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lundi 3 septembre 2018

Achats Récents #20 post-disco/funk/boogie


The Ritchie Family est un trio féminin de chanteuses originaires de Philadelphie. Le groupe est surtout une création des seuls et uniques Jacques Morali et Henri Belolo: au milieu des années soixante dix les français s'intéressent au disco et montent cette formation de toute pièce en castant trois chanteuses. The Ritchie obtient ainsi un énorme succès avec une reprise de Brazil extrait d'une comédie musicale. Le duo français par la suite formera... les Village People ! Au début des années 80 le disco est en perte de vitesse et les producteurs français confient la destinée de The Ritchie Family à un autre duo européen: le Français Jacques Fred Petrus et l'Italien Mauro Malavasi alors au sommet de leur carrière avec des projets comme Change et BB&Q Band. J'avais toujours vu Ritchie Family comme un groupe euro-disco cheesy (et je pense que ce n'est pas nécessairement faux sur la première période) mais en tombant sur youtube (hé oui découvert grâce aux algorithmes...) sur I'll Do My Best j'ai pris une petite claque. Ce morceau est super élégant, la production somptueuse. Encore une fois, impossible de ne pas ressentir l'influence de Chic chère au duo Petrus-Malavasi mais prolongée dans une perspective définitivement plus 80s (le morceau est de 1982): tempo plus lent, basse funky synthétique, arrangements subtiles et presque aériens. Pour ne rien gâcher, le 45 tours est vraiment facile à trouver, une semaine après avoir découvert le morceau je l'achetais en vinyle pour une somme dérisoire. Quand on commence à avoir beaucoup de disques, il est rare d'avoir encore ce genre de surprise. La version 45 Tours est un édit bien fait de la version 12 pouces ci-dessous.


Les Whispers, groupe de soul de Los Angeles, ont déjà été évoqués sur ce blog à travers un excellent morceau de 1970. Comme je le mentionnais à l'époque, la formation est surtout connue pour sa production de la fin des années 70 - début quatre vingt et notamment le fameux And The Beat Goes On. Ce morceau est tellement connu que rien qu'en citant le titre vous devriez entendre la mélodie. De la même époque mais un chouïa moins connu (mais ça reste un énorme standard): It's a Love Thing. Que dire sur cette chanson ? évidente, classique, certes... mais cela reste une énorme balle avec un groove hallucinant. Un petit mot sur le label SOLAR (pour Sound Of Los Angeles Record), je pense qu'il contribue à définir le son de la première moitié des années 80 en matière de dance music/ R&B/disco. Fondé en 19 par Dick Griffey, un collaborateur de l'émission Soul Train, le label californien enquille les classiques dans la première moitié des années 80 avant de décliner. Parmi mes favoris citons Dance With You de Carrie Lucas, Friends de Shalamar ou Midas Touch de Midnight Star.  


J'avais tendance à associer Evelyn Champagne King surtout à son classique disco Shame découvrir Love Come Down , un autre de ses grands tubes (avec aussi I'm in Love) a été un petit choc. Cinq ans sépare les deux morceaux et ils tracent assez bien les évolutions de la musique disco/r&b sur la période. Love Come Down est une merveille de précision associant une production très synthétique (boîte à rythme, basse funky au moog, claviers...) à un groove destructeur. Love Come Down est un vrai marqueur de son époque et du virage fait par la dance music dans les 80s. Il consacre aussi son producteur: Kashif, malheureusement décédé en 2016 à quelques semaines d'intervalles d'un autre grand de la dance music (Rod Temperton).  


Il était trop tentant d'évoquer Rod Temperton juste après Kashif. Le musicien anglais se fait connaître avec le groupe Heatwave, auteur notamment de l'immense classique Boogie Nights qui fait parti de mes morceaux disco favoris. La formation contribue à l'émergence d'une scène au Royaume Uni connue sous le nom de Brit Funk, il est très probable que je revienne là dessus un jour prochain si j'ai le courage de m'y mettre ! Revenons à notre 45 tours. Il est donc écrit par Rod Temperton pour Quincy Jones avec Patti Austin au chant. Razzamatazz est extrait de l'album The Dude comme un autre classique de Quincy: Ai No Corrida. Même si cette dernière a eu plus de succès, j'ai une préférence nette pour Razzamatazz et je pense que Rod Temperton n'y est pas étranger. Elle évoque un autre classique du compositeur anglais (Give Me the Night de George Benson) avec quelque chose de plus élégant, notamment ce refrain sur le fil des plus aristocratiques. La paire Rod Temperton/Quincy Jones est une dream team du début des années 80. Les deux collaborent en effet sur deux albums de MJ (Off The Wall et Thriller) mais aussi sur Light Up The Night le classique des Brothers Johnson (porté par le single Stomp co-écrite par le Britannique avec le groupe et produite par l'Américain) . 


Chemise était un couple à la vie: Ricki Byars et Ronald Muldrow. Les musiciens, surtout de de jazz (Ricki Byars a chanté avec Pharoah Sanders par exemple), ont sorti un unique single sous ce nom en 1982. She Can't Love You est particulièrement intéressante dans sa manière de placer la basse par rapport à la rythmique avec un léger décalage créant un groove très particulier et cool. L'ensemble est à la fois très dansant mais avec une petite pointe de mélancolie. La production est également captivante: un poil plus lo-fi et moins ample que celle des 4 autres morceaux de cette sélection par exemple. 
 

mercredi 25 janvier 2017

Jean Karakos: Celluloïd

L'expérience BYG fut loin de conclure les envies de labels de Jean Karakos...Le plus important d'entre eux étant certainement Celluloïd.


TAPIOCA
Tapioca fut une aventure de courte durée entre 1976 et 1978. Karakos s'associa avec le financier Hugues Balley. Ils éditèrent le premier 45 tours de Téléphone (discogs) et rachetèrent le catalogue de Pôle (Besombes & Rizet, Henri Roger...) un des meilleurs labels expérimentaux électroniques français des années 70 fondé et géré par Paul Putti et sa femme. Il semblerait que Karakos utilisait les tampons (qui servent à presser les disques) de Pôle ce qui affecterait la qualité des pressages Tapioca....Le label compte également des sorties de groupes liés à la galaxie BYG tels que Gong ou Daevid Allen en solo ainsi qu'à l'underground français de la première moitié des 70s (un disque d'inédits de Magma).



Les Tontons M'écoutent
Label temporaire de Karakos n'éditant que 4 disques entre 1978 et 1979. Des rééditions de Magma ou Gong... À noter que le cat number (LTM) apparaît sur certaines références Celluloïd.



CELLULOÏD
Le label naquit officiellement en 1979 même si certaines sorties semblent précéder cette date (des licences de disques de reggae ). Jean Karakos s'associa avec Gilbert Castro, qui fonda également le distributeur Mélodie spécialisé en musique africaine et antillaise et bien sûr Jean-François Bizot. Bizot, décédé il y a dix ans, fut une des figures les plus importantes de l'underground français. Un esprit libre dont la pensée infuse encore de nombreux médias. En 1970, il racheta Actuel (fondé par Claude Delcloo, partenaire de Karakos et Young dans l'épopée BYG après le départ de Boruso) auquel il impulsa une vision plus ouverte et professionnelle (moins proche du fanzine politique des débuts). En 1975 le titre fut sabordé avant de renaître de 1979 à 1994. Il fonda en parallèle le groupe de presse Nova Press et vous l'aurez deviné: Radio Nova à l'heure de la libéralisation des ondes FM en 1981 par ce cher tonton. 


À ces débuts, le label fonctionna selon les bonnes vieilles méthodes déjà éprouvées du temps de BYG: beaucoup de licence. Celluloïd édita ainsi le classique Warm Leatherette de The Normal, des disques de Cabaret Voltaire, Throbbing Gristle, Young Marble Giant, Soft Cell,  etc. Bien que l'on note ainsi un changement de génération de groupes, les formations issues de l'activisme de la fin des années soixante continuèrent de figurer (un peu plus sporadiquement) au catalogue: Henry Cow (groupe Canterbury), Magma, Gong ou encore Etron Fou Leloublan... Le label s'intéressa aussi dès ses débuts à la musique du monde et plus particulièrement au Reggae, une attitude qui coïncide bien avec les centres d'intérêt de Bizet mais aussi ceux de Karakos (comme en témoigne son intérêt pour les musiques cubaines avant la création de BYG).



Deux scènes, à la fois très liées et différentes, firent beaucoup pour la renommée et l'histoire de Celluloïd à partir de 1979. Celluloïd prit en licence de nombreuses sorties de Zé (label fondé par Michael Zilkha et le français Michel Estaban précédemment de la boutique Harry Cover) donnant à la scène new-yorkaise une importante visibilité en France: Suicide, James Chance, Was Not Was, Material... De l'autre, le label de Karakos, Bizet et Castro défendit les groupes français dont les noms figurent aujourd'hui parmi les plus appréciés: Jacno, Mathématiques Modernes, Modern Guy, Nini Raviolette, Artefact... Soit une certaine idée de l'époque, entre disco déviante et jeunes gens modernes. Une union entre la dance music et les circonvolutions punk voir expérimentales...

En 1982, Karakos déménagea à New York, impulsant une nouvelle orientation au label en plus d'un intérêt maintenu pour le rock français (45T des Coronados en 1983, des sorties de la LSD...). Là bas, en compagnie de Bill Laswell de Material (dont le nom croisa aussi celui de Gomelsky: petit milieu !), Celluloïd produisit de nombreux disques de hip-hop parmi lesquels ceux de Beside, Futura 2000 ou Fab Five Freddy. Ce même Bill Laswell participa par ailleurs au fameux Rockit d'Herbie Hancock en compagnie des scratchs Grand Mixer DST également auteurs de quelques maxis sur le label français. Celluloïd fut également très important dans le développement de la world music en France comme en témoigne les nombreuses incursions du label dans le genre: Touré Kounda, Manu Di Bango, Salif Keita.


En 1988, Karakos quitta le navire, l'année suivante, il fit l'un de ses plus fameux coups: La Lambada et oui ! En 1994 il fonda Distance un label de (deep) house au catalogue relevé dans lequel figurèrent: Kings of Tomorrow, Romanthony (chanteur d'un des meilleurs morceaux des Daft Punk entre chose), Kevin Yost, Shazz, DJ Deep, Louis Vega (moitié des MaW), Playin' 4 The City. D'ailleurs concluons ce tour d'horizon sur un de mes morceaux de house favoris, le fantastique Finally des Kings of Tomorrow sorti en 2001 sur Distance (et pris en licence par MoS).

Pour aller plus loin: les entretiens de la BNF de Karakos qui reviennent sur l'ensemble de la carrière.

 

lundi 19 août 2013

Playlist été #2 - Byrdsian nam nam


Comme vous le savez je suis un inconditionnel des Byrds et je ne manque pas de les citer régulièrement ! Si eux même n'étaient pas indemnes de références (les Beatles en tête) ils ont fait du son de la 12 cordes une marque de fabrique que de nombreux groupes intégreront à leur tour dans leur musique, voici 25 (j'ai du me limiter ahah) exemples de formations super cool inspirées des glorieux Oyseaux de 1978 à nos jours !

The See See The Rain and the Snow (2013)
Les See See ont sorti deux albums, on recommandera en particulier le premier même si le second est également très chouette. Ce single paru en début d'année sur Sundazed, label d'avantage tourné vers les rééditions d'habitude, est une petite merveille et figure parmi leurs meilleures chansons avec le sublime Keep your Head.




The Young Sinclairs You can have her (2010)
On adore les américains Young Sinclairs sur RPUT comme vous le savez, et quel groupe a su le mieux retrouver l'essence des Byrds ? Ce morceau de 2010 sur leur album Chimneys a aussi des petits accents Beatles (le "oh yeah") absolument irrésistibles. Ils ont sorti trois 45 tours en 2013, tous géniaux (dont deux chez nous), et j'attends le prochain chez PSR avec une grande impatience !




Rain Parade You are my Friend (1984)
Je nourris une passion presque obsessionnelle pour le Paisley Underground et Rain Parade est probablement un de mes groupes fétiches du genre. Ce groupe psychédélique a fait quelques chansons dans une veine proche des géniaux Byrds comme ce très beau You are my Friend sorti après leur premier album absolument formidable ! Ajoutons que la pochette du 45 Tours a été conçue par monsieur Freakbeat en personne.


The Mantles Raspberry Thighs (2010)
Les Mantles de SF sont une de mes formations actuelles favorites. Moins connue (et moins productive !) que leurs collègues de la Bay Aera comme les Oh Sees, Ty Segall, Fresh and Onlys etc. ils ont développé dans leur deux albums un garage rock imprégné de folk qui les rapprocheraient des formations néo zélandaises 80s et parfois des Byrds comme sur ce magnifique single de 2010 édité par SDZ, qui figure (dans un nouvel enregistrement) aussi sur leur album de 2013 chez Slumberland.

The Optic Nerve Ain't that a Man (1986)
The Optic Nerve n'aura sorti de son vivant que deux 45 tours. Depuis l'erreur a été partiellement corrigée avec la sortie d'un album inédit époustouflant sur Soundflat en 1993. Les Optic Nerve était un groupe américain folk-rock / garage de grande classe, peut être un peu trop fin et délicat pour les hordes de fan de garage punk cryptique avec des colliers d'os et des dessins de Rat Fink sur leurs grattes vox. 



Allah-Las Vis-A-Vis (2012)
Les Allah-Las ont pas mal fait parlé d'eux avec leur premier album. Même si sur la longueur il est peu trop détendu du gland, les mecs savent écrire de super morceaux garage avec un son incroyablement sixties (merci Nick Waterhouse pour la prod aux petits oignons !). Parmi mes morceaux favoris du disque figure le très réussi Vis-a-Vis hommage assez évident aux Byrds qui pourrait presque aussi évoquer les groupes C86 !


Thee Oh Sees No Spell (2013)
Les OCS resteront le grand groupe de notre génération. J'assume à 100% ce que je dis, et ceux qui les ont vu en live seront de mon avis je crois. Impossible de ne pas être pris par cette machine de guerre incroyablement puissante en live. Leur musique fait le pont entre le garage, le punk, le krautrock mais n'hésite pas à aller vers la pop la plus douce aussi. Citer les Oh Sees dans un article à propos des Byrds me surprend moi même mais impossible de ne pas noter les airs de 8 Miles High dans cet incroyable morceau.

Primal Scream Gentle Tuesday (1987)
Je sais que Primal Scream gagnera ses lettres de noblesse en mêlant électronique et rock mais il n'empêche: mon préféré c'est le premier ! Gentle Tuesday est une petite merveille d'indie-pop sous perfusion de Byrds, une obsession partagé par le label manager en chef Alan McGee également !




Biff Bang Pow ! There must be a better life (1984)
Quand je vous disais que le chef en personne était un inconditionnel des Byrds ! Biff Bang Pow est un hommage au groupe The Creation, et surprise, le nom du label aussi ! Alan McGee et moi je pense qu'on a plein de goûts en commun, en tout cas les Byrds, Big Star et Rain Parade (et bien sûr les groupes qu'ils sortaient sur Creation).




Beachwood Sparks Something I don't recognize (2001)
L'année dernière Beachwood Sparks faisait un retour apprécié et reconnu par la critique avec The Tarnished Gold, un disque d'excellente facture ! Cependant je continue de lui préférer leur premier album sorti en 2001 chez Sub Pop et Bomp, à la pochette évocatrice de la musique du groupe (Cosmic American Music). Parmi les plus grandes réussites de l'album on notera le magnifiquement byrdsien Something I don't Recognize.


The Church Unguarded Moment (1981)
Parmi mes formations australiennes favorites je pense que je citerai les Church, en particulier pour leur premier album, le super réussi Of Skins and Heart. Cet album contient leur premier tube, le génial Unguarded Moment qui fait de chouettes appels du pieds aux Byrds !





The Long Ryders and she Rides (1983)
Parmi mes autres groupes fétiches du Paisley Underground figurent les remarquables Long Ryders probablement les plus dingues des Byrds du lot (on notera d'ailleurs le discret hommage dans leur nom grâce à un Y groovy). And she Rides est le morceau phare de leur premier EP 10-5-60, un morceau psychédélique de grande classe qui tire vers le Byrds sans le pasticher, une superbe chanson.



The Records Starry Eyes (1978)
Les Records sont une des plus fantastiques formations powerpop anglaises, leurs deux premiers albums sont des classiques du genre. Starry Eyes est un de leurs grands singles, il y a des guitares jangly et ces mélodies à tomber par terre ! A noter qu'il est un petit peu inspiré d'un titre d'Eddie and the Hot Rods (do anything you wanna do).




The Lears Coming Home Today (1994)
Dans les groupes 90s de Garage j'ai un petit faible pour les Lears, des gros fans des Byrds qui ont écrit d'excellentes chansons aux sonorités rickenbacker et douze cordes. The Story so Far sorti chez Get Hip (le label des Cynics) compile l'ensemble de leurs sorties (ou presque) ainsi que des inédits d'excellentes factures. Coming Home today était à l'origine sorti sur un EP du label italien Misty Lane (qui a réédité les Dovers !).


The Stone Roses Mersey Paradise (1989)
On ne reviendra pas sur le fait que les Stone Roses soit un des grands groupes de pop du tournant des années 80-90. Ils ont parfois glissé de super morceaux en face B de leur tubes comme le superbe (et très byrdsien malgré le titre !) Mersey Paradise que l'on retrouve sur le 12 pouces de She bangs the Drums !




The High Box Set Go (1990)
Un groupe directement lié aux Stone Roses ! Bien sûr les High ne jouent pas dans la même catégorie (on serait plus en seconde division) mais impossible de ne pas trouver un certain charme à leur unique album Somewhere soon et en particulier au magnifique single box set go, dont le riff est dans la tradition byrdsienne.




Teenage Fanclub Start Again (1997)
TFC est un grand groupe, osons le: un des plus grands des années 90. Ils ont sorti un paquet d'albums qui devraient être des classiques de la pop au rang desquels Bandwagonesque et Songs from Northern Britain me rendent dingue. Sur ce dernier album, sorti en 1997, les Teenage Fanclub se font lumineux et brillants. Impossible de ne pas entendre l'influence discrète mais sincère aux Byrds dans le magnifique Star Again et ses harmonies super jolies.



Twerps Work it Out (2012)
Twerps doit probablement plus à la scène néozélandaise des 80s qu'aux Byrds mais il y a dans ce morceau quelque chose de Byrds, que ce soit dans les guitares ou dans la diction (qui évoque aussi Dylan d'ailleurs). 





Triptides English Rain (2012)
J'adorerai entendre une version enregistrée de ce morceau avec une douze cordes, après avoir entendu Glenn la faire en live. Sur leur prochain album il devrait y avoir quelques autres morceaux dans lesquels survole l'esprit des Byrds (c'est déjà le cas sur le super set you free), j'ai hâte qu'il sorte !




Ducktails Ivy Covered House (2013)
Je suis un peu moins sensible à Ducktails qu'à Real Estate mais l'album contient quelques chansons fantastiques comme Ivy Covered House dans laquelle l'arpège de guitare jangly me fait penser aux Byrds.






R.E.M. Sitting Still (1983)
Je crois que Murmur est mon album favori de REM, c'est un GRAND disque dans lequel le groupe injecte du Byrds dans le post-punk, le college-rock. Un des grands disques des 80s pour moi. Sitting Still est une super chanson avec un riff jangly de Peter Buck mémorable.





The Last She Don't Know Why i'm here (1979)
Il parait que les Last trouvent leur premier album trop clean, peut être ... mais quel disque ! Un de mes albums favoris de powerpop, un groupe qui fait du punk, du surf, du merseybeat, ou du folk-rock le tout avec une touche unique, un super disque méconnu à redécouvrir !





Gamine Shandy Street (1983)
On ne répétera jamais assez que Gamine est un des meilleurs groupes français de pop ! Avant de signer en major le groupe aura l'occasion de sortir quelques singles et EP dont un magnifique format court sur Snapshot en 1983 produit par Robin Wills des Barracudas. Ce disque contient notamment le superbe Shandy Street dans lequel on reconnaît la touche jangly des glorieux américains.



Vetiver Any and All (2012)
Je ne suis pas très familier avec la musique de Vetiver mais ce morceau de la compilation In A Cloud II (dont il est de loin de le sommet) est une merveille de pop aux accents folk-rock et à la guitare jangly à souhait.





The Barracudas Dealing with today (1984)
Alors que Closer est ré-activé il est temps d'évoquer (et de finir en beauté) les excellents Barracudas, héros d'un certain underground des années 80. Leur troisième album Endeavour To Persevere contient le superbe dealing with today aux guitares 12 cordes enchanteresses.






Encore plus ?
Essayez ceux-là:
Sea-Urchins, Mighty Lemon Drops, Jasmine Minks, Olivensteins, Proper Ornaments, Cleaners from Venus, Bangles, Paul Messis , dBs, Woods, La's, Sadies, Razorcuts, The Coral , The Stands , los Planetas , Matthew Sweet , Velvet Crush , Flamin Groovies, Tom Petty, Sudden Death of Stars etc.

mercredi 5 juin 2013

The Vertebrats - Screaming like a mad Choir (2011)

L'Illinois serait-elle une terre powerpop ? Les Shoes sont de Zion, Cheap Trick de Rockford, Pezband d'Oak Park, et nos Vertebrats de l'ensemble Champaign-Urbana. Ces mecs là n'ont sorti du vivant du groupe qu'un single (autoproduit) et quelques morceaux sur des compilations dont le génial "left in the dark" sur la première Battle of the Garages sur Bomp/Voxx records. Pourtant cet LP composé au deux tiers d'inédits (on retrouve les titres publiés sur les supports mentionnés plus haut) est une tuerie. 

Les Vertebrats pratique une powerpop vibrante aux inflexions garage, un truc élégant et racé, des mecs qui n'ont pas peur de se servir de leur manche pour balancer des salves de guitares bourdonnantes. Il y a de la rage dans leur musique mais une rage maîtrisée dans un entonnoir pour lui donner une force de frappe maximale. On pense aux Bongos ou les dB's, des gens qui pratiquent cette pop moderne et anguleuse en s'appuyant sur des références sixties sans les pasticher. Les Vertebrats ont des étincelles dans les doigts, une envie, une âme. Ils jouent comme si leur vie en dépendait, à fond sans se poser de question mais appuyant bien fort sur les mélodies. Ils n'auront peut être jamais le niveau des références du genre mais ils ont autre chose, s'en foutent, ont la passion et l'enthousiasme.

Screaming like a mad Choir est une compilation de leurs principaux morceaux enregistré en studio, lors de deux sessions (une dans leur ville en 1980-81, l'autre en Californie en 1982), des chansons prévues pour un LP chez les inégalables Bomp. L'association des deux fait rêver. En 12 chansons les Vertebrats balancent autant de mélodies mémorables que de cavalcades sauvages et indomptées. Ils fument de toute part, comme une locomotive lancée à pleine vitesse sur une voix déserte la nuit. Ils respirent la vie de toute leur pores. Capables de brûlots rageurs ( le brillantissime "how come", un orgasme en soit), de subtilité violentée ("robbery" et son usage malin du riff de gloria) ou de chansons pop mémorables ("jackie's gone"), les Vertebrats sont vifs et lumineux.   

Vous pensiez que la powerpop n'était pas pour vous, mais les Vertebrats le seront, dans leur chaudron on trouve de quoi satisfaire les âmes les plus exigeantes, quelque soit leur addiction (punk, powerpop, indiepop, garage). One sera pas surpris que les mecs de Parasol (dirigé par un Velvet Crush) ait pris la peine de rééditer et faire découvrir ce fantastique groupe.




samedi 18 août 2012

Les Compilations #11: Battle of the Garages (1981)

On finit cette session sur les compilations (le douzième article étant une conclusion) par la Battle of the Garages édité par le label Voxx en 1981, une des premières compilations garage revival...et un peu plus que ça.

Voxx démarre au début comme un sous-label de Bomp! en 1979 pour éditer l'album d'une bande de jeunes gars de San Diego les Crawdaddys. Ces derniers se ramènent sous le bras avec une dizaine de chansons (dont 90% de reprises) dans l'esprit British R'n'B rehaussé de quelques influences punk dans cette façon frénétique de jouer, ça colle pas trop avec l'esprit de Bomp! mais Greg tombe sous le charme et édite l'album, en poussant le vice jusqu'à lui donner le prix d'un disque des années 60s (comprendre sans tenir compte de l'inévitable inflation). 
Voxx devient finalement à partir des 80s le principal label de la galaxie Bomp! en effet Greg Shaw après avoir été enthousiasmé par le punk et défendu avec brio la powerpop s'est retrouvé dégouté de l'univers de la musique populaire et a préféré se recentrer sur ce qu'il préférait: le garage et la musique d'obédience sixties. La première sortie du label sera une réédition d'un morceau début 70s des Rockin' Horse, le Crawdaddys suit dans la foulée et l'aventure est lancée!

les Crawdaddys en 1979

A la fin des 70s les premiers groupes d'inspiration 60s émergent, ils s'appellent les Crawdaddys, les Droogs, DMZ, Fleshtones, Barracudas, Slickee Boys, Unclaimed ou les Chesterfield Kings. Ces groupes accompagnent l'explosion des compilations consacrées au garage 60s et ont aussi probablement quelque chose à voir avec le punk... En 1981, Greg Shaw féru de compilations (entre la Pebbles et les comps des productions Bomp! on est servi) se dit que ce serait cool d'en balancer une sur ces groupes qui conjuguent les 60s au présent. Il lance alors la série "Battle of The Garages" qui connaitra 4 volumes en 5 ans (jusqu'à 1986 et un dernier épisode consacré aux groupes du monde avec notamment les Coronados, les Thugs ou les géniaux Negativos). Ce premier LP est accompagné d'un insert incitant l'acheteur à voter pour son groupe préféré, celui-ci gagnant un contrat!


La date de sortie n'a rien d'anodine, cette compilation a probablement aidé la scène à se "cimenter" ou incité d'autres groupes à se lancer dans l'aventure. Le "garage-revival" n'avait pas du encore atteindre son rythme de croisière (plus vers 1984?) et le son de la compilation s'en ressent clairement, Greg Shaw avec son caractère obsessionnel de la recherche de pépites pop est parfois allé chercher ces groupes assez loin! De la même manière que la Nuggets n'était pas "purement" garage, cette Battle of The Bands n'est pas tout à fait ce que l'on appellerait aujourd'hui du garage-revival (ou même du sixties-revival), il y a pas mal de groupes que l'on qualifierait plus volontiers de powerpop par exemple...

18 morceaux, pour ce premier volume, une pochette assez cool (ce qui trouve cette couv' moche ferait bien de regarder les trois autres de la série, par exemple), et c'est parti! On trouve un quota de reprises de morceaux 60s plutôt bien balancées (Chesterfield Kings, Slickee Boys, The Embarassment, Eddy Best), de morceaux punk quasi-ramonesques (Stepmothers, Deniz Tek), pas ramoneques mais curieux (Billy Synth and the Turn Ups), du  néo-psychédélisme (Plasticland), du néo-garage à la Strawberry Alarm Clock (The United States of Existence et son orgue italien)...enfin bref un peu tout! Je trouve que ça fait le charme de la compilation, et cette Battle of the Garage malgré ces quelques longueurs (j'aurais bien vu 4-5 morceaux de moins) est attachante, un pure artefact du début des années 80 et de la transition entre punk/new wave et la musique underground au sens large des années 80 (Paisley Underground, Garage Revival, Indie-Pop, Jangle-Pop etc.).

L'EP des Unclaimed de 1980 avec la version originale de "Run from Home"

Si je devais retenir trois groupes en particuliers de cette compilation mes choix s'arrêteraient sur les Unclaimed, Vertebrats et le dénommé Brad Long.
Les Unclaimed est à sa façon un l'un des groupes fondateurs du Paisley Underground (même si Shelley Ganz restera fidèle au garage rock!), Sid Griffin allant ensuite formé les excellents Long Ryders. "Run from Home" est une petite tuerie garage-rock avec un orgue obsédé, et une super guitare! Cette version est remixée * par rapport à celle de l'EP de 1980 sur Moxie. Je ne suis pas toujours adepte de l'idée de retravailler un morceau mais le résultat est plus que convainquant, le morceau sonne bien mieux, il explose de vie.
"Left in the dark" aurait du être la carte vers les sommets (ou du moins la reconnaissance) pour les Vertebrats, ce titre est fantastique, de la powerpop élégante et racée dans la lignée des Nerves, les deux groupes ont en effet en commun ce sens de l'économie pour créer le maximum d'impact. Ce qui est fou c'est que ce titre n'est paru nul par ailleurs que sur la Battle of the Garages et que la discographie du vivant du groupe ne se résume qu'à un tout petit 45 tours... 
Brad Long est un total inconnu de mes services, tout juste je sais que son unique 45 tours de 1977 a été réédité en 45 par Sing Sing en 2011 et qu'il avait obtenu de bonnes chroniques notamment dans Who Put the Bomp. C'est probablement par ce biais là que Greg Shaw est allé débusqué l'intéressé et lui a demandé un morceau pour sa compilation, Brad Long enregistre donc pour l'occasion une reprise lo-fi folk-rock de "tell me" des Stones, sa seule autre trace discographique en dehors du 45 tours! Je crois que l'anecdote résume assez bien l'esprit de Greg Shaw.

Comme sur la Snapshot(s) ou la C86, les groupes connaitront des fortunes diverses, certains semblent avoir enregistré uniquement pour l'occasion (Eddy Best, ancien membre du groupe de Stiv Bators si j'ai bien suivi) d'autres deviendront des figures majeurs du Garage-Revival (les Chesterfield Kings) ou des formations cultes (les Unclaimed, Crawdaddys). Reste que Greg Shaw a atteint son objectif, il a contribué à fédérer la scène et à lui donner une caisse de résonance quitte à parfois s'arranger un peu sur les groupes de cette première compilation pour les faire "entrer" dans son concept, ça fait le charme et la force de cette compilation.   

* A propos de "Run from Home" (merci à Sid Griffin):
The Unclaimed put out an EP in 1980 with Run From Home on it and it sold okay in California. It was released on Moxie Records by the late Dave Gibson, Dave being a uber record collector and huge fan of Lenny Kaye's Nuggets compilation, so much so that Dave Gibson release a whole series of 1960s garage rock LPs called Boulders!
Anyway the late great Greg Shaw was very supportive of the Unclaimed and he wanted Run From Home on a Nuggets-styled compilation of new L.A. garage rock bands.
Thom Wilson, yes Thom Wilson, heard Run From Home and got the original multi-track tapes and we went to a much bigger and better studio from where we originally recorded to improve the song. So the Run From Home on The Battle Of The Garages compilation is the same bass, drums, keyboards as on the original Unclaimed EP from 1980 on Moxie Records BUT it has new guitar from me and new vocals from me and Shelley Ganz. I thought this version was much better.
I remember when I heard Rodney Bingenheimer play Run From Home one Sunday evening on his KROQ radio show in Pasadena, California just north of Los Angeles. It was a very, very hip show and I was just listening to it as a fan, just to hear whatever Rodney was gonna play and when he played Run From Home it was the first time I was ever on the radio and I nearly drove off the highway in my excitement at hearing the Unclaimed on the airwaves!

Face A
1 The United States Of Existence - Return To The Psychedelic (Baltimore, MD, U.S.A.)
2 The Vertebrats - Left In The Dark (Champaign, IL, U.S.A.)
3 The Stepmothers - Let Her Dance
4 Pete Holly & The Looks - Look Out Below
5 Eddy Best - Things I Should've Said
6 Brad Long - Tell Me (Logansport, IN, U.S.A.)
7 Deniz Tek - RPM (Australia)
8 The Dark Side - In The Dark (U.K.)

Face B
1 The Embarrassment - Pushin' Too Hard
2 The Wombats - The Reason Why (Cleveland, OH, U.S.A.)
3 The Crawdaddys - You're Gonna Need My Love Someday (San Diego)
4 The Unclaimed - Run From Home (Los Angeles, CA, U.S.A.)
5 The Chesterfield Kings - Are You Gonna Be There (At The Love-In) (Rochester)
6 The Slickee Boys - Glendora/Going All The Way (Washington, DC, U.S.A.)
7 Billy Synth & The Turn-Ups - I Dig Your Mind (PA, U.S.A.)
8 Plasticland - Office Skills (Milwaukee, WI, U.S.A.)


mercredi 17 novembre 2010

Aztec Camera - just like gold (1981)

En février de cette année j'évoquais Oblivious des Aztec Camera. Vendredi dernier à la recherche d'un cadeau pour une amie j'en ai profité pour regarder le bac 45 tours d'une enseigne de St Michel par acquis de conscience. Bien m'en a pris, dans le lot deux 45 tours Postcard: "just like gold" des Aztec, et "poor old soul" d' Orange Juice, pour la modique somme de 1€ pièce, dans un état de conservation convenable. Je précise car j'avais déjà un disque sur ce label mais voilé et dont la lecture est forcément frustrante, pas de problèmes de ce genre cette fois. Autant dire que cette petite découverte a suffit à mon bonheur pour la journée, car les singles Postcard sont loin d'être aisés à débusquer de nos jours, c'est bien dommage d'ailleurs, tant ce label écossais a joué un rôle essentiel dans l'émergence de la scène indie.

On ne peut pas dire que Postcard Records ait été des plus productifs, une 15aine de références si je ne m'abuse, et ce, en deux ans et des poussières d'activité, bref un vrai petit label indé. Mais au delà du nombre de sorties, et des artistes (Orange Juice, Aztec Camera, Go-Betweens, Josef K...) ce que je retiens se trouve dans la philosophie et l'état d'esprit. Nous sommes en 1981, le DIY est encore très récent et doucement les musiciens, passionnés, activistes s'en emparent et forment des groupes, des fanzines et des labels... Rough Trade joue un rôle de hub pour cette nouvelle scène. La localisation des labels s'en trouve profondément affecté, le rôle de distributeur permet à des types de Manchester (Factory) ou Liverpool de trouver un écho au delà de leur région, impensable quelques années plus tôt. Postcard est à l'avant poste de cette petite révolution, et l'affiche fièrement sur ses 45 tours: "the sound of young Scotland". On a plus honte de ne pas venir de Londres, au contraire on est fier, et on fait notre truc. Le son Postcard ne ressemble qu'à lui même, certes il est de son époque, à mi chemin entre indie pop naissante et post-punk établi, mais il y ajoute des ingrédients maisons, notamment des guitares claires presque jazzy chez Orange Juice ou nos Aztec Camera.

Just Like Gold est le premier single de ce groupe, il est touchant de par son amateurisme. La voix est un peu maniérée, la basse très post-punk avec ce son médium n'hésitant pas à sortir de son rôle de soutient rythmique pure . En filigrane, l'indie pop des 80s s'y dessine, celle documentée par la compilation C86 en particulier. C'est un peu maladroit, mais très élégant et raffiné. De ce morceau émane une sorte de beauté fragile sur le fil, comme si Aztec Camera assumait d'être sensible quitte à être considéré comme des mauviettes par des mécréants. Laissons les dans leur bêtise et saisissons nous de l'instant.

Just Like Gold is the first Aztec Camera single. It was released on the seminal label Postcard Records in 1981. It's a great tune, and in a way it's a good link between the post punk / new wave sound and the nascent indie pop.

Aztec Camera - just like gold

mercredi 24 mars 2010

the Church - the unguarded moment (1981)

The Church est une des plus célèbres formations australiennes des années 80. Sur leur premier album (sorti en 1981) ils oscillent entre new wave, post punk et jangle pop. The Unguarded Moment est le morceau phare de Of Skins and Heart, un tube évident et brillant, mais le reste de l'album est également très bon et recommandé.

The Church is one of the best aussie band of the 80s. On their first effort, called "of skins and heart" they're doing a mix of new wave, post punk and jangle pop. The Unguarded Moment is the hit of the LP, but the whole thing need to be checked.

The Church - the Unguarded Moment

samedi 20 mars 2010

the Barracudas - I can't Pretend (1981)

The Barracudas sont un combo anglais de la fin des 70s et 80s. En 1981 sort leur premier album, l'excellentissime Drop out with the Barracudas. Ce disque contient au minimum trois tubes imparables: Summer Fun, (I wish it could be) 1965 again, et donc I can't pretend, aujourd'hui en écoute sur le blog. Que dire de ce LP? Une seule chose: écoutez-le il est super bien rempli de mélodies pop qui déboitent et donnent envie de sauter dans tous les sens. Il a été réédité par Voxx en plus (avec le tracklisting et la pochette US qui diffère de la version anglaise).

The Barracudas are a fine UK band from late 70s and 80s. In 1981 EMI released their first album called "Drop out With the Barracudas", it's a damn fine LP, full of catchy pop hooks and great tunes. I can't pretend is one of the singles from this lp, and it's a power pop masterpiece, awesome tune.

the Barracudas - I can't pretend


PurePop: le blog consacré au glam de Robin Wills , guitariste fondateur des Barracudas
Interview en français de Robin Wills

Acheter / Buy la réédition du 33t sur Voxx Records (Bomp Store)
Acheter la réédition du 33t (amazon)
également dispo chez Born Bad (mais pas dans leur catalogue en ligne)

vendredi 25 septembre 2009

the Meteors - my daddy is a vampire (1981)

The Meteors sont considérés comme les créateurs du psychobilly, un mélange de rockabilly, punk et de séries z d'horreur ou science-fiction! Le groupe se forme au début des années 80 par des musiciens issus de la scène rockabilly mais sensible au mouvement punk. Le line up original, tel qu'il figure sur ce premier ep, ainsi que le premier album est P. Paul Fenech, Nigel Lewis, et Mark Robertson, par la suite seul P Paul Fenech reprend les rennes du groupe avec d'autres musiciens. Le génial "My daddy is a vampire" ouvre la face b du 45 tours, il est signé par le contrebassiste Nigel Lewis, et il me semble même que c'est lui qui chante, c'est à mon avis le meilleur morceau du disque même si les trois autres sont également très bons!

The Meteors created the psychobilly, a mix of rockabilly with punk and sci-fi / horrors b-movies. The band was created in the early 80s, the original line up is P Paul Fenech, Nigel Lewis, & Mark Robertson, it appeared on the first ep (the one in picture here) and the first lp. The great tune "my daddy is a vampire" was written by Nigel Lewis, and it's the best track on the Meteor Madness ep, even if the 3 others are excellent too.

the Meteors - my daddy is a vampire

jeudi 12 mars 2009

the Diagram Brothers - bricks (1981)

Parfois au hasard d'une page internet on peut faire de belles découvertes, alors que je regardais mécaniquement les disques d'un vendeur sur ebay, j'ai été attiré par une pochette rouge minimaliste et un nom qui m'était totalement inconnu: the Diagram Brothers. Petite habitude, je décide de parcourir la toile pour avoir une idée de la musique que ces lascars peuvent bien jouer, et là bim.... bonne pioche, très bonne pioche même! Bricks est une petite bombe post-punk groovy bien jouissive!
Maintenant parlons peu mais bien de nos Diagram Brothers, c'est un groupe de Manchester, fondé par des étudiants en science, et dont l'essentiel de la discographie a été sorti sur New Hormones, label fondé par les Buzzcocks (à l'occasion du fameux spiral scratch ep). Ils ont décidé - tout comme d'autres avant eux (les Ramones) de tous adopter le patronyme Diagram, se faisant ainsi appelé Fraser Diagram ou Andy Diagram, entre 1980 et 1982 ils ont sorti un LP et quelques singles dont les excellents bricks et we are all animals, les deux sommets de leurs discographie selon moi, mais le reste mérite aussi d'être découvert (sur une excellente comp' cd qui regroupe l'ensemble de leurs morceaux studio par exemple). La grande spécialité des Diagram, c'est le discordo, un concept maison: des beats simples style disco associés à des accords de guitares dissonants (joués par deux guitares, chacun prenant un bout du manche!) et des textes sur des sujets terre à terre. Bricks est la parfaite mise en pratique de la théorie diagram: une rythmique bien dansante qui donne immédiatement envi de lâcher son fauteuil pour se retrouver au milieu des stroboscopes, des accords de guitares bien teigneux dignes des productions "post-punk" plus sérieuses (et plus chiantes?), accompagné d'un texte passionnant sur l'usage des briques! Bref en un mot j'adore ce morceau qui est presque la parfaite illustration d'une des choses que je cherchais dans le post-punk des années 80 et que je ne faisais qu'approcher sans y parvenir avec des groupes comme Gang of Four (beaucoup moins funky et plus sérieux) et j'espère que vous y serez également sensible!

The Diagram Brothers is a band from Manchester, they released most of their songs (including an lp) on the Buzzcocks label New Hormones, founded when they released the mythic Spiral Scratch Ep. The sound of the Diagram was called (by themself) Discordo, and was described as a mix of simple beats (disco for exemple), discordant chords (played by two guitars) and down to earth lyrics. Bricks fits perfectly in it, and it's an amazing song - one of their best with the also very cool we are all animals! It's was released in 1981 , and it's a lot of fun and cool arty (but not boring or pretentious) music! All their studio works were compiled on a great cd, so everyone of us can now enjoy their music at home.

écouter / listen to Bricks

mercredi 24 décembre 2008

Altered Images - happy birthday (1981)

Altered Images est une de ses nombreuses formations écossaises du début des années 80s (Orange Juice, Josef K, Aztec Camera...), au départ dans un délire très post-punk sombre, le groupe évolue rapidement vers la pop, avec plus ou moins de bonheur. Happy Birthday, c'est pour le meilleur: un beat insistant qui tape comme un marteau-piqueur, des guitares et une basse fières, des notes de synthé tartes et la voix sous helium de Clare Grogan font de ce morceau une tuerie qui mériterait d'être bien plus (re)connue.

Altered Images was one of the several cools band around Scotland during the early days of the 80s among Orange Juice, Josef K or Aztec Camera. They started as a dark post-punk outfit but evolved into a pop group. Happy Birthday is a kind of cross-over between the two, it's a catchy song with a sweety vocal and a cheesy synth but the beat is huge, and the guitar so fierce, the whole thing sounds awesome.

écouter / listen to happy birthday