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lundi 28 octobre 2013

The Karovas Milkshake - Freak Out 7' (2013)

Les Karovas Milkshake sont une formation russe, ils viennent de sortir leur premier 45 sur le label américain Chickpea Records (la mondialisation a aussi parfois du bon non ?). 

Freak out en face A est un excellent morceau pop psychédélique offrant une place de choix à un orgue au son acide digne des meilleurs morceaux de garage rock US. Le gimmick au clavier est très cool , la production ne semble pas totalement justice à la voix mais ce défaut s'oublie bien vite. La compo respecte les codes du genre mais en conserve aussi la fraîcheur. Le titre est cool et a de la gueule. On est happé par les chœurs et cette voix nasillarde et orgueilleuse. Le solo de guitare est psychédélique à souhait, on en redemande ! En retournant le disque on tombe sur un factory de bonne facture, un titre solide plus garage-rock mais peut être pas aussi inspiré et inspirant que freak out .

Les Karovas Milkshake signent un premier 45 enthousiasmant qui espérons le trouvera le chemin vers les oreilles des esthètes du son 60s renouvelé et revigoré par les groupes d'aujourd'hui. Une pièce de choix à ajouter à votre collec' dans les plus bref délais en somme.


samedi 18 août 2012

Les Compilations #11: Battle of the Garages (1981)

On finit cette session sur les compilations (le douzième article étant une conclusion) par la Battle of the Garages édité par le label Voxx en 1981, une des premières compilations garage revival...et un peu plus que ça.

Voxx démarre au début comme un sous-label de Bomp! en 1979 pour éditer l'album d'une bande de jeunes gars de San Diego les Crawdaddys. Ces derniers se ramènent sous le bras avec une dizaine de chansons (dont 90% de reprises) dans l'esprit British R'n'B rehaussé de quelques influences punk dans cette façon frénétique de jouer, ça colle pas trop avec l'esprit de Bomp! mais Greg tombe sous le charme et édite l'album, en poussant le vice jusqu'à lui donner le prix d'un disque des années 60s (comprendre sans tenir compte de l'inévitable inflation). 
Voxx devient finalement à partir des 80s le principal label de la galaxie Bomp! en effet Greg Shaw après avoir été enthousiasmé par le punk et défendu avec brio la powerpop s'est retrouvé dégouté de l'univers de la musique populaire et a préféré se recentrer sur ce qu'il préférait: le garage et la musique d'obédience sixties. La première sortie du label sera une réédition d'un morceau début 70s des Rockin' Horse, le Crawdaddys suit dans la foulée et l'aventure est lancée!

les Crawdaddys en 1979

A la fin des 70s les premiers groupes d'inspiration 60s émergent, ils s'appellent les Crawdaddys, les Droogs, DMZ, Fleshtones, Barracudas, Slickee Boys, Unclaimed ou les Chesterfield Kings. Ces groupes accompagnent l'explosion des compilations consacrées au garage 60s et ont aussi probablement quelque chose à voir avec le punk... En 1981, Greg Shaw féru de compilations (entre la Pebbles et les comps des productions Bomp! on est servi) se dit que ce serait cool d'en balancer une sur ces groupes qui conjuguent les 60s au présent. Il lance alors la série "Battle of The Garages" qui connaitra 4 volumes en 5 ans (jusqu'à 1986 et un dernier épisode consacré aux groupes du monde avec notamment les Coronados, les Thugs ou les géniaux Negativos). Ce premier LP est accompagné d'un insert incitant l'acheteur à voter pour son groupe préféré, celui-ci gagnant un contrat!


La date de sortie n'a rien d'anodine, cette compilation a probablement aidé la scène à se "cimenter" ou incité d'autres groupes à se lancer dans l'aventure. Le "garage-revival" n'avait pas du encore atteindre son rythme de croisière (plus vers 1984?) et le son de la compilation s'en ressent clairement, Greg Shaw avec son caractère obsessionnel de la recherche de pépites pop est parfois allé chercher ces groupes assez loin! De la même manière que la Nuggets n'était pas "purement" garage, cette Battle of The Bands n'est pas tout à fait ce que l'on appellerait aujourd'hui du garage-revival (ou même du sixties-revival), il y a pas mal de groupes que l'on qualifierait plus volontiers de powerpop par exemple...

18 morceaux, pour ce premier volume, une pochette assez cool (ce qui trouve cette couv' moche ferait bien de regarder les trois autres de la série, par exemple), et c'est parti! On trouve un quota de reprises de morceaux 60s plutôt bien balancées (Chesterfield Kings, Slickee Boys, The Embarassment, Eddy Best), de morceaux punk quasi-ramonesques (Stepmothers, Deniz Tek), pas ramoneques mais curieux (Billy Synth and the Turn Ups), du  néo-psychédélisme (Plasticland), du néo-garage à la Strawberry Alarm Clock (The United States of Existence et son orgue italien)...enfin bref un peu tout! Je trouve que ça fait le charme de la compilation, et cette Battle of the Garage malgré ces quelques longueurs (j'aurais bien vu 4-5 morceaux de moins) est attachante, un pure artefact du début des années 80 et de la transition entre punk/new wave et la musique underground au sens large des années 80 (Paisley Underground, Garage Revival, Indie-Pop, Jangle-Pop etc.).

L'EP des Unclaimed de 1980 avec la version originale de "Run from Home"

Si je devais retenir trois groupes en particuliers de cette compilation mes choix s'arrêteraient sur les Unclaimed, Vertebrats et le dénommé Brad Long.
Les Unclaimed est à sa façon un l'un des groupes fondateurs du Paisley Underground (même si Shelley Ganz restera fidèle au garage rock!), Sid Griffin allant ensuite formé les excellents Long Ryders. "Run from Home" est une petite tuerie garage-rock avec un orgue obsédé, et une super guitare! Cette version est remixée * par rapport à celle de l'EP de 1980 sur Moxie. Je ne suis pas toujours adepte de l'idée de retravailler un morceau mais le résultat est plus que convainquant, le morceau sonne bien mieux, il explose de vie.
"Left in the dark" aurait du être la carte vers les sommets (ou du moins la reconnaissance) pour les Vertebrats, ce titre est fantastique, de la powerpop élégante et racée dans la lignée des Nerves, les deux groupes ont en effet en commun ce sens de l'économie pour créer le maximum d'impact. Ce qui est fou c'est que ce titre n'est paru nul par ailleurs que sur la Battle of the Garages et que la discographie du vivant du groupe ne se résume qu'à un tout petit 45 tours... 
Brad Long est un total inconnu de mes services, tout juste je sais que son unique 45 tours de 1977 a été réédité en 45 par Sing Sing en 2011 et qu'il avait obtenu de bonnes chroniques notamment dans Who Put the Bomp. C'est probablement par ce biais là que Greg Shaw est allé débusqué l'intéressé et lui a demandé un morceau pour sa compilation, Brad Long enregistre donc pour l'occasion une reprise lo-fi folk-rock de "tell me" des Stones, sa seule autre trace discographique en dehors du 45 tours! Je crois que l'anecdote résume assez bien l'esprit de Greg Shaw.

Comme sur la Snapshot(s) ou la C86, les groupes connaitront des fortunes diverses, certains semblent avoir enregistré uniquement pour l'occasion (Eddy Best, ancien membre du groupe de Stiv Bators si j'ai bien suivi) d'autres deviendront des figures majeurs du Garage-Revival (les Chesterfield Kings) ou des formations cultes (les Unclaimed, Crawdaddys). Reste que Greg Shaw a atteint son objectif, il a contribué à fédérer la scène et à lui donner une caisse de résonance quitte à parfois s'arranger un peu sur les groupes de cette première compilation pour les faire "entrer" dans son concept, ça fait le charme et la force de cette compilation.   

* A propos de "Run from Home" (merci à Sid Griffin):
The Unclaimed put out an EP in 1980 with Run From Home on it and it sold okay in California. It was released on Moxie Records by the late Dave Gibson, Dave being a uber record collector and huge fan of Lenny Kaye's Nuggets compilation, so much so that Dave Gibson release a whole series of 1960s garage rock LPs called Boulders!
Anyway the late great Greg Shaw was very supportive of the Unclaimed and he wanted Run From Home on a Nuggets-styled compilation of new L.A. garage rock bands.
Thom Wilson, yes Thom Wilson, heard Run From Home and got the original multi-track tapes and we went to a much bigger and better studio from where we originally recorded to improve the song. So the Run From Home on The Battle Of The Garages compilation is the same bass, drums, keyboards as on the original Unclaimed EP from 1980 on Moxie Records BUT it has new guitar from me and new vocals from me and Shelley Ganz. I thought this version was much better.
I remember when I heard Rodney Bingenheimer play Run From Home one Sunday evening on his KROQ radio show in Pasadena, California just north of Los Angeles. It was a very, very hip show and I was just listening to it as a fan, just to hear whatever Rodney was gonna play and when he played Run From Home it was the first time I was ever on the radio and I nearly drove off the highway in my excitement at hearing the Unclaimed on the airwaves!

Face A
1 The United States Of Existence - Return To The Psychedelic (Baltimore, MD, U.S.A.)
2 The Vertebrats - Left In The Dark (Champaign, IL, U.S.A.)
3 The Stepmothers - Let Her Dance
4 Pete Holly & The Looks - Look Out Below
5 Eddy Best - Things I Should've Said
6 Brad Long - Tell Me (Logansport, IN, U.S.A.)
7 Deniz Tek - RPM (Australia)
8 The Dark Side - In The Dark (U.K.)

Face B
1 The Embarrassment - Pushin' Too Hard
2 The Wombats - The Reason Why (Cleveland, OH, U.S.A.)
3 The Crawdaddys - You're Gonna Need My Love Someday (San Diego)
4 The Unclaimed - Run From Home (Los Angeles, CA, U.S.A.)
5 The Chesterfield Kings - Are You Gonna Be There (At The Love-In) (Rochester)
6 The Slickee Boys - Glendora/Going All The Way (Washington, DC, U.S.A.)
7 Billy Synth & The Turn-Ups - I Dig Your Mind (PA, U.S.A.)
8 Plasticland - Office Skills (Milwaukee, WI, U.S.A.)


samedi 12 novembre 2011

The Ugly Beats! - take a stand (2007)

Take a Stand est le deuxième album des Ugly Beats! un quintet (4 garçons et une fille) américain, il est sorti en 2007, un troisième album est paru depuis (2010), toujours chez Get Hip, le label des Cynics.

L'album démarre sur un clin d’œil au premier LP des Byrds, ça donne la couleur, enfin en partie. Les Ugly Beats naviguent à vue entre garage, pop 60s (beat?), folk rock et même rock instrumental (le moyennement utile "action plus"). En gros c'est pas vers Take a Stand que l'on s'orientera si l'on cherche un truc ultra-moderniste/futuriste hyper original, en revanche si vous aimez les bonnes chansons, la spontanéité, l'envie alors peut être bien que ce second Ugly Beats est pour vous. Je dois dire que je n'écoute pas tant de disques "garage revival" que ça, mais s'ils sont tous de ce niveau alors je devrais.

12 chansons, trois reprises (Ventures, Remains et Nikki and the Corvettes), des guitares fuzz ou jangly à souhait, des orgues bien cheesy et des voix très soignée , sur un plan comptable c'est à peu près ce qu'est Take a stand, mais cet album c'est surtout de très bonnes chansons (million dollar man, i'm gonna break her heart, get in line etc.) qui très vites s'inscrivent dans la tête et que l'on se surprend à chanter sous la douche. C'est un disque simple et humble mais qui transpire de la vie, et du plaisir de faire de bonnes chansons et moi ça suffit à mon bonheur, un joli petit album.

GET HIP


The Ugly Beats - I'm Gonna Break Her Heart

jeudi 3 novembre 2011

The Optic Nerve - Forever and a Day (1993)

Les Optic Nerve sont un groupe de la fin des années 80 de New York. Ils n'ont sorti que deux eps 45 tours à l'époque, avant que deux albums (une collection de démo et une compilation) ne soient édités dans les 90s (en 1993 et 1994 par Screaming Apple et Get Hip). Ils font parti des rares formations de l'époque à oser un folk rock mâtiné de country et de garage.

Forever and a Day fut enregistré sur le 8 pistes d'un petit studio de New York près de Time Square. Malgré deux eps réussis, ces 10 morceaux ne trouvèrent pas leur voie vers une sortie publique, une vrai tristesse, car la qualité est là. Ces chansons brassent sans complexes des influences allant des Byrds à Dylan, pour un résultat typiquement américain et franchement réussi. A vrai dire à aucun moment on a l'impression d'entendre des chutes de studios ou des titres enregistrés à l'arrache pour les fixer avant qu'ils ne disparaissent.

L'enregistrement semble avoir été pris au sérieux, et les chansons sont excellentes, le tout forme un ensemble cohérent et réussi. Il est dommage qu'à l'époque peu de gens aient été sensibles à cette musique peut être que le groupe était trop en retard (de quelques décennies) ou trop en avance pour la vague alternative-country des 90s (Jayhawks). Peut être pas au bon endroit aussi (New York serait-il trop loin de la Californie?). La production est propre et sobre, elle se contente de restituer au mieux et au plus proche la musique du groupe: c'est parfait, car elle n'a pas subit les outrages du temps de certains disques de la même époque.

Forever and a day n'est pas un disque parfait - certains morceaux sont moins réussis - mais c'est une œuvre cohérente et foncièrement honnête dans une époque pas prête à autant de sincérité. Quelques chansons sont formidables et mériteraient probablement d'être redécouvertes , notamment si vous aimez tout ce qui tournent de groupes comme les Byrds, Dylan, Buffalo Springfield, Jayhawks, Beachwood Sparks, The See See, Midwest Beat, The Sadies, Gene Clark, Long Ryders, Brinsley Schwarz, Goodnight Loving etc.


The Optic Nerve - What's Been Missing

mardi 16 août 2011

Els Trons

Els Trons sont une formation catalane de garage rock. Ils ont sorti entre 2009 et 2011 trois eps 4 titres, uniquement des reprises de classiques 60s mais... chantées en catalan! Ils se placent en héritiers de formations comme Eurogrup, Els Xocs ou Els Dracs. Les résultats sont plutôt pas mal en général , le concept est cool, et le choix de morceaux impec'.

Corro com el vent by ELS TRONS

RES A FER by ELS TRONS

Butterfly Records

lundi 25 juillet 2011

Paul Messis - the Problem with me (2011)

On ne parle pas tellement de disques garage au sens strict sur Requiem Pour Un Twister, le premier album de Paul Messis "The Problem With Me" est une bonne occasion de réparer cela. On avait repéré l'intéressé par des 45 tours depuis un an ou deux sortis chez 13 o clock ou State Recording, produits (comme l'album d'ailleurs) par des membres des Higher State (des ex-Embrooks il me semble...) notamment grâce à l'intérêt porté sur Paul Messis par l'excellent blog Flower Bomb Songs.

Je dois dire que sur les 45 tours je trouve la voix un peu trop hésitante et les compos pas toujours à la hauteur même si j'adore le son (garage & jangly, une 12 cordes Burns). L'album est à ce niveau une très agréable surprise, le songrwitting de Paul Messis a carrément progressé et ce disque est au final de très bonne tenue même si je regrette encore une fois un chant un peu approximatif sur certains titres. Parmi les réussites: Louise, The Problem With Me, I'll be Gone... Des disques de garage se réclamant tout autant des Byrds, Leaves et autres formations folk rock que du garage plus classique, ça ne courre pas les rues, et quand c'est aussi bien fichu que "the Problem with me" je ne peux qu'approuver!

Paul Messis - i'll be gone



Achat: 13 O Clock

samedi 5 mars 2011

The Backdoor Men - out of my mind (1985)

RPM / Cherry Red ont récemment réalisé une double compilation sur la scène suédoise 80s garage rock, intitulé "A Real Cool Time Revisited", version améliorée (revisited) de l'originale sortie à l'époque et que l'on peut trouver en cherchant un peu sur la toile (et que j'ai acheté en vinyle à Born Bad pour 5€, j'étais content). Parmi les morceaux forts de la comp' figure cet excellent titre des Backdoor Men intitulé "out my mind" découvert grâce à l'excellent blog Flower Bomb Songs. Les Backdoor Men n'ont pas sorti grand choses, deux singles il me semble, ensuite certains membres du groupe ont formé les Creeps qui ont eu un certain succès à l'époque et dont le premier album est recommandé.

The Backdoor Men were recently comped on A Real Cool Time Revisisted, a compilation about the 80s swedish garage scene, inspired by a disc released at that time. I discovered them because of the excellent blog Flower Bomb Songs and found a copy of it soon after in "Plus de bruit" in Paris (excellent place to find garage revival stuff in Paris). The Backdoor Men only released two singles during their heyday to my known, then they became the Creeps, but it's another story!

Backdoor Men - out my mind


BUY CHERRY RED
Achat Real Cool Time Revisisted CD (fr)

dimanche 9 janvier 2011

Betty and the Werewolves - Francis (2010)

Parmi mes découvertes de la fin de l'année, en dehors d'un paquet de singles que j'essaie de me procurer, il y a Teatime favorites de Betty and the Werewolves, sorti un peu plus tôt dans l'année (en juillet). Je crois bien que je suis tombé dessus parce qu'ils (il y a un membre masculin dans le groupe) sont programmés avec Tender Trap à l'Internationale le 29 janvier prochain, une très belle affiche. Mon premier contact avec le groupe s'est fait par le single "paper thin" une chanson pop mignonne comme un cœur en sucre, du coup j'ai eu envi de me procurer le disque aussi. Il est sorti sur Damaged goods, label qui sort pas mal de figures de la scène Medway (notamment Graham Day & Billy Childish), mais aussi les albums de Cute Lepers en Europe. Teatime favorites trouve très bien sa place dans leur catalogue, car malgré son coté twee et innocent, c'est aussi un disque assez nerveux et avec des petits accents 60s (du peut être à la présence d'orgue). Disons que pour faire court ça s'inscrit à la croisée des groupes américains de filles (Best Coast, Dum Dum Girls, Frankie Rose and the Outs, Girls at Dawn...) et l'indie pop anglosaxonne (Allo Darlin', Veronica Falls...). La bonne surprise c'est que le disque tient très bien la route, il est peut être un poil long (14 chansons), mais il y a pas mal de chouettes morceaux: "paper thin", "Francis" "Euston Station" "tu veux jouer" (un groupe anglais qui fait une chanson en français! cool) "David Cassidy", etc. La pochette est finalement assez représentative de la musique, à la fois mignon et typiquement anglais avec un petit coté désuet mais pas trop, ce qu'il faut pour que ce soit charmant. Je suis sûr qu'en live ça doit être cool, en tout cas on pourra en avoir la certitude le 29 pour les franciliens.

Betty and the Werewolves - Francis


achat:
amazon (fr) / Damaged Goods /

dimanche 19 décembre 2010

Interview: Dennis Dalcin of the Lears

It's been quite a long time we haven't done an interview on this blog (2 months) and we're coming back with a great post. The story for me began a few weeks ago wheh i bought a 7 inches by the Lears on eBay because of the cover: it was looking cool. A couple of weeks later i've received the vinyl and put it on my little turntable, i was very nicely surprised by the music. I knew it would be probably be garagy but i didn't expect about those nice jangly guitars (12-strings are ace) and the great compositions. So i've ordered the cd "the Story so Far..." and i've discovered another bunch of great songs with those folk rock & garage (folk-punk would say Mr Expo67!) tones. So I decided to contact Dennis Dalcin, one of the main songwritters of the band (with Paul Mutchler) and he responded me very gently to my questions! So it's really a pleasure to me to talk about this band today, and the interview i think is very cool, i'll hope you'll enjoy it as i am!

Which band gave you the idea to create your own band?( to play music, and enjoy it.)
Dennis: There's so many bands that I love that have made me want to form my own band. The first would certainly be The Beatles, then The Who, then The New York Dolls and a local Tampa band in the 1970's called Amnesia who played some incredible power pop originals alongside 60's garage punk songs.

Did you have another band before the Lears?

Dennis: Yes, I first had a band called The Look that was when I was still in high school , and was a weird mix of old rock 'n' roll from the 50's & 60's with some originals that were like the early Who. Then I formed a band called The Shades in 1978 and in 1980 we released our one and only single: Time For A Change b/w Shake It on my own Direct Hit Records label. The band was very much into the mod/power pop sound of The Who/Creation. When that band broke up I formed another band called Perfect Strangers that went through 3 distinct syle changes beginning with a kind of funky psychedelia - to electronic trio - to garage/psychedelia. That band split up in 1985 when I moved to Los Angeles, California. In 1989 I formed The Petal Pushers with future Romulans guitarist/vocalist Kevin Hagen. The band was a combo of 60's garage/psychedelia influences filtered through our original material. That band never played out, and split that same year.

Dennis Dalcin, Paul Mutchler, Steve Rybka, Ken Chiodini

How was the Lears formed?

Dennis: In 1990 I then got together with Paul Mutchler, from The Orlando band The Green Today, to help him with a solo project he wanted to record. When we played together we found it fit like a glove and that was the beginnings of The Lears. We decided to get Ken Chiodini (drummer/vocals with The Green Today) and Steve Rybka (bass/guitar) to help us get some demos together in order to find a permanent bass player & drummer. Those demo's are what ended up as The Lears - The Story So Far... CD on Get Hip Records in 1999. Paul & I moved to Orlando and found Mark Dewey (bass/vocals) and Suzi Dozier-Lamoureux (drums/vocals) who had just left a country punk band called Psycho From Texas there in Orlando. The first time we practiced together it was like magic! We knew then that the band was finally complete, and that we could get started playing live gigs. We played many shows as The Lears over the course of the next year. We recorded another batch of songs at Kingsnake Sturdios in Deland, Florida that we hoped to get out as our second CD. Unfortunately the band split up when first Paul then I moved back to the west coast of Florida. We later recorded a few more songs at Hitmakers Studio in Tampa with Paul playing bass as well as lead guitar on those tracks. Some of them have been released on various comps over the years. None of those recordings has ever been properly mixed. By 2000 the band was truly dead and gone as Paul moved back to Orlando. The name The Lears was taken from our love of flight and what better example of a flying machine in the 1960's then the Lear Jet!

What were your main influences with the Lears, I suppose the Byrds and a few other great US band from the 60s (Leaves, Love?, early Turtles? ), Maybe some late 70s or 80's bands (Flamin Groovies or Rain Parade)?

Dennis: That's a great question and very perceptive on your part. We loved The Beatles, The Byrds, Love and were friends with ex-bassist Ken Forssi, the Flamin's Groovies, The Long Ryders (we used to play the song "Ivory Tower" from the Native Sons album at live gigs, we loved that song and it fit right in with our originals), Rain Parade, The Creation, The Easybeats, Q65 and a whole host of other great 60's, 70's & 80's garage/folk/psychedelic bands.

Suzy Dozier-Lamoureux, Paul Mutchler, Dennis Dalcin, Mark Dewey

How was the scene in the early 90s? (in Florida, in USA)
Dennis: The scene in the 1990's was great in Orlando and that's why we decided to move there to form the band. There were other great bands there like The Hatebombs, The Nicoteens, Rocket 88 and many others. There was also a number of great clubs to play in around the greater Orlando area. So we kept busy practicing 2-3 times a week as well as playing show each week. There was a number of cool bands throughout the USA in the 80's/90's that we loved, but Florida has always been a lousy place to see cool unknown garage/psychedelic bands. Hardly any bands in those styles come to Florida. Instead they play in Atlanta, Georgia then either go north to North Carolina or west to Birmingham, Alabama...all the while avoiding central Florida like the plague!

How were the Lears gigs? Did you play a lot?
Dennis: We played out almost every week after the first couple of months beginning with a gig in North Tampa at The Stone Lounge, then a sold-out standing room only gig at Johnny's Rockin' Bistro just north of Orlando in Casselberry. Johnny (the owner Of Johnny's Rockin' Bistro) had to turn people away at the door because it was already too overcrowded! We never had to worry about finding gigs after that!

You (Dennis Dalcin) and Paul Mutchler were the main songwritters, how did you share the composition?

Dennis: Paul & I split the songs pretty much 50/50 with half being written by him and the other half by me. We only wrote one song together called Walking Around. I wrote the music and Paul wrote the lyrics and sang the song. We had different styles but somehow they managed to mesh together really well, and made us sound unlike all the other bands.

How did you record your tunes? I heard (in the get hip comp' text) that it was mostly on a tascam 4track recorder..

Dennis: The entire Get Hip CD (The Story So Far...) was recorded on Paul's Tascam 4-track recorder in a friend of mine's garage practice space! The later tracks were recorded at either Kingsnake Studios (a 24-track studio) in Deland or at Hitmakers Studio (also a 24-track studio) in Tampa. None of those tracks has ever been properly mixed for release! All that has come out has been very quick rough mixes of those tracks.

How did you get in touch with Misty Lane and Get Hip records?

Dennis: I knew Masimo Del Pozzo of Misty Lane from when I put out my magazine Kaleidoscope. We had become friends through our mutual love of 60's garage/folk/psychedelia. He asked me if we'd let him release Her Magic Smile b/w Don't You Know as a single and we said yes. I knew Gregg Kostelich of Get Hip Records & The Cynics fame also from my magazine Kaleidoscope that I put out between 1986 - 1991. I had sent Gregg a tape of our demo's and he later contacted me about releasing them as an LP or a CD. Since by that time (late 1999) they had already been released as singles on a variety of labels around the world we really wanted them out on a CD instead of vinyl.

When did the band split, and why?

Dennis: By 2000/2001 the band was finally over with because we no longer lived in the same area. Paul had moved back to Orlando and I was in St Petersburg, which is about 2 hours away from each other. This made it too hard to continue.

What did you do after the Lears?

Dennis: I tried to find people to form a new band with but nothing seemed to work out. So I just put my guitar away and started writing a column called "DD's Garage" for the British music magazine Bucketfull of Brains, which I've now done for the past 8+ years.

How do you see the Lears now?

Dennis: I think The Lears was my ultimate band. We worked very well together and played a variety of different styles throughout the band's lifetime. We were fortunate enough to come in contact with a lot of like minded people throughout the world and it seems to have taken on a life of its own to this very day.

The Lears Her Magic Smile


The Lears - the Byrd that couldn't fly



The Lears Discography:

1. "I Won't Remind You" / "A Flash Of Light" 7" single on Susstones records [Minneapolis, Minnesota] September 1993.

2. "Coming Home Today" included on "A Web Of Mystery" EP Misty Lane Records [Italy] February 1994.

3. "4 X 4 EP" (all are band originals) 4-song 7" EP on the Lollipop Shop Label [Germany] August 1994.

4. "Coming Home Today" included on a compilation cassette with Issue #2 of SNAP!! Magazine [Spain] September 1994.

5. "You Don't Believe Me" on a compilation of various bands covering the 60's British R&B band The Pretty Things called "Not So Pretty". On Shock Records [Australia] November 1995.

6. "Her Magic Smile" / "Don't You Know" 7" single on Misty Lane Records [Italy] March 1996.

7. "Is This Her Day" & "Her Magic Smile" are both included on the various artist compilation CD "Young Savage Florida" [USA] July 1996.

8. "The Story So Far..." First CD for Get Hip Records [Pittsburgh, PA] February 1998.

9. "Don't You Know" was included on the Bam Balam Explosion Vol V – USA Power Pop Compilation CD on Bam Balam Records [Spain] in September 1998.

10. “Words Weren’t Said” was included on the 21st Century BoB CD given away with Issue #55 of Bucketfull of Brains Magazine in 2000.

11. “The Byrd That Couldn’t Fly” included on disc one of the 2-CD tribute set to Gene Clark called Full Circle compilation on Not Lame Recordings in 2000.

12. “Then You Want” was included as an MP3 on the enhanced CD-ROM version of Timothy Gassen’s The Knight’s of Fuzz – The Garage and Psychedelic Music Explosion, 1980 - 2000 book in 2001.

13. A small portion of the band’s self-produced video for “ Her Magic Smile” was included on Timothy Gassen’s The Knight’s of Fuzz – The Garage and Psychedelic Music Explosion, 1980 to Now DVD in 2006 along with their audio track “Then You Want”.

14. “Beyond Our Dreams” appears on the “Peace Frog Rides The Rocket” compilation CD with Issue #2 of Greek fanzine Peace Frog. Another track “Chasing Time” by an earlier Dennis Dalcin band (The Petal Pushers) also appears on this CD. April 2008.

15. “Someone Else’s War (Electric Version)” appears on the free CD given away with Issue #4 of Greek fanzine Lost in Tyme.

May 2008.


More Infos:
2 Great features on the Lears on Expo67
Bucketfull of Brains

lundi 18 octobre 2010

the Dentists - I had an excellent dream (1985)

Le premier album des Dentists a un nom à rallonge "some people are on the pitch they think it's all over it is now", une référence à un commentaire à la télé BBC lors du dernier but des anglais dans la finale de la coupe de monde 1966. On ne sera donc guère étonnée que résonne la voix de Kenneth Wolstenholme dans les premières mesures de la super "flowers around me"qui ouvre l'album.

Ce quartet ne cache donc pas venir d'Angleterre, on pourrait même ajouter qu'ils viennent du Medway, une région qui a produit pas mal de bons groupes, et notamment deux figures tutélaires que sont Graham Day (avec les Prisoners) et Billy Childish (Milkshakes, thee Headcoats etc.), c'est d'ailleurs un membre du groupe du premier sus-nommé qui produit cet album au nom très long, un certain Allan Crockford (merci wikipedia anglais). Pourtant à l'écoute de cette dizaine de titres on y perçoit dans cette mixture bien britannique une petite touche de Byrds / Love (deux influences du groupe), la Californie toujours, mais version Medway quand même.

Revenons au contenu, car c'est quand même bien beau d'avoir des influences cool, c'est mieux d'en faire quelque chose, et là les Dentists savent y faire en matière de vrillage de neurones, "some people..." est un super disque, et démontre encore une fois que les mid 80s recèlent de disques fameux à redécouvrir et chérir, malgré un niveau mainstream particulièrement désespérant. La musique de ce combo ne l'est pas, elle, au contraire elle brille par sa vitalité, sa fierté, elle explose de toute part. La production sied très bien à la musique, elle est sobre, presque lo-fi, en tout cas elle évite les écueils typiques des 80s, cette sonorité bling bling affreuse de batterie qui arrive à te chier un bon disque.

Histoire de vous donner envie d'écouter ce super album, j'ai choisi "i had an excellent dream" porté par une ligne de basse sinueuse et un jeux de batterie explosif, vous y ajoutez des guitares bien jangly et vous avez un titre qui défonce tout.

The Dentists are an 80s band from Medway. Their sound is rooted in 60s music but is not a revival band, it's fierce and energetic. Their first album needs to be rediscovered because it's a great LP, so sad it's that hard to find (in cd, and even more in vinyl).

the Dentists - i had an excellent dream




mardi 31 août 2010

the Pandoras - cry on my own (1984)

Bon balançons les détails bibliographiques: les Pandoras sont un groupe de filles plutôt moches (la clavier a l'air quand même pas si mal) américaines qui faisaient du garage rock revival et sont sur voxxx le label ultime du genre, celui de Greg Shaw. It's about time est leur premier album, sorti en 1984 et il contient une dizaine de morceaux dans une veine très back from the grave, Byrds (oui c'est possible de faire les deux dans un même disque) ou encore un instru typique, voilà maintenant on passe aux choses sérieuses et ouvrons la boite de Pandoras (ah ah).
Cry on my own est une ballade mélancolique ("moody" diraient les anglo-saxons) pas si éloignée que ça dans l'esprit de "remember when i loved her" des Zombies. Le premier truc qui marque à l'écoute de la chanson c'est cette bonne dose d'amateurisme qui parcourt le morceau. Au lieu de desservir cry on my own, ça la magnifie: à chaque fois on a l'impression que cela va s'écraser, ne pas tenir et puis non ça reste sur le fil... Cet équilibre précaire est charmant, il est fragile. C'est rempli d'une naïveté et d'une sincérité aussi maladroite qu'attachante et vivifiante.
Le plus génial dans ce morceau c'est peut être le "somptueux" solo d'orgue, avec la mythique technique dite du "one finger" extrêmement difficile à réaliser même pour de grands virtuoses. Ca consiste à jouer un riff (ou ici un solo) avec un doigt, bon je suppose que même les brêles intégrales en anglais avaient vu l'idée, mais par contre vous vous demandez sûrement pourquoi c'est hyper difficile à jouer.
Parce que pour la plupart des musiciens la tentation serait trop grande de rajouter des notes, et bam, on brise le magnifique équilibre de la chose, on détruit toute la magie de ces trois pauvres notes toutes simples. Et puis surtout on se cache, on se cache derrière un déluge de do-ré-mi-fa-sol-la-si-do pour montrer qu'on a un gros manche et ne surtout rien dévoiler et rien montrer, en essayant de cacher la mélodie derrière une couche de note pour la rendre à peine visible voir l'abandonner au milieu de la forêt.
Bref les Pandoras sont pas loin d'être incompétentes, mais elles, elles ne se cachent pas, elles assument tout à fait de faire du garage rock super connoté, elle se cache pas derrière des concepts aussi peu inventifs que fumeux malgré des beaux écrins, non elles vont à l'essentiel, et cherche pas l'esbroufe. C'est bancal mais malgré cela ou même à cause de cela, c'est super cool (même si l'album en entier n'est toujours aussi bien).

the Pandoras - cry on my own


réédité sur Voxxx, donc va chez ton marchands de journaux (pardon de disques) et achète le, fais attention ne confond pas avec les Shadows of Knight!!! Ensuite rentre chez toi (en courant ou si tu as les moyens en Jaguar Type E) et pose le bout de plastique dans le mange-disque et c'est parti mon kiki.

samedi 31 juillet 2010

Rain Parade - this can't be today (1983)

Je suppose que vous êtes d'accord avec moi quand je dis que les années 80 trainent une sale réputation... Par certains aspects difficile de nier que la musique mainstream de cette époque est particulièrement catastrophique, en revanche au niveau du sous-sol c'est une autre affaire, c'est à cette époque que la musique indie se met en place et fait ses premiers pas. Pas rien non?
Parmi les premières scènes indie identifées une place de choix (et un peu à part) doit être faite à la Paisley Pop. Ce courant est pourtant l'affaire de peut-être une dizaine de groupes parmi lesquels les Bangles, Dream Syndicate, Green on Red, 3 o Clock et le groupe dont je parle aujourd'hui: Rain Parade. Ces groupes ont en commun deux choses je crois, un certain gout pour les années 60 et en particulier ce qui tourne autour des Byrds et d'autre part une approche relativement moderne concernant ces influences, le punk est clairement passé par là.
Rain Parade sont peut-être parmi les plus 60s de la bande, leur premier album au nom plus que long (emergency third rail power trip) est néanmoins particulièrement jouissif et cool. C'est un disque de pop psychédélique aux nettes colorations Byrdsiennes (guitares vous savez comment) sans que l'ensemble sonne comme un pastiche. C'est un super disque en fait, et difficile d'en dégager les meilleurs chansons car elles sont presque toutes intéressantes. Du coup je me suis fait avoir par "this can't be today" qui est assez représentatif de la démarche du groupe sur ce disque, une sorte de raga avec une basse presque post-punk ou new wave et des guitares dans le pure style psychédélique mâtiné de folk, un clavier éthéré complète très bien le tableau, et c'est parti pour plus de 4 minutes 30 de plaisir!

Paisley pop was one the first american indie scene in the early 80s. Among the bands were the Rain Parade, their album (emergency third rail power trip, what a name!) is a very enjoyable collection of psych-pop tunes with that byrdsian guitar sound. It's really a cool release, and very recommanded.

Rain Parade - this can't be today

mercredi 21 juillet 2010

the Stairs - woman gone and say goodbye (1992)

The Stairs sont une formation britannique du début des années 90. Ils n'ont sorti qu'un album et quelques maxis sur le label Go Beat (Housemartins, La's...) mais contrairement à leurs collègues plus portés sur les guitares jangly leur truc à eux c'est le british rnb bien tassé à la pretties! Et dans le genre les mecs assuraient bien! Dommage qu'ils aient disparus de la nature depuis, enfin pour se consoler on peut toujours se mettre à fond leur album mexican r&b, enfin si on le trouve car il semble pas évident à choper! PS: Clément j'espère que tu vas écouter!

The Stairs were a british band from the early 90s. Their sound is firmly rooted in the 60s british R&B maybe with also a spicy touch of nederbeat. Think bands like the Pretties, Q65 and several other cool others dudes! Anyway their lp is pretty tuff to find nowadays but you can still shake like a fool on this tune (on the Lp and also released in single)!

the Stairs - woman gone and say goodbye

mardi 13 juillet 2010

Sheetah et les Weissmuller - le vengeur masqué (2009)

Sheetah et les Weissmuller sont une des rares formations de garage française à chanter dans notre belle langue aux cotés des Dadds (qui ont récemment splité). Leur premier album est très réussi dans le genre, les Sheetah et Weissmuller ne révolutionne pas le genre mais ils se débrouillent fort bien et y ajoutent une pointe groovy des plus saillantes. Les compositions sont très bonnes, les paroles en français sont cool (travaillées sans être forcées ou surfaite) et surtout la langue sonne de façon très fluide, ce qui n'est pas toujours le cas. Bref avec ce disque le groupe fan de tarzan mérite plus qu'une place d'outsider dans le paysage sixties français actuel. Parmi mes favorites: "pire que le silence" "col en dentelle" (super son de guitare dans l'intro) "le vengeur masqué" et bien sûr "chien méchant" même si je préférerai (un petit peu plus) la version originale. La seule (petite) erreur de ce disque c'est une dispensable cover de "my little redbook" inspirée de Love qui n'est définitivement pas ma version préférée de cette grande chanson*. Ceci étant dit Hola Ye-Yeah est un album plein de charme à coté duquel tout le monde est un peu passé dans l'ensemble. Alors voici une bonne occasion de le rédouvrir avec le très bon "vengeur masqué". Vous pouvez encore le trouver dans les bonnes crêperies (Born Bad...).

Sheetah et les Weissmuller - le vengeur masqué


SOUNDFLAT / BORN BAD

* la version de Love altère les accords de l'originale: une chanson de Burt Baccharach interprétée avec beaucoup de subtilité par Manfred Mann
pour se faire une idée:
Love - my little redbook
Manfred Mann - my little redbook

samedi 26 juin 2010

the Last - she don't know why i'm here (1979)

Parmi mes coups de cœur récents se trouve ce magnifique album (leur premier) de the Last, un groupe américain de Los Angeles. Si ils évoluent dans la power pop, leur son est beaucoup plus connoté 60s que les autres formations contemporaines du genre comme les Nerves, Knack ou Romantics. Si l'on ressent très clairement des effluves années 60 (orgues cheesy, guitares jangly, harmonies, un peu de surf ...) le groupe ne tombe pas dans le pastiche peut être à cause de ce supplément d'attitude "punk" propre à l'époque (la fin des 70s). En tout cas leur musique est vivante, ne manque pas d'humour (à écouter l'hilarant "a fool like you") et surtout inspirée (les chansons sont vraiment cool). Bref même si tous les titres ne sont pas du niveau de celui que je vous met en écoute, c'est un vraiment un très bon disque, à redécouvrir.

The Last is a LA powerpop band from the end of 70s. But they were much influenced by the 60s than most of the bands of that time (Knack, Romantics...). Anyway their first album is really cool, very fun and inspired! Very recommanded, and i hope you'll enjoy as me the tune i put on RPUT today!

the Last - she don't know why i'm here

samedi 29 mai 2010

the Stems - for always (1987)

The Stems sont une des nombreuses excellentes formations australiennes des années 80 (Hoodoo Gurus, Lime Spiders, Sunnyboys...). Evoluant au départ dans un registre très garage rock le groupe évolue subtilement vers la power pop. Ils n'ont sorti qu'un album et une poignée de singles. "For Always" figure sur "at first sight violets are blue" mais a également été édité en simple que j'ai eu l'agréable surprise de re-découvrir en rangeant mes disques (je savais plus quel single des Stems j'avais exactement). Cette chanson est une petite merveille de jangle-pop (guitare fantastique, petite orgue subtile derrière...) pas très éloignée des La's à redécouvrir! La prochaine étape en ce qui me concerne: me pencher sérieusement sur la carrière de Dom Mariani le leader des Stems qui a fait pas mal d'autres groupes par la suite (DM3, Someloves...).

The Stems was one of the cool aussie bands in the 80s (Hoodoo Gurus, Lime Spiders, Sunnyboys...). Their style was between garage and power pop. They released only one LP (in 1987) and a few singles. "For Always" was on that album, and was also released as a single. It's great jangle pop tune with some great guitars courtesy of Dom Mariani.

the Stems - for always


more infos on this great blog

vendredi 9 avril 2010

les Shades - l'enfant prodige (2006)

Alors que les Shades vont sortir un second album, après avoir dévoilé un inquiétant "infantrie" il est bon de se remémorer "l'enfant prodige" sorti en 2006 sur la compilation Paris Calling, première trace discographique du groupe. A cette époque là, le groupe joue à fond la carte 60s, ce qui évidemment n'est pas pour me déplaire, mais surtout, il y a une énergie de dingue dans ce morceau, une tension, de la vie...et de la composition (cet excellent break avant l'explosion finale), bref à une époque les Shades envoyaient la purée et ils ont contribué à me prouver que c'était faisable de faire des trucs cool dans notre langue.

Les Shades are a french band, they release their second LP those days, but i prefer their earlier days, when their sound was fill with energy and tension, as on this track recorded in 2006, wich is just awesome. If you ask me a french tune that represents the good side of the rock in France, this one will come very early in my mind, great stuff.

les Shades - l'enfant prodige


à noter que les deux premiers 45 tours qui sont excellents sont dispo sur le site hands&arms
le temps presse
le prix à payer
ils sont très recommandés tous les deux!


samedi 20 mars 2010

the Barracudas - I can't Pretend (1981)

The Barracudas sont un combo anglais de la fin des 70s et 80s. En 1981 sort leur premier album, l'excellentissime Drop out with the Barracudas. Ce disque contient au minimum trois tubes imparables: Summer Fun, (I wish it could be) 1965 again, et donc I can't pretend, aujourd'hui en écoute sur le blog. Que dire de ce LP? Une seule chose: écoutez-le il est super bien rempli de mélodies pop qui déboitent et donnent envie de sauter dans tous les sens. Il a été réédité par Voxx en plus (avec le tracklisting et la pochette US qui diffère de la version anglaise).

The Barracudas are a fine UK band from late 70s and 80s. In 1981 EMI released their first album called "Drop out With the Barracudas", it's a damn fine LP, full of catchy pop hooks and great tunes. I can't pretend is one of the singles from this lp, and it's a power pop masterpiece, awesome tune.

the Barracudas - I can't pretend


PurePop: le blog consacré au glam de Robin Wills , guitariste fondateur des Barracudas
Interview en français de Robin Wills

Acheter / Buy la réédition du 33t sur Voxx Records (Bomp Store)
Acheter la réédition du 33t (amazon)
également dispo chez Born Bad (mais pas dans leur catalogue en ligne)

dimanche 14 mars 2010

Goodnight Loving - nothing conquers us (2009)

Goodnight Loving est une formation américaine qui a sorti déjà pas mal de choses, mais je viens seulement des les découvrir avec ce superbe single sur Dirtnap. La face A "nothing conquers us" est un mélange réussi de de chanson pop façon 60s (le refrain) avec un léger coté country, personnellement j'adore. La face B étant également plutôt cool - ce qui est loin d'être le cas de tous les 45 tours, l'ensemble est recommandé.

Goodnight Loving is a current US band. They already several stuffs but i have just discovered them because of this release on Dirtnap Records. The A-side "nothing conquers us" is an awesome slice of pop with a light 60s vibe and some country guitar works, it sound great! Add the fact the B-side is actually pretty good, and you've got a nice disc.

Goodnight Loving - nothing conquers us



BUY IT HERE
(et dispo à Born Bad pour les franciliens)

mardi 16 février 2010

the Len price 3 - keep your eyes on me (2010)

OK, on a parlé de the Len Price 3 il y a pas très longtemps, pour leur second disque "rentacrowd", mais la sortie de ce nouvel album était trop tentante pour la passer sous silence!
Grosso-modo, les Len Price 3 sont fidèles à eux-même, ils sont toujours à fond sur le son anglais mid-60s avec en particulier une fixette sur les WHO (happy jack, i can't explain, substitute, the kids are allright) et les Kinks (you really got me, dedicated follower of fashion). Donc la recette de base d'une bonne partie des morceaux est connue d'avance: un riff de guitare tranchant à la kinks, avec des harmonies vocales à la who (et peut être un soupçon de Beatles, pour les guitares rickenbacker et même la voix par instant), c'est pas très original, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que les Len Price 3 maitrisent tellement bien la chose, et le font avec une telle conviction, que c'est difficile de ne pas y succomber! La nouveauté de ce disque, c'est une prod plus moderne, et une relative variété dans les morceaux, on a toujours le quota de morceaux qui pètent, mais les mecs tentent quelques trucs ici et là, et surtout on les sent moins peureux d'aller vers des choses vraiment pop, et c'est absolument pas pour me déplaire!
13 morceaux, jamais au delà de 3m10, rarement au dessus des 2m30, 12 morceaux vraiment cool (1 moyen: under my thumb), et à mon sens un meilleur disque que le précédent (même si j'aime beaucoup rentacrowd). Maintenant le défis pour les Len Price c'est de s'affranchir un peu plus des références 60, car les mecs savent écrire des super chansons avec des harmonies vraiment classes, moi je les verrai bien faire un truc plus power pop, mais bon c'est mon obsession personnel alors?
J'ai choisi pour vous "keep you eyes on me", une des plus cucu, et pop de l'album, elle est vraiment bien, elle a presque des coté Knack (je sais que pour beaucoup de gens ce n'est pas un compliment, mais pour moi ça l'est), je pense aussi évidemment aux Beatles , et les Redd Kross (dans leur période imitation des Beatles: mess around, sur Show World par exemple).

Len Price 3 is a band from Medway in England, they share with Graham Day (also from that place) a real taste for catchy hooks and 60s british beat music. Their new album "Pictures" is even better than their second (wich was already really cool): take the Who circa 65/66 (happy jack, i can't explain, the kids are allright, substitute...),the Kinks from the same period (you really got me, and a bit of "dedicated follower of fashion") and a little of early Beatles (that rickenbacker sound) and mix it together, with a lot of conviction, really good pop tunes and you've got it! Not very original but great! I especially like when they stop the "Kinks riffs" and go into something more poppy, like on "keep your eyes on me" wich remind me the Beatles, the Knack, and Redd Kross.


the Len Price 3 - keep your eyes on me