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lundi 13 février 2017

Real Numbers "Wordless Wonder"

Il y a presque 4 ans nous évoquions les Real Numbers de Minneapolis sur ce blog avec leur excellent second EP 12 pouces Only Two Can Play (2013) sorti sur le label américain Three Dimensional Records (Mystery Date, Tuff Bananas etc.) co-géré par Eli Hansen, âme du groupe . Nous sommes ainsi heureux de les chroniquer à nouveau pour leur premier véritable album Wordless Wonder (2016) édité par l'un des labels les plus attachants du monde: Slumberland (The Pains of Being Pure at Heart, The Proper Ornaments, Violens, Big Troubles...).

Leur présence au catalogue du prestigieux label californien (installé à Oakland) n'a rien d'un hasard: la formation américaine a évolué doucement d'un punk teigneux vers une pop allègre. Le fil conducteur: un attachement aux Television Personalities, bien que leurs présences se fassent désormais moins sentir, ils restent influence en filigrane. Les esprits chafouins ne pourraient  d'ailleurs ne voir en Worldless Wonder (2016) qu'une ode à l'indie-pop C86 ou sa cousine américaine College. Pourtant il serait injuste de considérer les Real Numbers comme une simple bande de vils pasticheurs. Les guitares rickenbacker carillonnent et chantent comme des oiseaux par un beau matin (wordless wonder), les mélodies douces-amères sont interprétées avec une certaine retenue (sister's serving tray). L'ensemble dégage une énergie punk (new boy, just so far way) et une fraîcheur considérable. Les Real Numbers écrivent de chouettes chansons: vives, spontanées et sincères (failling out, only two can play) . Comment résister à l'appel de Frank Infatuation par exemple ? Voilà trois minutes et quatorze secondes de pur plaisir sans arrières pensées, des arpèges mémorables, des chœurs guillerets, quelques instants qu'il apparaît évident de répéter encore et encore. Wordless Wonder est un album attachant, trop honnête pour être branché, trop pétulant pour la prétention. Parfait pour nous, tant pis pour les autres.

mardi 8 mars 2016

Les Rythmeurs: Plaire Plaire ?

Il y a une quinzaine de jours sortait la compilation "Rouen, l'explosion Rock 1980-1990" (lien discogs) sur le récemment (2014) réactivé Smap Records, label qui avait édité au début des années 80 les (éphémères) Nouveaux Riches ou encore l'excellent 45T mod revival des Tweed "Fashion" que je vous recommande chaudement. Dans le reportage des Enfants du Rock de 1984, Dominique Laboubée a une très belle image pour décrire la scène qui électrise alors la ville "un peu de poussières d'étoiles"... Celle-ci est certainement tombé sur le disquaire Mélodies Massacre de Lionel Hermani dans lequel Dominique mais aussi les frères Tandy (avec en particulier un certain Gilles inconditionnel des Byrds!) viennent taper la causette et acheter des disques. L'histoire n'aurait pu n'en rester là et pourtant en 1977, un événement va changer la donne: les Dogs enregistrent leur premier 45 tours "Charlie was a good boy", il est publié par le disquaire, le premier d'une poignée de sorties séminales, en 1979 vient ainsi un second coup de grâce: l'unique 45T des Olivensteins, un des plus fantastiques disques du punk français (dans mon panthéon personnel au coté de Marie et les Garçons). Si les Olivensteins se séparèrent après 18 mois insensés, ils essaimèrent une poignée d'excellentes formations parmi lesquelles les Nouveaux Riches (avec Eric Tandy, parolier du groupe et Laboubée), les Gloires Locales (avec Antoine Masy-Perrier futur 6-cordiste des Dogs puis des Wampas ainsi que Gilles Tandy) ou encore les Rythmeurs. 

Les Rythmeurs ne laissèrent à la postérité qu'un mini album et une participation à une compilation ("Snapshots") aujourd'hui complété d'un huitième inédit sur "Rouen, l'explosion Rock". Ils se composaient de deux anciens Olivensteins (Gilles Tandy et le fabuleux guitariste Vincent Denis) ainsi que de Bruno Lefaivre à la batteur (futur Tupelo Soul) et Bruno Lecœur à la basse. "F.I.N.I" leur unique sortie individuelle est éditée en 1983 par le label mythique New Rose. Le format intermédiaire entre un EP et un LP évoque une autre sorti du label parisien faite un an plus tard par une autre formation de la compilation Snapshot(s): "À Bride Abattue" des géniales Calamités (chroniqué ici même). Le disque des Rouennais est un sans faute. Moins punk que les Olivensteins les Rythmeurs laissent les mélodies pop s'épanouir au grand jour sans négliger une certaine amertume et la hargne du punk. Le guitariste joue un récital de haut vol (classe, élégant et fin) quelque part entre les Byrds et pourquoi pas des formations new-yorkaises comme dBs ou Television, un parfait équilibre entre velléités mélodiques et un sens du phrasé moderne et anguleux. Le groupe, loin de copier les anglo-saxons en est très contemporain évoquant le Paisley Underground, les débuts de REM ou certaines formations anglaises C86 trois avant celles-ci (écouter "Un soupçon d'indifférence" pour se faire une idée) ! Si "Plaire Plaire" a mes préférence, de "Rêverie" (youtube) à "F.I.N.I" (youtube) les Rythmeurs s'imposent à travers ce disque comme un des meilleurs représentants du rock français des années 80, comme les Calamités on regrette qu'il n'y ait pas plus (en quantité) à se mettre sous la dent.

mardi 10 décembre 2013

The Mantles - Long enough to leave (2013)

Requiem Pour un Twister adore The Mantles. RPUT adore Slumberland Records. Quel délice de voir les deux associés pour le second album des californiens ! On avait déjà évoqué cette très belle formation de garage-rock aux accents folk-rock à l'occasion de deux précédents singles (Bad Design chez Slumberland, et Raspberry Thighs chez SDZ), Long Enough To Leave est une nouvelle chance pour nous d'évoquer un des meilleurs groupes actuels de la scène de SF aux cotés de figures plus connues comme les Oh Sees, Fresh and Onlys ou Ty Segall

La signature sur un des labels emblématique d'indie-pop (aux cotés des assez fiables Captured Tracks) n'a rien de l'aléa. Les Mantles font le pont entre le garage-rock et une certaine idée de l'indie-pop, ce que des esprits pourraient qualifier un peu trop rapidement de garage-pop. Pas faux certes mais on perd ce qui fait le sel et la subtilité des américains. Les Mantles doivent autant aux Nuggets et Black Lips qu'aux Byrds, la scène Flying Nun (Clean et Bats), le Paisley Underground de Rain Parade ou les circonvolutions C86 de certaines formations comme les Dentists, Mighty Lemon Drops ou les Sea Urchins. Pourtant point de mimétismes chez les Mantles, leur son est unique, à la croisée des chemins peut-être, mais avec une forte personnalité. Ils ont une intensité, une hargne dans la voix (sur le premier disque elle  me faisait même penser aux Libertines), un art à eux d'égrainer les arpèges jangly de guitares.

La production du patron Kelley Stoltz amène la clarté nécessaire pour valoriser les mélodies lumineuses du groupe. Si le premier disque était violent dans ses intentions, celui semble apaisé et plus serein. Initialement on est presque déçu de ne pas retrouver cette virulence dans Long Enough To Leave et progressivement les choses se mettent en place. Les compositions surprennent par leur évidence et leurs qualités, l'éclat laisse place à l'âpreté diffuse de la musique du combo californien. La violence est toujours présente, mais comme réprimée par la limpidité que les Mantles essaient d'insuffler. Le disque est ramassé et condense le savoir-faire de la formation.

Long Enough to Leave est plus long à apprécier en bouche que son prédecesseur. Ce qu'il perd en violence initiale il le gagne en splendeur. Un disque au charme discret , de ceux qui ne veulent pas vous épater à tout prix mais cherche à s'insinuer en vous.


mercredi 9 octobre 2013

The Young Sinclairs - You know where to find me EP (2013)


Les Young Sinclairs on est super fan sur ce blog, Etienne et moi avons sorti deux de leurs 45 tours ("Hurt my Pride" et "New Day"), et avons également chroniqué plusieurs de leurs autres sorties (leur précédent EP chez PSR ou leur magnifique 45 tours Engineer Man). Ils reviennent avec un 4ème disque pour l'année 2013 (un record pour eux je pense!) sur le label américain Planting Seeds Records.

You know where to find me est un morceau emblématique du son Young Sinclairs, de la 12 cordes, du folk-rock, de belles mélodies, et un midtempo qui rappelle autant les Byrds que les Beatles. Un joli titre dans la lignée des meilleurs morceaux de leurs LP. La face A est complétée par too young, la chanson évoque également ces deux groupes, elle est charmante, pas un tube mais un très joli morceau avec une guitare solo dans le pur esprit merseybeat.

Ear to the ground se démarque du son Young Sinclairs le plus typique et vogue vers des contrées très Rolling Stones, Sam s'y fait plaisir, la guitare fuzz conclue le titre dans un excellent solo. Remember this song est aussi courte que cool, en 1 minute et 35 secondes les Young Sinclairs se réapproprient le meilleur du garage 60s, fuzz agressive, refrain drogué, voix hargneuse des grands jours. On regretterait presque le morceau ne soit pas un peu plus long ! Une preuve supplémentaire des capacités du groupe à sortir du registre purement folk-rock qui fait leur spécialité ! Avec "Hurt my pride" (toujours disponible) ou encore "i make my own laws" les américains tiennent un des meilleurs son garage entendu ces dernières années.

Ce quatrième 45 tours de l'année 2013 est une réussite de plus à l'actif des Young Sinclairs, des 4 titres on retiendra un peu plus la face B qui voit le groupe sortir de son registre classique (où ils excellent par ailleurs) au profit d'une approche un peu plus poisseuse. Un 4 titres d'excellente facture à ajouter au crédit d'un des meilleurs groupes sousestimés du moment.

 Pour acheter le disque direction le bandcamp du label.




lundi 19 août 2013

Playlist été #2 - Byrdsian nam nam


Comme vous le savez je suis un inconditionnel des Byrds et je ne manque pas de les citer régulièrement ! Si eux même n'étaient pas indemnes de références (les Beatles en tête) ils ont fait du son de la 12 cordes une marque de fabrique que de nombreux groupes intégreront à leur tour dans leur musique, voici 25 (j'ai du me limiter ahah) exemples de formations super cool inspirées des glorieux Oyseaux de 1978 à nos jours !

The See See The Rain and the Snow (2013)
Les See See ont sorti deux albums, on recommandera en particulier le premier même si le second est également très chouette. Ce single paru en début d'année sur Sundazed, label d'avantage tourné vers les rééditions d'habitude, est une petite merveille et figure parmi leurs meilleures chansons avec le sublime Keep your Head.




The Young Sinclairs You can have her (2010)
On adore les américains Young Sinclairs sur RPUT comme vous le savez, et quel groupe a su le mieux retrouver l'essence des Byrds ? Ce morceau de 2010 sur leur album Chimneys a aussi des petits accents Beatles (le "oh yeah") absolument irrésistibles. Ils ont sorti trois 45 tours en 2013, tous géniaux (dont deux chez nous), et j'attends le prochain chez PSR avec une grande impatience !




Rain Parade You are my Friend (1984)
Je nourris une passion presque obsessionnelle pour le Paisley Underground et Rain Parade est probablement un de mes groupes fétiches du genre. Ce groupe psychédélique a fait quelques chansons dans une veine proche des géniaux Byrds comme ce très beau You are my Friend sorti après leur premier album absolument formidable ! Ajoutons que la pochette du 45 Tours a été conçue par monsieur Freakbeat en personne.


The Mantles Raspberry Thighs (2010)
Les Mantles de SF sont une de mes formations actuelles favorites. Moins connue (et moins productive !) que leurs collègues de la Bay Aera comme les Oh Sees, Ty Segall, Fresh and Onlys etc. ils ont développé dans leur deux albums un garage rock imprégné de folk qui les rapprocheraient des formations néo zélandaises 80s et parfois des Byrds comme sur ce magnifique single de 2010 édité par SDZ, qui figure (dans un nouvel enregistrement) aussi sur leur album de 2013 chez Slumberland.

The Optic Nerve Ain't that a Man (1986)
The Optic Nerve n'aura sorti de son vivant que deux 45 tours. Depuis l'erreur a été partiellement corrigée avec la sortie d'un album inédit époustouflant sur Soundflat en 1993. Les Optic Nerve était un groupe américain folk-rock / garage de grande classe, peut être un peu trop fin et délicat pour les hordes de fan de garage punk cryptique avec des colliers d'os et des dessins de Rat Fink sur leurs grattes vox. 



Allah-Las Vis-A-Vis (2012)
Les Allah-Las ont pas mal fait parlé d'eux avec leur premier album. Même si sur la longueur il est peu trop détendu du gland, les mecs savent écrire de super morceaux garage avec un son incroyablement sixties (merci Nick Waterhouse pour la prod aux petits oignons !). Parmi mes morceaux favoris du disque figure le très réussi Vis-a-Vis hommage assez évident aux Byrds qui pourrait presque aussi évoquer les groupes C86 !


Thee Oh Sees No Spell (2013)
Les OCS resteront le grand groupe de notre génération. J'assume à 100% ce que je dis, et ceux qui les ont vu en live seront de mon avis je crois. Impossible de ne pas être pris par cette machine de guerre incroyablement puissante en live. Leur musique fait le pont entre le garage, le punk, le krautrock mais n'hésite pas à aller vers la pop la plus douce aussi. Citer les Oh Sees dans un article à propos des Byrds me surprend moi même mais impossible de ne pas noter les airs de 8 Miles High dans cet incroyable morceau.

Primal Scream Gentle Tuesday (1987)
Je sais que Primal Scream gagnera ses lettres de noblesse en mêlant électronique et rock mais il n'empêche: mon préféré c'est le premier ! Gentle Tuesday est une petite merveille d'indie-pop sous perfusion de Byrds, une obsession partagé par le label manager en chef Alan McGee également !




Biff Bang Pow ! There must be a better life (1984)
Quand je vous disais que le chef en personne était un inconditionnel des Byrds ! Biff Bang Pow est un hommage au groupe The Creation, et surprise, le nom du label aussi ! Alan McGee et moi je pense qu'on a plein de goûts en commun, en tout cas les Byrds, Big Star et Rain Parade (et bien sûr les groupes qu'ils sortaient sur Creation).




Beachwood Sparks Something I don't recognize (2001)
L'année dernière Beachwood Sparks faisait un retour apprécié et reconnu par la critique avec The Tarnished Gold, un disque d'excellente facture ! Cependant je continue de lui préférer leur premier album sorti en 2001 chez Sub Pop et Bomp, à la pochette évocatrice de la musique du groupe (Cosmic American Music). Parmi les plus grandes réussites de l'album on notera le magnifiquement byrdsien Something I don't Recognize.


The Church Unguarded Moment (1981)
Parmi mes formations australiennes favorites je pense que je citerai les Church, en particulier pour leur premier album, le super réussi Of Skins and Heart. Cet album contient leur premier tube, le génial Unguarded Moment qui fait de chouettes appels du pieds aux Byrds !





The Long Ryders and she Rides (1983)
Parmi mes autres groupes fétiches du Paisley Underground figurent les remarquables Long Ryders probablement les plus dingues des Byrds du lot (on notera d'ailleurs le discret hommage dans leur nom grâce à un Y groovy). And she Rides est le morceau phare de leur premier EP 10-5-60, un morceau psychédélique de grande classe qui tire vers le Byrds sans le pasticher, une superbe chanson.



The Records Starry Eyes (1978)
Les Records sont une des plus fantastiques formations powerpop anglaises, leurs deux premiers albums sont des classiques du genre. Starry Eyes est un de leurs grands singles, il y a des guitares jangly et ces mélodies à tomber par terre ! A noter qu'il est un petit peu inspiré d'un titre d'Eddie and the Hot Rods (do anything you wanna do).




The Lears Coming Home Today (1994)
Dans les groupes 90s de Garage j'ai un petit faible pour les Lears, des gros fans des Byrds qui ont écrit d'excellentes chansons aux sonorités rickenbacker et douze cordes. The Story so Far sorti chez Get Hip (le label des Cynics) compile l'ensemble de leurs sorties (ou presque) ainsi que des inédits d'excellentes factures. Coming Home today était à l'origine sorti sur un EP du label italien Misty Lane (qui a réédité les Dovers !).


The Stone Roses Mersey Paradise (1989)
On ne reviendra pas sur le fait que les Stone Roses soit un des grands groupes de pop du tournant des années 80-90. Ils ont parfois glissé de super morceaux en face B de leur tubes comme le superbe (et très byrdsien malgré le titre !) Mersey Paradise que l'on retrouve sur le 12 pouces de She bangs the Drums !




The High Box Set Go (1990)
Un groupe directement lié aux Stone Roses ! Bien sûr les High ne jouent pas dans la même catégorie (on serait plus en seconde division) mais impossible de ne pas trouver un certain charme à leur unique album Somewhere soon et en particulier au magnifique single box set go, dont le riff est dans la tradition byrdsienne.




Teenage Fanclub Start Again (1997)
TFC est un grand groupe, osons le: un des plus grands des années 90. Ils ont sorti un paquet d'albums qui devraient être des classiques de la pop au rang desquels Bandwagonesque et Songs from Northern Britain me rendent dingue. Sur ce dernier album, sorti en 1997, les Teenage Fanclub se font lumineux et brillants. Impossible de ne pas entendre l'influence discrète mais sincère aux Byrds dans le magnifique Star Again et ses harmonies super jolies.



Twerps Work it Out (2012)
Twerps doit probablement plus à la scène néozélandaise des 80s qu'aux Byrds mais il y a dans ce morceau quelque chose de Byrds, que ce soit dans les guitares ou dans la diction (qui évoque aussi Dylan d'ailleurs). 





Triptides English Rain (2012)
J'adorerai entendre une version enregistrée de ce morceau avec une douze cordes, après avoir entendu Glenn la faire en live. Sur leur prochain album il devrait y avoir quelques autres morceaux dans lesquels survole l'esprit des Byrds (c'est déjà le cas sur le super set you free), j'ai hâte qu'il sorte !




Ducktails Ivy Covered House (2013)
Je suis un peu moins sensible à Ducktails qu'à Real Estate mais l'album contient quelques chansons fantastiques comme Ivy Covered House dans laquelle l'arpège de guitare jangly me fait penser aux Byrds.






R.E.M. Sitting Still (1983)
Je crois que Murmur est mon album favori de REM, c'est un GRAND disque dans lequel le groupe injecte du Byrds dans le post-punk, le college-rock. Un des grands disques des 80s pour moi. Sitting Still est une super chanson avec un riff jangly de Peter Buck mémorable.





The Last She Don't Know Why i'm here (1979)
Il parait que les Last trouvent leur premier album trop clean, peut être ... mais quel disque ! Un de mes albums favoris de powerpop, un groupe qui fait du punk, du surf, du merseybeat, ou du folk-rock le tout avec une touche unique, un super disque méconnu à redécouvrir !





Gamine Shandy Street (1983)
On ne répétera jamais assez que Gamine est un des meilleurs groupes français de pop ! Avant de signer en major le groupe aura l'occasion de sortir quelques singles et EP dont un magnifique format court sur Snapshot en 1983 produit par Robin Wills des Barracudas. Ce disque contient notamment le superbe Shandy Street dans lequel on reconnaît la touche jangly des glorieux américains.



Vetiver Any and All (2012)
Je ne suis pas très familier avec la musique de Vetiver mais ce morceau de la compilation In A Cloud II (dont il est de loin de le sommet) est une merveille de pop aux accents folk-rock et à la guitare jangly à souhait.





The Barracudas Dealing with today (1984)
Alors que Closer est ré-activé il est temps d'évoquer (et de finir en beauté) les excellents Barracudas, héros d'un certain underground des années 80. Leur troisième album Endeavour To Persevere contient le superbe dealing with today aux guitares 12 cordes enchanteresses.






Encore plus ?
Essayez ceux-là:
Sea-Urchins, Mighty Lemon Drops, Jasmine Minks, Olivensteins, Proper Ornaments, Cleaners from Venus, Bangles, Paul Messis , dBs, Woods, La's, Sadies, Razorcuts, The Coral , The Stands , los Planetas , Matthew Sweet , Velvet Crush , Flamin Groovies, Tom Petty, Sudden Death of Stars etc.

dimanche 25 décembre 2011

Radar Eyes - Miracle (2011)

On continue ce tir groupé de singles histoire de finir l'année en beauté (ne vous inquiétez pas on vous prépare aussi un bilan bien cool). Hozac a fait une très belle année avec les excellents albums de Peoples Temple et Fungi Girls ou le chouette the Happy Thoughts. Radar Eyes c'est le disque que je n'attendais pas trop, à vrai dire je n'avais même pas fait attention à leur premier single sorti il y a un an , et c'est en écoutant celui ci sur le tumblr d'un mes blogs favoris (finest kiss) que j'ai su que je devais harcelé les disquaires jusqu'à l'avoir entre les mains. C'est heureusement le cas maintenant et il fallait que je vous en parle. Apparemment il y a un membre des Cococoma dans le line-up mais ça n'a pas vraiment de rapport musicalement.

Miracle , la face A, sonne jangly à fond les ballons avec un riff presque byrdsien et c'est un pur bonheur, on dirait que le disque a été fait pour moi, en tout cas c'est vraiment le genre de trucs que j'ai envi d'entendre! La B me plait moins, disons qu'elle fait bien son rôle de face B mais n'apporte pas grand chose à la A qui reste la pièce maitresse de ce disque. Il semblerait que le groupe prépare un disque pour Hozac en février 2012, autant dire que je suis impatient de le mettre sur la platine et que j'espère pouvoir vous en parler avec autant d'enthousiasme que ce superbe 45 tours!

Achat: Hozac

Radar Eyes - Miracle by HOZAC RECORDS

jeudi 13 octobre 2011

Les Olivensteins

Les Olivensteins n'auront existé que pendant 18 mois, mais leur unique 45 tours - un ep 3 titres - reste un des plus beaux témoignages du punk français, même si l'étiquette est réductrice. Tirés à 2000 copies et sortie sur le label local Mélodies Massacre (qui a aussi édité le premier 45 d'un autre groupe de Rouen: les Dogs) il est aujourd'hui un collector très recherché, mais l'important ne se situe pas là mais dans ce qu'il renferme: "fier de ne rien faire", un véritable hymne en tout cas il en a toutes les qualités requises.

Formés autour du duo Gilles et Eric Tandy (le premier chante les paroles du second, pas membre du groupe officiellement mais vrai conseiller) les Olivensteins creusent le sillon d'un punk loin d'être standard, sur l'ep on pense tout autant aux Damned qu'à Magazine (à cause de l'usage des synthétiseurs) ou aux ... Byrds. Impossible de ne pas entendre dans ces arpèges égrainés à la ricken' l'influence (plus ou moins consciente) des californiens, le résultat est détonnant, les rouennais injecte une bonne dose de pop dans une chanson qui ne perd rien de sa hargne bien au contraire. Les Olivensteins n'étaient pas un groupe punk parmi d'autres, ils étaient des esthètes, leurs paroles nihilistes ont un humour que peu de groupes français de l'époque avaient.

Leur carrière fut météorique et s'acheva sur un concert en janvier 80 avec sous le bras ce trois titres mythique. En 2011 Born Bad, l'un des plus beaux labels français, a eu la bonne idée de rééditer les morceaux du 45 accompagnés de démos, d'inédits et de morceaux live. Le disque (à se procurer d'urgence) confirme que les Olivensteins étaient une des formations les plus intéressantes de son époque à travers des titres comme "je suis négatif" (presque du Real Kids!) ou "je hais les fils de riche". A noter une version démo de "fier de ne rien faire" assez différente de la version définitive que l'on trouve sur le 45, elle apporte un éclairage différent au morceau avec des synthés sérieusement déglingués d'une modernité saisissante. La version démo d'euthanasie aussi est énorme.

achat du 33 tours: BORN BAD /


Les Olivensteins - Fier de ne rien faire by quelqu'un

plus d'infos:
interview gonzai / interview abus dangereux / rock made in FranceLien

samedi 15 janvier 2011

the Mantles - Rachel (2009)

Je n'ai découvert les Mantles qu'en 2010, mais j'ai eu l'occasion de me procurer depuis leur premier album (super je compte en reparler prochainement), leur dernier ep (sur mexican summer) et donc ce single de 2009 sur Slumberland, dont la pochette semble inspirée de "Come Taste the Band" de Deep Purple. La face A est excellente, et donne déjà une bonne idée de ce que j'aime chez ce groupe, mais la B est encore meilleure. Rachel part comme un morceau garage assez classique, mais avec quand même la touche Mantles (la voix très particulière du chanteur, les guitares presque "jangly" derrière) et un moment le morceau se part dans un espèce de rave-up psychédélique assez monstrueux, ça fait totalement décoller le morceaux. Les Mantles se placent parmi mes groupes préférés actuels de garage, ils ont un son unique et bien reconnaissable, je les trouve originaux et subtiles, enfin j'aime beaucoup quoi. La bonne nouvelle c'est que SDZ (dont on va reparler prochainement pour le disque des Bellas) devrait prochainement sortir un nouveau single du groupe! En attendant on peut trouver celui là ici et là, et il est vraiment super.

Mantles - Rachel

achat:
Slumberland