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lundi 23 mai 2016

Les Bretell's : attachez votre ceinture

Il y a quelques semaines nous évoquions Henri Salvador. Ce dernier en plus de sa propre carrière produisit des groupes et artistes distribués par Philips, puis sous son propre label Rigolo. Parmi eux Tiny Young ou Les Bretell's qui nous intéressent plus particulièrement aujourd'hui. La description au dos de leurs premiers EP sorti en 1963, signée de Salvador, explique le curieux choix de nom: à l'époque des chaussettes j'ai pensé que pour compléter l'habillement de la chanson il fallait des bretelles. Les voici donc en musique. Au delà d'un certain manque d’enthousiasme pour décrire ses poulains, Henri Salvador confirme que le rock n'est pas trop son truc, peut être une question de génération... 

S'il est un des premiers artistes à avoir enregistré du rock & roll en France en compagnie de Boris Vian et Michel Legrand sous le nom d'Henry Cording (youtube), le propos est ironique, les intéressés n'y voyant qu'une mode passagère (wiki) ! Il récidive donc sept ans plus tard en lançant une pique aux groupes twist et notamment les Chaussettes Noires d'Eddy Mitchell (et de Créteil, sisi!). Quoi qu'il en soit nos Bretell's n'évoluent pas tellement dans un registre rock & roll, nous restons dans le spectre d'influences chères à Henri Salvador: jazz, musique brésilienne et latine (notamment bossa nova) etc. et ce, malgré la volonté affichée de pasticher le twist des rockeurs français. Le résultat est néanmoins tout à fait charmant. Chacun des quatre morceaux est d'excellente facture. Deux évoquent des twists ("Lulu d'Honolulu" et "Ne Dis Pas"), "Vous" est un joli slow (youtube) et enfin "Marchand de Melons" est une reprise étrange et amusante du classique d'Herbie Hancock "Watermelon Man" (youtube). Au jazz se substitue un rythme latin, très certainement influencé par Mongo Santamaria (youtube) mais rien ne prépare aux paroles...Elles oscillent entre la connerie abyssale et le génie, elles semblent volontairement stupides et novelty ce qui les rends d'autant plus terribles. Notons les interventions d'Henri Salvador qui ponctuent la chanson de ses rires et enfin d'un très cool solo d'orgue, la dernière touche à cette fascinante reprise d'un classique ultime du jazz. 

dimanche 1 mai 2016

Prock Harson: le bal des reprises de A Whiter Shade Of Pale

L'été 1967 fut bercé pour nombre d'amours naissant par le slow langoureux au texte cryptique "A Whiter Shade of Pale" de Procol Harum (au cas où vous vivriez sur une autre planète, un lien pour l'écouter). Ce désormais classique reste, presque 50 plus tard, très très très efficace pour pécho. Le morceau est inspiré notamment d'un fameux air de Bach (celui ci a priori pas l'unique emprunt à notre célèbre compositeur) mais aussi du classique soul (et une autre artillerie lourde pour emballer): "When A Man Loves A Woman" de Percy Sledge sorti un an plus tôt (pour vous faire une idée). Le titre engendra son lot de reprises et fut un des premiers de la vague slow sur un air classique, un phénomène qu'il serait d'ailleurs passionnant d'étudier (de même que les reprises en rock instrumental ou plus tard chez nos amis les proggeux). Ainsi les chers Demis et Vangelis se firent connaître avec un classique de boom inspiré du Canon de Pachelbel: la dégoulinante "Rain and Tears". 

Il existe plus de 200 reprises de ce morceau, en français ("Les Orgues d'Antan" de Nicoletta), en italien ("Senza Luce" de I Dik Dik) ou encore en espagnol ("Con Su Blanca Palidez" par exemple par le groupe vénézuélien Los Impala). Nombre de reprises ne prirent même pas la peine d'une traduction et eurent comme ambition principale de surfer sur le phénomène et tromper le consommateur en jouant sur la consonance des noms. Une des plus célèbres tentatives est évidemment celle du groupe Proco Magnum. Les connaisseurs se délectent de la face B, le freakbeat sauvage de "Neurotic Saga" (youtube) plus connu en France par les Papyvores compilé sur la première Wizzz ("Le Papyvore" youtube). Sans être aussi dingue la face B de la reprise du slow langoureux de Procol Harum par Prock Harson se révèle être aussi une bonne surprise...

"I Wanna Live" est une charmante chanson groovy à la Georgie Fame ou The Peddlers, de la bonne came qui trouvera sa place à merveille dans un petit set à la cool. Je n'ai pas beaucoup d'info sur ce groupe, il semblerait que le canadien Billy Butler chante sur ce disque (lien). La formation a moins édité un autre disque aussi (discogs). Enfin, le 45T est sorti dans au moins deux pays, en Allemagne sur Cornet (également productrice du disque) et en Italie sur Stateside (pochette identique à l'exception du logo en haut à gauche). Je ne suis pas sûr que ce soit courant mais ça ne vaut pas pour autant cher: le disque n'est pas spécialement recherché/identifié. 


mercredi 13 avril 2016

The Rokes: fort

The Rokes furent l'une de ses nombreuses formations Beat anglaise à traverser la Manche pour tenter leur chance sur le continent. Le Royaume Uni était en effet saturé de formations, nombre d'entre elles prirent donc le chemin de l'Italie, des Pays Bas (The Scorpions), du Danemark (The Red Squares) ou encore de l'Espagne (The Tomcats). Si toutes ne connurent pas la gloire, les Rokes eurent le privilège d'une belle carrière transalpine. Le zénith en fut certainement "Piangi Con Me" une face B co-écrite par le groupe (plus précisément le chanteur Shel Shapiro) et le célèbre parolier Mogol à qui l'on doit également l'incroyable "Il Vento" avec la légende Lucio Battisti (youtube).

Située de l'autre coté d'une reprise de Bob Lind "Che Colpa Abbiamo Noi" ("Cheryl's going home" en VO), "Piangi Con Me" va en effet, par l'intermédiaire d'une reprise des Grass Roots ("Let's Live For Today"), devenir un énorme tube international ! Plutôt impressionnant pour une chanson destinée à occuper une face B. Selon la légende PF Sloan et Steve Barri, à l'origine des Grass Roots (au départ un projet de studio), découvrirent le morceau par l'intermédiaire de leur éditeur. Sloan séduit par la similitude avec le classique "I Count The Tears" de The Drifters accepta de reprendre le morceau, un choix gagnant: le morceau eut une résonance inédite avec les événements (la guerre du Vietnam) et devint ainsi un classique de son époque au même titre que "Jimmy Mack" par exemple. 

Il est étonnant que les compositeurs - les fameux Doc Pomus et Mort Shuman ("Sweets for my Sweet" ou " A Teenager in love") - d' "I Count The Tears" n'aient pas porté plainte: l'histoire dit que Mort bien qu'excédé n'en éprouva point le besoin, une autre théorie laisserait entendre qu'il partageait la même maison d'édition que "Let's Live For Today", la vérité se situe probablement quelque part entre les deux. Quelle ironie qu'aujourd'hui les héritiers de Marvin Gaye gagne un procès pour un pastiche de "Got to Give Up" (une des décisions de copyright les plus scandaleuses de ces 20 dernières années) ! À l'écoute des Drifters et de The Rokes, les similitudes sont frappantes: le refrain de "Piangi Con Me" est le couplet de "I Count the Tears" (la preuve!). Il me semble cependant qu'il existe une petite différence dans la suite des accords en arrière plan du motif. Trop évident pour n'être qu'une simple coïncidence, la ressemblance n'est peut-être pas pour autant volontaire, Del Shapiro aurait pu entendre la version originale ou les reprises de certains groupes beat comme les Searchers (youtube) et son inconscient retranscrire quelques années plus tard cette incroyable mélodie spontanément. Le couplet est néanmoins très différent, il redore le blason des Rokes et contribue à la tension de la chanson offrant un boulevard à ce refrain fantastique, un parfait écrin à cette mélodie mémorable. Si "Let's Live for Today" est probablement par la force des choses la version définitive (youtube) de cette avant collective, l'originale des Rokes est ma préférée, l'italien se prêtant merveilleusement au lyrisme de cette grande chanson.

lundi 5 juillet 2010

the Banned - him or me (1978)

Les Banned sont une formation anglaise de la fin des années 70. Ils ont sorti deux singles, à chaque fois les faces A sont des reprises tandis que sur les B on trouve des originaux. On fera l'impasse sur les titres originaux, assez moyens. En revanche les reprises sont bien choisies et dans les deux cas suffisamment différentes des morceaux originaux pour le faire. Sur ce second single c'est un titre de Paul Revere and the Raiders qui est repris, l'original est excellent, cette version est plus simple mais a son charme, je dirais que son approche plus directe ne dessert pas le morceau et met en valeur des éléments différents de la compo. Donc pour moi ça le fait!

the Banned - him or me

mercredi 18 novembre 2009

i Corvi - un ragazzo di strada (1966)

Voici une chouette reprise de i Corvi de "i ain't no miracle worker" en italien. Ils ont aussi à leur actif, une cover d'un morceau des Prunes qui mérite quelques écoutes (mais plus difficile à débusquer en 45tours). Je partage l'avis de Mr Vinyle sur la face b, une bonne fuzz, mais un peu trop cucu pour me convaincre!

Here is a cool cover in italian of "i ain't no miracle worker" by sixties band i Corvi! The disc is quite easy to find on e-bay, sadly the b-side is just okay (good fuzz, but a bit too cheesy), anyway still a very cool 7!

i Corvi - un ragazzo di strada

dimanche 1 novembre 2009

Tom Jones - you keep me hangin' on (1967)

Chez Tom Jones il y a à boire et à manger, il y a des morceaux vraiment ringardos, et puis des choses pas mal du tout et même de temps en temps excellentes (it's not unusual, i've got a heart, sa cover de "bama lo" en live...), sur cet album de 1967, une face est à oublier (la seconde) que des slows moisis... la première en revanche est un ensemble de cover exécutés avec plus ou moins de réussites, mais globalement ça sonne pas mal du tout! Ma préférence va "you keep me hangin on" reprise des Supremes, je la trouve vraiment excellente, avec cette sorte de ton d'abandon dans la voix poignant et prenant.

Tom Jones did bad - average and great stuff (including "i've got a heart" or his cover in live of "bama lo"). "You keep me hangin on" appears on a 1967 full of covers, the b-side is rather forgetable, but the a-side is quite good, and this supremes cover is my favorite on it! Tom Jones has something special in his voice here, we want to trust him.



dimanche 24 mai 2009

Donovan - season of the witch (1966)

Donovan est un chanteur anglais de folk tirant très souvent sur la pop ou la musique psychédélique ce qui n'est pas pour me déplaire, je pense que la plupart de nos lecteurs reconnaitrons au moins l'air d'un de ses tubes, que ce soit le folky "catch the wind", le jazzy "mellow yellow" ou le psyché "sunshine superman"... Parlons justement un peu de cette dernière chanson, titre phare de l'album du même nom (sorti en 1966), on trouve également sur ce même disque un autre standard - légèrement moins connu - de Donovan, le superbe "season of the witch", presque 5 minutes autour d'une guitare, et une pointe d'orgue! En 1967 Julie Driscoll accompagnée de Brian Auger et son groupe the Trinity, en font une reprise bluesy lanscinante centrée sur la voix de Djools et l'orgue hammond d'Auger, le moins que l'on puisse dire c'est que c'est très réussi, tout autant que l'original...ne pouvant me décider à n'en choisir qu'une, voici les deux!

Donovan is a very known 60s british singer, mainly of "folk" but with a pop / psych / jazz touch, his most-known songs are "catch the wind" "mellow yellow" or "sunshine superman", on the same lp of that last tune, you'll find another Donovan's classic, the awesome "season of the witch", wich was also covered with a lot of talent by Julie Driscoll, Brian Auger and the Trinity, a years later (1967), two great versions of the same tune, today on RPUT!

écouter / listen to season of the witch by Donovan (1966)
écouter / listen to season of the witch by Julie Driscoll, Brian Auger and the Trinity (1967)


mardi 9 décembre 2008

Eddy Mitchell - sunny (1968)

Dans mon esprit il y a quelque temps de ça, j'aurais eu tendance à mettre Eddy et Johnny dans le même panier, et je me rends compte avec le recul que ce n'est pas très juste pour Eddy Mitchell... Car même si Eddy fait parti des meubles de la variété française, et qu'il n'a pas toujours été au top dans sa carrière, a plus d'une reprise il a démontré un amour profond pour la musique et une personnalité intéressante mélange d'une culture cinéma, de quartier populaire parisien et de bonne musique.

En regardant sa discographie de plus près, on y découvre de nombreuses covers de tubes anglo-saxons franchement réussies (satisfaction, memphis tenessee, tighten up, spinning wheel,...) et des originaux pas mal du tout (sur l'album de Londres à Memphis, et un peu partout en fait). Aujourd'hui j'ai choisi de parler d'un album sorti en 1968 - pas si évident que ça à dégoter - intitulé 7 colts pour Schmoll avec une pochette signé Jean Giraud (le créateur de Blueberry). Si le précédent disque avait été enregistré entre Londres (dans les studios Pye) et Muscle Shoals (haut lieu de la soul américaine) celui-ci est produit dans notre belle capitale parisienne et n'a rien à envier en la matière au précédent: le son et la qualité des musiciens sont au rendez-vous!

Les yéyés ont souvent (la plupart du temps en fait) massacrer les originaux anglo-saxons, Eddy Mitchell s'en sort ici avec les honneurs, il s'attaque à des standards par toujours dans son registre au départ (qui imaginerait Eddy sur une chanson aussi délicate que the fool on the hill des Beatles?) , mais à chaque fois la qualité des arrangements constitue un parfait support pour la voix si particulière d'Eddy. On découvre donc un disque plein de reprises réussies, qui sans atteindre les originaux (mais peut-on faire mieux que les Beatles ou Sam & Dave sur leurs chansons?) , offre des relectures personnelles et très au dessus de la moyenne de ce que l'on peut attendre de ce genre d'exercice de style. La superbe reprise de Sunny en témoigne : l' original signé Bobby hebb est une des plus jolies chansons de soul des années 60 avec cette touche un peu jazz et ce mélange entre sentiments nostalgiques et foi en l'avenir (Hebb l'avait écrit en hommage à son frère décédé il y a peu), Eddy Mitchell ralenti le tempo, grossi la rythmique pour en tirer un groove plus bluesy et lanscinant, une vrai réussite, qui expédie dans les cordes la plupart des reprises de ce classique de 1966.

Le reste de l'album mérite également d'y jetter une oreille (voir les deux) ne serait ce que pour l'introduction et la conclusion, vraiment terribles!

Eddy Mitchell is one of the best known singer of the french mainstream, but unlike many others (like Johnny Hallyday), this guy did some really good stuff, with a very own voice and style. if you look a bit deep in his discography you'll find some nice covers of english/american stuff (including tracks by Chuck Berry , Sam & Dave, Rolling Stones, Beatles, BS&T...) and also some fine originals (beat, soul and many more...).
7 colts pour Schmoll was recorded in Paris, and was released in 1968, it's fine album, full of well-done cover of songs by Archie Bell and the Drells, Gene Vincent, the Platters or Bobby Hebb. I'm sure you guessed the Hebb's track he covered here, and yes it's that one, the 1966 soul classic: Sunny, and I have to say I love Eddy's cover, yeah the original is so great and unbeatable, but mr Mitchell has done a very own version (much more slower) of that masterpiece, and it really sound good, to my ears one of the best take on that tune! the Rest of the LP is cool too check for exemple the groovy instrumental rendition of be-bop-a-lula wich opens the LP!

écouter / listen to sunny /// écouter le / listen to the LP

vendredi 4 juillet 2008

it's summertime

A sa façon RPUT fête l'arrivée de l'été, avec 4 reprises de Summertime. Les Zombies se sont fait connaître grâce à ce titre à un concours style radio-crochet, leur version est mélancolique, avec un feeling jazzy apporté par le clavier de Rod Argent - le calme avant la tempête... On continue sur la reprise de George Benson qui pour l'occasion assure aussi la partie vocale (avec une certaine réussite), une version groovy et chaloupée qui donne irrémédiablement envi de danser. Puis l'on poursuit sur Billy Stewart probablement ma version préférée de ce morceau, en un mot, un seul: monumental. Si il y a quelques oubliés en soul Billy Stewart en fait parti, cette reprise le prouve, une carrière trop courte, stoppée par un accident de voiture, mais un talent évident et éclatant de toute part sur cette version de summertime incroyable - ça me retourne dans tous les sens à chaque fois. On fini avec une très bonne reprise ska par le groupe belge/rhodésien the Shake Spears, face a d'un single déjà évoqué ici même il n'y a pas si longtemps.

4 different & great covers of summertime. The Zombies won a battle of the band with their mellow version of it, so it appeared on their first LP in 1965. George Benson's rendition from 1966 lp "it's uptown" is groovy and makes us want to dance. Billy Stewart's one is my favorite, it blows my mind everytime i hear it - soul at it's best. We finish on the Shake Spears (a belgian / rhodesian beat-band, for more info see our previous post on them) cover, in a ska way, it's not good as the previous one, but it's still a very nice one.


samedi 5 avril 2008

Julie Driscoll, Brian Auger and the Trinity - let the sunshine in (1969)

On avait déjà évoqué Brian Auger and the Trinity, à travers le morceaux "tiger" il y a quelque temps, cette fois ci on retrouve la formation accompagnée au chant d'une grande dame de la musique "pop" anglaise: Julie Driscoll, à la voix inimitable, avec un feeling très bluesy, qui n'a malheureusement pas fait une carrière très longue (mais qui avait participé avec Auger au fameux Steampacket). L'association fait des merveilles, le jeux d'Auger à l'hammond est fantastique et la voix de Driscoll transcende totalement ce morceau, définitivement un traitement très réussi de ce classique de la comédie musical Hair.

A few months ago we talked about "tiger" by Brian Auger and the Trinity, here is another song with this band featuring this time the great singer Julie Driscoll, to my opinion one of the greatest singer to come frome England. Driscoll and Auger together were a fantastic team, they did several albums and songs wich are awesome, it includes this great cover of the classic "let the sunshine in" from the musical comedy Hair.

écouter / listen to let the sunshine in

jeudi 20 mars 2008

covers covers

Histoire de changer, ce post ne sera pas consacré à un groupe mais 4! Le point commun? des Covers plus ou moins réussi de gros tubes de la fin des années 60 / début des années 70!

On commence avec Screen Trip enfin je les aie appelés comme ça, car le disque fait nulle-part mention de leur nom... En effet ce morceau est extrait d'un LP du label "budget" de EMI "MFP" et est constitué de reprises de musiciens de studios (probablement anglais?) de thèmes de films...avec plus ou moins de réussite, j'ai retenu celle "Born to be wild" qui est un peu moins musclé que l'original, mais me semble compenser avec un orgue bien groovy.

On poursuit avec the Globe Show, un groupe que je suppose être anglais puisque signé sur Page One (le label de Larry Page je crois, producteur des Kinks à une époque) , là c'est un 45tours SP (qui craque un peu malheureusement) avec en face a une reprise des Beatles (d'un de leurs morceaux les plus cucu: obladi oblada) qui est OK, la face B nous offre une cover sympathique (avec des cuivres) de l'immense classique des Small Faces Tin Soldier que j'ai donc choisi.

Comme les deux précédents groupes , je n'ai guère d'information sur the Planeters, mais je ne suis pas convaincu qu'ils soient anglais cette fois ci. Ils partagent un 45tours EP avec Raymond Ruer. Sur la face A on trouve une cover du tube de Shocking Blue "Venus" accompagné d'un instrumental (pas mauvais du tout) qui me semble lui être un original intitulé blossom' shoes. Cette version du tube néerlandais est plutôt cool même si le chant est un peu approximatif , on apprécie l'orgue et la bonne guitare Fuzz.

Enfin terminons en apothéose avec CCS, et ouf cette fois-ci on peut glaner quelques infos sur le net! En effet ce groupe est en fait un pseudo pour des musiciens de studios, notamment le producteur Mickie Most (de RAK) ou encore le mythique Alexis Korner! (et je crois bien que la voix que l'on entend ici est celle de Steve Marriott, mais sans aucune certitude). Ce groupe nous propose une version de whole lotta love de Led Zep avec des arrangements très différents de l'original, enfin je vous laisse la surprise...


écouter / listen to Venus par the Planeters
écouter / listen to Born to be Wild par Screen Trip
écouter / listen to Tin Soldier par the Globe Show
écouter / listen to Whole Lotta Love par CCS

samedi 17 novembre 2007

the Score - please please me (1966)

The Score est une obscure formation anglaise responsable d'un simple en 1966 sur Decca. La face A est une superbe reprise psychédélique du classique please please me des Beatles, tandis qu'en B on trouve Beg me un titre (probablement original) de très bonne facture dans une veine mod-pop que je rapprocherais de "try and stop me" des Creation ou "the Kids are allright" des Who. Inutile de dire que le choix entre les deux titres fut difficile, mais après reflexion il m'a semblé que la A était plus originale et différente, et méritait donc peut être d'avantage de figurer ici, en effet rarement les Beatles ont eu le droit à un traitement aussi intéressant et différent de l'original. Notons que les deux titres ont été compilé en cd (la face a sur the freakbeat scene, la b sur the mod scene) et que le 45tours a également été réédité, si en revanche vous cherchez le pressage original il vous faudra débourser entre 80 et 300 euros (pour le pressage démo) environ , avis aux amateurs.

The Score is an obscure british band wich released only one single in 1966 on Decca. The a side is a great cover of Beatles tune please please me in a psychedelic vein, on the flipside an original track wich reminds me the mod-pop sound of the creation (try and stop me) or the Who (the kids are allright). The two tunes are great, the choice was difficult, eventually I took the a-side wich is maybe a bit more original. You can find the two track on various cds (the freakbeat scene, the mod scene) , if you want an original copy it will cost between 80 & 300 euros (for a demo copy)!

écouter / listen to please please me


the Artwoods - these boots are made for walking (1966)

Art Wood, grand frère de Ron Wood (the Birds, the Creation, the Rolling Stones), fonde son groupe the Art Wood Combo en parallèle de sa participation au Blues Incorporated d'Alexis Korner et Cyril Davies, deux figures incontournables de la scène londonnienne du début des années soixantes. En 1964 le groupe avec l'ajout de Jon Lord (orgue) Derrek Griffiths (guitare) puis Keef Hartley (batterie) et Malcolm Pool (basse) devient the Artwoods. Leur son est très marqué par le jazz et le blues, ce qui les rapproche d'une autre grande formation anglaise de l'époque Manfred Mann (également le nom du leader du groupe, étrange hein?), cependant ils n'ont jamais eu le succès de cette dernière et en 4 ans d'existence malgré un LP et quelques singles ils n'arrivent pas à se faire une place parmi les grands. Le groupe se sépare en 1967, Keef et Malcom partent rejoindre John Mayall, tandis que Jon Lord deviendra quelques années plus tard l'organiste d'une célèbre formation de hard rock....Deep Purple!
J'ai choisi une reprise de Nancy Sinatra de these boots are for walking, cette version a le mérite de développer une approche différente de ce grand morceau, et ça rend franchement bien non?

écouter these boots are made for walking


The Artwoods was founded by Art Wood the older brother of Ron Wood (Birds, the Creation, the Rolling Stones) previously from the Blues Incorporated, a band with two of the most important figures of the early london scene Alexis Korner and Cyril Davies. Between 1964 & 1967 the Artwoods did several singles and one LP, but they failed to success in the charts even if they were a very appreciated club band. Their sound is very jazzy and bluesy, and reminds me a bit the best cuts of Manfred Mann. Their Drummer (Keef Hartley) and their bassist (Malcolm Pool) joined John Mayall band, whereas a few years latter Jon Lord became part of the mythic hard rock band Deep Purple. These boots are made for walking is cool cover of Nancy Sinatra tune, with a great groove that will stuck you to the dancefloor.

listen to these boots are made for walking

mardi 24 juillet 2007

Smell of Incense (1967/1968)

En 1967 le groupe psyché californien West Coast Pop Art Experimental Band sort son troisième album VOL2, une chanson s'en dégage particulièrement, la sublime smell of incense, le groupe de Dallas Southwest F.O.B. entend un soir cette chanson, interprétée par ses créateurs et décide de la reprendre à sa sauce. Les deux versions méritent le détour, je ne peux pas en choisir une plutôt que l'autre, celle de WCPAB est vaporeuse et psychédélique, la cover des texans est accrocheuse et pop.

l'originale par WCPAEB (1967)
la cover par Southwest F.O.B. (1968)

West Coast Pop Art Experimental Band was a californian psychedelic band. On their 3rd album figures the wonderfull smell of incense. A Dallas band Southwest F.O.B. heard it in live, and covered it. The two versions are equally good and different, the dallas one is a fine pop tune with a garage sound (farfisa, fuzz), the original is more psychedelic and ...west coast, the two are great.

original by WCPAEB (1967)
cover by Southwest F.O.B. (1968)

lundi 23 juillet 2007

Trini Lopez - unchain my heart (1963)

Trini Lopez est un guitariste américain. Il est néé en 1937 à Dallas. Il est repéré par Don Costa au Pj Club, et est signé sur le label de Frank Sinatra Reprise, en 1963 sort son premier album, qui rencontre un franc succès y compris en France, avec ses excellentes covers de If I had a hammer ou Unchain my heart. Ce dernier morceau est interprété dans une veine jazzy et groovy, subtile mais qui donne immédiatement envie de se déhancher.

écouter unchain my heart

Trini Lopez is an american guitarist born in Dallas in 1937. He was discovered by Don Costa at the Pj Club, and was signed on Frank Sinatra's label Reprise. In 1963 he had some chart successes with his live album and singles like if i had a hammer. Unchain my heart is a very good cover from the same period with a nice jazzy feeling.

listen unchain my heart

mercredi 20 juin 2007

Billy Preston - sunny (1967)

Billy Preston est un organiste américain, il est l'un des rares à avoir eu son nom accolé à celui des Beatles, le temps d'un single, il est également parti en tourné avec les Stones...Bref une référence dans le monde de la pop, mais ce qui compte c'est avant tout la musique et la manière de la jouer et sur la question Billy Preston assure bien!
J'ai choisi une repris de Sunny, l'original de Bobby Hebb a déjà été évoqué ici même il y a quelque temps, Billy Preston en donne une relecture groovy mais plutôt midtempo avec le son unique de l'orgue hammond, une grande réussite de mon point de vue.
La qualité du son est assez moyenne, enregistrement live oblige, le titre figure sur l'album Club meeting de 1967.

écouter sunny

Billy Preston is an american organist, he played with the Beatles and the Rolling Stones! Sunny is a cool cover of Bobby Hebb tune, just check the awesome hammond playing, and enjoy this live track of 67 album club meeting.

listen to sunny

jeudi 14 juin 2007

les Lionceaux - mon obsession me poursuit (1965)

Les Lionceaux sont un groupe mid-60's français de Reims, leur maison de disque les lance comme les Beatles français, ils reprennent donc de nombreux morceaux du fab 4. Bien qu'assez populaire (sans atteindre les scores des ventes des "ténors" comme Eddy Mitchell ou Johnny Halliday) l'aventure se termine en 1965. En deux ans ils ont enregistrée une demi douzaine d'ep, un album (en direct du bilboquet) et ont accompagné sur disque Johnny Halliday et le bluesman Memphis Slim, plutôt pas mal non?
Mon obsession me poursuit est une cover de nowhere to run (de Martha Reeves and the Vandellas) à la sauce rock, elle s'avère être excellente et assez différente de l'originale, elle a été compilée sur le beat bespoké. Enfin il me reste à ajouter qu'un chapitre du très bon anti-yéyé de Chrisitian Eudeline leur est consacré.

écouter mon obsession me poursuit

Les Lionceaux are a french mid sixties beat band from Reims. They were considered as the french Beatles, and did about half a dozen eps and a LP (en direct du Bilboquet) in two years (from 1963 to 1965). They also played with Johnny Halliday and bluesman Memphis Slim.
Mon obession me poursuit is a very good cover of Martha Reeves and the Vandellas's Nowhere to run, it was compiled on le beat bespoké.

listen to mon obession me poursuit

samedi 5 mai 2007

Neil MacArthur - she's not there (1969)

Quoi une reprise du sublime She's Not There des Zombies? hé oui...et pas par n'importe qui, par Colin Blunstone (le chanteur du groupe en question à la voix angélique) himself, et c'est plutôt pas mal du tout. Si on excepte quelques touches de guitares un peu superflues mais de bon ton en cette fin des 60's, c'est une très bonne version avec des arrangements originaux donnant un nouvel éclairage sur ce sublime classique des 60's.
Après la débacle des Zombies, qui dans un dernier souffle conçoivent et sortent le magnifique et incomparable Odessey and Oracle en 1968, Colin retourne un temps à la vie normale, avec un poste dans les assurances, mais le virus de la musique est trop fort, et dès 69 avec cette cover de son précédent groupe, il remet le couvert, ça marche plutôt bien, et décide donc de sortir un album sous son propre nom intitulé One Year, celui ci fera l'objet d'un prochain post, en attendant vous pouvez écouter She's not there à la sauce MacArthur.
écouter she's not there

A cover of Zombies classic she's not there? Yes and by Colin Blunstone himself, under the nickname Neil MacArthur in 1969.
After the split of the Zombies, Colin Blunstone took a job in insurance, but the love of music is stronger, and in 1969 he came back with that very good cover of one of the biggest Zombies hit. With the success of it, he decided to make a few more albums, including the awesome One Year in the early 70's.

listen to she's not there

jeudi 3 mai 2007

the McCoys - fever (1965)

Les McCoys sont un groupe de pop/rock américain. Derrière eux se trouvent l'équipe qui a produit et écrit "I want candy" des Strangeloves (que l'on trouve sur la nuggets 1), mais aussi écrit des classiques tels que Twist and shout (pour les Top Notes ensuite repris par les Isley, et finalement les Beatles). Le groupe fait un gros tube avec hang on sloopy en 1965, une relecture de my girl sloopy (des mêmes compositeurs), ils ont un seul autre morceau placé au top 10 aux USA avec cette excellente reprise de Fever très péchue mais calquée sur Hang on sloopy.

écouter fever

the Mc Coys are a us teenage pop/rock band. Behind them a very good producers and writers team wich wrote and produce "i want candy" for the strangeloves (wich now appears on the first nuggets) or twist and shout (for the top notes). The Mc Coys had a big hit with "hang on sloopy" in 1965, the same year they had their other top 10 with Fever, a very good cover wich sounds quite similar to their previous hit.

listen to fever

mardi 1 mai 2007

Los Iberos - liar liar (1969)

Los Iberos sont un groupe de la fin des années soixante espagnol. Ils chantaient en anglais et en espagnol, et firent un tube avec l'un de leur singles en 1968 intitulé Summertime Girl (très bon morceau). L'année suivante il sortent leur seul et unique album, ainsi que quelques simples tel que Liar Liar/ Mary ann she, le premier est une reprise des castaways, excellente et bien plus groovy que l'original, tandis que le second titre (mortel aussi) est un original assez uptempo avec des harmonies de voix. Malheureusement le groupe se sépare au début des 70's faute de succès.

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Los iberos are a spanish band of late sixties early seventies. They sang in english and sometimes in spanish. They did a spanish hit with the very nice summertime girl in 1968. The next year they released an album and singles, like liar, liar/ Mary Ann She, the first one is a groovy cover of the garage band castaways, the b side is a very good original. The band finally disapeared in 73, because of a lack of succes.

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