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jeudi 30 août 2018

Achats Récents #18 disco/soul/funk

Suite des achats barcelonais avec une spéciale disco/soul/funk. J'ai essayé, avec les disques choisis, de tracer en filigrane l'évolution de la musique soul entre le milieu des 70s jusqu'au début des années 80. Ces achats sont assez représentatifs de mes obsessions du moment, en particulier pour le R&B du début des 80s qui fusionne les rythmes disco à l'instrumentation P-funk (ou quelque chose approchant...). Je m'étais déjà intéressé à la question mais d'une manière peut être un peu superficiel, en tout cas j'ai eu envie de m'y replonger cet été et ce fut l'occasion de découvrir énormément de disques voir de producteurs. Vous pouvez aussi checker ma playlist pour Section 26 dans un registre moins dansant et plus luxuriant...


First Choice est un girl group de Philadelphie. Nous avions évoqué ici le groupe il y a fort longtemps (plus de onze ans !). Smarty Pants est un excellent single de 1973 produit par Stan Watson, pièce importante du puzzle Philly Soul en tant que co-créateur du second grand label de la ville (après Philadelphia International Records): Philly Groove. Si ce disque est sorti sur Bell (qui distribuait le label), le rooster comprenait notamment First Choice ou les Delfonics. En regardant les crédits d'écriture, nous pouvons constater la présence d'une autre figure clef du son philly en la personne du guitariste Norman Harris. Ce dernier fut un des membres d'origine de MFSB, le backing band de la plupart des disques de Philly. Comme l'arrangeur/vibraphoniste Vince Montana Jr. (et le groupe First Choice suivra aussi cette migration de label) , Norman Harris fera parti de l'aventure Salsoul et de son orchestre. En creux se dessine l'évolution de la musique soul des 70s. Alors que Philadelphie a créé le son disco en substance (il suffit d'écouter Love Train) notamment grâce à la fabuleuse assise rythmique constituée par Earl Young (batteur) et Ronnie Baker (basse), Salsoul s'impose comme un label majeur du genre grâce aux transfuges de Philly. Smarty Pants est en tout cas un parfait exemple du son de Philadelphie: production soyeuse, mélodies élégantes, rythmique binaire parfaite pour danser. De la pure dentelle capable d'associer l'efficacité d'une bonne chanson pop à des arrangements exigeants.



Nous sommes 4 ans plus tard en 1977 en pleine fièvre disco. The Emotions est un autre girls group mais de Chicago, un trio composé autour de la famille Hutchinson. Après avoir publié plusieurs albums pour Stax, le trio est signée par CBS qui envoie le groupe entre les mains de Maurice White et Charles Stepney.  Les deux ont un CV plutôt dingue et sont des noms que vous croiserez souvent si vous vous intéressez aux productions soul de Chicago des années 60-70. Stepney se fait connaître en créant avec Marshall Chess (fils de Léonard, le fondateur de Chess) le groupe Rotary Connection duquel émergera Minnie Ripperton. Il a produit son classique Les Fleur tout comme California Soul de Marlena Shaw... Au milieu des seventies il s'associe à une autre figure de l'ombre de la soul de Chicago: Maurice White. Membre du trio de Ramsey Lewis qui remplace Young & Holt, il fonde par la suite Earth Wind and Fire. Ensemble les deux produisent Flowers pour les Emotions en 1976, le premier succès du groupe depuis 1969. L'année suivante White rempile pour un nouvel album sans Stepney, celui-ci étant malheureusement décédé entre temps. Rejoice explose les compteurs (#1 R&B, #7 Pop aux USA) et devient le plus grand succès du groupe. Cette performance est certainement due à Best of My Love qui s'impose comme un des grands classiques de son époque. Le morceau écrit par White et Al McKay (un autre membre d'EW&F) est tout simplement irrésistible. 



Skyy est un groupe de New York signé sur Salsoul, l'un des labels les plus emblématiques de la vague disco. Skyyzoo publié en 1980 est représentatif de la dance music après la fièvre disco. La disco a littéralement balayé tout sur son passage et créé une percée inédite dans le mainstream pour la musique R&B. Le retour de bâton fut terrible mais permit au boogie d'émerger au début des années 80. Le R&B retrouva ainsi des couleurs en renouant avec ses racines sans renier non plus la disco. Si le beat binaire est conservé, il se fait un peu plus lent et langoureux, les instrumentations perdent en cordes chantilly ce qu'elles gagnent en synthétiseurs. Ce morceau quoi qu'encore très disco a pour lui une orchestration plus aéré, plus marquée dans le bas du spectre (basse très en avant) et moins agressive dans les aigus que la plupart des standards disco. On pense évidemment à Brass Construction ou BT Express: la présence de Randy Muller n'y est pas totalement étrangère puisqu'il co- produit le morceau avec Solomon Roberts Jr. .


Instant Funk est un groupe originaire du New Jersey mais leur histoire corrobore celle de First Choice: après avoir été backing band pour les O Jays (entre autre) et sortis des albums sur Philadelphia International Records, le groupe rejoint Gold Mine (le label de... Norman Harris) puis Salsoul. Ils ne sont pas les seuls: Bunny Sigler qui produit ce disque fut également une figure de la soul de Philadelphie ! Give It To You Baby paru en 1982 est un morceau au groove implacable. Sans être une évolution majeure par rapport à Skyy, on notera la présence plus marquée de synthétiseurs.


Finissons cette session par un autre disque de 1982: Dance Floor de Zapp, groupe de l'Ohio. Zapp c'est génial, Roger Troutman est un génie de la Talk Box (ce que l'on prend souvent pour de l'autotune ou du vocoder). Les deux premiers albums sont des classiques. Dance Floor est d'ailleurs le single majeur du second album et sans atteindre la perfection de More Bounce To The Ounce il s'en rapproche sérieusement. Il est assez intéressant de comparer ce disque à celui d'Instant Funk. Si Instant Funk venait d'un background plus soul/disco, Zapp a un son nettement plus funk. Le tempo est plus lent et lourd, l'instrumentation encore plus synthétique. La filiation la plus évitent me semble ici être le P-Funk de Parliament (Clinton et Bootsy ont d'ailleurs produit le premier album de Zapp), son qu'il prolonge dans une perspective encore plus épuré et synthétique.


mercredi 28 juin 2017

Achats Récents #11

Je triche un peu, j'ai ressorti quelques disques plus anciens en plus d'achats très récents, l'occasion de faire une session 100% seventies !

The Atomic Crocus est probablement un groupe de studio monté spécifiquement pour cette sortie, la seule attribuée à la formation publiée en 1974. Il s'agit également de l'unique production de l'ambitieux label Daffodils International Records. Les plus attentifs noteront la thématique fleur entre crocus et jonquilles. Pas grand chose à dire sur la face A, de mémoire un slow pas franchement mémorable. L'intérêt du 45 tours réside dans la Face B, un excellent instrumental funky au tempo modéré à la production soignée. Un clavinet répond à une guitare en cocotte, un rhodes en arrière fond et bien sûr la mélodie principale jouée au synthé ! Le morceau est signé Bernard Estardy, un nom bien connu des collectionneurs pour les nombreuses raretés de qualité qui parsème sa discographie, notamment le fameux La Formule Du Baron qui s'échange dans les 100 euros...Au delà de ses productions propres, Bernard Estardy est une figure de l'ombre de la variété des années 60 et 70. Il démarre sa carrière dans le backing band de Nancy Holloway au coté d'un certain... Nino Ferrer. Il accompagne ensuite ce dernier à l'orgue dans les années 60 ainsi que sur les deux 45 tours des Gottamou. Co-fondateur du studio CBE il travaille avec la crème de la variété de l'époque de Claude François (et aussi), en passant par Françoise Hardy ou... Carlos ! The Ombilic Contact a notamment été compilé sur la première Cosmic Machine en 2013.


Information sur ce disque: le narrateur est Pierre Hégiel, le disque a été publié par le Reader's Digest en 1974 et se nomme Mais La Stéréophonie Qu'est-ce que C'est ? Et...c'est tout ! Globalement une curiosité avec des protocoles de test de stéréophonie sur la face B et une évocation de l'intérêt de cette dernière à travers des effets sonores (ping pong, train...) et la musique...classique. C'est tout ? Pas tout à fait, il y a environ une minute de jerk vraiment cool à partir de 4,30 (la seconde vidéo reprend le passage intéressant). Très frustrant mais néanmoins une curiosité comme on les aime non ?


Pierre Vassiliu réserve souvent de bonnes surprises. Sans connaître l'intéressé je l'imagine cultivé et aimant sincèrement la musique. Après Film que nous évoquions il y a quelques mois voici une autre face B qui me plaît beaucoup même si elle n'est peut être pas aussi culte que le morceau qui accompagne Qui c'est celui-là ?. En avant les petits enfants est une jolie chanson pop aux arrangements délicats (guitare sèche, électrique, percussions...). Très bien enregistrés (par Raymond Donnez qui a aussi bossé avec Cerrone par exemple), les chœurs apportent un beau relief à la composition de Vassiliu autour d'une structure d'accord très jolis. Pas si éloigné que ça de CS&N dans le style coté folk californien ensoleillé ou pour se rapprocher de nous, une version un peu plus variété des propositions d'Ilous & Decuyper ou Darras & Desumeur.  


Juan Carlos Cacérès est un musicien d'origine argentine. Après avoir étudié les Beaux Arts il s'établit à Paris en 1968. Au début des années 70 il publie deux albums avec Malon et sort un 45 tours sous son nom (celui que nous découvrons): Contigo Mi Vida avec en face B Rompe Con Todo enregistré à Mexico par le seul et unique Alain Goraguer (collaborateur de France Gall et bien d'autres !). Le premier album du chanteur sort sur Celluloïd en ... 1993. Dans les années 2000 il rejoint le label fondé par Eduardo Makaroff (Mano a Mano, Gotan Project). La face A ne présente pas d'intérêt particulier, en revanche Rompe Con Todo est une excellente surprise: un titre de latin-rock groovy typique de son époque (et très cool dans le genre) entre Santana des débuts (Oye Como Va, Evil Ways...), Titanic (Sultana), War ou encore Malo (suavecito). 


lundi 26 juin 2017

Achats Récents #10

Après une semaine de pause, le retour tant attendu de la rubrique ! Une spéciale musique instrumentale française pour bien démarrer la semaine !


Je n'ai pas énormément d'informations sur Jacques Hendrix et son Orchestre si ce n'est qu'il est connu pour avoir lancé la danse Le Climb. Il a également participé à d'autres orchestres comme les Barclay (avec Christiane Legrand, Jacques Denjean, etc.) ou les Jumping Jacques. Par ailleurs il fut semble-t-il également membre de l'orchestre de Jacques Hélian, un nom que l'on a déjà croisé deux fois ici (à propos de Gérard Lévêque et Jacky Bamboo). Voici un deux titres d'une tentative de danse dans l'esprit du Climb Le Snow-Cup. Les 4 morceaux de l'EP dont est extrait ce deux titres (avec En Dansant le Snow-Cup et le 4ème morceaux Je Ne Veux Plus) sont donc autour de cette thématique. Des deux du simple ma préférence va à la première En Dansant le Snow-Cup un chouette instrumentale typiquement début 60s avec des cuivres, une rythmique originale (percussions importantes, hand clap avec de la réverbération etc.), une petite guitare sympathique...


Continuons avec une autre obscurité: l'un des deux EPs du groupe Les Français. Discogs attribue deux autres simples à la formation, plus tardifs, personnellement je pense qu'il s'agit d'un second groupe sans lien avec le premier: label différent (Columbia et Decca), écart entre les couples de disques (1964, 1967/1968) et surtout absence des noms des participants au premier groupe dans les deux disques tardifs. Bref ces Français là sont vraisemblablement auteurs de deux EP en 1964 dans une veine instrumentale, les deux ayant leur charme. Le groupe se compose sur cet EP de: Mat Camison, Jacky Hythier et Jacky Rault. Si les Jacky n'ont pas fait de longues carrières dans la musique, arrêtons nous un instant sur celle de Mat Camison. On le retrouve par exemple avec Pierre Bachelet derrière Ok Chicago de Resonance, un classique funky de brocante vraiment excellent, avec une face B étrange et intéressante finalement. Avant cela (et après les Français) il est également membre des Sharks dont on retrouve Mongo sur plusieurs compilations. Produit par Ken Lean (Les Aiglons, Les Dauphins, Steff, les Ambitieux...), le Joe Meek Helvète, le 4 titres des Français contient deux bons morceaux: Suspenses et Palpitations. De l'instrumental certes, mais plutôt énergique et rentre-dedans (presque garage), assez éloigné des mélodies fleur bleus inspirés des Shadows de beaucoup de groupes français (Les Fantômes, Les Champions), peut-être est-ce une question d'époque ?


L'album de Pop Instrumental de France est une obscurité fort appréciée des collectionneurs internationaux. L'album se négocie en effet dans les cent euros environ en général. Le groupe est assemblé à l'occasion d'une session d'enregistrement de trois jours aux studios Wagram dont sera issu l'album. Disque à la fois groovy avec une tonalité progressive, avec notamment une reprise de Zappa. Il est mené par Laurent Petitgérard, anciennement des Masters (connus pour leur classique garage Mon Chameau) et d'Aleph (auteurs de deux 45 tours, je recommande particulièrement le second bien qu'un peu rare: je ne l'ai d'ailleurs pas !). Si l'album est une rareté assez exceptionnelle, le 45 tours extrait, comprenant les morceaux Soho et La Danse des Squelettes est nettement plus accessible aux communs des mortels ! Une chance, tant Soho est un super morceau instrumental groovy , probablement un de mes favoris en 45 tours français. Les arrangements sont excellents (relativement originaux et ambitieux), la rythmique est très présente et marquée (plutôt cool pour tenter de le jouer en soirée par exemple), le jeu d'orgue de superbe facture ! Bref un très très bon disque loin d'être cher compte tenu de sa qualité.


Finissons notre session de pop instrumental française avec un autre énorme classique bien connus des collectionneurs de disques funky/jerk/groovy: Campus N°8 des Requins. Ces derniers sont un groupe de studio ayant notamment accompagné Luc Harvet, apparemment il s'agirait des anciens Sharks, hypothèse sensée compte tenu du style musical des deux formations et de la ressemblance de nom (avec Mat Camison ou pas du coup ?). De mémoire les autres disques des Requins (en dehors d'un ou deux avec Harvet justement) ne sont pas particulièrement mémorables...Difficile de cataloguer le label Orly dont les productions semblent osciller entre variété yéyé, musique classique et musique proche de la Library (comme ce disque ou l'excellent 45 tours d'Héxagone). Campus N°8 est en tout cas une petite bombe instrumentale bien appréciée à juste titre des B-Boys , la production est simplement énorme: rythmique compressée ultra-puissante, arrangement top niveau et une très bonne composition, en tout cas bien plus fine et originale que la majorité de la musique instrumentale de ce style.


samedi 10 juin 2017

Achats (très) récents #6

Quelques achats internet !

Danyel Gérard est l'un des premiers rockeurs français avant même notre Johnny national: il publie son premier disque en 1958. Sa carrière est cependant mise entre parenthèse lorsqu'il part à la guerre d'Algérie. Entre 1962 et 1964 le français né d'un père arménien et d'une mère corse profite de la vague twist pour s'imposer comme une valeur sûre de la variété française. Le milieu des années soixante le favorise moins avant son grand retour en 1969 et l'énorme tube international Butterfly. Les collectionneurs connaissent Danyel Gérard pour le psychédélique Sexologie un classique des compilations Wizzz dont le 45 tours se négocie actuellement dans les 80€ ! Pensez à le prendre si vous le voyez en broc' quoi que la probabilité soit rare tant ce disque est bien identifié. Peut-être plus commun ou moins reconnu, je vous recommande également le fabuleux Le Vieux Sur La Montagne... Autre découverte: Monsieur Le Percepteur sur l'EP "66". Je n'ai pas l'impression que le disque soit particulièrement courant mais il n'est pas non plus très recherché, par conséquent il apparaît exagéré de le payer plus de 10€ à moins qu'il ne soit dans un état parfait... Ce morceau est un tempo intermédiaire porté par une fuzz et un excellent texte. La composition co-signée par Danyel Gérard est arrangé par... Jacques Denjean bien que l'on s'éloigne de son domaine de prédilection pour aller vers quelque chose de presque garage! Un excellent morceau pour compléter votre collection de rock français 60s.


Revenons un an en arrière, en 1965 avec les Moustaches pour un de leurs trois EPs enregistrés pour le label Monte-Carlo. Cette structure a-t-elle un lien avec la série Radio Monte-Carlo du label Président dans laquelle on trouve l'excellent EP de Michèle et ses Wouaps ? Compte-tenu des dates et de la présence dans les deux catalogues des premiers groupes de JP Massiera (Milords et Monégasques), la possibilité existe cela ne repose sur aucune information concrète, d'autant plus que la proximité entre Nice et Monaco rendrait assez aisé qu'un musicien vogue entre deux labels installés sur le rocher. Je n'ai pas non plus d'informations particulières sur les membres du groupe. On ne retrouve pas nécessairement dans les crédits des autres disques des noms en commun en dehors de l'arrangeur Gérard Poncet. Les deux morceaux les plus intéressants sont signés par Gilles Jérôme et Touladi. Le premier a contribué a quelques autres disques de pop notamment pour Delphine, Herman's Hermits ou encore Claude Righi. Plus amusant, nous pouvons retrouver les deux compositeurs associés à des disques catholiques d'Unidisc et Pastorale et Musique...Donne-Moi est un sympathique morceau twist/groovy, pas désagréable du tout, avec un bon orgue. Le meilleur selon moi est Les Copains de La Bande un tempo relevé avec une chouette fuzz et une bonne composition ! 


Plus le temps passe, plus je me surprends à chercher des disques de Sylvie Vartan. Cet EP de 1963 contient une excellente version du classique de Mel Tormé Comin' Home Baby. Si le disque est orchestré par le grand frère de Sylvie, Eddie Vartan (très présent sur les disques de sa sœur, de Johnny mais aussi Larry Greco), je ne peux déterminer avec certitude la présence de Mick Jones et Tommy Brown (collaborateurs très réguliers de Sylvie, Johnny mais aussi de Ronnie Bird par exemple). Ne t'en va pas mon amour est une excellente interprétation du classique de Mel Tormé, super solo d'orgue, super son, bref les disques français comme on les aime ! Par contre ne pas s'attendre à une dynamique de dingue sur l'EP 45 tours, d'autant plus que ceux de Sylvie sont souvent rincés !


Finissons cette sixième session en allant dans les 70s et plus précisément en 1973 avec Achille et les Slagmen. La face A Slag Solution est une tentative de morceau pour danser (comme Pop Corn, The Twist, The Jerk, etc.) médiocre.  La Face B en revanche mérite toute votre attention. Stop 27 signé de Claude Robert et son orchestre est en effet un excellent morceau instrumental funky/progressif...  À priori il s'agirait de la même version que sur le très rare 45T comportant Sunshine of Your Love du même Claude Robert.

 

jeudi 8 juin 2017

Achats (très) récents #5

Quatre autres disques trouvés dimanche dernier.

Claude Dubois est un artiste québécois connu, il est notamment célèbre pour sa participation à Starmania en 1978. En 1970 et 1971 il séjourne en France et enregistre des disques parmi lesquels Comme Un Million de Gens qui n'a pas été publié au Canada. Si la face A nous laisse assez indifférent, Boogaloo est une excellente surprise. Le morceau est arrangé par José Bartel: ce dernier a également enregistré et chanté de son coté, participé au doublage chant de nombreux films (Le Roi de la Jungle ou Les Demoiselles de Rochefort) et nous lui devons aussi la BO de Spermula , un film dont le scénario semble tout droit sorti de l'imagination fertile et torride des 70s. Sur un tempo intermédiaire, Boogaloo propose une pop funky et groovy avec une chouette orchestration (cuivre, orgue jazzy, guitare "staxienne"). 


Peut-être pas l'EP (1966) de Christophe à ramasser en priorité (je parlerai bientôt de mon chouchou) néanmoins j'ai beaucoup aimé Excusez-Moi Mr Le Professeur. Christophe y est particulièrement intense, la composition (co-signée par Jean Jacques Debout et Roger Dumas en plus de Christophe) est très bien mise en valeur par les superbes arrangements (traits de violons, percussions, section rythmique au groove impeccable) de l'unique Jacques Denjean.

 

Transition trouvée: évoquons Jacques Denjean. Plus le temps passe, plus ce dernier devient un de mes arrangeurs français favoris. Je vois assez peu de musiciens français à avoir saisi avec autant de justesse le son de la musique noir américaine. Bien sûr les enregistrements et arrangements de Denjean ne sonnent pas comme des disques Verve de Jimmy Smith ou Stax des Mar-Keys mais quand même, le français s'inspira de l'esprit de ces musique et l'intégra avec beaucoup de goûts à la production française variété de l'époque. J'en profite également pour évoquer le parcours de l'intéressé: musicien chevronné (1er prix du conservatoire de Paris), en plus de son propre big band il participe à l'aventure Double Six. Je n'ai jamais ici évoqué ce groupe, il sort un peu de mon registre habituel puisque la formation pratiquait le Vocalese, un jazz vocal où les voix chantent des textes en se rapprochant au plus possible de la diction originale des instruments. 

 

Ce groupe est passionnant. Mimi Perrin, leader de la formation y fit participer de nombreux talents de la musique française. Ainsi en plus de Jacques Denjean mentionnons quelques musiciens très cool. Eddy Louiss, mon organiste français chouchou, a enregistré avec Nougaro. Jef Gilson, un étonnant musicien de jazz auquel j'ai déjà consacré un article (qui évoquait... Eddy Louiss). Christiane Legrand est la sœur de Michel Legrand et une surtout choriste recherchée ainsi que doubleuse chant film de haut niveau (... Les Demoiselles de Rochefort, Les Parapluies de Cherbourg). La personnalité de Mimi Perrin elle même est fascinante mais je pense que j'y reviendrai un jour en détail en évoquant moins succinctement les Double Six. 

 

Revenons en à Jacques Denjean: arrangeur demandé, on retrouve son nom au dos de nombreux disques de variétés (Richard Anthony, Christophe, Henri Salvador, etc.), il sort des disques sous son propre nom en parallèle, majoritairement (totalement?) instrumentaux avec un succès cependant moindre. Certains de ses morceaux ont été utilisés pour des indicatifs d'émissions de radio et doivent donc appartenir au patrimoine de la génération baby-boomers... Ce 4 titres (de 1964) est un parfait exemple du son Denjean des années soixante. Cela groove sévère sans être aussi poisseux et sensuel que du Stax, il y a toujours un son un peu jazz et sec français en arrière plan. Les musiciens sont excellents, les compositions classiques mais avec toujours un petit twist d'originalité. Des 4 seule une me semble un peu moins intéressante (blue horizon). Le Train Fou et Mistral 20h30 sont plus uptempo et très réussi. Enfin Dans la Nuit est une version instrumentale (antérieure? postérieure?) au titre composé par Denjean pour les Bab's. J'adore les deux versions, assez différentes, celle ci est peut être plus originale (écoutez la manière dont sonne la rythmique, le jeu sur les charlestons) et jazz !

   

Finissons cette cinquième session sur une très étonnante curiosité signée pourtant d'un groupe particulièrement connu: The Sweet. J'imagine que vous associez spontanément le groupe à ses hits glam bubblegum comme Ballroom Blitz ou Block Buster (blog) pourtant avant de connaître le succès à partir de 1971, le groupe se cherche pendant les quatre premières années de son existence, publiant des simples dans des styles différents.  I'm on my Way , face A du simple ci-dessus, publié en 1973 mais enregistré vers 1968 par Sweetshop (groupe pré-Sweet avec trois membres de la future formation) est un témoignage de cette période d'ajustement. Sympathique mais pas non plus indispensable, la chanson (probablement une démo) atteste de l'influence de la soul sur les Sweet des débuts. Avec une rythmique plus puissante, le morceau aurait certainement eu un petit potentiel dancefloor, en l'état c'est une chouette (mais dispensable) curiosité.


Attention, l'histoire se complique quand on aborde la face B ! My Little Girl From Kentucky n'est pas à proprement parlé un enregistrement de The Sweet, à l'inverse de la face A (pour laquelle le lien est réel malgré tout). En effet, il s'agit d'une version d'un morceau de The Closed, un groupe belge sixties de Liège formés par des Italiens, avec Brian Connelly au chant. Ainsi le morceau est publié une première fois par le groupe en question en simple en 1967 (ou 1969 selon d'autres sources) sur Hebra Records en face B, dans une version presque identique à l'exception du fameux chant. Selon, toute vraisemblance, Brian Connelly aurait enregistré pour 15 pounds deux morceaux avec le groupe mais ces pistes n'auraient pas été utilisées à l'époque ! Ces deux enregistrements de sources différentes faits quelque part entre 1967 et 1969, ressortent opportunément en un unique 45 tours d'assemblage pour surfer sur le succès du groupe. La face B est le vrai bon morceau du disque. My Little Girl From Kentucky est un tempo relevé, accompagné de guitare fuzz, d'orgue criard et d'une très bonne performance vocale. Pour vous faire une idée de la chose, voici en tout cas les deux versions (The Closed - que je n'ai pas en vinyle héhé/The Sweet), la similitude est plus qu'évidente !

samedi 3 décembre 2016

Pierre Vassiliu "Film"

Dans le panthéon des hits novelty français mémorables figurent certainement Qui c'est celui-là ? de Pierre Vassiliu. Pourtant, au delà de l'humour qui irrigue le fameux tube de 1973 et du look gaulois évoquant celui de David Crosby, le chanteur mérite que l'on s'attarde un peu sur ce disque...

Qui c'est celui là? est une reprise d'un classique brésilien: Partido Alto de Chico Buarque. Il ne s'agit pas de l'unique reprise d'une chanson sérieuse auriverde devenu tube rigolo en France. 4 ans plus tôt, un autre musicien au parcours solide, Marcel Zanini, surprend la France avec Tu veux ou Tu Veux Pas. Les deux chansons ont d'évidentes similitudes et eurent des conséquences proches pour leurs interprètes: pas mal de pépètes mais l'impossibilité de faire oublier le hit décalé. L'intérêt pour la musique brésilienne de Vassiliu n'avait pourtant rien d'un coup: sa sœur Annie, également chanteuse, après avoir été de l'aventure Double Six, participe aux Masques en 1969,  Pierre y vient pousser la chansonnette sur l'excellente Invitation. Néanmoins, Qui c'est celui là?, malgré sa couleur bossa chatoyante, n'aurait pas autant capté l'imaginaire de l'époque sans son excellent texte (signée de Marie, sa femme à l'époque) évoquant la figure classique de l'outsider qui choque le bourgeois mais choppe sa fille (ou sa femme).   

La face B Film mérite peut-être encore plus votre attention. Composition originale signée Marie Vassiliu et mise en musique par l'émérite Claude Engel (ex-Magma), le titre s'étire sur plus de cinq minutes. La chanson narre les errances d'un narrateur à la recherche de sensualité bon marché dans les rues de Paris la nuit...Un thème que nous retrouvons quelques années plus tard dans le tube Chacun Fait Ce qui Lui plaît de Chagrin d'Amour. Autre détail intrigant: Pierre Vassiliu et Gregory Ken (de 10 ans le benjamin du moustachu) adoptent tous les deux un chant proche du parlé, talk-over pour le premier et une forme de rap pour le second. Au delà des anecdotes, Film synthétise son époque, formant ainsi une pastille temporelle des années 70: depuis la marque de cigarettes jusqu'aux références au contexte historique. La chanson pourrait facilement sombrer dans le glauque, il n'en n'est rien; une sorte d’onirisme et de beauté s'en dégagent, parfaitement habillés par une musique répétitive et lancinante au climat vaporeux et trouble...

jeudi 1 décembre 2016

The Troggs "Strange Movies"

Le premier et unique article sur les Troggs sur ce blog remonte déjà à plus de sept ans. Un récent achat aux puces d'un 45 tours seventies était une occasion inespérée d'en dire un peu plus sur cet excellent et (relativement) méconnu groupe.

Quand on pense à la british invasion le groupe d'Andover dans le Hampshire n'est probablement pas le premier qui vienne à l'esprit. Les Troggs n'ont ni la grâce des Beatles, l'élégance des Kinks, l'énergie des Who, la fougue des Yardbirds ou l'arrogance des Stones... Pourtant ils ont aussi leur truc bien à eux, celui qui leur assurera toujours une petite place spéciale dans le cœur des rockeurs et en particulier les plus bruyants d'entre eux: ils sont terriblement sauvages. Ni raffinés ni délicats, les Troggs excellent dans l'art d'évoquer sans équivoque le sexe. Leur tempi intermédiaires, les batteries martelées aux toms, les guitares lourdes et poisseuses, les sous entendus de Reg Presley contribuent ainsi à créer un climat particulièrement pénétrant et suintant... 

Quand ils arrivent en 1966, ils sont déjà en retard... ou en avance ! Les Beatles révolutionnent la pop avec Revolver, le Summer of Love se profile et voilà une armée de costauds un peu rustre endimanchés dans leur costume rayé faire des odes sexuelles à peine codées (Wild Thing etc.). Le son est cependant unique, pesant, puissant, comme un tracteur labourant inlassablement la même terre... On qualifie ainsi souvent I Want You de morceau proto-hard rock, cela n'a rien d'une vue de l'esprit, les accords lourds et puissants du groupe britannique évoquent sans peine les forges de l'enfer à venir quelques années plus tard... Il y a aussi une autre descendance: le punk rock. Des Cramps, Stooges ou MC5 en passant par les Dirtbombs, ils doivent tous un petit quelque chose à ces mecs venus d'une ville de 50 000 habitants ! 

Les Troggs sont fantastiques car ils ont su rester fidèles à leur son, bien sûr ils ont fait quelques tubes un peu plus faciles cédant aux fleurs dans les cheveux, mais l'appel du bas ventre ne les a jamais quitté et ils ont su commettre quelques belles giclées de garage salace dans les seventies. Il est ainsi étonnant de les voir persévérer jusque dans les années 80 sans réellement s'être arrêté. S'ils ne sortent pas d'albums entre 1970 et 1975, le groupe commet quelques forfaits de grande envergure (quoi que d'impact fort limité dans les chats) en simple. Deux d'entre eux au moins retiennent l'attention, démontrant que les Troggs restent les Troggs et ne soucient guère de l'air du temps, prenant leurs aise avec le glam y injectant une attitude punk presque unique ! On citera ainsi par exemple la géniale Strange Movies morceau glam scabreux aux inflexions Sweetiennes (le synthé bien pouet-pouet sorti d'un disque de Chicory Tip!) mais avec la morgue unique de Reg Presley. Pour ne rien gâcher, la face B I'm on Fire est plutôt bien branlée également.


vendredi 17 juin 2016

Tritons: insatisfaction

Si vous regardez régulièrement les 45 tours d'occasion vous êtes nécessairement tombé un jour sur "I can't get no satisfaction" de Tritons. Une curiosité très peu onéreuse et que vous devriez prendre malgré les doutes évidents que vous pourriez avoir en apercevant une telle pochette. En toute franchise, j'ai du mal avec la reprise des Rolling Stones (youtube), elle est assez casse-bonbons mais elle leur permit d'obtenir un énorme hit en Italie et en France en 1973. Je ne doute pas un instant que le facteur novelty a joué dans le succès de ce morceau. En effet, enregistré par le groupe italien Ibis (une des nombreuses ramifications des New Trolls), ces dernières ne s’attendirent certainement pas que cette modeste récréation devienne un tube 

Tritons devint donc aussi à son tour une branche de la famille New Trolls dont l'histoire est quelque peu complexe ! Dans les grandes lignes, après le succès de "satisfaction" les Tritons (Ibis) quittèrent leur label pour un autre. L'ancien label (Fonit) édita alors sous le nom de Tritons un groupe anglais de reprises pendant que les Tritons (Ibis) firent un album pour Polydor. Pour ne rien arranger, l'ancien batteur des Ibis/New Trolls qui avait participé à l'aventure Tritons sur leur premier simple continua également d'employer le nom sous une forme proche: Johnny ex-chanteur des Tritons ! Bref il existe ainsi trois formations (ou deux selon la manière de compter la dernière) différentes à se revendiquer Tritons ! Bonjour la confusion pour les amateurs !

Comme je le mentionnais précédemment, je ne suis pas particulière amateur de la face A, vous commencez à me connaître, j'ai retourné le 45T et écouté l'autre proposition...Et là grosse claque ! "Drifter" ne brille certes pas par son chant quelque peu approximatif mais quel cool morceau heavy psychédélique ! L'orgue est fiévreux, la batterie frénétique, la guitare chauffée à blanc ! Bref, le genre de trouvaille qui fait très plaisir la première fois que l'on tombe dessus pour 50 centimes...avant d'arrêter de la prendre quand on l'a en 3 ou 4 exemplaires !

  

mercredi 17 février 2016

Marc Aryan: n'est pas un bon à rien

Henry Markarian plus connu sous le nom de Marc Aryan (quel jeu de mot!) est un chanteur de variété des années 60-70 très populaire en France (particulièrement dans le nord semble-t-il) et en Belgique. Il s'y établit d'ailleurs là bas dès 1963 créant un studio dans lequel une partie du dernier LP de Marvin Gaye sera enregistré avec la contribution méconnue mais essentiel du Belge Freddy Cousaert figure incontournable des "Popcorn Oldies", ce cousin continental de la Northern Soul ! 

Revenons en à Marc: d'une famille d’immigrés arméniens mais de nationalité libanaise, il naquît à Valence et tenta de se lancer dans la chanson à 18 ans. Après de multiples refus de la part des éditeurs, il prît l'initiative de créer son propre label (Markal) au début des années 60 (vers 1963 probablement - wikipedia évoque 1969: cela semble faux car certaines références du label sont  plus anciennes). Il obtînt un succès considérable avec le slow "Katy" l'établissant définitivement dans le game de la variété. Sa voix très particulière entre orient et occident avec un trémolo chevrotant peut autant séduire que laisser circonspect, en revanche l'indépendance du bonhomme vis à vis du système est aussi admirable qu'intéressante pour nous. Marc Aryan a eu le bon goût de laisser ici et là des morceaux étonnants au delà du prisme de la variété pure et dure... La plus connue de ces chansons est certainement "Liberté" la face B du slow (assez difficile à écouter pour le rockeur que je suis) "La Lettre". Évoluant quelque part entre "Superstition" de Stevie Wonder (le riff de clavier et la rythmique en sont clairement inspirés) et "Venus" de Shocking Blue (citée dans la seconde partie), voilà une chouette face B de Marc Aryan à se mettre dans les esgourdes: il marque des points ! Vous pourriez être tentés d'imaginer qu'il s'agit de la seule intéressante du bonhomme (comme cela arrive si souvent en variété de ces années là honnêtement), ce n'est pas le cas (je vous laisse le plaisir de les découvrir), Marc Aryan n'est certainement pas un bon à rien !


mercredi 3 novembre 2010

Liverpool Echo - girl in the train (1973)

Dans la série "beatles-like" après les Pleasers et les Poppees, je demande les Liverpool Echo! Ce projet de studio sorti sur le label spark voit le jour en 1973 et compte retrouver l'innocence du son merseybeat pré-psychédélisme, pas uniquement les Beatles d'ailleurs même si leur influence est assez évidente. Le résultat est cool, j'ai quand même du mal à considérer cela comme plus qu'un pastiche. Disons que parfois c'est un peu trop besogneux pour totalement m'emballer, cependant sur certains morceaux ça fonctionne très très bien. Par exemple le superbe "girl in the train" respire cette naïveté et de cette légèreté propre au milieu des années 60, très belle chanson que rien ne vient troubler (prod au poil, sonorités bien choisies, harmonies nickelles). Il y en a quelques unes de cette trempe encore sur ce disque (réédité sur rev-ola) donc je vous recommande somme toute d'y jeter une oreille, même si je continue de préférer les Poppees, ELO ou les Pleasers dans cet exercice de style.

Liverpool Echo - girl in the train


jeudi 4 février 2010

Wizzard - see my baby jive (1973)

Derrière Wizzard se cache le génie Roy Wood. La création du groupe est intéressante. A l'origine il y a the Move, cet excellent groupe de pop psyché (parfois virant mod) de brummies, dont Roy Wood est le leader naturel, de par la qualité exceptionnelle de ses compositions. Jeff Lynne est lui membre des Idle Races, une formation également de Birmigham, mais il intègre les Move sur la fin (au début des 70s), et les deux oiseaux se trouvent des affinités artistiques... Ils décident de fonder ensemble un "side-projet" du nom d'Electric Light Orchestra qui devient finalement leur groupe principal.
Vous me suivez jusqu'ici? Tant mieux car on y arrive presque! Roy Wood se fâche avec Jeff Lynne, et les deux prennent chacun leur route, Lynne au commande d'ELO et Wood à la barre d'un nouveau groupe... Wizzard! Cette formation fait revivre le son de Phil Spector, avec des costumes de scène délirant, entre girls group et glam, Wood copie l'approche sonore baroque du maître avec une perfection très troublante, et le résultat est génial sur ce single sorti en 1973.

Wizzard was the new project of Roy Wood after he left ELO he founded with Jeff Lynne. This new band did several singles with a sound very closed to Phil Spector with a touch of glam. See my baby jive is a great pop tune, with some very catchy hooks and a pounding beat.

Wizzard - see my baby jive


jeudi 28 janvier 2010

Sweet - blockbuster (1973)

The Sweet c'est une bande de mecs avec des coupes de cheveux pas très heureuses, font de la musique pour les minettes de 12 ans, avec derrière des producteurs qui leur amènent des tubes. Bref tout pour déplaire? NON c'est de la bombe Sweet, c'est de la musique pour s'éclater, pour danser comme un petit fou, bref c'est pas à ça que ça sert le rock n roll? Blockbuster ça déchire tout sur son passage, une rythmique bien pesante et marqué (typique du glam) des guitares avec du tremolo, cette voix théâtrale ce qu'il faut, en faitSweet c'est le rock dans un de ses cotés les plus cool: le fun sans se prendre le chou, après si vôtre truc c'est les soirées à fumer de l'herbe en écoutant un disque de prog chiant (ou tout équivalent moderne style "dark folktronica")...

The Sweet is about fun, this tune is dope, and great fun! What else? Let's get some girls and dance with her on Blockbuster! How can you resist to this pounding beat and great hooks?

the Sweet - blockbuster

mardi 28 octobre 2008

Willie Hutch - Brother's gonna work it out (1973)

Brother's gonna work it out, est le sommet (avec l'excellent slick) de la bo de the Mack composée et produite par Willie Hutch, une des meilleures de blaxploation au coté des Superfly (Curtis) ou des Shaft (Isaac) pour en citer deux très connues (et bien cool évidemment). Concernant notre Willie Hutch, il a fait ses armes en composant et produisant des succès des 5th dimension, Jackson 5 (i'll be there) ou Smokey Robinson, avant de prendre son envol en tant qu'artiste et signer des BO de haute volée comme celle ci ou Foxy Brown. Impossible de résister à cette intro superbe à la flûte et cette basse qui claque!

Brother's gonna work it out epitomizes the spirit of the blaxploatation soundtrack, it's an amazing slice of soul mixed with funk and cinematic elements, great great stuff! Willie Hutch, the composer behind that nuggets, beggan to be known as composer/producer for the 5th Dimension, Jackson Five or Smokey, and then started a carrer under his own name, writting soundtrack of the Mack (wich our today track is from) or Foxy Brown.

écouter / listen to Brother's gonna work it out

samedi 6 septembre 2008

des instrumentaux 70s en vrac

Une petite série de morceaux instrumentaux 70s, c'est en vrac, avec un peu de tout, et parfois je le reconnais très peu d'informations...
A little serie of 70s instrumental tracks, a bit of everything, sometimes not so much informations...

Resonance - safari love (1974)
probablement inspiré de wild safari de Barrabas, Camison et Bachelet signe un morceau très funky avec bcp de percus, et des sons d'animaux
a track seems to be inspired by wild safari (Barrabas), a funky track with a lot of percussions and samples effect of animals

los Pekenikes - tabasco (1971)

compilé par vampi-soul l'année dernière, un très beau titre des Pekenikes, un groupe avec un histoire tumultueuse et complexe de line-up
compiled by vampi-soul last year, a very good track by los Pekenikes, a band with a very complex story of line-up

Joe Galigan - missa negra (1972)
j'ai aucune info sur ce sympathique instrumental, un peu kitch mais chouettos
i have no informations on that funny instrumental, a bit kitch but nice

mardi 20 mai 2008

Golden Hands - what to say - part 1 - (1973)

En ce dimanche de printemps mi-figue mi-raisin, je fais un petit tour aux puces de Clignancourt à la recherche de quelques 45 tours , dans une des boutiques que je visite régulièrement, je me dirige comme à chaque fois vers le bac "à pas cher" généralement rempli de daubes, de disques cools mais courants, et parfois quelques bons disques mais pas en super état. Je commence ma recherche névrosée, c'est pas très fructueux, jusqu'à ce que je tombe sur CE disque, quelques temps auparavant repéré sur le forum du site 45toursderockfrancais (lien dans les favoris à droite) , alors là de suite mon coeur s'emballe et je sors le disque: OUI c'est le bon, et ouf il a l'air en assez bon état! Je cache mon trésor sous d'autres disques plus anodins, puis je passe à la caisse: 11 € ... pour une dizaine de disques, dont un excellent Carriage Company (feel right / in your room, en assez bon état), un pas mauvais du tout New Inspiration (lonesomeway face b du plus anodin judy) quelque disques de Philly chouettos et d'autres bricoles (un Doc & Prohibition par exemple). Une fois rentré à la maison je pose le diamant sur le sillon et là j'entend le fameux "what to say" même si il ne vaut pas à mon avis les 50$ auquel on le trouve parfois (une enchère repertoriée sur Popsike à ce prix là), c'est une bonne claque, ce trio marocain, fait une sorte de rock psychédélique avec un super jeux de guitare, si la prod n'est pas ouf de ouf, il y a incontestablement de l'originalité, de l'idée, bref ça def! Sur ces lascars fort doués je ne sais que peu de choses (toutes glanées sur le fameux forum), ils auraient sorti 3 simples dont un rarissime avec une reprise de Mirza, et ils auraient été produit par Vigon, en tout cas je vous convie de suite à l'écoute du frénétique et très réussi "what to say" part 1 (la part 2 est encore plus guitaristique mais structurée bizarrement) .

Here is one of my last discovery in the "junk" box of a record shop, for very cheap thanks to some information on them on a great french forum (45toursderockfrancais, thoses guys are great!). Golden Hands are a trio from Maroco they released about 3 7inches in the 60s and 70s, including "what to say" in 1973: it's an awesome psychedelic track with a nervous beat (so sad the production isn't a bit more rough and louder) and some great guitar works!

écouter / listen to what to say



samedi 10 mai 2008

the Commodores - determination (1973)

The Commodores sont un groupe de l'Alabama formé sur les cendres de deux formations locales les Mystics et les Jays avec un certain Lionel Ritchie au saxo, puis au chant. Après un simple sur Atlantic (avec deux instrumentaux bien cools! dispo sur une des compilations Funk Drops de chez Warner) le combo signe sur le label Motown, et en 1974 sort leur premier album "Machine Gun" du funk , du vrai, très loin des mièvreries dont nous a abreuvé Lionel Ritchie dans sa carrière solo. Determination est la face b d'un simple sortie l'année précédente (et ne figurant pas sur le tracklisting de l'album) sur le sous-label Rare Earth (le groupe du même nom y était également signés), un excellent morceaux funky avec quelques réminiscences psychédéliques (dont une guitare fuzz très chouette).

The Commodores is an Alabama band build on two local combos the Mystics and the Jays. After released a simple on Atlantic with 2 nices instrumentals, the band signed with Motown , and released severals song before an LP in 1974 "Machine Gun". Determination is the b-side of 1973-single, it's a fine piece of funk with psychedelic soul sounds , it was released on the sub-division of Motown Rare Earth.

écouter / listen to determination

lundi 11 février 2008

Stelios Vlavianos - à travers Montmartre (1973)

A travers Montmartre est la face B du thème d'une série télévision chantée par Demis Roussos. C'est excellent morceau dans une veine assez similaire à celle de shaft, mais avec néanmoins un son plus européen, il y a une ligne de basse bien lourde, et une flûte bien stylée. Par contre j'ai pas vraiment d'info sur l'auteur de ce titre, je crois qu'il a pas mal bossé avec l'ami Demis en dehors de ça j'en sais pas beaucoup plus.

A travers Monmartre is the b side, of the generic of a french tv serie sung by Demis Roussos. It's a fine track wich reminds a bit the Shaft introduction, with a loud bass and a groovy flute. Unfortunately I'm have not so much information to tell about the autor Stelios Vlavianos.

écouter / listen to A travers Montmartre

vendredi 19 octobre 2007

the Persuaders - love attack (1973)

Après les Classic Sullivans, on continue avec un autre morceau de soul sortie la même année Love Attack de the Persuaders. Signé sur Atlantic, ce groupe de New York connait un très grand succès avec le titre Thin line between love & hate, cependant ils ne s'imposent pas pour autant comme une valeur sûre dans le paysage soul américaine, il faut dire que la concurrence est rude! Si ils sont surtout connu pour un son assez mellow / smooth j'ai choisi un titre de très bonne facture dans une veine assez proche de la soul psychédélique des Chi Lites, O jays voir Temptations...Désolé pour la qualité du son, c'est un rip de mon vinyl, le morceau n'est malheureusement pas disponible sur cd à ma connaissance (?).

écouter Love Attack

Another soul tune from 1973! The Persuaders is a soul vocal band from NYC, they were on Atlantic records, and did a big hit with thin line between love and hate.Love attack is a fine tune wich reminds me a bit the psychedelic soul of O Jays, Chi-Lites and maybe the Temptations. Sorry for the "poor" sound quality, it's taken from my own vinyl copy (as the scans).

listen to love attack

the Classic Sullivans - paint yourself in the corner (1973)

Ma dernière excursion dans un disquaire m'a donné envi de parler de ce très beau morceau de Modern-Soul (dispo sur une très belle compilation chez Warner). Je fouille les bacs situés en dessous là où l'on met les daubes et les disques pas triés (ya pas que du nul ya aussi qq ojays etc.), j'en ressors avec disons 40 ou plus 45tours de toute sorte. Parmi les disques, un 45t dans une pochette blanche, avec le logo du label Kwanza, il me semblait avoir vu ce nom quelque part sur une compilation de funk, je me dit que j'ai rien à perdre à l'écouter, une fois sur la platine, la première face n'est pas top, mais par habitude je met l'autre face sans trop y croire, et là super bonne surprise, je reconnais direct le morceau sans savoir d'où...Je le prend, et après vérification je le connaissais d'une compilation cd (you'd better believe it). Parlons en un peu de ce 45tours d'ailleurs, the Classic Sullivans est une formation de soul américaine mené par Eddie Sullivan qui cosigne d'ailleurs ce morceaux. Ce Eddie Sullivans est un ami de Marshall Thompson (l'autre auteur), un des chanteurs du fameux groupe de Chicago les Chi-Lites, il produit également le disque. La connection "chicago" explique peut être ce timbre de voix qui rappelle Curtis Mayfield et d'autres chandeurs (Gene Chandler) de cette ville. Bien qu'ayant de bons retours de la part des djs qui le jouent régulièrement, le titre ne fonctionne pas particulièrement bien sur un plan commercial, le groupe en reste à quelques singles et n'arrive pas à percer, dommage à l'écoute de ce très beau titre de soul 70's on se dit qu'Eddie et les siens auraient mérité mieux!

écouter paint yourself in the corner

The other day I was in a second hand vinyl shop in Paris, I had taken a lot of 7inches to listen, among them, one with the Kwanza label, I listenned to it, the first side was not so good, but I put the second one , and it's was really great, I known the song from somewhere but at this moment I didn't remember from where, actually it was on a great modern soul comp' by Warner (You'd better believe it). The Classic Sullivans is a soul american band, the leader (Eddie Sullivan) was a friend of Chi-Lites member Marshall Thompson wich produced also that 7inches. Put yourself in the corner is a fine piece of smooth soul, the voice remind me a bit Curtis Mayfield.

listen to paint yourself in the corner