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dimanche 6 juillet 2014

45 Tours français (3): Roxette - Natacha (1982)

Roxette Natacha / Tout, Tout, Tout (pour les petits vietnamiens) 1982

Roxette est une formation grenobloise ayant édité deux 45 tours entre 1982 et 1986, le premier sur KO Records et le suivant chez Tarass Production.

Mettre en avant une reprise est toujours un choix risqué ! Cette Natacha là est une relecture du classique écrit part Henry Glover et Morris Levy pour Joe Jones mais surtout connu à travers la version surfarfisa des Rivieras. Nous ne saurions dire laquelle des deux avaient en tête nos Roxette à l'enregistrement, peut-être plus simplement ont-ils usé leur disques punque des Ramones et Dictators ? Natacha tire malgré tout son épingle du jeu, le texte n'y est d'ailleurs pas étranger. On imagine bien volontiers une jeune fille éconduire un prétendant de la sorte. L'amoureux se saisit de sa guitare et tient sa revanche, joyeuse et exubérante ! Dans une esthétique punk, powerpop, mod revival cette version est aussi endiablée que maitrisée dans sa production. Le solo de guitare est concis et gicle comme le bouchon d'un magnum de champagne en boite de nuit. Les compilateurs des powerpearls et shake some action ne s'y sont pas trompés en glissant nos grenoblois dans leurs séries respectives ! Tout Tout Tout (pour les petits vietnamiens) est une composition originale du groupe (signée Guadaloppa-Minelli) d'excellente facture et tout à fait cohérente avec l'autre face de ce charmant 45 tours. Le texte est encore une fois tout à fait amusant, un petit cousin d'Et Moi Et Moi, Et Moi quand la musique évoque The Lambrettas ou The Jags. Ce titre mériterait tout autant que la face A d'avoir les faveurs des amateurs de pop mélodique et nerveuse.

Le groupe signe 4 ans plus tard un second 45 tours, un peu moins réussi mais pas honteux, manquant peut être de ce petit plus de concision et de précision à l’œuvre dans ce pétillant deux titres.

écouter Natacha
écouter Tout, Tout, Tout

samedi 16 novembre 2013

The #1s - Sharon EP (2013)

Les #1s sont une formation powerpop de Dublin, un des rares groupes actuels que j'associe à la ville avec les September Girls et The Urges. Ils ont déjà sorti trois 45 tours (dont un split), celui ci est leur second, sorti il y a quelques semaines seulement sur deux labels: les allemands de Alien Snatch Records et les américains de Sorry State.

La pochette donne le ton, les 4 gaillards balancent une powerpop débauchée par le garage et le punk. "Sharon" et "Boy" sont des chansons uptempo et nerveuses très réussies. La première s'ouvre sur un riff bien senti, les choeurs en "woho" sont bien cools. Le titre évoque en filigrane les meilleures formations mod revival croisées avec les groupes actuels de powerpop dépositaires de l'esprit des Exploding Hearts. "Boy" maintient le rythme mais sur un registre plus joyeux aux inflexions 50s (pas si éloigné que ça de ce que faisaient les excellents Cave Weddings ou Harlem), une charmante chanson d'une minute et vingts deux secondes ! Le disque se conclue sur "Girl" un très jolie slow et l'un des meilleurs titres de l'EP (lequel choisir ?). Les #1s s'y montrent aussi à l'aise que sur les titres les plus enlevés.

The #1s est une formation à suivre pour les amateurs de powerpop, on est content de voir des groupes britanniques comme eux ou Virals s'attaquer au genre. Peut-on voir en eux des successeurs des Undertones qui savaient aussi conjuguer simplicité et fraicheur ? L'avenir nous le dira, mais cet EP est une très bonne entrée en matière !



vendredi 27 septembre 2013

Mystery Date - Dreaming in Black and White 7' (2013)

Mystery Date est une relative obscure formation de St Paul / Minneapolis que je suspecte d'avoir des membres en commun avec les excellents Real Numbers. Ils ont sorti cet excellent 45 tours sur le très bon label local Three Dimensional Records (Real Numbers, Boys Club, Tuff Bananas etc.).

Dreaming in Black and White serait sorti en 1979 de l'autre coté de l'Atlantique, la presse aurait qualifié le groupe de locomotive du Mod Revival pas loin des Purple Hearts ou des Chords. Cette chanson est un petit tube en puissance, une base bien nerveuse, une mélodie pop soyeuse et cette basse pour assurer le liant qui fait monter la mayo comme il se doit ! Une tuerie qui rappelle les collègues de label Real Numbers en moins marqué par les TVP et l'indie-pop DIY mais avec ce même sens de l'énergie et de la chanson ! En face B les américains proposent Endless Nights dont la courte durée (2 minutes 40 , le timing parfait ?) n'est pas proportionel au plaisir que vous pouriez prendre à l'écouter ! Dans la veine de la face A la chanson est au moins aussi accrocheuse, et donne envie de danser toute la nuit et de d’enquiller les pintes plus vites que les bouteilles de bordeaux quand Depardieu traine avec son pote Poutine.

Mystery Date ne propose pas une musique révolutionnaire (ils laissent ça à Fauve - rire) mais wahou ça fout une (tuff) banane de dingue à minuit un lundi soir ! Bref un super 45 que tout amateur de powerpop, de punk de poppeux, d'indie-pop pour punk etc. se doit d'acheter et chérir dans sa précieuse collection de disques, les plus téméraires pourraient même avoir envie de passer ce disque en soirée à des pauvres âmes innocentes pas encore atteintes par ce mal incurable qu'est la pure pop.




vendredi 24 mai 2013

Real Numbers - Only Two can Play EP (2013)

Les Real Numbers ne se pressent pas, depuis 2008 ils livrent chaque année un single ou un EP. Elli Hansen le leader joue par ailleurs dans les excellents Cozy dont nous avions causé pour leur premier (et unique à ce jour) single sur Hozac il y a quelques mois. Les trois derniers disques de la formation américaine reprennent une esthétique similaire assez cool d'ailleurs, formant une sorte de triptyque musical.

Only two can play , leur second EP en format 12 pouces est sorti en avril dernier et il est archi-chouette. Avez vous déjà imaginé une chanson de moins d'une minute ? Les Real Numbers l'ont faite et ça n'est pas si perturbant que ça , c'est même franchement cool. Les 6 morceaux sont balancés en une douzaine de minutes au grand max, chez les américains on ne se perd pas en digression, tout est calculé au plus juste, pas de gras que du muscle ! Sur la base punk / powerpop de leurs premiers disques les Real Numbers ajoutent à leur musique des éléments d'indie-pop, quelque chose d'assez Television Personalities, peut-être ces très jolies lignes de guitare au son clair et cristallin !

Cet EP confirme la bonne trajectoire du groupe, qui sortie après sortie affine sa musique. Si les influences du groupe sont connues et assumées, ils en tirent un truc vraiment cool et personnel, quelque chose de punk et énergique mais avec une certaine fraîcheur et naïveté. Un charmant disque d'un excellent groupe à découvrir.

Three Dimensional Records







lundi 13 mai 2013

Youthbitch - Don't fuck this up (2012)


Youthbitch est un groupe de Portland, Don't Fuck This Up est leur premier album après une cassette. La pochette ne doit pas vous faire renoncer à l'écouter de cet excellent petit disque !

Le groupe pratique une powerpop assez musclée avec de sérieuses inflexions punk voir garage-rock. On pense à des formations comme Crusaders of Love, Sun Sick ou encore les excellents Cold Warps, ça plaira aussi aux adeptes du label Dirtnap (Bad Sports, White Wires, Exploding Hearts etc.) chez qui ils ont apparemment sorti un 45 ! Don't Fuck This Up enchaîne 11 titres à toute berzingue, des jets de guitares sortent de partout en soli dégoulinants avec ce qu'il faut de mauvais goût (c'est à dire un petit peu), les riffs sont bien gras et consistants, les mélodies entraînantes. La production est à l'os, un peu sale mais suffisamment convaincante pour ne pas vous rebuter d'envoyer ça dans vos esgourdes à plein volume (et si possible en vinyle comme le fait remarquer très justement le bandcamp). Le groupe enrobe sa hargne avec de la pop mais ne voyez pas dans ces Youthbitch des tendres, ils balancent plus d'énergie qu'une centrale nucléaire en surchauffe. 

Don't Fuck this Up est le genre de petit disque sur lequel on est heureux de tomber. Un plaisir simple, des types qui se réunissent pour balancer la purée avec les amplis à fond et jouent comme si leur vie en dépendait. Ce genre de disque qui ne paient pas de mine et que l'on se surprend à écouter plus que de raisons, beaucoup moins chiant il va s'en dire que les crottes prétentieuses de Fauve...


  

vendredi 8 mars 2013

The Barbaras - 2006-2008 (2012)

Goner réédite depuis quelques temps pas mal de disques de la galaxie Jay Reatard. Après l'album des Lost Sounds voici une compilation de morceaux (inédits pour la plupart) des Barbaras, un autre groupe de Memphis dans lequel apparait les deux gaziers qui accompagnait Jay sur scène ainsi que des futurs membres des Magic Kids. Ces morceaux ont même été sauvés sur le disque dur du musicien disparu trop tôt.

2006-2008 en tant que compilation n'a bien sûr pas le même flux qu'un album conçu comme tel, le son est parfois un peu trop saturé (par exemple sur annual botanical) on sent le coté démo  mais cet ensemble a tout de même de la gueule. 2006-2008 constitue une très belle surprise, un plaisir à coté duquel il serait dommage de passer en particulier si vous êtes fan du dernier album de Jay Reatard. 

Les Barbaras proposent une pop débraillée un peu punk un peu bubblegum. Les trois quarts des morceaux passent sous la barre des trois minutes , certains même moins de deux minutes, cette concision colle parfaitement à l'esprit du disque. On va à l'essentiel mais on n'oublie pas la fantaisie. Les arrangements font preuve d'une subtilité peu courante dans ce genre de disque même si évidemment il ne faut pas s'attendre à du Jacco Gardner ! La force de 2006-2008 est un songwritting de vraiment bonne tenue et même franchement tubesque à quelques occasions. Superball est une bombinette sucrée géniale, tout comme flow, deux morceaux qui collent aux dents des heures. 

2006-2008 est un disque spontané, bordélique, charmant et attachant. Les Barbaras auraient peut être mérités une reconnaissance de leur vivant mais cette compilation de démos fait honneur à leur musique, et constitue un génial témoignage à coté duquel il serait dommage de passer si on est un peu sensible à la pop énergique et bancale. 

Le site de Goner Records.



jeudi 14 février 2013

Sun Sick - Holidays Tape (2012)

Sun Sick est un groupe marseillais, Holidays est leur première cassette , elle est sorti sur le label Crapoulet (également une distro punk / hardcore etc.) à 66 exemplaires.

Cet EP propose 6 titres oscillant entre punk et powerpop, pas très éloigné d'autres formations françaises comme les Crusaders of Love ou les Protokids ainsi que de groupes américains comme les Cute Lepers, Bad Sports, les Exploding Hearts (sur les titres les plus pop du groupe marseillais) et canadiens comme les White Wires. La production est assez lo-fi mais convient parfaitement avec les intentions du groupe. En tant que poppeux j'ai bien sûr une petite préférence pour les morceaux les plus ouvertement mélodiques, je suis en particulier bien client de l'excellent "When I'm Home" (le tube de la K7) ou encore le très réussi "Crossed Eyes".

La cassette est malheureusement sold-out mais n'hésitez pas à aller écouter ce très bon premier EP sur bandcamp !


 

 

mercredi 26 octobre 2011

Bad Sports - Kings of the Weekend (2011)

Il y a deux ans sortait le premier Bad Sports, on l'a découvert un peu plus tard et chroniqué ici même. Ils reviennent ces jours-ci sur Dirtnap (White Wires, Tranzmitors, Goodnight Loving) avec un second LP intitulé Kings of the Weekend.

Ceux qui connaissent le premier ne seront pas surpris, ce nouvel album est dans la droite lignée du prédécesseur: pop punk à fond la caisse sans se poser de question! En gros on prend un soupçon de mélodies pop, une production à l'os sans superflu, des rythmiques bien nerveuses et on secoue le tout avec une touche de hargne. Bref les mecs n'ont pas inventé le feu, mais c'est pas pour autant que l'on s'ennuie, car ce genre de disque fait toujours son petit effet surtout quand les chansons suivent (ce qui est le cas ici surtout quand les Bad Sports varient les plaisirs!). On ne doute pas que ça plaira aux fans des Ramones et de tout ce qui touche à la power pop et au pop punk.

achat: amazon (fr) / dirtnap


Bad Sports - June Sixteenth

mercredi 19 octobre 2011

Protex - strange obsessions (1980 / 2010)

Protex, drôle de nom pour un groupe de punk, surtout quand on sait qu'il s'agit d'une marque de capotes, mais... les types ne connaissaient pas le nom autrement que par le "protex blues" des Clash sur leur premier album. Strange Obsessions n'est pas sorti à l'époque, si des légendes circulent sur un pressage rarissime, il ne verra officiellement le jour qu'en 2010 grâce à l'excellent label US Sing Sing (dont on reparlera pour la réédition de l'album des Leopards de 1976). Jusqu'ici les fans devaient donc se contenter de la poignée de singles sortis sur diverses labels dont Polydor. Malgré le support de Chas Chandler (membre des Animals puis manager de Slade et Jimi Hendrix) l'album sera laissé dans les cartons jusqu'à nos jours...

Strange Obsessions auraient peut être pu devenir un classique du punk irlandais, en effet les Protex se placent en petits frères turbulents des Undertones, avec les mecs de Derry ils partagent ce goût pour les mélodies bien troussées qui restent scotchées dans un coin du cerveau et sont bien difficiles à déloger. Certes tous les morceaux n'ont pas le même potentiel de séduction mais les plus valeureux d'entre eux sont de vrais petits tubes en puissance et on s'en prend à rêver d'un autre sort pour ce beau groupe de Belfast. Le son de l'album a un petit coté "cracra" ambiance enregistrement de démo mais cela ne nuit pas aux chansons qui, présentées dans leur plus simple appareil, gardent toute la spontanéité, ça fonctionne à merveille ainsi.

En gros si vous êtes fan des Buzzcocks, Boys, Undertones ou de groupes actuels comme les Exploding Hearts, Cute Lepers, ou Bad Sports il y a de grandes chances pour que ce disque ne se déloge pas de la platine une fois que vous l'y aurez mis.

SING SING

achat: pour les parisiens dispo chez Born Bad ou Pop Culture
GONER


Protex - Forever

lundi 8 août 2011

The Undertones - you've got my number

Chaque semaine avec Adrien nous faisons une petite tournée des disquaires, je vous avouerai qu'en aout la tâche est un peu plus difficile, beaucoup moins d'approvisionnements et pas mal de disquaires fermés. Enfin bref il y a deux ou trois semaines je suis tombé sur ce 45 des Undertones, avec la pochette française que je ne connaissais pas. J'étais habitué à l'anglaise, les deux sont très différentes, chacune ayant son propre charme. L'anglaise est plus moderne, elle joue sur les typographies, tandis que la française est d'avantage classique, la couleur permet peut être de casser un schéma trop simple. Dans le fond je préfère l'anglaise, mais la française a le mérite de mettre une photo du groupe, c'est toujours appréciable.

La face A est un titre original du groupe de Derry (en Irlande du Nord), du pure Undertones: riff simple mais hyper efficace, la voix si particulière de Feargal, et cette étincelle pour réussir des chansons pop à presque tous les coups. Sans que je sache vraiment pourquoi ce morceau me fait penser à Franz Ferdinand, c'est beaucoup moins vrai sur les autres titres du groupe mais you've got my number a une mélodie qui pourrait presque figurer sur le premier ou second album des écossais. En Face B on trouve une reprise du classique garage "let's talk about girls" du Chocolat Watchband, ça peut surprendre, mais quand on sait que la maison de disques des Undertones (Sire Records) a aussi réédité plus ou moins à la même époque la Nuggets de Lenny Kaye, alors tout de suite on devine où les irlandais auraient pu avoir l'idée! Au final un des nombreux excellents 45 tours des géniaux Undertones, leur deuxième apparition sur RPUT et puis je me dois de mentionner une review intéressante du blog Flower Bomb Songs.

Undertones - you've got my number


mercredi 20 juillet 2011

Cloud Nothings - s/t (2011)

Cloud Nothings est un des espoirs les plus prometteurs qu'il nous ait été donnés d'entendre ces derniers mois. L'année dernière il avait sorti une compilation de ces singles et EPs et on le retrouve cette année avec son premier vrai album. N'ayant pas (encore) écouté cette compilation, ma première rencontre musicale avec l'intéressé s'est faite avec ce disque, et ce, sous les meilleurs hospices.

Cloud Nothings sur album est en fait le projet d'un seul homme, jeune homme devrais-je même préciser puisque l'intéressé (Dylan Baldi) n'a pas 20 ans. Les premières comparaisons qui me viennent à l'esprit sont d'autres mecs "seuls aux manettes" sur disque: le défunt Jay Reatard, et pourquoi pas aussi Wavves. Cloud Nothings partage avec ces deux là en tout cas cette approche lo-fi mais pas trop, et surtout un talent certain pour écrire des chansons pop balancées en 3 minutes qui sonnent (toutes ou presque) comme des tubes potentiels. Cloud Nothings fait de sa jeunesse un atout, et en 11 morceaux il signe un premier album très réussi. Parfois ça manque d'un peu de variété à force d'être pied au plancher, mais pourtant impossible d'être tenté de retirer un morceau plutôt que l'autre car elles sont toutes excellentes.

J'ai pu lire ici et là que Cloud Nothings faisait de la powerpop, franchement j'en sais rien, peut-être pas, ce que je sais en revanche c'est que Dylan Baldi fait de la pop adolescente à guitare et que dans ce créneau là il sait de quoi il parle et sait toujours trouver la petite idée mélodique pour emballer les cœurs en sucre.

Cloud Nothings "Should Have" by Carpark Records

achat: amazon

mardi 12 juillet 2011

The Happy Thoughts - s/t (2011)

Hozac revient en force en ce milieu d'année sortant presque coup sur coup trois albums: Mickey (chroniqué par un très estimable collègue), the Peoples Temple (très bon disque dont j'espère vous reparler) et donc les Happy Thoughts.

Ce groupe est affilié à la très belle scène du Midwest qui comprend des formations comme les Sugar Stems, Jaill, Goodnight Loving ou encore les Midwest Beat avec lesquels les Happy Thoughts partagent régulièrement l'affiche. Au niveau des détails biblio je me dois d'ajouter qu'Eric avait un autre groupe, excellent, les Cave Weddings qui a sorti quelques singles sur hozac ou bachelor records mais a depuis été arrêté. Après ce déferlement d'infos passionnantes qui je l'espère vous ont permis un peu de situer le groupe passons à ce premier album.

The Happy Thoughts ne va pas révolutionner votre façon de voir la musique, il ne propose pas un discours particulièrement complexe et subtile (que certains seraient tentés de voir en synonymes de "relou"). Ici il est question d'amour sale ou des filles de l'indiana, bref du léger, du marrant, la vie, la vraie. Pour un peu ça rappellerait presque les programmes des Ramones, et musicalement cette comparaison se défend très bien. Les mecs du Midwest partagent avec ceux de NYC ce goût pour les mélodies simples et sucrées, trempées dans les girls group et la naïveté rock n roll. Ce dernier aspect est particulièrement développé chez les Happy Thoughts et on est toujours content de pouvoir caser Buddy Holly dans une chronique.

La douzaine de chansons qui compose cet album ne va pas vous révéler une quelconque vérité sur la vie, mais a bien d'autres qualités, elle sonne comme une BO idéale d'un été naissant, époque où l'on a envi de laisser ses problèmes de coté et s'aérer les méninges. Qui plus est c'est un des meilleurs disques dans le genre que j'ai eu l'occasion d'écouter cette année, impossible de résister à des petites pépites crétines comme "dirty love" "indiana girls" ou "never gonna do it", ça ne va pas chercher bien loin certes mais les Happy Thoughts prouvent que cela n'est pas nécessaire.


Happy Thoughts 'Sweet Dirty Love' by HOZAC RECORDS

achat:
HOZAC /

dimanche 5 juin 2011

Zebrassieres - beach fight (2010)

Je vous en parlais il y a deux jours, comme les White Wires les Zebrassieres ont sorti un disque sur le label Going Gaga, en l'occurrence, gooey zoo un mini-lp 8 titres "one sided" (ils sont tous gravés sur la même face, je suppose pour des questions de coûts de pressage). Ils sont canadiens et partagent régulièrement la scène avec les excellents Mother's Children. Là où les seconds privilégient un son (en partie) inspiré du début des 70s les Zebrassieres regarde du coté du punk 77 sans cependant mettre de coté les mélodies. En gros ça va vite c'est concis, efficace, avec plein de synthés / clavier (ce qui donne une petite touche new wave) mais ça reste profondément pop. On attend maintenant le groupe sur un format plus long (un "vrai" LP) pour se faire une idée plus précise mais ce premier disque est une très bonne carte. Il manque comme chez White Wires un ou deux morceaux moins "rentre dedans" pour casser un peu le rythme, ceci dit c'est quand même pas mal engager cette affaire.

Beach Fight by zebrassieres

BANDCAMP

vendredi 3 juin 2011

White Wires - is everything square (2008)

En cherchant quelques infos sur les White Wires j'ai appris deux choses: 1) ils sont canadiens 2) avant de sortir chez douchemaster en 2009 leur premier album avait été édité dans leur pays par le label going gaga l'année précédente. Pas sûr que ces données vous semblent capitales, mais elles me parlent dans la mesure où je comptais également faire un sujet sur une autre formation canadienne évoluant dans un registre pas si lointain: les Zebrassieres dont le disque est sorti chez, je vous le donne en mille... Going Gaga. Les chiens ne font pas des chats parait un dicton approprié, ceci dit on pourra se contenter aussi d'un "tout est relié" (et pas besoin d'internet pour cela).

Bon hé bien tout cela ne vous avance par contre pas tellement sur la nature musicale de ce groupe nord américain... Là je vais sortir une autre référence, du label américain qui a réédité le disque: Douchemaster. Bad Sports est le groupe qui me vient le plus à l'esprit à l'écoute de girly girly girly , disons que l'album des américains est peut être un peu plus varié mais ça ne retire rien aux mérites des canadiens qui se débrouillent très bien dans ce registre garage-pop punk-lo-fi efficace, tendu mais toujours mélodique. Détail amusant les deux groupes suivent une trajectoire proche: un premier album sur douchemaster et un second sur dirtnap. Ce n'est pas non plus très étonnant que les White Wires aient sorti un 45 chez Trouble In Mind, il y a une certaine parenté avec les CoCoComa que j'ai eu l'occasion de vous mentionner par le passé. Les 9 titres sont balancés sont à fond la caisse, on aurait aimé parfois que les White Wires lèvent un peu le pied pour proposer un ou deux morceaux plus variés, mais ça reste une entreprise assez jouissive, un truc parfais pour se décrasser les neurones le matin ou les oublier le soir.

White Wires - is everything square


DOUCHEMASTER

samedi 14 mai 2011

the Cute Lepers - i can't do things

Les Cute Lepers reviennent en ce début 2011 avec un troisième album intitulé Adventure Time, seulement un an après la précédente livraison, 3 albums en moins de 4 ans et une flopée de singles, le groupe ne perd pas son temps.

Adventure Time ne sera pas l'album de la maturité, non nos Mignons Lepreux ont décidé de rester bloquer quelque part entre 16 et 25 ans. Leur punk 77 est toujours aussi direct, sucré et terriblement pop, pas de révolution majeure à signaler dans leur musique donc. Les Cute Lepers naviguent dans cette lignée tracée par les deux précédents quelques part entre les glorieux ainés (Buzzcocks, Boys, Ramones, Undertones) et les jeunes pousses des années 2000 (Exploding Hearts, Powerchords, Clorox Girls, Cococoma), avec toujours ces chœurs féminins, petite touche unique de la formation.

Niveau compositions c'est toujours aussi bien fichu avec la dose de guitares tranchantes qui rentrent dans le bide, de riffs saignants, de refrains à reprendre tous ensemble, de mélodies pop accrocheuses... Bref du vu et revu mais très bien fait même si ça manque de variété et d'un peu de nouveauté par rapport aux précédentes livraisons. L'album dans son ensemble tient très bien la route, on les préfère cependant quand ils sont un peu moins en pilote automatique et qu'ils osent sortir d'un schéma parfois trop bien fait pour nous captiver tout du long. Un album chouette, mais pas décisif, comme je suis assez fan du genre ça me suffit, mais pas sûr qu'un 4ème album de la même teneur me tienne en halène.

Néanmoins je vous invite tous à aller à leurs concerts, car oui les Cute Lepers sont en tournée en France en ce moment, notamment ce soir à la Java (Paris), et ça devrait être cool.

mp3: The Cute Lepers - i can't do things
achat 33 tours: Damaged Goods

samedi 19 février 2011

The Red Hearts - let's get lost (2008)

Les Red Hearts ne nous donnent plus de nouvelles depuis 2008, après deux singles (celui ci en 2008 et un précédent sur Mean Buzz en 2006). Doit-on considérer qu'ils ont splitté? C'est possible, en tout cas le guitariste et principal compositeur du groupe, à en croire les deux chansons de ce 45, Lenny Pops joue maintenant dans les Warlocks, mais je préfère les Red Hearts. Let's get lost est donc la face A de leur dernier single en date, sorti sur le label français April 77 (une dizaine de références, lui aussi disparu aux dernières nouvelles), c'est une chouette ritournelle pop aux accents power pop & new wave anglaise (Costello en tête), la face b "the big rip off" est très bien aussi, et le clip rappelle celui de pump it up!

Red Hearts - let's get lost

jeudi 17 février 2011

The Boyfriends - i'm in love today (1978)

The Boyfriends sont un éphémère groupe créé par Pat Collier après son départ des Vibrators. Ils n'ont sorti que trois singles sur United Artists, le meilleur étant à mon avis le premier. I'm in love today est en effet une petite perfection de power pop à l'anglaise avec des claviers (pas si éloigné que ça du Costello de this year's model), on regrette que le groupe n'ai pas eu un peu plus de succès car forcément ils auraient pu nous refaire le coup de cette petite tuerie d'autres fois... On se contentera des trois singles, pas si difficile que ça à trouver d'ailleurs, et puis Pat Collier a ensuite mené une carrière en tant que producteur loin d'être ridicule, produisant les premiers Katrina and the Waves (période "indépendante") les Soft boys ou encore les Soup Dragons!


The Boyfriends - i'm in love today


vendredi 11 février 2011

the Tranzmitors - you get around (2010)

Si vous suivez ce blog depuis un certain temps vous avez peut être déjà croisé les Tranzmitors, en tout cas j'ai déjà eu l'occasion de leur consacré quelques lignes pour un de leurs précédents singles. Donc petit rappel, les Tranzmitors sont une formation canadienne de power pop / pop punk sous forte influence fin 70s (les Jam, Elvis Costello, etc.) et ils font vraiment de super chansons, j'adore la compilation de singles "busy singles" sorti sur Deranged il y a pas si longtemps. Ce nouveau 45 est sorti sur Dirtnap label également pas inconnu de nos services puisque mentionné au moins deux fois pour le dernier LP et le 45 des géniaux Goodnight Loving, je suspecte l'arrivée prochaine d'un second LP qui je l'espère sera très réussi. Ce 2 titres en tout cas est fort chouette (avec une pref pour la A, mais la B est bien aussi), il est dans l'esprit des précédentes livraisons ce qui me va parfaitement, en tout cas vous devriez vous penchez sur ces canadiens, particulièrement si vous êtes fans de formations comme Cococoma, Exploding Hearts, Gentleman Jesse and his men, the Red Hearts, etc.

Tranzmitors - you get around

BUY IT ON DIRTNAP
sûrement dispo chez vos fournisseurs habituels (boutiques, distro...) j'ai acheté ma copie chez Born Bad

jeudi 27 janvier 2011

Bad Sports - and it goes (2009)

Bon je vous avouerai que je sais pas grand chose sur ces Bad Sports. Il y a des membres des Wax Museums dedans (quelqu'un sait à quoi ça ressemble?). Par contre c'est signé sur le toujours très fiable Douchemaster Records (Half Rats, Gentleman Jesse and his men, Crusaders of Love, Cheap Time, Lover! ...) et c'est assez dans l'esprit de ce que j'aime généralement dans les sorties de ce label. Le disque démarre sur un titre très hargneux, assez punk, mais dès le second morceau ça s'adoucit et vire gentiment vers le pop punk avec des "papapapa" et autres réjouissances du genre, sans jamais quand même perdre de vue une certaine énergie et un coté bien rentre dedans limite gros cul. Il y a des chansons qui font 1m06, elles passent très bien, et d'autres dans des durées plus classiques , autour de 2 minutes 30. L'album déroule en 14 titres bien musclés mais mélodiques, c'est parfois un poil linéaire (disons que s'enfiler les deux faces de suite c'est peut être un poil optimiste, mais quand même très faisable, je viens de le faire là pour en parler). Quelques titres viennent alléger un peu le propos et ouvrir des horizons intéressants les très bons "and it goes" & "should've known", vraiment super. Je pense qu'il s'agit de mes morceaux préférés avec "sinking you" "nothing but agitation" et "why say don't". Globalement sans être un album révolutionnaire c'est un disque revigorant frais et bien péchu qui plaira aux amateurs de Jay Reatard, Cheap Time, Lover! etc. des références très cool en somme.

Bad Sports - and it goes


Douchemaster Records

samedi 11 décembre 2010

FM Knives - 16 DOA (2002)

Les FM Knives sont une formation américaine des années 2000. Ils n'ont sorti qu'un seul album "Useless & Modern" en 2002 ainsi qu'une paire de singles et EP. Depuis leur guitariste (et également producteur) Chris Woodhouse tourne avec the Intelligence. J'ai eu la chance de découvrir ce disque grâce à un sujet lancé sur le forum 45toursderockfrancais, j'en profite pour remercier les membres de leurs conseils avisés, si jamais ils passent par ici.

La pochette du disque est pas terrible, mais elle ne doit pas vous empêcher de vous précipiter sur ce disque si vous aimez les trucs pop punk. Petit détail amusant, la durée de l'enregistrement est précisée, et pour votre information les FM Knives ont plié leur job en 6 petites heures, soit un temps proche de celui du premier Beatles, avant que ceux-ci ne tournent le dos à la scène et à l'énergie de leur débuts. La production est pas mal du tout, je pense que cela a été entièrement enregistré en live avec quelques overdubs ici et là pour les voix ou une guitare lead. La batterie manque d'un peu de précision (dans l'enregistrement, pas le jeux) mais l'ensemble a quand même de la gueule, ça sonne plutôt pas mal cette histoire. Musicalement les FM Knives font dans le pop punk sous influence fin 70s mais avec un coté musclé plus moderne. Pour schématiser ça ressemblerait à un Buzzcocks (ou les Exploding Hearts) sous stéroïdes notamment grâce au jeu de batterie bien pêchu d'Ed Carroll. Si l'originalité n'est pas la principale qualité des FM Knives, les types savent écrire des bonnes (et même excellentes) chansons et mettent du cœur à l'ouvrage, du coup difficile de résister quand on est sensible à ces petites mélodies pop aigres-douces speedées.

J'ai bien envi de recommander à mon tour ce disque, car dans le genre les FM Knives se débrouillent superbement bien. C'est plein de vie, d'énergie, ça se prend pas trop le chou, et ça donne envi d'y revenir souvent, je trouve ça déjà plus que pas mal, pour moi ça le fait bien en tout cas.

FM Knives - 16 D.O.A.




j'ai vu un exemplaire en vinyle chez Born Bad il n'y pas très longtemps, sinon on peut le pécho sur amazon pour pas cher