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jeudi 19 janvier 2017

The Honeybus "I can't let Maggie go"

Il y a un mois j'évoquais en votre présence mon amour pour les années soixante, ce vieil ami que j'aime à retrouver pour parler de mes déceptions amoureuses ou tout simplement du sens de la vie... Les glorieuses sixties sont toujours rassurantes et flatteuses. Les arrangements ne vous trahissent jamais: ils sont (presque) toujours de bon goût. Certes les mélodies ne sont pas toujours mémorables mais quand la musique est bonne les producteurs savaient comment en faire du pur miel pour les oreilles !

Prenons The Honeybus un des nombreux groupes pop de la capital londonienne se formant en 1967. En 1968, Pete Dello, un des membres du groupe, pond I Can't Let Maggie Go, sublime chanson pop aux arrangements baroques délicats comme de la dentelle. Un petit tube (8ème des charts anglais pendant deux mois) que le groupe ne parviendra pas à égaler. La chanson condense adroitement l'époque, elle est aimable et psychédélique, douce mais pas mièvre, gardant un peu de son mystère. On pense ainsi forcément à Wallace Collection (Daydream sortie un an plus tard) mais surtout à The Move (Blackberry Way, Flowers in the Rain) et peut être encore plus les Kinks dans cette intonation si britannique. I can't let Maggie Go , petit joyau d'une époque qui en comporte tant, mérite cependant toute votre attention, peut-être parviendra-t-elle, à rendre votre vie agréable quelques instants ?


samedi 12 mars 2016

Le Cœur: Pop en France

Le Cœur fut une formation toulousaine auteure de deux excellents 45 tours à la fin des années 60. Comme beaucoup de groupes de cette période, ses membres se rencontrèrent au lycée, jouèrent quelques concerts et montèrent à Paris. Ils se firent ainsi repérés par Barclay qui édita au cours de l'année 1969 deux simples. Ces derniers n'obtenant pas de succès, malgré d'évidentes qualités, le groupe finit par se séparer. Pourtant, deux de ses musiciens continuèrent dans la musique. Le plus célèbre d'entre eux est sans conteste Pierre Groscola, il obtînt un certain succès en solo et participa à de nombreux disques de variété dont "Hamlet" une collaboration avec Johnny Hallyday (voir la biographie de l'intéressé). Son camarade François Porterie fut peut-être plus discret mais participa à de nombreux tubes de variétés. Il nous intéresse peut-être plus pour sa participation au groupe rock progressif Moebius Bottle (dont il a en tout cas co-écrit certains morceaux) et pour la création du studio Condorcet de Toulouse, que l'on peut apercevoir en toile de fond du vidéoclip de "TVCQJVD" d'Aquaserge (lien youtube), seras-tu assez attentif pour reconnaître celui qui donne le top départ ? Si ce studio haut-lieu d'une certaine variété peu fréquentable dans les années 80 il fut aussi par exemple l'endroit où fut enregistré l'excellent premier album d'Ophiucus, un disque d'obédience acid folk (la sublime "Univers") mais avec quelques occasionnels jams électriques bien corsés !   

Revenons-en à Le Cœur, nos Toulousains. Leur morceau le plus connu (et le plus compilé) est certainement "Bye Bye City", une super chanson pop extraite de leur premier 45 Tours (lien youtube). Les DJs anglais ayant pris en passion ce titre, il vous sera aujourd'hui bien difficile de le payer un prix décent (son prix se chiffre dans la centaine d'euros)... L'autre 45 Tours "Rêve" (compilé sur une Fading Yellow) et sa face A "Un Soleil Assis Dans La Neige" est beaucoup moins recherché (on parle d'une vingtaine d'euros, très décent pour un disque français de cette époque - c'est moins que les EPs de covers de Ronnie Bird !), pourtant il est superbe et osons-le meilleur... "Bye Bye City" est certes un peu plus dansant mais "Un Soleil Assis Dans La Neige" est une magnifique chanson pop absolument parfaite à tous les niveaux: composition, arrangements vocaux, choix des instruments... C'est une orgie de douze cordes, d'harmonies vocales, de la pop de très grande qualité inspiré par les Beatles et comme on a rarement eu l'occasion d'en entendre en France. Dans mes souvenirs la face B est pas mal aussi sans être aussi classe que la A. Je suis d'ailleurs toujours preneur de pop francophone des années 60 aussi recherchée et aboutie !


dimanche 9 février 2014

The Frowning Clouds - Whereabouts (2013)

Depuis que le psychédélisme truste les cœurs des amateurs de musique underground, le garage semble un peu en retrait (sauf en France où il se porte merveilleusement bien) à mon grand regret. Je n'ai pas eu tellement de super albums à défendre dans le registre en 2013 (peut être 3 ou 4) et coté groupes les déceptions ont été plus nombreuses que les bonnes surprises (citons tout de même le fameux single des Ar-Kaics, l'album de Kaviar Special etc.). Dans les derniers jours de 2013 - soit bien trop tard pour les tops de l'année - a débarqué le second Frowning Clouds précédé par un EP cassette plus tôt dans l'année et un single l'année précédente (dont la face A est ici reprise), le tout chez les presque toujours fiables Saturno.

Nous ne faisons pas mystère ici de notre admiration pour le groupe australien et Whereabouts confirme nos espérances voir les dépasse. Le premier album était en effet sous forte influence Stones circa 65-66, celui-ci prend certaines libertés avec le concept et ce n'est pas pour nous déplaire ! Cette mutation était déjà en marche sur leur cassette qui évoquait autant Bo Diddley que les Byrds, deux noms que nous pourrions aussi cité ici d'ailleurs (surtout les californiens). Le premier titre balancé, le bien nommé product of the peanut butter company laissait entrevoir un virage à 180 degrés vers la popsike de Tomorrow et des premiers pas de Pink Floyd. Le titre se révèle pourtant être un trompe l'oeil largement tempéré par des attaques garage en règle, c'est à dire en dessous de la ceinture. Propellers démonte toujours la tête, tandis que Submarine excelle dans cet art du midtempo spécialité des Frowning Clouds. Bien sûr il émane de ce disque un doux parfum de Californie à travers des orgies de guitares carillonnantes et quelques incartades mélodiques orientalisantes mais ne nous y trompons pas. Les Frowning Clouds restent ce groupe garage que nous chérissons, avec toujours un son parfait, et un sens de la chanson inaltérable. En signant une chanson aussi fabuleuse que much to much too soon, les australiens m'ont dans leur poche, un solo de guitare brillant, une compo énorme, les mecs savent transcender une matière première excellente pour en faire des véritables bombes.

Est-ce que les Frowning Clouds font du psyché ou du garage ? Probablement à mi-chemin entre les deux, ils sonnent comme un groupe de LA de 1966 mais le font avec un tel enthousiasme et un talent si isolent qu'on leur excuse ce classicisme. Ces mecs méritent mieux, ils ont une des discographies les plus exemplaires des groupes que nous chroniquons ici. Frowning Clouds on espère qu'un jour vous serez reconnu à votre juste valeur, c'est à dire loin loin au dessus de la stratosphère. Si certains groupes se parent de la modernité pour offrir des tranches sous cellophane de psychédélisme bon teint, les Frowning Clouds vous balancent eux des gros jambons à la gueule.




lundi 28 octobre 2013

The Karovas Milkshake - Freak Out 7' (2013)

Les Karovas Milkshake sont une formation russe, ils viennent de sortir leur premier 45 sur le label américain Chickpea Records (la mondialisation a aussi parfois du bon non ?). 

Freak out en face A est un excellent morceau pop psychédélique offrant une place de choix à un orgue au son acide digne des meilleurs morceaux de garage rock US. Le gimmick au clavier est très cool , la production ne semble pas totalement justice à la voix mais ce défaut s'oublie bien vite. La compo respecte les codes du genre mais en conserve aussi la fraîcheur. Le titre est cool et a de la gueule. On est happé par les chœurs et cette voix nasillarde et orgueilleuse. Le solo de guitare est psychédélique à souhait, on en redemande ! En retournant le disque on tombe sur un factory de bonne facture, un titre solide plus garage-rock mais peut être pas aussi inspiré et inspirant que freak out .

Les Karovas Milkshake signent un premier 45 enthousiasmant qui espérons le trouvera le chemin vers les oreilles des esthètes du son 60s renouvelé et revigoré par les groupes d'aujourd'hui. Une pièce de choix à ajouter à votre collec' dans les plus bref délais en somme.


mardi 17 avril 2012

The Paperhead - Pictures of Her Demise 7 (2012)

Troube In Mind est décidément très actif ces temps via une fournée de singles (Resonars, Wrong Words etc.) ou encore le nouvel album des Hollows. Le nouveau simple de Paperhead m'a particulièrement plu.

Le groupe a déjà sorti deux albums, un premier disque autoproduit suivi d'un premier "vrai" album chez Trouble In Mind produit par le mec de Cheap Time. J'avais trouvé cet album plutôt pas mal mais définitivement un peu trop "patchouli" pour moi, j'étais forcément un peu curieux de l'orientation qu'allait prendre le groupe via un single.

Je ne suis pas déçu, au contraire, ce 45 est une excellente surprise, The Paperhead concentre son savoir faire et nous sort deux très belles chansons pop psychédélique dans un registre très anglais qui évoque le Pink Floyd des débuts mais aussi The Move ou les excellent Tomorrow, on est vraiment "dans l'esprit" (jusqu'au dos de la pochette dans le pure esprit des eps 60s), mais ça sonne très bien et les chansons sont super cool alors je vais pas m'en priver en ce qui me concerne. Deux morceaux qui aurait pu figurer sur le classique 25 o clock des Dukes of Stratosphear!


The Paperhead - She Is Above Me

mercredi 10 février 2010

the Move - flowers in the rain (1967)

Parler de Wizzard m'a donné l'envi de ressortir mes disques de the Move, par exemple ce SP avec en face A "flowers in the rain", une très belle chanson de pop psyché "à l'anglaise" comme Roy Wood et les siens en faisaient à la pelle autour de 1967 (par charité on passera sous silence la fin de leur carrière, à mon sens plutôt ratée, mais bon elle a aussi ses adeptes...).

A few days ago i talked about Wizzard, it gave me the idea to talk about the great band the Move. They were from Birmingham, and fronted by a young Roy Wood, already yet a great songwriter as you can hear it here on "flower in the rains" one of their numerous great singles from that time.

the Move - flowers in the rain

mardi 2 février 2010

Traffic - paper sun (1967)

Paper Sun est un magnifique morceaux de pop psychédélique signé de Traffic le groupe de Stevie Winwood (chanteur et organiste) après son départ du Spencer Davis Group dont il était le leader (au moins charismatique) malgré ce que laissait suggérer le nom. Musicalement c'est du tout bon en tout cas sur ce premier single très british (moi ça me rappelle the Move, suis-je le seul?). Il faut noter que le premier album est plutôt cool également (je ne connais pas les autres).

Paper Sun is the first single of Traffic, the new band of Stevie Winwood after he left the Spencer Davis Group. It's a great slice of psych-pop, with some cool sitar sounds, a real 67 diamond!

Traffic - paper sun