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mercredi 25 janvier 2017

Jean Karakos: Celluloïd

L'expérience BYG fut loin de conclure les envies de labels de Jean Karakos...Le plus important d'entre eux étant certainement Celluloïd.


TAPIOCA
Tapioca fut une aventure de courte durée entre 1976 et 1978. Karakos s'associa avec le financier Hugues Balley. Ils éditèrent le premier 45 tours de Téléphone (discogs) et rachetèrent le catalogue de Pôle (Besombes & Rizet, Henri Roger...) un des meilleurs labels expérimentaux électroniques français des années 70 fondé et géré par Paul Putti et sa femme. Il semblerait que Karakos utilisait les tampons (qui servent à presser les disques) de Pôle ce qui affecterait la qualité des pressages Tapioca....Le label compte également des sorties de groupes liés à la galaxie BYG tels que Gong ou Daevid Allen en solo ainsi qu'à l'underground français de la première moitié des 70s (un disque d'inédits de Magma).



Les Tontons M'écoutent
Label temporaire de Karakos n'éditant que 4 disques entre 1978 et 1979. Des rééditions de Magma ou Gong... À noter que le cat number (LTM) apparaît sur certaines références Celluloïd.



CELLULOÏD
Le label naquit officiellement en 1979 même si certaines sorties semblent précéder cette date (des licences de disques de reggae ). Jean Karakos s'associa avec Gilbert Castro, qui fonda également le distributeur Mélodie spécialisé en musique africaine et antillaise et bien sûr Jean-François Bizot. Bizot, décédé il y a dix ans, fut une des figures les plus importantes de l'underground français. Un esprit libre dont la pensée infuse encore de nombreux médias. En 1970, il racheta Actuel (fondé par Claude Delcloo, partenaire de Karakos et Young dans l'épopée BYG après le départ de Boruso) auquel il impulsa une vision plus ouverte et professionnelle (moins proche du fanzine politique des débuts). En 1975 le titre fut sabordé avant de renaître de 1979 à 1994. Il fonda en parallèle le groupe de presse Nova Press et vous l'aurez deviné: Radio Nova à l'heure de la libéralisation des ondes FM en 1981 par ce cher tonton. 


À ces débuts, le label fonctionna selon les bonnes vieilles méthodes déjà éprouvées du temps de BYG: beaucoup de licence. Celluloïd édita ainsi le classique Warm Leatherette de The Normal, des disques de Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle, Young Marble Giant, Soft Cell,  etc. Bien que l'on note ainsi un changement de génération de groupes, les formations issues de l'activisme de la fin des années soixante continuèrent de figurer (un peu plus sporadiquement) au catalogue: Henry Cow (groupe Canterbury), Magma, Gong ou encore Etron Fou Leloublan... Le label s'intéressa aussi dès ses débuts à la musique du monde et plus particulièrement au Reggae, une attitude qui coïncide bien avec les centres d'intérêt de Bizet mais aussi ceux de Karakos (comme en témoigne son intérêt pour les musiques cubaines avant la création de BYG).



Deux scènes, à la fois très liées et différentes, firent beaucoup pour la renommée et l'histoire de Celluloïd à partir de 1979. Celluloïd prit en licence de nombreuses sorties de Zé (label fondé par Michael Zilkha et le français Michel Estaban précédemment de la boutique Harry Cover) donnant à la scène new-yorkaise une importante visibilité en France: Suicide, James Chance, Was Not Was, Material... De l'autre, le label de Karakos, Bizet et Castro défendit les groupes français dont les noms figurent aujourd'hui parmi les plus appréciés: Jacno, Mathématiques Modernes, Modern Guy, Nini Raviolette, Artefact... Soit une certaine idée de l'époque, entre disco déviante et jeunes gens modernes. Une union entre la dance music et les circonvolutions punk voir expérimentales...

En 1982, Karakos déménagea à New York, impulsant une nouvelle orientation au label en plus d'un intérêt maintenu pour le rock français (45T des Coronados en 1983, des sorties de la LSD...). Là bas, en compagnie de Bill Laswell de Material (dont le nom croisa aussi celui de Gomelsky: petit milieu !), Celluloïd produisit de nombreux disques de hip-hop parmi lesquels ceux de Beside, Futura 2000 ou Fab Five Freddy. Ce même Bill Laswell participa par ailleurs au fameux Rockit d'Herbie Hancock en compagnie des scratchs Grand Mixer DST également auteurs de quelques maxis sur le label français. Celluloïd fut également très important dans le développement de la world music en France comme en témoigne les nombreuses incursions du label dans le genre: Touré Kounda, Manu Di Bango, Salif Keita.


En 1988, Karakos quitta le navire, l'année suivante, il fit l'un de ses plus fameux coups: La Lambada et oui ! En 1994 il fonda Distance un label de (deep) house au catalogue relevé dans lequel figurèrent: Kings of Tomorrow, Romanthony (chanteur d'un des meilleurs morceaux des Daft Punk entre chose), Kevin Yost, Shazz, DJ Deep, Louis Vega (moitié des MaW), Playin' 4 The City. D'ailleurs concluons ce tour d'horizon sur un de mes morceaux de house favoris, le fantastique Finally des Kings of Tomorrow sorti en 2001 sur Distance (et pris en licence par MoS).

Pour aller plus loin: les entretiens de la BNF de Karakos qui reviennent sur l'ensemble de la carrière.

 

lundi 19 août 2013

Playlist été #2 - Byrdsian nam nam


Comme vous le savez je suis un inconditionnel des Byrds et je ne manque pas de les citer régulièrement ! Si eux même n'étaient pas indemnes de références (les Beatles en tête) ils ont fait du son de la 12 cordes une marque de fabrique que de nombreux groupes intégreront à leur tour dans leur musique, voici 25 (j'ai du me limiter ahah) exemples de formations super cool inspirées des glorieux Oyseaux de 1978 à nos jours !

The See See The Rain and the Snow (2013)
Les See See ont sorti deux albums, on recommandera en particulier le premier même si le second est également très chouette. Ce single paru en début d'année sur Sundazed, label d'avantage tourné vers les rééditions d'habitude, est une petite merveille et figure parmi leurs meilleures chansons avec le sublime Keep your Head.




The Young Sinclairs You can have her (2010)
On adore les américains Young Sinclairs sur RPUT comme vous le savez, et quel groupe a su le mieux retrouver l'essence des Byrds ? Ce morceau de 2010 sur leur album Chimneys a aussi des petits accents Beatles (le "oh yeah") absolument irrésistibles. Ils ont sorti trois 45 tours en 2013, tous géniaux (dont deux chez nous), et j'attends le prochain chez PSR avec une grande impatience !




Rain Parade You are my Friend (1984)
Je nourris une passion presque obsessionnelle pour le Paisley Underground et Rain Parade est probablement un de mes groupes fétiches du genre. Ce groupe psychédélique a fait quelques chansons dans une veine proche des géniaux Byrds comme ce très beau You are my Friend sorti après leur premier album absolument formidable ! Ajoutons que la pochette du 45 Tours a été conçue par monsieur Freakbeat en personne.


The Mantles Raspberry Thighs (2010)
Les Mantles de SF sont une de mes formations actuelles favorites. Moins connue (et moins productive !) que leurs collègues de la Bay Aera comme les Oh Sees, Ty Segall, Fresh and Onlys etc. ils ont développé dans leur deux albums un garage rock imprégné de folk qui les rapprocheraient des formations néo zélandaises 80s et parfois des Byrds comme sur ce magnifique single de 2010 édité par SDZ, qui figure (dans un nouvel enregistrement) aussi sur leur album de 2013 chez Slumberland.

The Optic Nerve Ain't that a Man (1986)
The Optic Nerve n'aura sorti de son vivant que deux 45 tours. Depuis l'erreur a été partiellement corrigée avec la sortie d'un album inédit époustouflant sur Soundflat en 1993. Les Optic Nerve était un groupe américain folk-rock / garage de grande classe, peut être un peu trop fin et délicat pour les hordes de fan de garage punk cryptique avec des colliers d'os et des dessins de Rat Fink sur leurs grattes vox. 



Allah-Las Vis-A-Vis (2012)
Les Allah-Las ont pas mal fait parlé d'eux avec leur premier album. Même si sur la longueur il est peu trop détendu du gland, les mecs savent écrire de super morceaux garage avec un son incroyablement sixties (merci Nick Waterhouse pour la prod aux petits oignons !). Parmi mes morceaux favoris du disque figure le très réussi Vis-a-Vis hommage assez évident aux Byrds qui pourrait presque aussi évoquer les groupes C86 !


Thee Oh Sees No Spell (2013)
Les OCS resteront le grand groupe de notre génération. J'assume à 100% ce que je dis, et ceux qui les ont vu en live seront de mon avis je crois. Impossible de ne pas être pris par cette machine de guerre incroyablement puissante en live. Leur musique fait le pont entre le garage, le punk, le krautrock mais n'hésite pas à aller vers la pop la plus douce aussi. Citer les Oh Sees dans un article à propos des Byrds me surprend moi même mais impossible de ne pas noter les airs de 8 Miles High dans cet incroyable morceau.

Primal Scream Gentle Tuesday (1987)
Je sais que Primal Scream gagnera ses lettres de noblesse en mêlant électronique et rock mais il n'empêche: mon préféré c'est le premier ! Gentle Tuesday est une petite merveille d'indie-pop sous perfusion de Byrds, une obsession partagé par le label manager en chef Alan McGee également !




Biff Bang Pow ! There must be a better life (1984)
Quand je vous disais que le chef en personne était un inconditionnel des Byrds ! Biff Bang Pow est un hommage au groupe The Creation, et surprise, le nom du label aussi ! Alan McGee et moi je pense qu'on a plein de goûts en commun, en tout cas les Byrds, Big Star et Rain Parade (et bien sûr les groupes qu'ils sortaient sur Creation).




Beachwood Sparks Something I don't recognize (2001)
L'année dernière Beachwood Sparks faisait un retour apprécié et reconnu par la critique avec The Tarnished Gold, un disque d'excellente facture ! Cependant je continue de lui préférer leur premier album sorti en 2001 chez Sub Pop et Bomp, à la pochette évocatrice de la musique du groupe (Cosmic American Music). Parmi les plus grandes réussites de l'album on notera le magnifiquement byrdsien Something I don't Recognize.


The Church Unguarded Moment (1981)
Parmi mes formations australiennes favorites je pense que je citerai les Church, en particulier pour leur premier album, le super réussi Of Skins and Heart. Cet album contient leur premier tube, le génial Unguarded Moment qui fait de chouettes appels du pieds aux Byrds !





The Long Ryders and she Rides (1983)
Parmi mes autres groupes fétiches du Paisley Underground figurent les remarquables Long Ryders probablement les plus dingues des Byrds du lot (on notera d'ailleurs le discret hommage dans leur nom grâce à un Y groovy). And she Rides est le morceau phare de leur premier EP 10-5-60, un morceau psychédélique de grande classe qui tire vers le Byrds sans le pasticher, une superbe chanson.



The Records Starry Eyes (1978)
Les Records sont une des plus fantastiques formations powerpop anglaises, leurs deux premiers albums sont des classiques du genre. Starry Eyes est un de leurs grands singles, il y a des guitares jangly et ces mélodies à tomber par terre ! A noter qu'il est un petit peu inspiré d'un titre d'Eddie and the Hot Rods (do anything you wanna do).




The Lears Coming Home Today (1994)
Dans les groupes 90s de Garage j'ai un petit faible pour les Lears, des gros fans des Byrds qui ont écrit d'excellentes chansons aux sonorités rickenbacker et douze cordes. The Story so Far sorti chez Get Hip (le label des Cynics) compile l'ensemble de leurs sorties (ou presque) ainsi que des inédits d'excellentes factures. Coming Home today était à l'origine sorti sur un EP du label italien Misty Lane (qui a réédité les Dovers !).


The Stone Roses Mersey Paradise (1989)
On ne reviendra pas sur le fait que les Stone Roses soit un des grands groupes de pop du tournant des années 80-90. Ils ont parfois glissé de super morceaux en face B de leur tubes comme le superbe (et très byrdsien malgré le titre !) Mersey Paradise que l'on retrouve sur le 12 pouces de She bangs the Drums !




The High Box Set Go (1990)
Un groupe directement lié aux Stone Roses ! Bien sûr les High ne jouent pas dans la même catégorie (on serait plus en seconde division) mais impossible de ne pas trouver un certain charme à leur unique album Somewhere soon et en particulier au magnifique single box set go, dont le riff est dans la tradition byrdsienne.




Teenage Fanclub Start Again (1997)
TFC est un grand groupe, osons le: un des plus grands des années 90. Ils ont sorti un paquet d'albums qui devraient être des classiques de la pop au rang desquels Bandwagonesque et Songs from Northern Britain me rendent dingue. Sur ce dernier album, sorti en 1997, les Teenage Fanclub se font lumineux et brillants. Impossible de ne pas entendre l'influence discrète mais sincère aux Byrds dans le magnifique Star Again et ses harmonies super jolies.



Twerps Work it Out (2012)
Twerps doit probablement plus à la scène néozélandaise des 80s qu'aux Byrds mais il y a dans ce morceau quelque chose de Byrds, que ce soit dans les guitares ou dans la diction (qui évoque aussi Dylan d'ailleurs). 





Triptides English Rain (2012)
J'adorerai entendre une version enregistrée de ce morceau avec une douze cordes, après avoir entendu Glenn la faire en live. Sur leur prochain album il devrait y avoir quelques autres morceaux dans lesquels survole l'esprit des Byrds (c'est déjà le cas sur le super set you free), j'ai hâte qu'il sorte !




Ducktails Ivy Covered House (2013)
Je suis un peu moins sensible à Ducktails qu'à Real Estate mais l'album contient quelques chansons fantastiques comme Ivy Covered House dans laquelle l'arpège de guitare jangly me fait penser aux Byrds.






R.E.M. Sitting Still (1983)
Je crois que Murmur est mon album favori de REM, c'est un GRAND disque dans lequel le groupe injecte du Byrds dans le post-punk, le college-rock. Un des grands disques des 80s pour moi. Sitting Still est une super chanson avec un riff jangly de Peter Buck mémorable.





The Last She Don't Know Why i'm here (1979)
Il parait que les Last trouvent leur premier album trop clean, peut être ... mais quel disque ! Un de mes albums favoris de powerpop, un groupe qui fait du punk, du surf, du merseybeat, ou du folk-rock le tout avec une touche unique, un super disque méconnu à redécouvrir !





Gamine Shandy Street (1983)
On ne répétera jamais assez que Gamine est un des meilleurs groupes français de pop ! Avant de signer en major le groupe aura l'occasion de sortir quelques singles et EP dont un magnifique format court sur Snapshot en 1983 produit par Robin Wills des Barracudas. Ce disque contient notamment le superbe Shandy Street dans lequel on reconnaît la touche jangly des glorieux américains.



Vetiver Any and All (2012)
Je ne suis pas très familier avec la musique de Vetiver mais ce morceau de la compilation In A Cloud II (dont il est de loin de le sommet) est une merveille de pop aux accents folk-rock et à la guitare jangly à souhait.





The Barracudas Dealing with today (1984)
Alors que Closer est ré-activé il est temps d'évoquer (et de finir en beauté) les excellents Barracudas, héros d'un certain underground des années 80. Leur troisième album Endeavour To Persevere contient le superbe dealing with today aux guitares 12 cordes enchanteresses.






Encore plus ?
Essayez ceux-là:
Sea-Urchins, Mighty Lemon Drops, Jasmine Minks, Olivensteins, Proper Ornaments, Cleaners from Venus, Bangles, Paul Messis , dBs, Woods, La's, Sadies, Razorcuts, The Coral , The Stands , los Planetas , Matthew Sweet , Velvet Crush , Flamin Groovies, Tom Petty, Sudden Death of Stars etc.

mercredi 21 avril 2010

2001, Horspower Productions – In Fine Style et la naissance du Dubstep


In Fine Style est typiquement le genre de disque qui trouva son public « longtemps » après sa sortie officielle. En 2001, Horsepower Productions équipe protéiforme montée sur les bases d'une petite bande de producteurs Drum'n Bass s'approprie les bases d'un UK Garage dub, minimal et cinématique hérité des pionniers Groove Chronicles (Stone Cold), El-B ou Steve Gurley. Il invente alors un terme qui fera ensuite le tour du monde : le Dubstep.

Ce disque qui fait alors figure d'ovni dans le microcosme UK Garage en pleine phase 2 step vocal et 4x4 bumpy, et juste avant l'avalanche Grime, trouve quand même un écho favorable, mais qui ne dépasse pas vraiment les frontières d'une micro-scène quasiment uniquement britannique. C'est seulement quelques années plus tard, et probablement le Midnight Request Line de Skream que le genre passe un autre niveau. La production s'est elle aussi formalisée, rythmique half tempo, wobble lorgnant parfois vers la DnB ralentie vulgaire mais aussi aujourd'hui des enfants du Garage adepte d'un Dubstep soulful et millésimé tel que Joy Orbison, Untold ou Mosca.

A titre personnel, je ne sais pas si c'est par nostalgie ou aigreur, mais je n'ai toujours pas trouvé mieux en dubstep que les deux sublimes albums de Horsepower, In Fine Style donc, sorti en 2001 et le tout aussi génial To The Rescue de 2004.

Il y a pas très longtemps, j'avais ramené ma copie de l'album du disque en soirée pour qu'un pote DJ me dise « oh putain, tu as In Fine Style, mais tu as du le payer une fortune ?! »... Apparemment aujourd'hui la version vinyle s'échange pour une fortune (j'ai ouïe dire que ça tournerait autour de 50 – 60 €). Vers 2003 – 2004, j'ai même trouvé le CD en soldes pour à peine 3€ à Virgin... Le dubstep n'a pas toujours eu l'unanimité qu'il a aujourd'hui dans la scène électronique internationale.


Acheter Horsepower en vinyle ?! Direction Discogs Marketplace.



In Fine style is quite typically the record which will find his own public long time after his release. In 2001, Horsepower Productions is a multi-formal team born in a band of Drum'n Bass producers who catch the deep dub & cinematic vibe of some of the UK Garage pionneer like Groove Chronicles (Stone Cold), El-B or Steve Gurley. Soon, they will invent the word and the rules of a new genre of music : Dubstep.

This record is not an « usual » garage record at that time. This was the moment of vocal 2 step and bumpy 4x4 as well we were feeling the begin of Grime (thanks to Pay As You Go, Heartleass Crew or More Fire Crew). But the record find a public in the british garage scene, mostly with the darkest dj (J Da Flex, Darqwan, Zed Bias...) but nothing outside, or defenitly not as it is now ! Dubstep will become famous far later, i'd say with the release of Skream's all time classic Midnight Request Line (on the label set up by Horsepower guys !). Then the production is already more formalised with mainly half tempo beats and wobble bass whereas as you could hear in the two extracts, Horsepower were really free in their approach of the beats. They had a real breathe in it, which is still sound amazing nowadays ! I think only now we could find the real follower of HP including people like Joy Orbison, Untold or Mosca.

Personnaly, I dunno if it's because i'm nostalgic or a sour old DJ (almost 25... can you imagine !), but in my opinion, both Horsepower albums are Dubstep as its best level ever and no one reach them yet, even Burial or Skream. If i had to make a top 10 of the 2000s one of them will surely be in it. This records were just trully magic, and still are !


Discogs Marketplace is surely the best place to find them on vinyl record.

lundi 5 avril 2010

Fugazi - the argument (2001)

Si je devais citer un album de rock qui m'a marqué dans les années 2000 (qui se finissent en 2010 en principe) je pense que The Argument de Fugazi aurait une très belle place. Je me rappelle encore la première fois que j'ai entendu ce disque...dans un magasin! Ensuite je l'ai ramené chez moi et l'ai écouté d'une traite au casque, et oua la claque, je m'en souviens encore 9 ans après, alors que de l'eau a coulé sous les ponts...Bref Fugazi est un GRAND groupe, un de mes préférés, un groupe très original mais ne s'en vantera pas, un groupe qui envoie la purée mais ne capitalise pas dessus...bref Fugazi devrait inspiré plus de groupes, et leur dernier album en date, celui par lequel je les ai découvert, est vraiment remarquable, et en particulier le morceau qui clôt le disque: the Argument, posé et tout en finesse.

Fugazi is a great band. The Argument was a real discovery at the time for me, thanks Fugazi for that, great LP, great tunes, and still so good 9 years later.

Fugazi - the argument

jeudi 27 décembre 2007

Daniel Bedingfield - Gotta Get Thru This (DnD Full Lenght Version) (2001)


Daniel Bedingfield n'est restera pas célèbre pour avoir une carrière de pop star sans accroc et pleine de talent. Pourtant, elle avait bien commencé, 2001, son morceau Gotta Get Thru This, petit morceau UK Garage - Pop bien balancé se voit retouché par DnD (dont Arthur -Menta- Smith) dans une version parfaite. Gotta Get Thru This c'est le UK Garage dans son essence, le beat chaloupé pour faire bouger les pieds, la basse lourde pour secouer les hanches et le chant un poil mieleux pour ramener les filles sur le parquet, vite suivies par un parterre de dragueur invétéré... Ce soir on sert. L'histoire dira probablement que ce morceau est une sorte de one hit wonder, d'autant que le chanteur néo-zélandais va vite se perdre dans les méandres d'une pop folk sirupeuse de seconde zone, alors que ce tube aurait pu lui ouvrir bien des portes. DnD resterent quant à eux dans leur monde underground, avec un certain succès certes (ils ont remixé pas mal de gros noms, Irv Gotti...). On pourrait aujourd'hui les considerer comme des précurseurs de la Bassline qui fait tant parler d'elle outre manche (T2) avec leurs morceaux 4/4 plus entrainants. Mais non, aujourd'hui les membres du groupes voguent à leurs occupations diverses et variés, dommage.



The OZ singer Daniel Bedingfield won't stay in the Pop music hall of fame for his long and successful carreer... And yet, in 2001, he's got -almost- only hit with the great Gotta Get Thru This, at first small Garage tune, the most famous version is the incredible remix made by DnD. This is UK GARAGE as it best. Made of a twisted 2step beat to move your feet, a big organ bassline to shake your hips, and a cheesy vocal to make the girls come on the floor and twist. Sadly, Daniel in his other songs and album didn't do it again, it just makes some poor cheesy folky pop songs. Whereas DnD stay in the UK underground, no without been successful (they remix Irv Gotti on Def Jam!). Today we could almost consider them as Bassline pioneers with their uptempo 4/4 works. Sadly today, they're all leaving on others projects (Menta...) / lifes.

Ecouter / Listen - Daniel Bedingfield - Gotta Get Thru This (2001)

jeudi 13 septembre 2007

Osunlade - tree of life (2001)

Osunlade commence sa carrière de producteur à l'âge de 17 ans, il travaille pour l'émission de télévision Sesame Street, puis il produit le premier album du label Interscope, en 1999 il laisse tomber le 'mainstream' pour se consacrer à la musique qui l'anime et fonde le label Yoruba, deux ans plus tard c'est la consécration avec un album sur Soul Jazz très bien accueilli qui en fait une des figures de la house soulful. Tree of life est morceau sortie sur le label versatile, pour une compilation en 2001, il est imprégné du style d'Osunlade, un beat très simple, des percussions, une ligne de basse joué live, des notes d'hammond et une voix féminine. C'est traversé par la grâce, et à sa manière c'est emprunt d'une spiritualité profonde et sincère.

Osunlade is one of the major figures of the soulful house scene. He worked in mainstream production but he changed his life in 1999 founding his own label Yoruba and released some wonderful house singles. In 2001 he did Tree of life for a label compilation of Versatile, no production tricks or big effects only real soul music.

écouter / listen to tree of life

dimanche 3 juin 2007

the Dirtbombs - underdog (2001)

Un groupe avec deux batteurs, deux bassistes et un chanteur guitariste vous trouvez que c'est n'importe quoi? Pourtant c'est la formation de the Dirtbombs sur ce disque de reprises de morceaux soul à la sauce garage crados, et ça envoie du bois! The Dirtbombs est un groupe créé autour de Mick Collins ancien Gories, et légende vivante de la scène garage de Detroit (Soledad Brothers, White Stripes etc), ils aiment beaucoup les reprises (leur "best of" est constitué d'un disques d'originaux et un de reprises) ici ils infligent un traitement rock n roll sous amphet à des titres de soul / rhythm n blues (par exemple livin for the city de Stevie Wonder) et ça claque, à écouter une version incroyable, à la fois funky et nerveuse de Underdog (par contre malheureusement je n'ai aucune idée de qui l'a interprété pour la première fois).

écouter underdog

The Dirtbombs is a cult garage band of Detroit, fronted by Mick Collins ex-Gories, Ultraglide in black is an awesome album, the dirtbombs do covers of soul classic (for exemple livin in the city written by Stevie Wonder) with a garage treatment!

listen to underdog

dimanche 13 mai 2007

Sampled #01 - Edwin Birdsong / Daft Punk

2001, l'album Discovery des Daft Punk cartonne, parmi les singles tirés l'un des meilleurs est problablement Harder Better Stronger Faster, avec son incroyable boucle, cette basse funky à souhait et ce ride en fin de boucle.
En lisant les crédits de la pochette, on voit que le morceau sample Edwin Birdsong - Cola Bottle Baby (1979).
Les vieux cons diront au vol. Je dirais juste bravo, pourquoi, bah Harder Better Stronger Faster tue, le vocoder tue et ils ont exhumer un sacrée perle de funk au groove sautillant qui mériterait bien sa place dans les playlist de nos soirées.


EDWIN BIRDSONG - Cola Bottle Baby [1979]

(album: Edwin Birdsong / label: Philadelphia International)