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vendredi 24 février 2017

Chook Race "Around the House"

Chook Race fut une de mes découvertes majeures en 2016. Après un premier album auto-édité, la formation australienne a en effet publié l'un des albums les plus cool de l'année sur l'un des labels les plus cool (Trouble In Mind, que l'on cite souvent !). En dix chansons, le trio de Melbourne développe une pop sémillante mais jamais niaise équilibre parfait entre mélodies pastel et guitares anguleuses. Si Chook Race convoque une certaine indie-pop britannique canal historique (C86), notamment dans sa manière d'être plus virulent qu'il n'y paraît (pas si twee que ça, plus punk aussi), de nombreuses inflexions évoquent quant à elles l'Océanie des compatriotes de Dick Diver et Twerps, ou des cousins néo-zélandais du Dunedin Sound (The Verlaines, The Bats etc.). Il ne serait pas hors de propos non plus de se remémorer le premier album des Pains of Being Pure at Heart dans cet art de croiser les vocalises de garçons et filles. Chook Race n'est cependant jamais dans la posture de l'hommage ou du pastiche amusant, trop frais, trop vital pour cela. Around the House brille par l'évidence de ses chansons: chacune d'entre elles est écrite avec justesse et comporte toujours un élément la rendant attachante. Quelques morceaux se dégagent pourtant et sonnent comme des futurs hymnes du genre, de ces chansons que l'on a envie d'écouter dix fois à la suite. En effet, comment ne pas être enthousiasmé par Hard To Clean le fantastique morceau d'ouverture, hymne élancé et volontaire ? At Your Door ou Pink and Grey sont quelques un des autres temps fort de ce disque génial que l'on espère suivi de nombreux autres et peut-être d'une petite tournée en France ? Ce serait chouette en tout cas !


vendredi 12 octobre 2012

Conjuguons La Pop #09 : Les Calamités - à bride abattue (1984)

Les Calamités naissent au début des années 80 à Beaune, pas très loin de de Dijon quand Odile (Repolt), Isabelle (Petit) et Caroline (Augier) monte un groupe pour échapper à l'ennui. L'aventure se terminera en duo en 1988 avec un tube des ondes FM "le Vélomoteur" produit par Daniel Chenevez. Entre les deux: quelques titres sur des compilations ("calamités" sur Snapshots en 1983 et un "envers et contre tout" sur une cassette que je n'ai jamais pu entendre), un mini-lp, un EP puis le fameux tube. Pas mal pour une aventure qui a démarré sans se prendre la tête mais pas si étonnant à l'écoute des disques qui près de 30 ans après restent parmi les plus belles réussites de la pop française en particulier le mini-lp dont on vous parler aujourd'hui: à bride abattue sorti en 1984 sur le mythique label New Rose.

Si le grand public se souvient des Calamités pour Vélomoteur, jolie ritournelle pop pas si éloignée que ça de Crash des Primitives qui fit une belle incursion dans les charts en 1988 ce morceau tardif ne doit pas faire passer au second plan le reste de la discographie d'un des premiers (et meilleurs) "girls groups" (avec un garçon à la batterie) français. A bride abattue, à tombeau ouvert, et sans se poser de question: le titre annonce la couleur (rose et bleu pastel). Les Calamités ne tergiversent pas, elles foncent à toute allure. Elles ne sont pas les meilleures musiciennes du monde mais ce n'est pas l'important, l'essentiel est ailleurs, dans l'envie, la sincérité qui émane de ces 9 chansons. 

Le disque se compose de 5 chansons en anglais et 4 dans notre langue. Sur les 5 titres anglophones 4 sont des reprises. Le British Beat s'empare de la moitié des morceaux avec des reprises féminisées de "The Kids are all right" (The Who) et "with a boy like you" (Troggs). Les deux autres morceaux sont empruntés à Phil Upchurch (via les Shangri-Las très certainement) et aux Isley Brothers (teach me how to shimmy, écrite par le duo magique Leiber-Stoller). Ces 4 reprises souffrent à mon avis du défaut de la plupart des covers: elles sont chouettes, permettent d'en savoir plus sur les influences et le cheminement du groupe mais n'arrivent pas forcément à amener un vrai truc en plus par rapport aux originaux. Ainsi  "the kids are all right" est charmante mais je ne peux m'empêcher de penser à la version géniale des Who à chaque fois que je l'entends.  Le dernier morceau anglophone (behind your sunglasses) est un original avec la participation de Dominique Laboubée des Dogs à l'harmonica, il est assez cool.

 Les 4 chansons francophones sont géniales et font de ce disque un classique de la pop française, elles expriment à mon avis encore mieux la personnalité des Calamités ou en tout cas ce que je préfère chez elles. "Toutes les nuits" est un morceau énergique narrant l'histoire d'un somnambule. Les chœurs sont très réussis, le solo de guitare aussi, le morceau avait été choisi comme single de l'album et c'est un choix logique même si les trois autres titres sont tout aussi excitants et frais. "Nicolas" raconte l'histoire d'amour entre un garçon et ... sa guitare, détail que l'on apprend à la fin de la chanson. Le texte est très réussi laissant le doute subsister jusqu'au dénouement, c'est amusant sans être niais, fin sans être maniéré, léger sans être superficiel. Ce titre résume ce que j'adore chez les Calamités, cet art de l'équilibre pour faire à la fois quelque chose de très féminin sans tomber dans le cucu, c'est assumé mais pas dupe. "Le Supermarché" est encore une très jolie réussite, une chanson pop particulièrement addictive avec un solo de guitare très rockab' absolument délicieux. Et enfin il y a "malhabile" co-signée par la manageuse du groupe, encore une fois le texte est très drôle soutenu par une musique pop bien énergique et abrasive malgré ses "papapa" très girls group. On en regretterai presque de ne pas avoir un ou deux titres francophones en plus!

Une fois j'avais posté une vidéo des Calamités sur fb et un de mes contacts aux goûts sûrs avait laïké assorti d'un "les Shop Assistants" françaises" et effectivement il y a de ça chez les Calamités. Elles partagent avec la C86 ce même détachement pour le bien-joué et bien-produit assorti d'une envie irrésistible de faire de la musique pop. Tout comme chez les groupes C86 les Calamités arrivent à un subtile équilibre entre des mélodies sucrées mais joué avec une bonne dose de hargne et de papier de verre. Elles ont aussi à voir avec les Bangles américaines, notamment ce goût pour la pop 60s. Dans tous les cas l'esprit du punk ou du garage est bel et bien présent dans cette musique pop et c'est pour ça que l'on aime tant A Bride Abattue. 

Pour celles et ceux qui souhaiteraient encore d'avantage creuser je recommande le super site Calamiteux que j'ai pas mal consulté pour rédiger cette chronique. 


Les Calamités - Malhabile

lundi 19 septembre 2011

2 nouveaux 45 tours chez Slumberland: Veronica Falls & Big Troubles

Slumberland, un de nos labels fétiches sort en même temps deux singles de groupes dont les albums devraient arrivé avant la fin de l'année: Veronica Falls et Big Troubles. Le label US n'arrête pas de sortir de bons disques, et même si le le Pains of Being Pure at Heart m'a pas spécialement emballé 2011 est déjà une excellente année avec de très belles sorties comme les albums de Girls Names ou Crystal Stilts.

Veronica Falls on les adore, on vous les a mentionnés pas mal de fois (ici ou ici), et Etienne a également eu l'occasion de les interviewer pour Sound of Violence l'année dernière. Le groupe est installé à Londres, composé de deux filles et deux garçons dont certains ont joué pour Royal We ou encore Sexy Kids (un seul single, mais il est très bien). La formation a déjà joué plusieurs fois à Paris, la dernière il y a quelques jours à peine en première partie de The Drums au Nouveau Casino. Le groupe est pour le moment peu connu dans nos contrées malgré des sorties sur un label prestigieux (Captured Tracks) et donc cette signature chez le meilleur label d'indie-pop actuel: Slumberland. Je n'y avais pas pensé avant d'avoir beaucoup écouté leur album, mais je rapprocherai bien le son de Veronica Falls de celui de Girls Names et pourquoi pas aussi Crystal Stilts, les deux groupes sont mentionnés d'ailleurs dans l'interview et avec le recul je saisis pourquoi. Ces trois groupes sont différents mais ont une approche commune, ils font une musique résolument pop mais avec sa part d'ombre, le son fait autant appel à l'indie pop 80s (C86, pop noisy Shoegaze...) qu'au garage rock 60s (voir le surf pour les guitares twangy) tout en restant très contemporain. J'attends beaucoup de ce premier album de Veronica Falls et je pense qu'il sera super, ce nouveau single "bad feeling" est en tout cas très prometteur, et au moins aussi réussi que leur second beachy head.

Veronica Falls - Bad Feeling by Slumberland Records

achat:
Hands & Arms / Slumberland


Je ne sais pas grand chose à propos des américains de Big Troubles, Etienne pourrait vous en dire plus, car quand il a vu que j'avais acheté le single il les connaissait, enfin peu importe ... En tout cas ces américains qui ont semble-t-il autoproduit leur précédent disque ont eu l'excellente idée d'aller voir Mitch Easter pour leur produire leur album, ce mec est presque un dieu pour moi, enfin j'exagère, mais je suis très fan de son style de production, un des plus remarquables de l'indie (power / jangle / southern ...) pop des 80s et un peu plus (il a aussi bossé avec Pavement). Son CV derrière les manettes est impressionnant (REM, Someloves, Velvet Crush, Windbreakers...) mais Mitch Easter est aussi une figure musicale avec son excellent groupe Let's Active, enfin je m'égare un peu, d'autant plus que je compte parler de tout cela en détail dans un article que je prépare dans la série "histoire de la powerpop" que j'essaie de faire aboutir. En tout cas ce "sad girls" est une excellente introduction au groupe, les guitares sont comme j'aime et la chanson est excellente, encore un album que j'ai donc l'intention de me procurer à sa sortie chez mon disquaire.

Big Troubles - Sad Girls by Slumberland Records

achat:
Slumberland

mercredi 27 juillet 2011

Wake The President - You can't change that boy (2009)

J'ai découvert Wake The President à l'occasion d'un concert organisée par Another Sunny Night à l'International il y a quelques semaines. J'ai été assez bluffé par la performance du groupe sur scène, c'était certes un peu court, mais largement compensé par une vraie intensité. J'avais 20 euros en poche ils sont tous partis en 45 tours et j'ai poussé le vice jusqu'à me procurer en cd les deux albums du groupe, le premier "You can't Change that Boy" et son successeur qui sort si j'ai bien compris officiellement en septembre.

You Can't Change That Boy est sorti en 2009 sur Electric Honey, un label assez amusant puisque dirigé par des élèves d'un Master d'une école (le Stow College) de Glasgow (à lire sur wikipedia)! Les Wake The President propose au long de ces dix titres une indie-pop ligne claire énergique qui n'est pas sans rappeler d'autres écossais: Orange Juice, on pense aussi aux Smiths bien sûr. Avec un tel patronage on est forcément attendu au tournant, et les Wake The President s'en tire plus que bien, leur album est très recommandé si vous aimez ce genre de chose. 10 titres c'est presque trop court au final, mais You can't change that boy est un album équilibré entre des titres tubesques aux tempi relevés et morceaux prenant leur temps. Je suppose que les gens suivant la carrière du groupe ont du avoir quelques regrets sur le moment de trouver autant de titres sortis précédemment en 45 tours, ce n'est pas mon cas et je peux apprécier la fraicheur de Mail Alice, Miss Tierney, le morceau titre ou Do you remember fun.

La production du disque est superbe (signée par l'ancien batteur des Delgados), le jeux de guitare a des touches rock n roll tout à fait charmantes (entre jangly et twangy) et le bassiste fait également un excellent job. You can't change that boy est un premier album très bien maitrisé, inspiré, les fans d'indie-pop britannique devraient y trouver leur compte.

Wake The President - you can't change that boy


achat:
amazon / Hands & Arms (pour les 45 tours)

mercredi 8 juin 2011

Jasmine Minks - cut me deep (1988)

Jeudi dernier avait lieu la première française du documentaire sur Creation Records au festival "filmer la musique" à la gaité lyrique. Je n'ai pas encore vu le film en question, je me suis contenté d'aller ce soir là voir un Ty Segall loin d'être aussi brillant qu'au point FMR, la faute peut être à des soucis techniques. Enfin revenons à nos moutons: 1984, les Jasmine Minks signent la 4ème sortie du label d'Alan McGee nommé en référence à un groupe mod 60s: Creation, oui, ce même label que l'on encense aujourd'hui par un documentaire projeté dans une salle culturelle étatique et subventionnée. A l'époque, c'était pas le même délire je suppose, le label en était à ces débuts, amateurisme, bricolage: sur les premiers disques Alan mettait les vinyles dans les pochettes lui même.

Les écossais étaient dans l'aventure à ses tous débuts mais n'eurent pas la chance de faire une carrière aussi glorieuse que la structure qui les accueillait, pourtant les types étaient doués, c'est en tout cas ma conclusion à l'écoute de cette compilation bancale (et à la limite de l'opération commerciale non?) sorti en 1991 et comprenant des titres divers et variés enregistrés entre 1984 et 1988. On y trouve un bon quota de leur premier mini-lp, quelques morceaux des lps suivants, et des titres de singles (notamment les faces A des deux premiers si j'ai bien regardé). Pas nécessairement l'idéal pour découvrir un groupe mais bon on fera avec.

Cut Me Deep, sorti en 1988 est peut être le morceau le plus tubesque du disque, une tuerie indie pop dont les arpèges de guitare tirent irrémédiablement vers les Byrds sans que jamais cela ne soit qu'un pastiche ou un hommage trop scolaire, on est dans l'appropriation. Initialement sorti en 1987 sur un ep en version live, il était également prévu d'en faire un single dans les règles de l'art mais les Jasmine Minks n'ont semble-t-il pas réussi à venir à bout de l'enregistrement de la nouvelle version. Pour la postérité on se contentera donc de la version studio de l'album, celle ici présentée également, elle est déjà sacrément bonne en l'état...

Somers Town est un morceau de 1984 sorti sur le premier 12 inches du groupe, un mini album dont Alan McGee a semble-t-il modifié le tracklisting (viré "cold heart" et remplacé par des titres du second single si j'ai bien suivi) au détriment de la cohérence. Reste que ce morceau est absolument génial, il est teigneux, on ressent une certaine influence punk et post-punk, tout en gardant une petite touche 60s délicieuse mais jamais invasive. L'ensemble sonne de façon tout à fait unique, et c'est vachement bien.

Tout cela pour vous dire que j'espère bien vous reparler de cette formation prochainement, avec peut être plus de détails, en tout cas ce Soul Train malgré son incohérence m'a introduit à un très bon groupe qui aurait certainement mérité mieux... Par ailleurs j'espère que Pol Dodu passera dans les parages (en fait j'en doute pas trop) et amènera quelques précisions ou corrections, car je sais qu'il est très fan des Jasmine Minks!

Jasmine Minks - Somers Town (1984)


Jasmine Minks - cut me deep (1988)

mardi 31 mai 2011

Odio París - cuando nadie pone un disco (2011)

Chaque fois que je vais à Barcelone j'en profite pour faire une après midi de disquaires et à cette occasion j'essaie de ramener du "local" car c'est quand même plus marrant que prendre des disques que je pourrais trouver à Gibert en revenant non? Cette fois ci j'ai ramené 9 disques de groupes espagnols (7 en vinyles) parmi eux ce 45 tours des Odio París, le groupe vient également de sortir un album mais je ne l'ai pas vu en rayon. Le sticker sur la pochette m'a intrigué: shoegaze try if you like TPOBAH ou quelque chose dans le genre... Une fois revenu à la maison j'ai cherché des infos sur l'excellent blog Club Fonograma qui avait l'air d'en dire pas mal de bien donc je me suis laissé tenté. Je dois dire que c'est plutôt une bonne pioche et que le sticker ne mentait pas sur la came. Musicalement le groupe espagnol s'inscrit dans cette indie pop convoquant astucieusement (comprendre sans une révérence exagérée) les 80s (indie pas les nouveaux romantiques heureusement) comme TPOBAH mais aussi pourquoi pas un Crystal Stilts plus pop ou un Triangulo de Amor Bizaro un peu moins en roue libre... En tout cas c'est un très chouette 45 tours dont les deux faces sont aussi bonnes l'une que l'autre,: C'est tout à fait charmant avec de délicieux échanges de voix fille-garçon et des mélodies sucrées mais pas gnangnan. J'espère mettre la main sur l'album lors de ma prochaine descente du coté de la rue de Tallers.

Odio París - Cuando nadie pone un disco by El Genio Equivocado

BANDCAMP
Site du Label

mardi 26 avril 2011

Close Lobsters - loopholes (1988)

J'ai une grosse pile de 33 tours à coté de la platine vinyle, certains y font un séjour très court et d'autres s'incrustent durablement, je ne les écoute pas tous les jours certes mais j'y reviens très régulièrement, une fois par semaine, peut être plus, peut être moins, mais souvent, suffisamment pour que les disques soient à porté de main. Parmi ces vinyles se trouve l'ep des Close Lobsters dont j'ai envi de vous parler aujourd'hui. Il est sorti en 1988, et je l'ai trouvé il y a quelque mois dans la très bonne boutique Le Rideau de Fer, pas très loin de Belleville.

6 titres, aucun de mauvais ou superflu, et quelques véritables fulgurances, parmi celle-ci je crois que j'ai un faible pour le titre "loopholes". C'est une chanson pop vibrante, par un groupe plutôt oublié sauf de ceux qui ont vécu les beaux jours de cette époque en direct, elle est mélodique, les guitares sont jangly mais surtout pleine de vie, le son est marquée par les 80s sans souffrir trop de ces excès, enfin le mieux c'est d'écouter car je suis pas certain de savoir rendre justice comme il faut à ce morceau qui me donne envi de danser comme un idiot (heureux). Bref je continue mon exploration des 80s et pour le moment je suis loin d'avoir envi de m'arrêter, on en reparle très vite, peut être avec les Jasmine Minks ou les Bodines, je les écoute pas mal en ce moment aussi en tout cas.

Close Lobsters - loopholes

mardi 1 mars 2011

Jonny - i'll make her my best friend (2011)

Jonny? Bon vous vous doutez qu'il ne s'agit pas de notre gloire nationale, en fait ce Jonny là n'est même pas français mais nous vient de l'autre coté du channel, c'est en effet un side-project monté par Norman Blake (Teenage Fanclub, Écosse) et Euro Childs (Gorky's Zigotic Mynci, Pays de Galles) Je vous avouerai que je connais Gorky's Zigotic Mynci que de nom, et apparemment je ferai bien de m'y pencher d'après ce qu'on en m'en a dit jeudi soir, mais par contre je crois que vous connaissez déjà ce que je pense de Teenage Fanclub. Sans être un connaisseur absolu de leur longue discographie (pas encore pas encore), je suis super fan (un peu comme tout le monde j'imagine) de leur classique bandwagonesque et j'ai pas mal apprécié leur dernier effort shadows sorti l'année dernière. Bref du coup je suis bien content de retrouver un duo avec un des mecs de TFC derrière, et le disque est à la hauteur de ce que j'en espérais.

Ceux qui attendent un disque du calibre de Bandwagonesque ou Songs from Northern Britain seront peut être déçus, mais les autres y trouveront leur compte, je l'espère en tout cas car c'est un disque frais, léger et super chouette. Jonny ne fait pas dans l'épate gratuite, Euro et Norman se contentent de faire ce qu'ils savent faire: de la bonne pop. C'est à la fois peu et beaucoup, peu parce que ces deux mecs sont probablement parmi les plus grands talents de ces deux dernières décennies, beaucoup car finalement faire des bonnes chansons pop c'est pas donné à tout le monde malgré l'apparente simplicité de la tâche. Jonny a pris le parti d'un classicisme 60s assumé mais pas revivaliste pour autant. En lisant les chroniques ici et là, j'ai eu l'impression que revenaient souvent les Byrds, Beatles, Beach Boys, c'est pas faux, mais on est loin du pastiche, ça sonne bien plus comme Teenage Fanclub en fait, plutôt bon signe a priori.

Ce premier album a des allures de récréation, mais comme les types derrières ne sont pas des manchots, on peut aussi en profiter. Ce disque est humble et c'est probablement son plus gros défaut, mais une fois que l'on dépasse cette modestie et que l'on entre dans les chansons on se rend compte que parmi les 13 titres, il y en a peu de franchement raté (j'ai même apprécié l'épopée kraut-pop "cave dance" pas si loin que ça de Stereolab) et surtout un bon paquet de très réussies. Histoire d'en mentionner quelques unes: le super single "candyfloss", le countrysant "i'll make her my best friend" , l'amusante "bread" (qui me rappelle un morceau des Stories à cause du clavecin) ou encore la très jolie "circling the sun". Jonny à défaut de révolutionner l'année risque bien de la rendre plus agréable.

Jonny - i'll make her my best friend


33 TOURS sur amazon.fr / TURNSTILE

mardi 11 janvier 2011

The Tartans - west of la brea (2010)

La fin de l'année est traditionnellement réservé aux "tops", singles, albums, groupes, concert et que sais-je d'autres. Ces tops bien qu'un peu réducteur, ont un certain nombre de vertus, l'une d'entre elles est de faire découvrir des disques. J'ai particulièrement apprécié le top single du blog Finest Kiss, en dehors de citer plein de disques que j'avais déjà, il y avait une bonne dizaine de 45 tours inconnus (ou presque) de mes services qui ont retenu mon attention, plutôt cool comme moyenne, sur 40 disques. Parmi ceux-ci le single des Tartans (un groupe US) "west of la Brea", de l'indie pop pure jus qui me rappelle Orange Juice (et aussi Le Mans) pour son coté innocent et enjoué avec un beat légèrement discoide. C'est une très jolie chanson sucrée qui sent l'été et la glande au soleil, bref un fort joli single. Le seul truc dommage, j'ai appris juste après que le label qui l'éditait venait de s'arrêter, c'est triste, mais bon on peut encore le chopper sur le net, notamment pour les français sur l'excellent site Hands & Arms, et accessoirement le reste du catalogue de Yay! (le label en question) est cool aussi, notamment les excellents Sea Lions.

the Tartans - west of la brea

achat:
Hands & Arms

dimanche 9 janvier 2011

Betty and the Werewolves - Francis (2010)

Parmi mes découvertes de la fin de l'année, en dehors d'un paquet de singles que j'essaie de me procurer, il y a Teatime favorites de Betty and the Werewolves, sorti un peu plus tôt dans l'année (en juillet). Je crois bien que je suis tombé dessus parce qu'ils (il y a un membre masculin dans le groupe) sont programmés avec Tender Trap à l'Internationale le 29 janvier prochain, une très belle affiche. Mon premier contact avec le groupe s'est fait par le single "paper thin" une chanson pop mignonne comme un cœur en sucre, du coup j'ai eu envi de me procurer le disque aussi. Il est sorti sur Damaged goods, label qui sort pas mal de figures de la scène Medway (notamment Graham Day & Billy Childish), mais aussi les albums de Cute Lepers en Europe. Teatime favorites trouve très bien sa place dans leur catalogue, car malgré son coté twee et innocent, c'est aussi un disque assez nerveux et avec des petits accents 60s (du peut être à la présence d'orgue). Disons que pour faire court ça s'inscrit à la croisée des groupes américains de filles (Best Coast, Dum Dum Girls, Frankie Rose and the Outs, Girls at Dawn...) et l'indie pop anglosaxonne (Allo Darlin', Veronica Falls...). La bonne surprise c'est que le disque tient très bien la route, il est peut être un poil long (14 chansons), mais il y a pas mal de chouettes morceaux: "paper thin", "Francis" "Euston Station" "tu veux jouer" (un groupe anglais qui fait une chanson en français! cool) "David Cassidy", etc. La pochette est finalement assez représentative de la musique, à la fois mignon et typiquement anglais avec un petit coté désuet mais pas trop, ce qu'il faut pour que ce soit charmant. Je suis sûr qu'en live ça doit être cool, en tout cas on pourra en avoir la certitude le 29 pour les franciliens.

Betty and the Werewolves - Francis


achat:
amazon (fr) / Damaged Goods /

mercredi 5 janvier 2011

the Art Museums - rough frame (2010)

Parmi les disques les plus intrigants de pop de 2010 se trouve probablement celui des Art Museums sorti sur le toujours excellent label Woodsist. Ils sont américains mais leur musique sonne anglaise, je pense pouvoir dire sans trop me planter qu'ils ont du pas mal écouté les TVP. Ce disque a un coté très spontané et simple, malgré les références il arrive aussi à sonner très frais, les rythmiques proviennent de boites à rythmes antédiluviennes, j'adore le rendu. On dirait que le disque a été enregistré sur un vieux 4 pistes portastudio tascam dans une ambiance détendu, à la limite de la blague ou de la session de "détente". Du coup parfois ça aurait peut être mérité un peu plus de taff, mais finalement ce coté bricolo et "à l'arrache" participe largement au charme du disque et à sa force. Un fort joli ensemble pour ceux qui oseront s'y aventurer!

The Art Museums - rough frame


WOODSIST

dimanche 2 janvier 2011

the Primitives - (we've) found a way to the sun (1986)

Bonne année 2011 à toutes et tous, nous revenons à la "normale" après cette période de bilan assez dense. Histoire de bien attaquer l'année RPUT vous propose aujourd'hui un morceau des Primitives, un groupe 80s anglais "C86". We found a way to the sun (ou we've found a way to the sun?) est l'autre face du single "stupid". J'aime autant les deux morceaux, ils sont assez différents en fait, stupid ressemble à du pop punk à la Buzzcocks en plus noisy avec une voix de fille, une très chouette chanson. We found a way to the sun est plus éthérée et vaporeuse mais conserve cette touche noisy, c'est mignon comme tout, en tout cas moi je fond. En ce moment je découvre pas mal le groupe, je risque donc d'en reparler un de ces jours, probablement pour leur premier album sur RCA ou un autre single de leur période "indé" sur Lazy (comme ici).

The Primitives were an UK indie band from late 80s affiliated with the C86 sound. They did some amazing pop song with a touch of noise, somewhere between the Buzzcocks and the Velvet Underground. They did several singles for Lazy, their own imprint before signing with RCA. Among thoses singles was "really stupid" a great pop punk song, on the other side you have "we've found the way to the sun" a great song too, that reminds me a lot of current indie bands. I'll hope to talk a little more about this band another time. Happy New Year 2011.

The Primitives - we found a way to the sun


The 7 inches is not too scarce to find, you can find it for pretty cheap on eBay (found my own copy for less than 5€)

lundi 13 décembre 2010

Tender Trap - do you want a boyfriend? (2010)

Tender Trap est un groupe actuel mais formé au tout début des années 2000 par une ancienne d'Heavenly / Talulah Gosh (Amelia Fletcher). En 2010 la formation anglaise renforcée par l'apport d'Elizabeth Darling (d'Allo Darlin' que l'on adore par ici) a sorti son troisième album sur le toujours très fiable label Slumberland. Je les ai d'ailleurs découvert à cette occasion.

Pour le moment je n'ai pas encore assez écouté l'album pour pouvoir en parler comme je le voudrais, du coup je vais me concentrer sur ce single qui lui a pas mal tourné et m'a tout de suite accroché. La face B est sans plus (elle occupe le terrain mais ne me convainc pas plus que ça), mais la face A "do you want a boyfriend?" est tellement bien que ce 45 tours est plus que recommandé. Le titre s'inscrit dans l'esprit de nombreux groupes actuels tels que les Dum Dum Girls, Frankie Rose, Best Coast... Loin de se raccrocher au wagon, Amelia Fletcher renoue au contraire avec son propre passé et propose une super jolie chanson avec de belles harmonies, et un pont terrible.

Du coup bien plus qu'un 45 pour fan de sa carrière 80s (comme pourrait l'être un album des Wedding Present aujourd'hui, quoique?) c'est un disque qui trouve parfaitement sa place dans l'actualité indie, le tout est balancé avec beaucoup de classe, de personnalité et de charme. Un fort joli 7 inches. A noter pour les franciliens que le groupe sera en concert en janvier à l'international*!

Tender Trap is an english indie band from the 00s with Amelia Fletcher (Talulah Gosh, Heavenly) and now also Elizabeth Darling from Allo Darlin'. They've already released 3 lps, but i've discovered them with their last one on Slumberland and especially with the single "do you want a boyfriend?". It's a great pop tune with a strong hook, some very nice and gentle harmonies and a beautiful bridge. A great single.

Tender Trap - do you want a boyfriend?



* Samedi 29 Janvier

achat:
Hands & Arms / Slumberland

jeudi 25 novembre 2010

Math and Physics Club - Jimmy had a polaroid (2010)

Math and Physics Club est une chouette formation indie pop actuelle. Ce groupe de Seattle a sorti il n'y a pas très longtemps son second album. On y retrouve la chanson "Jimmy had a Polaroid", sorti également en 45 tours sur Matinée. C'est un super single, de la pop sucrée pure jus avec de jolies mélodies, des arpèges de guitares cristalline. Le tout plaira je pense aux amateurs d'Allo Darlin' et évidemment de pop 80s (twee / c86). Bref ici on aime beaucoup.

Math and Physics Club is a good choice a little after the Chesterfields tune. Jimmy Had a polaroid is a single from their (quite) new second album released this year. It's a great piece of subtle indie pop, with sweet melodies and nice arpegio of guitars. It's not without link with bands like Allo Darlin or even the C86 scene. A lovely single.

Math and Physics Club - Jimmy had a Polaroid



acheter le 45 tours chez Hands & Arms
/ Matinée

dimanche 21 novembre 2010

the Chesterfields - ask Johnny Dee (1987)

L'autre jour j'ai essayé d'avoir sur eBay un 45 tours de Velvet Crush qui me manque. Comme d'habitude je fais un tour dans les objets en vente du mec, et j'ai placé quelques enchères ici et là, un peu au pif. Le Chesterfields m'a attiré à cause de la pochette, et il me semblait bien l'avoir vu dans la boutique Pop Culture Shop, j'ai mis un montant sans trop y croire en pensant que ça allait bouger. Résultat des courses j'ai pas eu le Velvet Crush, par contre je me suis retrouvé avec ce Chesterfields sans trop savoir à quoi m'attendre. Bon je me doutais un peu du genre bien entendu, donc j'ai ressorti la compilation CD86 (référence à la comp NME "C86") éditée il y a 4 ans par Sanctuary et là magie: le morceau était dessus... L'occasion était trop belle de se rafraichir la mémoire.

La première fois j'avais pas tellement accrocher que ça sur cette compilation, allez savoir pourquoi, en tout cas en la remettant, grosse surprise. C'est vachement très bien voyez vous, du coup ça me fait plein de pistes nouvelles à explorer même si certains groupes présents étaient déjà dans mes tablettes notamment Mighty Lemon Drops, Pop Will Eat Itself, Close Lobsters, Soup Dragons, Primal Scream, Wedding Present ou les Dentists...

J'avais un peu d'appréhension à l'approche du titre des Chesterfields. Le morceau démarre, c'est pas mal mais ça n'en dit pas forcément beaucoup sur la chanson. Je ne sais pas encore quoi en penser ça peut s'écrouler comme un soufflé raté, ou alors décoller dans les sphères... Le refrain arrive avec des "papapapa" en soutient, ça y est je suis dedans et la suite est encore meilleure en particulier quand la guitare s'énerve. Je peux maintenant l'affirmer: "Ask Johnny Dee" est cool, et du coup je suis bien content d'avoir choper ce 45 tours, tant pis pour le Velvet Crush!

the Chesterfields - ask Johnny Dee



en CD:
la compilation best-of sur Cherry Red (pas chère du tout) sur Hands & Arms
pour la CD86 je l'ai pas trouvé à moins de 15€ d'occasion, je cautionne pas donc pas de lien!

lundi 16 août 2010

the Brilliant Corners - forever (1988)

Ce post est une première sur RPUT: un morceau de 1988! Et pour fêter cela un excellent morceau des Brilliant Corners, une très bonne formation d'indie pop 80s. Somebody up there likes me est donc le second LP du groupe. Musicalement ce combo de Bristol évolue dans un style proche disons des Housemartins, Smiths ou Wedding Present (twee, jangle pop) et ils se débrouillent très bien. Comme sur le second disque de la bande à Norman Cook (les Housemartins, mais c'était pour éviter la répétition) il y a des cuivres, je sais pas si je suis si convaincu que ça dans l'usage de cet instrument dans la pop mais globalement l'album le fait bien, donc j'ai pas à me plaindre. Bref moi j'aime bien ce somebody up there likes me et pour vous donnez envi d'y jeter une oreille, j'ai choisi "forever". Ce titre est intéressant car la ligne de basse tourne presque en boucle, et le titre progresse en intensité à intervalle régulier, une construction assez subtile finalement. On appréciera aussi la basse presque new wave ou post punk très "médium" et ces petites guitares assez jangly. En ce qui concerne 1988 j'ai déjà une autre idée de groupe pour RPUT donc on se revoit bientôt 22 ans plus tard.

The Brilliant Corners is a very nice indie pop band from 80s. I think they sound a bit like Housemartins, Smiths or Wedding Present. Somebody up there like me is their second LP, it's from 1988. Maybe not a classic, but still a very solid and cool indie-pop album, too many people thinks 80s were mostly bad: they"re wrong, but they needs to check a little further bands like the Brilliant Corners, and several others mostly forgotten (sadly) indie pop combos. To tease that vinyl i have chosen "forever" a very nice tune built around a bassline wich reminds me a bit new wave and post-punk stuff.

the Brilliant Corners - forever

vendredi 6 août 2010

Allo, Darlin' - The Polaroid Song (2010)



Je n'ai jamais été un spécialiste de Twee, genre auquel je me frotte un peu plus souvent ces derniers temps et notamment grâce à la découverte de ce morceau et de ce groupe. Jusqu'à maintenant, j'avais un peu l'image en tête d'un groupe d'étudiant mal dans leur peau, légèrement geek qui joue de la musique mignonne, pop et un peu sur-arrangé. Bon évidemment, le portrait que je dépains est un peu sévère d'autant qu'on connait bien des groupes qui ne rentre pas tant que ça dans ce cliché. Allo Darlin fait certes de la musique mignonne mais surtout sait surtout balancer des chansons sacrément bien foutues, qui crût qu'une fille avec un ukulélé pourrait faire autre chose que de la folk barbante pour pub de voiture, bon ok il y a Marylin Monroe dans Certains l'aime chaud ! Tout ça pour dire, The Polaroid Song défonce, parfait pour écouter l'été, c'est dansant, charmant et plein d'élégance. Cette petite (grande par la taille) Elizabeth a du talent.

I never been a specialist of Twee, i always got some big cliché about "indie pop" (i know we're speaking all the time about indie, but twee fans often called it indie pop because twee is often understand as a bad word...anyway), like i was imagining a bunch a non-self confident geek student playing at college pubs and special venues full of people that like cute pop. But, first i most admit i'm bad, then that Allo Darlin breaks all this cliché, ok she's cute, but besides that, she gots an amazing talent to make incredible song, the one you listen and sing all the time, and make you dance innocently like a joyful kid. The Polaroid Song is just like that and we love it !


You can find almost everything you need (LP, 7", CD) on their Bandcamp.

samedi 24 juillet 2010

the Lodger - a year since last summer (2008)

The Lodger est une formation britannique actuelle, ils ont à ce jour sorti trois albums, le dernier en date cette année. Ceci dit comme on est hyper logique à RPUT on va revenir sur le précédent, trop la classe non? Life is Sweet est donc sorti il y a deux ans, et n'a pas vraiment fait de grosses vagues, pourtant cet album ne démérite à aucun instant. Peut-être que la musique des Lodger est trop "humble" ou connotée pour des journalistes avides de nouveaux courants à porter au pinacle? En tout cas ce que font les Lodger ils le font super bien, de l'indie pop dont on cherchera les influences du coté des 80s (Smiths, Orange Juice, Wedding Present, Housemartins). Les vétérans trouveront cela peut être trop dérivatif, je me pose pas ce genre de question, j'apprécie comme ça vient, et ici je dis banco parce que ce disque est bourré de supers chansons (good old days, my finest hour, the conversation ou encore a year since last summer) et squatte assez sérieusement ma platine depuis quelques semaines.

The Lodger is a british indie-pop band. They released 3 LPs, the last one only a few months ago! But i wanted to talk about the second "life is sweet". This disc is a full of great and catchy indie-pop tunes. I really enjoy it a lot at this time and spin it quite everyday, so i wanted to share that with you.

the Lodger - a year since last summer

mercredi 7 juillet 2010

Teenage Fanclub - shock and awe (2010)

Avec Teenage Fanclub on a souvent l'impression que leurs chansons tiennent sur rien du tout. Parfois la première écoute est un peu frustrante, on trouve que ça manque d'un peu de relief, et puis on persévère et on finit par être totalement happé par leur musique. Teenage Fanclub ne cherche pas une fusion inédite ou à repousser les limites sonores, nan ces gaillards écossais se sont fixés comme ambition d'écrire des bonnes chansons pop. C'est simple, comme leurs morceaux en fait, mais cette simplicité presque aride au premier abord se révèle sur la longueur être un vrai force, car Teenage Fanclub ne fait pas d'esbroufe: ils vont à l'essentiel et mettent le meilleur d'eux même dans la musique. Que dire sur ce cru? Il est excellent, à chaque écoute je l'aime de plus en plus, les TFC n'ont pas perdu leur don pour écrire des mélodies lumineuses et on peut les remercier d'être eux mêmes.

What can we expect from Teenage Fanclub in 2010? I don't know but Shadows in a great album, maybe not their best but still full of those lovely hooks and sunny harmonies. TFC are still awesome nowadays.

Teenage Fanclub - shock and awe

mercredi 26 mai 2010

Biff Bang Pow! - there must be a better life (1985)

Alan McGee est peut être aujourd'hui plus connu pour son rôle dans la carrière de formations comme Oasis ou Primal Scream, mais au départ c'est aussi un musicien, et il a joué dans un groupe très cool nommé Biff Bang Pow! en hommage à une chanson d'un groupe mod nommé the Creation (et devinez comme s'appelle son label hein?). Prenons ce premier album "pass the paintbrush honey", c'est un mélange de pop indé anglais 80s (twee) avec des influences 60s principalement mod (l'usage intensif de feedback) et byrds (les guitares jangly comme on les aime), c'est vraiment pas mal du tout! En passant je vous recommande la lecture du blog Vivonzeuheureux, l'auteur (Pol Dodu) a eu l'occasion de vivre les débuts du génial label Creation Records et raconte plein d'anecdotes géniales à ce sujet (et sur d'autres aussi).

Biff Bang Pow! was the band of Alan McGee in the 80s better known nowadays as the label manager of Creation Rcds. Their first album is a nice artefact of 80s british indie pop, it's a fine mix of twee with 60s influences (Mod stuff, and Byrds). Cool Stuff!

Biff Bang Pow! - there must be a better life