement choisi pour vous introduire à ce très beau et imparfait disque.

écoute wish I was skinny

lundi 19 janvier 2009

Scully - In Good Times (2006)


Voila le genre de groupe que tout le monde a déjà oublié. Oui Mulder, la vérité est ailleurs. Mars 2006, label inconnu (Dust Up Records), groupe inconnu, venant de Londres d'après leur page myspace, mais j'ai un doute. Premier single, Who's A Terrorist Now ? pompé sur les Arctic Monkeys en manque total d'inspiration, mais sur la face B se cache In Good Times, cette chanson n'est en soit pas exceptionnelle, mais elle roule, tourne toute seule, et puis il y a ce refrain accrocheur, cette urgence adolescente, incidieusement cette chanson s'impregne dans ma tête, je chante à tue tête sans m'arrêter, ad lib.
Mais depuis rien, page myspace inactive depuis un mois, forum officiel inactif depuis plus d'un an... Rien le néant et des morceaux sans intérêts, même pas de split officiel. Affaire non classée.


Ecouter to In Good Times


Mulder, The truth is out there. March 2006 cames Scully, unknown band, unknown label Dust Up Records (still unknown, it's to my known their only release), first single and surely the last one... Who's A Terrorist Now ? is a lame A side which sounds like inspiration-less Arctic Monkeys, but on the flip, In Good Times' got some surprisingly good sing-a-long catchy chorus, youth urgency. It's a song easy to listen, again and again, where everything seems to be easy, spontaneous...
A touch of light in their history, myspace inactive for one month, internet forum for 1 years, apparently no officiel split. X file.

listen to In Good Times

mercredi 14 janvier 2009

RPUT 2008

Pfiouu, mince RPUT fait lui aussi ses petits awards de fin d’année, rien d’original ou presque me dirait vous… mais bon on s’en fout.
Bon alors 2008 c’est la crise… alors comme ça c’est cool la livre et le dollar sont super faible c’est le moment ou jamais pour acheter plein de vinyles, bah ouai quoi, dans quoi je vais mettre l’argent de mon stage, de la bière, ça c’est fait, des fringues ça c’est fait (en plus topman a ouvert en début d’année son shop en ligne, alors c’est cool maintenant je ressemble à un anglais sans tache de rousseur, coupe de cheveux chelou à la Patrick Wolf, ni look post-post-punk gothico indie –même le NME en parle, je dois être à la bourre, mais c’est vrai que c’est une vraie tendance chez les gléans j’ai l’impression, passons). Revenons en à nous moutons (en vinyles), finalement l’année dernière (2007) n’était pas grandissime, je dirais même décevante, par contre 2008 fut magnifique, oui magnifique, de mon côté même si j’oublierais tout à fait consciemment les « arnaques » de l’année MGMT (désolé mais moi je n’y arrive vraiment pas), Santogold , Ting Tings, dans une faible mesure les Last Shadows (je préférais l’irrévérence populaire aux sixties singés… et puis Miles, qui appelle son groupe les Rascals, il voulait pas s’appeler The Who aussi ?!) et autres Black Kids… Les découvertes et les quelques confirmations furent nombreuses comme je vais essayer de le démontrer ici.
Deux grosses tendances sont quand même puissantes. Un revival fin sixties – early seventies, version Hippy bandeau dans les cheveux et barbes de 52 semaines (dois-je rappeler la superbe phrase de mon pote Ronald, non pas celui du Big Mac « A Hippie is someone who looks like Tarzan, walks like Jane and smells like Cheetah ») très américaine, je dirais même Brooklyn-ienne (voir Williamsburg-ienne) qui remplit les colonnes de Pitchfork, vous savez celles qui ne sont pas occupés par du Folk de pêcheur ou de l’electro shake ton booty tiers monde ! Et dans une version plus arrangée, plus 67 - 68 chez nos amis amateurs de Marmite, Last Shadows Ipso Facto, et autres…
Mais surtout la tendance qui nous a le plus convaincu et l’arrivée, enfin, du vrai rock électronique, avec une réelle utilisation de cet outil magnifique mais ô combien mal exploité, depuis Hot Chip et les Raptures, finalement personne n’avait vraiment réussi à comprendre comment utilisé une boite à rythme et un synthé, bah cette année apparemment ils ont ouvert le livre de cuisine, et pas celui de Cyril Lignac ! En Australie, Cut Copy (qui était déjà bien parti avec leur excellent premier album), Midnight Juggernauts (Ok c’était en 2007), et vaguement PNAU et en Angleterre surtout avec les deux excellents albums de Late Of The Pier et Metronomy et celui de notre groupe de l’année 2007, de l’année 2008, FOALS, évidemment, meilleur single l’année dernière, meilleur album cet année, et à mon avis sans concurrent sérieux.


Album de l’année

Foals - Antidotes

Twist et Shoot et moi-même en bons despotes nous sommes concertés, l’album de Foals a été choisi. Malheureusement pour Vincry, nous ne sommes pas à l’Académie des oscars ici, on a pas voté à main levée, de toutes façons le résultat aurait été le même...

Bon ok, il sera un peu partout cité ce disque, mais peu de choses ont eu un tel impact sur nous cette année, et oserais-je dire depuis bien longtemps. Car Foals offre pour nous quelque chose que peu de gens avaient réussi à faire jusqu’à maintenant, une synthèse étonnante, excitante et tout à fait passionnante entre rock post-punk nerveux, influences prog rock (pas celui de Yes), basse funky, hypnotisme et tribalisme mécanique techno et format pop. Ça va vite, ça mouline, ça cut cut et ça ahane. Alors certes, Iannis n’est pas un grand chanteur, mais une fois sur scène son corps percute comme une corde de telecaster, le mien aussi… Non la Tektonic c’est plus à la mode en 2008, sauf si vous avez moins de 8 ans...

En dehors, d’un morceau moyen et d’un interlude inutile, ce disque est parfait, les singles sont parfaits, les faces B sont parfaites, les lives sont parfaits. Il y a de génie la dedans, et c’est peut être le disque que j’ai écouté le plus, sans jamais m’en lassé depuis bien longtemps, et je ne cesse de le réécouter, un sourire à la bouche dès que j’entends ces guitares tirées au cordeau et ces basses moog orgiaque. Merci Foals. Nous avons enfin trouvé l’Antidotes à la crise !

écouter Olympic Airways

Single de l’année

Post War Years – Black Morning EP

Bon depuis le temps que je parle de ce groupe, il fallait bien qu’il finisse par sortir un disque, il est excellent, génial, super, cool, c’est de la bombe tu sais, 3 superbes morceaux, c’est parfois simple la vie. Un tigre sur la couverture, il y a du mordant dans ce groupe, un truc, un charme qui me l’ont fait presque autant aimé qu’un groupe qui est cher à mon cœur les Mystery Jets, ceux qui me connaissent sauront de quoi je parle. Je leur prédis un superbe avenir, sans doute underground, mais resplendissant. (Au passage, pointez-vous le 23 à la Flèche, parce que voilà, c’est très bien en live, parole de RPUTien)

Ecouter Black Morning

Chanson de l’année

Golden Silvers – Arrows Of Eros

Bon ok, ça pue les années 80, mais pfiou, moi ça me chahute les hanches leurs trucs, trois poum poum vaguement disco, pas de guitares et paff la salle bouge son cul. Le tube de l’été est devenu Chanson de l’année et puis c’est tout.

Ecouter Golden Silvers - Arrows Of Eros

Le truc trop trop bien que personne n’attendait

Findo Gask

Des enfants de cœurs se sont reconvertis à l’electro pop vaguement electronica à accent écossais, c’est bizarre mais furieusement intelligent, et mon oreille en ressort comme vierge, puis-je me confesser ? Tu veux t’absoudre de tes pêchés de l’année bah va écouter One Eight Zero, c’est beau non ? Aller hop rentrée fracassante dans le top des espoirs 2009 !

Ecouter One Eight Zero sur myspace

Remix de l’année

Craig David – Hot Stuff (Touché Remix) (ex-aequo)

Ce truc m’a fait guinché toute l’année, la définition du son à la moi, dans le même genreque Fake Blood mais encore plus accessible, et vaguement mélancolique, ça à l’énergie des trucs edbanger mais ça n’a pas tout ce racolage saturé et baveux. Par contre l’original on repassera, mais quel remix ! Touché coulé.

écouter Craig David - Hot Stuff (Touché Remix) sur myspace


Friendly Fires - Paris (Aeroplane feat Au Revoir Simone Remix) (ex-aequo)

Je n'aime pas du tout Friendly Fires, TnS ne sera pas d’accord avec moi, mais bon, c’est moi qui écris l’article alors, paf le chien. Je trouve ce groupe tout à fait insupportable alors que tout devrait me les faire aimer mais non je n’y arrive pas. Paris, la reprise de Your Love (intéressante, mais difficile de toucher à l’originale) et On Board leur sauve tout juste la mise. Mais c’est surtout cette version de Paris, qui a largement été diffusée cette année, bonne nouvelle ça nous fera peut être moins mal aux oreilles en 2009, ça changera des immondes châteaux de cristaux et autres Justice. La c’est disco, c’est pop, c’est chatoillant, c’est doux, c’est un marron glacé ce truc !

écouter Paris (Aeroplane remix)

Les splits de l’année

Dans un blog dont le nom contient requiem, on ne peut pas oublier les chroniques mortuaires d’assez bons groupes morts cette année… et ce fut une hécatombe :

Be Your Own Pet (en photo), Elle Milano, Naked And The Boys, The Far Cries, Vincent Vincent and The Villains, This Et Al, Forward Russia, Kubichek !, Redjetson, Help She Can’t Swin, Shut Your Eyes And You’ll Burst Into Flames, Mumm-Ra, Jakobinarina, Milburn, Harrisons, iwasacubscout, The Long Blondes (faut dire que le deuxième album est une bouse)…

Pas tellement une grande perte pour l’humanité : Dirty Pretty Things, The Clik Clik, Bolt Action Five (ils ont depuis créer avec des membres des 586, Fables), Boy Kill Boy,…


Les espoirs de l'année 2009

Et puis sinon pour finir sur un note optimiste, 2009 s’annonce bien la preuve, nous avons pleins d’espoirs : Esser, Golden Silvers, Post War Years, Bombay Bicycle Club, Magistrates, Stricken City, The Kabeedies, Findo Gask, Lord Auch, Larsen B, The More Assured (depuis le temps que je les mets dans mes espoirs eux, il ferait bien d’exploser), Your Twenties, Maths Class, …

lundi 1 décembre 2008

Bricolage - Flower Of Deceit (2006)


Flower Of Deceit est une superbe chanson d'indie pop entrainante du groupe écossais Bricolage. Caché en Face B de leur premier single (Footsteps) sorti en juin 2006 sur le label Creeping Bent, elle aurait sans doute mérité une exposition plus importante. Car, malgré sa production vaguement brouillonne (pas étonnant quand on s'appelle Bricolage), cette chanson possède tout ce qu'il faut pour une A Side d'une grande classe, des mélodies élégantes, la petite touche de nonchalance vocale et une énergie communicative. Invite ton amie et viens danser.

Ecouter Flower Of Deceit



Flower Of Deceit is a wonderful indie catchy pop song written by the scots named Bricolage. Hidden on the B-side of their first single Footsteps released by Creeping Bent during summer '06 on a stencil painted sleeve and white coloured record, this song surely deserve more. The production is quite drafty, which is not a surprised when you're called Bricolage... But this song owns everything for making a perfect classy a-side : neat melodies, nonchalant singing and above all a real energy. So come out and dance with us !

listen to Flower Of Deceit