Uranium Club est arrivé sans crier gare dans nos disquaires début 2016, un mini album sous les bras (Human Explosion). Nous nous attendions guère à ce que les américains remettent le couvert aussi vite et pourtant, les voilà à nouveau, avec un second format intermédiaire dans la besace: All Of Them Naturals (Static Shock Records/Fashionable Idiots). Frénétique productivité ne rime pas toujours avec qualité, Uranium Club déjoue les pronostiques: All of Them Naturals déboîte sévèrement. En huit morceaux (dont une introduction et conclusion), le groupe chante un récital de corps électriques sous haute tension. Les punks sont aux aguets: des mecs qui convoquent la saccade Devo ou la morgue de Subway Sect sans faire un truc qui chlingue la naphtaline ? Quel pied ! On leur trouvera un cousinage avec Parquet Courts, pourtant il y a quelque chose de plus énergique, viscéral et exalté chez Uranium Club: le groupe est littéralement survolté, impossible de les débrancher de la prise de courant ! Le rythme tabasse pendant que les guitares nettes et précises tombent comme les coups de triques sur le cul d'un politicien chez sa maîtresse BDSM (Opus). La formation américaine ne néglige pas pour autant les mélodies comme le suggère le tube sous amphétamines God's Chest. Après une introduction synthétique déboule un couplet répétitif avec une basse sur ressort, la lumière jaillit à la moitié de la chanson dans une explosion vitale et colorée. Autre temps fort, Operation Pt.II monte lentement. Deux guitares dialoguent dans une langue abstraite et disloquée, les autres instruments se joignent à la conversation, au fur et mesure, la basse semble avoir été empruntée à Peter Hook et accélérée. Au moins deux fois. Le tempo évoque une voiture lancée à pleine vitesse sur l'autoroute en contresens créant un krautpunk obsédant. La tension se décharge d'un coup en un crash de gaz et d'étincelles, les guitares résonnent de toutes parts, elles prennent à la gorge jusqu'à laisser sans vie.
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dimanche 5 février 2017
vendredi 3 février 2017
Omni "Deluxe"
Trouble In Mind n'a jamais eu en France le vent en poupe comme Captured Tracks ou Burger mais le label chicagoan garde une constance admirable à travers les années. 2016 fut à ce titre particulièrement mémorable: troisième album d'Ultimate Painting, second de Chook Race ou encore Deluxe, le premier album des nouveaux venus Omni. Trio d'Atlanta avec un membre passé par Deerhunter (Frankie Broyles), Omni est l'une des plus belles découvertes de l'année écoulée. Deluxe, album ancré dans une tradition rock indé américaine, n'en ai pas moins d'une étonnante fraîcheur. Ses principaux ingrédients en sont pourtant bien connus. Le son brille par sa chaleur, il est légèrement saturé, rustique et bancal. L'album a ainsi certainement été enregistré certainement dans des conditions non optimales chères à toutes les formations slackers (Pavement, Sebadoh...). Des guitares dissonantes grattent avec une certaine vigueur et ce qu'il faut de crunch, elles oscillent ainsi entre giclées post-punk et mélodies fringantes (Afterlife). La batterie explose et relance (Siam) avec entrain quand la basse alterne entre motifs lancinants et lignes entrainantes, presque funky, du moins comme Talking Heads envisageraient la chose (Wire). Omni n'est pas un paradoxe près: trop enjoué (Cold Vermuth) pour les purs et durs du bruit blanc, trop frénétique et indomptable pour les poppeux (Wednesday Wedding), Deluxe ne se laissera appréhender que par ceux qui ont envie d'écouter une musique se jouant des codes tout en ayant l'humilité de ne pas prétendre les dynamiter.
jeudi 27 décembre 2012
Wax Idols - Schedenfreude (2012)
De tous les groupes de filles (ou presque, leur batteur est un garçon), Wax Idols est un de mes groupes préférés (bon loin derrière Grass Widow quand même), certainement parce qu'elles ne se laissent pas au cliché je fais de la pop miaoumiaou ou du wouwou et qu'elles n'ont pas le mauvais goût de mettre « girls » à la fin de leur nom, c'est tellement facile (ça n'est drôle que quand ce sont des garçons qui le font, n'est ce pas Fungi Girls)... L'année dernière, j'avais, dans mon souvenir, beaucoup aimé leur album chez HoZac. En 2012, leur actualité a été moins intense avec ce seul single mais quel single. Vous vous souvenez cette époque ou l'on suivant tout les groupes post-punk anglais de la vague 2000 avec ferveur, qu'on s'est mis à mettre des creepers ou de pompes noires pointues et avoir une coupe au bol bizarre ou des lavallières parce que c'était le look à la londonienne, celui qu'avait Neils Children ou Ipso Facto, c'était le bon temps non ? D'autant qu'après, tout est parti en vrille, ils se sont tous pris pour des stars, des icônes batcaves ou des crooners corbeaux, virant du post-punk tranchant au mardi gras du baron samedi. Schedenfreude me fait un peu penser aux bons moments de cette période quand les riffs sont encore agressifs, l'attitude provocatrice et extrême, la musique belliqueuse et frénétique. Malheureusement, les anglais ont perdus cette volonté d'instantané, de spontanéité, tant pis pour eux, tant mieux pour Wax Idols qui nous a sorti ici un sacrément bon single.
Le disque est sorti au printemps dernier chez Suicide Squeeze mais il est malheureusement Sold Out. Avec un peu de chance, il doit peut-être rester une copie à Pop Culture.
Le disque est sorti au printemps dernier chez Suicide Squeeze mais il est malheureusement Sold Out. Avec un peu de chance, il doit peut-être rester une copie à Pop Culture.
samedi 3 novembre 2012
Rat Columns - Sceptre Hole (2012)
Parfois on a un coup de mou, on a besoin de coller une rustine sur notre âme défaillante, de quelques choses pour nous toucher , nous interpeller, nous faire sentir vivant, et dans ces cas là on est bien content de trouver un disque aussi bancal mais fantastique que ce premier album de Rat Columns.
Le mec derrière ce projet est un australien immigré à San Francisco, autant dire "mot compte double" au scrabble du bon goût. Il gagne encore des points en étant membre de Total Control et des excellents Rank Xerox (dont on a adoré le premier album l'année dernière). Mais les beaux pédigrées ne font pas toujours les meilleurs disques... Arrêtons de suite le suspens "Sceptre Hole" est un super disque, le genre de truc qui me scotche et dont je peux écouter la face B trois fois de suite sans me lasser et à chaque fois me laisser totalement submerger par la musique.
La face A est bizarre, elle est sombre, un peu vaporeuse, assez expérimentale, et parfois très aride. De cet espèce de magma entrain de figer ressort l'ultra nerveux et punk "death is leaving me" qui ressemble à un croisement dans une crypte entre Total Control et un groupe C86. "Flowers around me" enfonce le clou quand "Nearsighted" ralenti le rythme et offre une pause bienvenue. Les deux derniers morceaux sont exigeants, ils sont étranges, un peu bancal mais ont une sorte de charme bien à eux.
On retourne le disque et on démarre sur une boucle de guitare d'une trentaine de secondes, elle pose l'ambiance, et pourtant qui pourrait s'attendre à "ashes of a rose" derrière ? Titre magnifique gorgé de guitares claires qui tirent sur l'indie-pop mais avec ce goût du précipice, de l'abîme, de la mise en danger. 2 minutes 12 où l'on ne se sent jamais dans sa zone de confort mais toujours dans une sorte d'entre deux. Le morceau séduit par sa beauté et sa spontanéité, comme une fleur qui pourrait se faner d'une seconde à l'autre et retourner à l'état de néant. L'enchainement avec "Opaque Eyes" est parfait, la chanson est nerveuse mais garde cette sensibilité pop délicate et subtile que l'on a peur de perdre en s'en saisissant. "Frozen Over" a une dimension quasi-épique mais ne fuyez pas cette chanson est super. "This Night Mocks Lovers" a recourt à pas mal de sonorités synthétiques mais reste emprunt de cette délicatesse caractéristique de la face B. La ligne de basse sinueuse a cette sonorité très médium que l'on retrouve aussi dans beaucoup de disques post-punk.
Sceptre Hole est un disque exigent mais pas aride, quand on l'apprivoise il se révèle être subtile, élégant et beau.
Le disque est sorti chez Smart Guy.
samedi 22 septembre 2012
Holograms - Holograms (2012)
L'autre fois quand je vous parlais de Synthetic ID, je le mettais en parallèle avec le meilleur disque post-punk de 2011, celui de Rank Xerox (dont on vous reparlera très bientôt, via le side-project Rat Columns), et bien on pourrait également faire un parallèle à la con entre Holograms et l'autre disque post-punk de 2011, celui d'Iceage, car ils viennent tout les deux de la Scandinavie et qu'ils font ce genre de musique et qu'ils le même genre de noms de morceaux bizarres (Sweden's Pride – White Rune, on aime les références locales voyez). Sauf qu'Holograms est un groupe beaucoup plus orthodoxe voir conformiste qu'Iceage. Alors que ces derniers faisaient des chansons sans queue ni tête, souvent sans refrain, Holograms sont dans un format chanson plus traditionnel.
Malgré les accents punk 77 à la Richard Hell & The Voidoids de la voix, le groupe suédois vire parfois un peu indie rock "à la 2008", et c'est bien là le seul vrai GROS reproche que je fais au disque, en dehors d'être parfois un peu indigeste. Ce sont ces morceaux qu'on a entendu 100 000 fois dans le revival rock 2004-2009 anglais, chez Franz Ferdinand, Bloc Party, Foals, Neils Children tout ça et que je ne peux vraiment plus supporté (je réécoute avec plaisir les bons disques de l'époque, mais je n'arrive pas à donner de chances aux nouveaux), c'est le cas des médiocres Orpheo, Apostate, You Are Ancient, dans le genre seul Fever fait très bonne figure... Ce côté indé gâche un peu le propos du disque, qui a mon avis aurait gagné à être plus radical, plus volontairement punk, car avec des morceaux comme Monolith (le plus Iceage-ien), Chasing My Mind, Stress et surtout ABC City, concurrent sérieux au morceau de l'année, il y avait une énergie ébouriffante et d'une rare puissance.
Au final, les deux tiers des morceaux de l'album défoncent et quand ils défoncent, c'est vraiment le truc qui vous prend à la gorge, vous saigne et vous laisse sur le côté agonisant. Alors dîtes non à la tempérance Indé faisandée, soyons sauvage mes amis !
C'est sorti chez Captured Tracks (toujours dans les bons coups eux !) et ça doit donc se trouver partout : Gibert, Pop Culture, Ground Zero... vous avez le choix !
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samedi 8 septembre 2012
Synthetic ID - S/T EP (2012)
L'année dernière, on s'était déchaîné grâce Rank/Xerox, l'un des meilleurs disques post-punk qui nous avait été donné d'entendre depuis longtemps, il surpassait même largement l'excellent album d'Iceage, c'est dire. Cette année, une autre bombasse nous vient direct de la Bay Area (qui ne cessera jamais de nous surprendre) : Synthetic ID. Leur premier et seul EP à ce jour, d'abord auto-produit en cassette est désormais disponible en vinyle sorti par le label Cut The Cord That. Six minutes de musique en tout et pour tout mais une sacrée décharge d'adrénaline dans la gueule. Le son est d'ailleurs assez proche de ce que fait Rank/Xerox (notamment White Walls), c'est souvent approximatif (souvenez-vous la formidable cassette split avec Grass Widow)et le chant en particulier mais le disque est d'une rare intuition et énergie, en particulier le troisième morceau et ''b'' side, Throwaway, un tube en puissance ! Encore un disque qui risque de figurer à une place flatteuse dans notre top single de fin d'année et surtout un vrai espoir pour ce groupe dont c'est le tout premier disque. Vivement la suite !
Apparemment le disque est sold out sur le site du label, mais il me semble qu'il en reste sûrement à Born Bad et probablement Pop Culture. Il y en a eu 500 exemplaires, alors ça doit se trouver si on cherche un peu. Par contre, la cassette originale ça me semble tendu. Mais pour vous défoulez en attendant, le groupe a eu l'excellente idée de le mettre en téléchargement gratuit sur son Bandcamp, Fat !
vendredi 8 juin 2012
Aggi Doom - Bring me the Head 7' (2012)
Soft Power , label que nous apprécions particulièrement dans ces pages (Hollows) revient avec un excellent 45 tours d'un nouveau groupe écossais de Glasgow: Aggi Doom.
On navigue dans un registre post-punk qui évoque d'autres formations féminines comme Grass Widow ou Household. La face A "bring me the head" est assez nerveuse et sèche tandis que la B (l'excellente "cakewalk") se fait plus pop et rêveuse. Le groupe peut également faire penser à une autre formation anglaise actuelle: Halo Halo.
Aggi Doom signe un premier 45 tours vraiment cool, on attend la suite avec impatience! Quand à Soft Power, on attend impatiemment la cassette de nos chouchous de Beat Mark prévu chez eux.
achat: Big Cartel
mercredi 9 mai 2012
Household - Items (2011)
De nombreuses fois par le passé j'ai eu l'occasion de vous entretenir des diverses bonnes découvertes faites chez les disquaires. Items de Household est une des dernières en date et elle est plutôt cool.
Essayer de chercher des infos sur le groupe dans un moteur de recherche ne donnera pas grand chose, en tout cas je peux vous dire qu'il s'agit d'un groupe de Brooklyn composé a priori surtout de filles et qu'il s'agit de leur premier album. Sur Items le groupe balance 9 titres sans nous laisser le temps de souffler, je crois que ça ne doit pas dépasser les 20 minutes au compteur, et chaque morceau ne s’embarrasse pas de superflu. Le son du groupe fait largement pensé au post-punk rehaussé d'harmonies de Grass Widow. L'approche de Household est un peu plus directe et moins abstraite mais on garde cette bonne habitude des guitares anguleuses et rappeuses ainsi que ces voix célestes, idéal contrebalancement à une instrumentation plutôt aride et minimale.
Peut être qu'Items manque d'un peu de la finesse de Grass Widow mais Household compense avec une bonne dose d'énergie et signe un premier album qui sans être indispensable est une excellente surprise et donne envie d'emprunter les prochaines traces discographiques de la formation.
mardi 18 janvier 2011
Grass Widow - uncertain memory (2010)
Il y a quelques semaines nous décidions avec Etienne de faire un top album en commun sur ce blog, avec les résultats que vous connaissez. Un des disques que nous avions tous les deux cité était Past Time des Grass Widow (leur second lp). Cet album gagne des points à chaque écoute, ce n'est pas un disque immédiat mais qui s'apprécie sur la longueur, la musique des Grass Widow est subtile et dense, elle nécessite plusieurs passages, de se décanter. Musicalement, je pense que les Grass Widow ont écouté beaucoup de post-punk, les lignes de basses n'en sont pas vraiment, les mélodies de guitares abstraites et s'imbriquent les unes dans les autres, au dessus de tout ça trois filles qui font des harmonies vocales douces et aériennes, d'obédience presque 60s. Le résultat est intrigant, et osons le mot beau, en tout cas je trouve que le disque baigne dans un certain mystère et une ambiance très particulière et réussi. A vrai dire, je ne sais pas comment décrire précisément l'action qu'a ce disque sur moi, ce que je sais, c'est que j'ai envi de me le repasser souvent, et qu'il arrive pour moi à combiner une certaine exigence et une approche quand même très mélodique et pop.Grass Widow - Uncertain Memory
achat:
amazon.fr (33 tours) / Kill Rock Star (33 tours / cd) /
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mercredi 7 avril 2010
Comsat Angels - independance day (1980)
Le blog fête bientôt ces trois ans (ce mois-ci) et je n'ai jamais encore parler des remarquables Comsat Angels, pourtant cela doit bien faire trois ans que j'ai découvert ce groupe, probablement au même moment que the Sound qui a eu un billet ici même il y a bien longtemps. Les deux groupes étaient amis, et proposaient tous les deux un post-punk de super niveau que trop peu reconnu encore de nos jours. Si the Sound étaient très rageurs, le son des Comsat Angels est moins rentre-dedans, plus subtile et intellectuel par certains aspects (ça ne retire rien aux qualités des deux premiers albums de the Sound qui sont géniaux). Par instant et si j'étais méchant, je dirai que Comsat Angels a réussi ce que Joy Division avait essayé de faire. Comsat Angels c'est deux albums magnifiques, avec une prod originale mais mortelle, de bonnes chansons, plein d'idées, bref il ne faut pas passer à coté je pense...Et j'espère bien vous convaincre avec ce magnifique "independance day", rien que ses petits sons de guitares en introduction j'adore...Comsat Angels were a great post-punk band from early 80s. Their first album is a classic, and should be a lot more known nowadays, and i hope this little post will help (a very little) to recognize them as the great band they were. Independance Day is a great tune, just listen to it.
Comsat Angels - independance day
dimanche 20 décembre 2009
Bipolar Bear - Midnight Man Parts (2009)

Issu de l'excellent album Harlem Pripyat, Midnight Man Parts est un de mes morceaux préférés de Bipolar Bear dont j'ai découvert l'existence il y a peu, et me suis immédiatement procuré la quasi-intégralité des disques... groupie ? Ce morceau est juste une bombasse, une sauvagerie entêtante de moins de 2 min, du post-punk noisy froid, distant et violent. Bande son idéale pour un film d'anticipation, Orwell apprécierait j'en suis sûr. Allez mec (fille), bouge la tête et laisse toi bouffer par cette guitare étourdissante, cette basse belliqueuse et ce chant capiteux.
Ecouter Bipolar Bear - Midnight Man Parts (2009)
> ACHETER LE VINYLE ICI
This song is an extract from the great album Harlem Pripyat. Midnight Man Parts is surely one of my favorite song this year, i can't stop listening it over and over and over. This a pure gem of hypnotic, cold and distant post-punk. It lasts just 2 minutes, but it's full of slow energy, violent feelings and insane atmosphere which could make this song as a perfect music for 20/12/2012. So come on mate, be prepared to that and listen that incredible song.
listen to Bipolar Bear - Midnight Man Parts (2009)
> BUY THE VINYL RECORD HERE
vendredi 16 octobre 2009
This Et Al - Wardens (2005)

Voici le genre de groupes qui n'a jamais vraiment réussi a confirmé le potentiel que nous voyions en eux, ni vraiment eu l'exposition qu'il méritait. Leur premier single était un split partagé avec les potes de Forward Russia, il faut dire que leur musique se ressemblait à bien des égards, agressive, puissante, crade, arrachée et vaguement schizophrénique, hésitant entre post-punk mélodique et post-hardcore entêtant... Wardens s'inscrit à fond la dedans, et c'est à mon avis de loin leur meilleur morceau, d'une rare intensité, violent, sale et saturé... Le groupe s'est séparé depuis, je ne sais pas trop ce qu'ils sont devenus, des anonymes sans doute... Le destin de Forward Russia est d'ailleurs à peu près équivalent, quelle tristesse.
This is tyically the kind of group who never really confirmed their potential or get the light they deserve. They released their first single in 2004 spliting with the famous Forward Russia. Their music is quite similar, hesitating between post-punk and post-hardcore. Wardens is typically in this position, in-between, but it's higly recommanded, this song is just so tense, violent, saturated. Wow.
Since then, the band splited up in 2008 or 2007 without never been as good as they are on this song despite a quite good and hard to find album...
Télécharger / Download This Et Al – Wardens
jeudi 21 mai 2009
Fear Of Flying - Routemaster (2006)

Avant de fonder les poussifs White Lies, 3 de leurs 4 membres étaient Fear Of Flying. Auteurs de 2 singles canons par l'une de nos micro firmes préférées, Young & Lost Club. Routemaster décrit à merveille le meilleur de 2006. Composition resserrée sur un joli riff, ligne de basse qui dévale, indie post punk funk en soit peu original mais ô combien efficace. Je mettrais ce morceau sans hésitation aux côté des Banquet de Bloc Party et autres Meantime de Futureheads dans les meilleurs du genre. Dansant, accrocheur, un tube... très (trop) méconnu certes, mais un must have. Et puis mince, qu'est ce qui leur a pris de faire White Lies... Bon ok maintenant ils gagnent de l'argent.
Before founding the lame band called White Lies, 3 of them were Fear Of Flying. They released two super cool singles in 2006 on one of our favorite micro label : Young & Lost Club. The song is definitly typical 2006 but as its best. It could easily pretend to feature close to Futureheads' Meantime or Banquet by Bloc Party as one of the best indie (post ?) punk (funk ?) of the era. What happens to that guys after... White Lies vs Routemaster... I'm voting Routemaster. Definitly !
Before founding the lame band called White Lies, 3 of them were Fear Of Flying. They released two super cool singles in 2006 on one of our favorite micro label : Young & Lost Club. The song is definitly typical 2006 but as its best. It could easily pretend to feature close to Futureheads' Meantime or Banquet by Bloc Party as one of the best indie (post ?) punk (funk ?) of the era. What happens to that guys after... White Lies vs Routemaster... I'm voting Routemaster. Definitly !
Fear Of Flying - Routemaster (2006)
jeudi 12 mars 2009
the Diagram Brothers - bricks (1981)
Parfois au hasard d'une page internet on peut faire de belles découvertes, alors que je regardais mécaniquement les disques d'un vendeur sur ebay, j'ai été attiré par une pochette rouge minimaliste et un nom qui m'était totalement inconnu: the Diagram Brothers. Petite habitude, je décide de parcourir la toile pour avoir une idée de la musique que ces lascars peuvent bien jouer, et là bim.... bonne pioche, très bonne pioche même! Bricks est une petite bombe post-punk groovy bien jouissive!Maintenant parlons peu mais bien de nos Diagram Brothers, c'est un groupe de Manchester, fondé par des étudiants en science, et dont l'essentiel de la discographie a été sorti sur New Hormones, label fondé par les Buzzcocks (à l'occasion du fameux spiral scratch ep). Ils ont décidé - tout comme d'autres avant eux (les Ramones) de tous adopter le patronyme Diagram, se faisant ainsi appelé Fraser Diagram ou Andy Diagram, entre 1980 et 1982 ils ont sorti un LP et quelques singles dont les excellents bricks et we are all animals, les deux sommets de leurs discographie selon moi, mais le reste mérite aussi d'être découvert (sur une excellente comp' cd qui regroupe l'ensemble de leurs morceaux studio par exemple). La grande spécialité des Diagram, c'est le discordo, un concept maison: des beats simples style disco associés à des accords de guitares dissonants (joués par deux guitares, chacun prenant un bout du manche!) et des textes sur des sujets terre à terre. Bricks est la parfaite mise en pratique de la théorie diagram: une rythmique bien dansante qui donne immédiatement envi de lâcher son fauteuil pour se retrouver au milieu des stroboscopes, des accords de guitares bien teigneux dignes des productions "post-punk" plus sérieuses (et plus chiantes?), accompagné d'un texte passionnant sur l'usage des briques! Bref en un mot j'adore ce morceau qui est presque la parfaite illustration d'une des choses que je cherchais dans le post-punk des années 80 et que je ne faisais qu'approcher sans y parvenir avec des groupes comme Gang of Four (beaucoup moins funky et plus sérieux) et j'espère que vous y serez également sensible!
The Diagram Brothers is a band from Manchester, they released most of their songs (including an lp) on the Buzzcocks label New Hormones, founded when they released the mythic Spiral Scratch Ep. The sound of the Diagram was called (by themself) Discordo, and was described as a mix of simple beats (disco for exemple), discordant chords (played by two guitars) and down to earth lyrics. Bricks fits perfectly in it, and it's an amazing song - one of their best with the also very cool we are all animals! It's was released in 1981 , and it's a lot of fun and cool arty (but not boring or pretentious) music! All their studio works were compiled on a great cd, so everyone of us can now enjoy their music at home.
écouter / listen to Bricks
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mercredi 4 mars 2009
XTC - respectable streets (1980)
J'aime beaucoup XTC, je pense qu'il s'agit d'une des meilleures formations de rock du début des années 80. Leurs 4 premiers albums sont vraiment cool en tout cas (je connais moins les autres), les deux premiers dans un registre assez brutal et énergique, puis à partir du troisième ils laissent un peu plus leur coté pop prendre le dessus, et c'est aussi bien voir mieux! Drums and Wires est un classique absolu de la fin des 70s porté par "making plan for nigel" mais le disque suivant n'est pas à négliger, il est super, avec ce mélange réussi entre un son original et une écriture pop de qualité comme le suggère le morceau qui l'ouvre et que je vous propose de découvrir:"respectable streets".XTC is one of my favorite band, their 4 first lps are great! Black Sea was released in 1980 and can be seen as a logical progression of Drums and Wires, it's a less twisted and more pop-oriented pop than their two first lp (white music and go 2) but the song writting is great and the sound is always unique and very own! Respectable streets is the openning track of the lp, i really had some difficult to choice only one song, because two third of Black Sea at least is that good.
écouter respectable streets
dimanche 1 mars 2009
James - hymn from the village (1984)
James est une formation anglaise de Manchester surtout connu pour ses tubes baggy / brit-pop, cependant, au début des 80s le groupe a sorti deux excellents singles sur factory dans une veine post-punk. Hymn from the village est la face b du second sorti en 1984 (d'autres sources disent 1985), c'est aussi probablement le plus connu des titres de cette période. Il démare sur une rythmique ponctuée de percussion, le reste arrive dans la foulée, notamment cette voix si particulière qui semble monter en intensité tout le long de la chanson. A mon sens James fait parti de ces formations qui mériteraient que l'on s'y intéresse d'avantage. Pour les accrocs du vinyles, le 45t n'est pas du tout facile à trouver (à moins d'y mettre 20 euros) en revanche l'ep avec l'ensemble des titres factory sorti en maxi 45 tours est assez facile à dénicher!James is a Manchester band known for his baggy / brit-pop hits. But in the early 80s they were also a cool post-punk band with their own unique sound as on the great "hymn from the village" wich was released as the b-side of their second single (on Factory) in 1984 (or 1985?). That track really worth some spins, and the early works of that band should be better known to my point of view.
écouter / listen to hymn from the village
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mercredi 24 décembre 2008
Altered Images - happy birthday (1981)
Altered Images est une de ses nombreuses formations écossaises du début des années 80s (Orange Juice, Josef K, Aztec Camera...), au départ dans un délire très post-punk sombre, le groupe évolue rapidement vers la pop, avec plus ou moins de bonheur. Happy Birthday, c'est pour le meilleur: un beat insistant qui tape comme un marteau-piqueur, des guitares et une basse fières, des notes de synthé tartes et la voix sous helium de Clare Grogan font de ce morceau une tuerie qui mériterait d'être bien plus (re)connue.Altered Images was one of the several cools band around Scotland during the early days of the 80s among Orange Juice, Josef K or Aztec Camera. They started as a dark post-punk outfit but evolved into a pop group. Happy Birthday is a kind of cross-over between the two, it's a catchy song with a sweety vocal and a cheesy synth but the beat is huge, and the guitar so fierce, the whole thing sounds awesome.
écouter / listen to happy birthday
écouter / listen to happy birthday
lundi 15 décembre 2008
Déjà vu #01 : Siouxsie And The Banshees & Calvin Harris

Inaugurons, une nouvelle rubrique, n’avez vous jamais eu cette impression de déjà vu ? Pas surprenant me direz vous, toute personne qui connaît un peu la musique sait que les gammes ne sont pas infinies, et par conséquent même si les possibilités sont incroyablement nombreuses, elles restent limitées. Pourtant, parfois les ressemblances sont plus qu’une petite série d’accords qui se suivent dans le même ordre.
Depuis 2007, si vous êtes passez à côté du Acceptable in The 80s de l’anglais Calvin Harris vous devez vivre dans un monde parallèle. Au début à chaque fois que j’entendais ce morceau, je me disais, basé sur un vieux souvenir, « oh cool c’est la sympathique reprise de Happy House de Siouxsie et ses Banshees par le groupe français Ginger Ale », et je me mettais à chanter les paroles, sauf que non je tombais à côté à chaque fois, et la débarquait la voix du Calvin Harris. Déception… Je ne déteste pas ce que fait le garçon, mais non, cette chanson me fait vraiment trop penser à Happy House qui est vraiment une sublime chanson, pas juste une ritournelle sympa pour shaker son popotin un soir de bamboula au Truskel… Je préfère crier au scandale, plagiat vous dis-je… non peut être pas, mais une impression de déjà-vu, c’est certain !
Ecouter Happy House de Siouxsie and The Banshees
Ecouter Happy House repris par Ginger Ale
Ecouter Acceptable In The 80s de Calvin Harris

Let’s begin a brand new topic, do you know the Deja vu feel ? I guess so. In music, it’s not so surprising, everyone who try to make some music knows that the chords are not infinite and chords sequence neither. So even, the possibilities are huge, similiraties are not so rare and possible ! But sometimes, it’s more than a common sequence of chords, and it makes you feel that deja vu and it probably won’t come from a dream !
Since 2007, If you didn’t notice Acceptable In The 80s by the english post-disco popster Calvin Harris, you should live in a parallel universe. Each time I heard this song, I was thinking to an old souvenir of a cheap-but-not-bad cover made by the french band Ginger Ale of the marvellous Siouxsie and The Banshees’ Happy House. But, no, disappointing. I don't hate Calvin Harris, but there are miles between the beautiful Siouxsie post-punk song and the bar-friendly-booty-shaking disco anthem of the english producer. So, let’s kill him for cut copy. Or Not. But this is for me definitly a deja vu feeling.
Listen to Happy House by Siouxsie and The Banshees
Listen to Happy House covered by Ginger Ale
Listen to Acceptable In The 80s by Calvin Harris
mercredi 21 mai 2008
Fotos - Du Löst Dich Auf (2006)

Parlez vous allemand ? Si comme moi vous êtes tout à fait étranger à la langue de Goethe et que vos seules intrusions dans cet idiome ardu furent guten tag, wurst, danke schon et la musique de Rammstein (ahah, bon ok, on a tous eu 14 ans non ?). Alors vous allez peut être me regarder avec des grands yeux, et me dire quoi un groupe allemand ? L'indie boy germanophile affûté me dira "ouai Wir Sind Helden, The Robocop Kraus c'est pour les chiens" bon ok, sauf que la le registre est très différent. On a ici la réponse très convaincante à l'indie rock anglo-saxon, à mi chemin entre Franz Ferdinand, les Strokes ou les français de Phoenix... Cette tuerie totale Du Löst Dich Auf verse plutôt dans le registre hyper efficace des écossais... Je ne comprends rien aux paroles, mais je prend un pied dingue sur cette ligne de basse fringante, ces riffs impatients et ce chant tendu. Je vous dirais même que Fotos ont sorti l'un des tous meilleurs albums de 2006 (même en gardant les ballades romantiques un peu creuses), sauf que ça personne le sait... L'allemand comme ça c'est cool en fait et ça change de Tokyo Hotel !
Ecoutez Du Lost Dich Auf
Do you speak German ? Yeah, if you like me, Goethe's language except from a few words is more abstract than any other. So a good german indie band sounds like very rare ... The crazy indie fan will tell me, "fake, don't you remember Wir Sind Helden, The Robocop Kraus ? Well, ok, except that Fotos this great band is sounding more like the smashing side of Franz Ferdinand... Du Löst Dich Auf is a perfect track track for shake every part of your body and scream like a groupie. The Bassline is driving and catchy as hell, guitars are uptempo and the singing is perfect and you easily forgot the language, now girls just want to have, me too ! Their album was one of the finest 2006 moment, try to find out, it definitly deserves to be more successful. Now you can forget Tokyo Hotel for ever, and shake on Fotos!
Listen to Du Lost Dich Auf
Ecoutez Du Lost Dich Auf
Do you speak German ? Yeah, if you like me, Goethe's language except from a few words is more abstract than any other. So a good german indie band sounds like very rare ... The crazy indie fan will tell me, "fake, don't you remember Wir Sind Helden, The Robocop Kraus ? Well, ok, except that Fotos this great band is sounding more like the smashing side of Franz Ferdinand... Du Löst Dich Auf is a perfect track track for shake every part of your body and scream like a groupie. The Bassline is driving and catchy as hell, guitars are uptempo and the singing is perfect and you easily forgot the language, now girls just want to have, me too ! Their album was one of the finest 2006 moment, try to find out, it definitly deserves to be more successful. Now you can forget Tokyo Hotel for ever, and shake on Fotos!
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samedi 26 avril 2008
New Order - dreams never end (1981)
Après le décès de Ian Curtis, les autres membres fondent ensemble New Order, avec l'apport de Gillian Gilbert aux claviers. Le premier album sort en 1981, il est encore très marqué par le spectre Joy Div' , Bernard Summer me semble être encore beaucoup dans l'imitation de son ami récemment décédé. Néanmoins de ce disque très sombre se dégage le superbe titre d'ouverture, "dream never end" à la tonalité plus aérienne avec ces sons sublimes. On notera la pochette incroyable signée Peter Saville, le designer associé pour toujours au label Factory dans un esprit très inspiré de la couverture d'un manifeste futuriste de 1932 par Fortunato Depero (moi je trouve ça très Bauhaus aussi).After the death of Ian Curtis the other members of Joy Division formed another band together called New Order with Gillian Gilbert on keyboards. The first LP "movement" was released in 1981, at this time they seemed to be stuck into Joy Division sound, it's a very dark album, Bernard Summer sang quite like he try to imitate his friend Ian Curtis. Dream never end, the opening track is maybe the exception it's a brillant track with beautiful sounds of guitar. The cover design was released as many (if not all?) Factory releases by Peter Savile inspired by an artwork by the futurist Fortunato Depero (but to me it's also quite similar to Bauhaus works).
écouter / listen to dreams never end
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