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mardi 1 novembre 2016

Tina et les Fairlanes

Réflexes, entre 1983 et 1986, publia une trentaine de références principalement en 45 Tours. Le label, co-fondé par Patrice Fabien (ex-producteur pour CBS notamment d'Edith Nylon, Shakin' Street, WC3 ou Blessed Virgins), tenta d'imposer de nouveaux groupes tels que les Bandits, les Infidèles, les Ablettes ou les Désaxés (auteurs de la fameuse chanson tout ce que je veux que reprend Aline sur scène). Les visuels (très colorés voir fluo, beaucoup d'aérographe...) de l'ensemble des sorties dénotent de l'ambition du projet: une certaine modernité pop sans non plus trahir l'essence du style. 

Parmi mes sorties préférées du label figure en très bonne place l'unique 45 tours des rafraichissants Tina et les Fairlanes. Si Panique à Orly, un honnête instrumental surf, est à juste titre relégué en face B, Un été sur la Plage est une petite merveille pop syncrétique mais typique de son époque. La chanson associe en effet une production 80s à une ambiance marquée par les années soixante. L'innocence des Girls groups et des chanteuses yéyés (France Gall période Avant La Bagarre etc.) rencontre ainsi les boites à rythmes et les synthétiseurs de Taxi Girl sans oublier une bonne dose de guitare surf (au son twangy plongé dans la reverb' évidemment) dans l'esprit de ce qu'avait pu faire Indochine sur L'aventurier. La sauce prend parfaitement et on ne peut être que séduit par l'efficacité et le charme légèrement suranné d'une chanson qui aurait certainement mérité mieux. Le tout évoque aussi peut-être le dernier 45 Tours des Calamités Le Vélomoteur...

Le groupe (mais en était-ce un ?) ne publia que ce simple (aussi repris sur une compilation du label) mais on retrouve par la suite la chanteuse au sein du trio Tina Cartier (avec un futur membre des Soucoupes Violentes) pour un simple et un mini LP, s'agit-il du nom du groupe ou du sien  ? Mystère et boule de gomme !

mercredi 11 mai 2016

The (English) Beat: miroir mon beau miroir

Le punk, au delà de ses qualités propres, généra quantité de musique intéressante: Post-Punk bien sûr mais également le mouvement Ska Revival. Ce dernier un succès populaire important, moins nihiliste et plus positif que le punk, le Ska Revival était en quelque sorte une réponse constructive (mais pas niaise ou naïve) à la crise: une énergie canalisée dans une musique revendiquant la fraternité (le damier noir et blanc du logo Two-Tone comme symbole d'unité entre noirs et blancs) et s'intéressant aussi aux problèmes sociétaux de l'Angleterre de Thatcher... Ainsi Post-Punk comme Ska Revival ont en commun d'avoir une dimension utopique: là où le punk pratiquait la politique de la terre brûlée, ces nouveaux venus eurent à cœur de construire une alternative musicale, mais aussi éventuellement politique. 

Two Tone fut incontestablement la plaque tournante de la nouvelle vague Ska, lançant de nombreux groupes parmi lesquels The Specials, The Selecter (blog), Madness ou encore The (English) Beat. Ces deux derniers ont en commun de quitter la structure créée par Jerry Dammers après un unique single. Si Madness rejoignit un autre label anglais essentiel, Stiff (Nick Lowe, The Damned...), The (English) Beat prirent l'initiative de créer leur propre label: Go-Feet. Il publia la discographie du groupe et accueilli quelques projets parmi lesquels le groupe The Congos (biographie).  

The (English) Beat connurent leur premier très gros succès avec le single "Mirror in the Bathroom" en 1980. Cette composition originale du groupe atteignit ainsi la 4ème place des charts anglais (wikipedia). Si nombres de traits du ska ont été conservés (la guitare en contretemps, le skank beat, le phrasé de la voix, les cuivres...) il y a quelque chose de résolument new wave et anguleux dans "Mirror in the Bathroom" peut-être dans l'usage du chorus sur la guitare... Ainsi la chanson m'évoque "Making Plans for Nigel" d'XTC mais en étant plus marqué par ses influences jamaïcaines. C'est peut être cette originalité qui rend "Mirror In The Bathroom" si cher à mes yeux: le titre épouse son époque et exprime les paradoxes liés à une recherche authenticité sans nier la modernité.

mardi 23 février 2016

Heaven 17: TB or not TB

Dans le dernier Trax, deux pages étaient consacrées à la mythique Roland TB303, l'un des instruments électroniques les plus fondateurs de la house et techno au même titre que les TR808/909. Produite entre 1982 et 1983 cette bassline à destination des guitaristes pour répéter (et produite en même temps que la TR606) fut un énorme échec commercial... Le son irréaliste, le séquenceur très particulier furent probablement les principales raisons de ce sabordage économique pour la marque culte japonaise. Pourtant, l'instrument après avoir fait le bonheur des soldeurs, se retrouva entre les mains de quelques mecs géniaux et désargentés de Chicago (Phuture: Herbert J, Spanky et bien sûr DJ Pierre) qui inventèrent l'Acid House ! Ce séquenceur mal-fichu (et ses capitales fonctions "slide" et "accent"), ce son résonant absolument démoniaque (merci le filtre très particulier de la bécane: un passe-bas avec une pente de 18 dB) furent alors les guides d'une résurrection spirituelle et psychédélique...

Si "Acid Tracks" est le morceau fondateur de l'Acid House ("I've lost control" de Sleezy D peut lui contester le titre!), beaucoup d'amateurs considèrent que "Ten Ragas To A Disco Beat" de Charanjit Singh comme peut-être l'exemple le plus probant de proto-acid house. Publié en 1982 selon la plupart des sources (discogs indique néanmoins 1983 ce qui aurait son importance comme on va le voir), c'est en tout cas une écoute intrigante  à défaut d'être si excitante que ça (désolé mais ça reste très kitsch non?). En tout cas, si la TB303 n'a pas marqué au départ la musique pop comme le Jupiter 8 ou la LinnDrum (qui étaient littéralement partout) je relève malgré tout quelques usages dans des tubes de l'époque, deux de 1982 me semblent particulièrement notables: "Rip it Up" d'Orange Juice et "Let me go" d'Heaven 17. J'aurais tendance qu'ils précèdent au niveau sortie "Ten Ragas" mais ils sont en revanche plus pop et classique dans leur usage du petit synthé de Roland (et donc techniquement moins proto-acid house !). Les écossais d'Orange Juice dégaine ainsi un de leurs plus grands singles avec une basse absolument fantastique programmée sur la petite boite argenté qui évoque curieusement "Chameleon" d'Herbie Hancock (qui n'a pas été programmé sur une TB303 évidemment). Autre usage dans un tube pop, les britanniques d'Heaven 17 et leur classique "let me go". Ce groupe fondé par deux ex-Human League (Martyn Ware et Craig Marsh) et Glenn Gregory au chant utilise ainsi la TB303 comme un gimmick tout au long du morceau, son usage s'apparente alors d'avantage à une séquence électronique comme pourrait en proposer Kraftwerk (une de leurs grandes influences même si ici déjà plus diluées que dans leurs premiers disques). Cet élément acide et presque menaçant tranche avec une production électronique soyeuse (pas si éloignée que ça d'ABC) et une composition qui une fois joué au piano pourrait tout à fait prétendre être un classique soul. Heaven 17 ont ainsi su trouver un équilibre entre pop et expérimentation en enregistrant ce classique absolu de la synth-pop. Enfin terminons ce petit texte sur les usages pop de la TB303 dans les années précédents la house en mentionnant l'incroyable "program for light"  de Section 25 (un groupe de Factory Records) de 1984: ce morceau sans être tout à fait de la techno (ou de la house) en prend dangereusement le chemin: instrumental, abstrait, mental et vrillé. Moins cité que "looking for the hilltop (megamix)" il est pourtant plus élégant et fin. N'hésitez pas à citer d'autres morceaux utilisant une TB303 dans ces années là (82-85) !

samedi 5 juillet 2014

45 Tours français (2): Les Stagiaires - Le Cowboy de la Taïga

Les Stagiaires - Le Cowboy de la Taïga / Airport (1982)

Après Ticket de Nantes, nous restons sur la Ouest Coast avec Les Stagiaires de Bordeaux. Quelque part entre 1977 et 1979, le chef lieu de l'Aquitaine est secoué par le punk et la new wave, les groupes adoptent alors un patronyme en ST, en hommage aux Stooges selon la légende. Émergent ainsi des Standards, Stilettos (deux groupes présents sur la compilation Snapshot(s) quelques années plus tard), Stalag, Strychnine et donc les Stagiaires. Cette bande de potes en école de commerce prend les choses avec légèreté mais non sans un certain talent. Ils publient ainsi entre 1982 et 1984 un sept pouces et un album pour le label Tropical Production (que je suppose être le leur) édités respectivement à 2000 et 1000 copies. Il vous sera donc assez aisé de mettre la main sur leur simple à un prix raisonnable. Ils éditent également une de leurs chansons sur la compilation Bandes de France.

Le Cowboy de la Taïga est une danse du sabre interprété par un groupe post-punk de reprises des Shadows (un concept pas encore envisagé par Marc Collin à ma connaissance). Sur un rythme frénétique, une guitare électrique échappée d'un disque surf se fraie un chemin jusqu'aux neurones pour provoquer quelques crises d'épilepsie. Le texte improbable -mi-foutage de gueule mi-dadaïste- fonctionne étonnamment bien. Voilà un bien belle surprise alliant l'énergie du punk à des influences puisées ici et là dans la pop des 50/60s ainsi que les cartes postales exotiques de stations service. Airport est un peu plus classique, dans une veine post-punk sec et distant. Thématique moderne, synthétiseur analogique, rythmique de guitare coupante comme un rasoir, le tout balancer avec agitation dans l'incertitude de la guerre froide couplée à la crise.  Le son est étriqué comme le bikini qui tente de cacher la poitrine de Nabila en ayant bien plus de charme que cette dernière...

À ce premier simple succédera un album N°_ _ _ (chaque exemplaire ayant son propre numéro, le mien est le 907) deux ans plus tard. Les Stagiaires malgré le départ d'un de leurs membres fondateurs y pratiquent avec la même hargne et fantaisie leur pop survoltée. Autour de guitares clean, synthétiseurs et orgues cheesy les bordelais projets des textes plus que jamais incisifs et drôles (à écouter en priorité Charles-Hubert). Un album tout aussi recommandé que ce simple, bien qu'un peu plus difficile à trouver.


vendredi 4 juillet 2014

45 Tours français (1): Ticket - Funambule

Trois mois sans un seul article posté ! Il était temps d'écrire un petit quelque chose sur ce blog qui malgré les années (sept ans déjà ! On parle d'avril 2007) continue d'exister sous une forme ou une autre. Il est vrai que nous sommes bien plus actifs ces temps-ci sur le front de nos labels (Croque Macadam et Requiem Pour Un Twister) mais je suis aussi, plus que jamais aussi en pleine exploration de notre patrimoine francophone pop. J'avais ainsi envie de vous faire partager des acquisitions récentes vraiment cool dans la lignée de notre dossier Conjuguons la Pop de l'année dernière.

Ticket - Funambule / Pourquoi Moi ? (1982)

On Commence avec Ticket une formation de Nantes née en 1979. Quelques membres du groupe connaitront une belle carrière par la suite notamment Pascal Pérez avec IAM (!) et Luc Boisseau avec Elmer Food Beat, cependant ni l'un ni l'autre ne sont présents sur ce disque a priori enregistré en trio par Jean Michel Daniau, Cyril Wiet et Yves Le Roland selon Rock Made In France.

La discographie du groupe se résume à ce 45 tours, deux participations à des compilations (Rock'N'Rennes, Bandes de France Vol.1 , les deux en 1981) et un excellent mini-album en 1985 sur le label parisien Surfin' Bird (Coup de Bol à Marrakech , enregistré par JW Thoury, manager de Bijou mais également aux manettes du super premier album des niçois Les Playboys).
Funambule explore une pop anguleuse entre XTC et les Jam, aux textes soignés.On y retrouve une couleur jamaïcaine (un skank beat, le final dubby, le coté contretemps de la guitare) et les éléments d'une pop moderne et inspirée. Ainsi évoquera-t-on le cousinage avec un Making Plan for Nigel, écoutez donc le flanger sur la guitare rythmique ! Une petite merveille mélodique à la production soignée. Les nantais ont en effet, l'élégance de s'inspirer des meilleures formations d'outre-Manche (le groupe de Swindon, Squeeze, Joe Jackson Band), soit une certaine jeunesse à quatre épingles, nette et tranchante comme une paire de Chelsea Boots. Pourquoi Moi ? en face B taquine la scène Mod Revival chère aux Lambrettas. On sera ainsi guère surpris de retrouver cet excellent titre, compilé par la fameuse Powerpearls, bible des amateurs éclairés de gemmes powerpop balancée à toute berzingue. Chacun devrait ainsi trouver son compte sur ce très équilibré single même si votre serviteur a une petite préférence pour la pimpante face A.
Ticket tiendra bon quelques années de plus et leur mini album de 1985 est tout aussi recommandé que cet attachant 45 tours. On y dénichera l'enjoué "Jamais pour Toujours" (malheureusement amputé de son pont incroyable sur youtube) évoquant les sursauts merseybeat des Beatles ou la délicate "Toutes les filles" au tempo indolent.

mercredi 19 juin 2013

Love Dance - Elevate 7' (2013)

Beko après avoir sorti 100 singles et ep en digital s'est lancé dans les vinyles et les mini CDr. Parmi leurs premières sorties se trouve Elevate, un excellent 45 Tours 2 titres des norvégiens (de Bergen) Love Dance. A ma connaissance les intéressés n'ont sorti qu'un seul EP en digital avant cette sortie physique (dont on recommande en particulier le morceau Bergen again).

Safe Sounds est un petit tube indie-pop aux inflexions 80s, on pense à The Cure (pour la guitare), New Order, ABC (en plus sombre) et pas mal d'autres choses circa 1985. La production est soyeuse et rutilante, les synthétiseurs sont utilisés avec goût et délicatesse. Clairement un des meilleurs singles que j'ai entendu cette année. La face B ineptitude dude est un peu moins réussie mais n'en reste pas moins une charmante excursion. 

Beko se positionne comme un des labels français les plus intéressants, on sent chez eux une véritable exigence dans les sorties. On est particulièrement fan de ce 45 des norvégiens de Love Dance qui plaira probablement aux adeptes du label Captured Tracks (Craft Spells).



vendredi 7 juin 2013

The Finders - Finders Keepers (2012)

Après les Vertebrats on replonge dans la powerpop avec les Finders. La Californie  peut s'enorgueillir de quelques belles figures du genre comme les Last, The Quick, The Plimsouls, The Knack, The Beat etc. et bien sûr LE LABEL (ai-je besoin de le citer? Who put the...). Les Finders étaient donc de San Francisco ville riche pour sa scène psychédélique dans les 60s (Jefferson Airplane, Beau Brummels, Moby Grape etc.), elle hébergeait aussi deux formations cultes powerpop, les géniaux Nerves et les incroyables Flamin' Groovies. On serait malhonnête si on vous vendait ces Finders du niveau de ces formations mais les petits gars se débrouillent très bien et déroulent une pure pop de grande classe. Cette compilation éditée par Cheap Rewards (le label de réédition powerpop qui monte et va rejoindre le cœur des fans du genre au coté des géniaux Sing Sing) donne un excellent aperçu du talent des californiens.

Formés sur les cendres des Rockers (dont on recommande aussi l'EP réédité par le même label) les Finders ne sortiront que deux singles. Ce disque compile certains morceaux des 45 tours ainsi que des inédits de studios ou des démos enregistrés au début des 80s. Le son oscille entre excellent (production soyeuse calibrée pour les radios) et assez moyen (sur un ou deux morceaux c'est un peu limite) mais globalement ça envoie du lourd les enfants. Le son est à l'image de ce que suggère la pochette: de la pure pop "skinny tie" dans l'esprit des Knack ou des Romantics  par exemple. C'est de l'excellente came, les mecs mettent de l'enthousiasme dans leur musique et arrivent à trouver la petite touche magique des meilleurs chansons pop 60s (celles des Who, Move etc.). Ils ont ce parfait équilibre entre énergie et mélodies pop, l'alpha et l’oméga de la powerpop. Parmi les belles réussites, le début de l'album est une tuerie (l'enchainement "talk to me" "i'm the one" et "wich way" idéalement placés ensemble pour un maximum d'impact) tout comme la jonction entre les deux faces (je suis absolument fan de "Calling dr Howard" et "Summer Love"). Tout n'est pas de ce niveau mais le LP s'écoute avec beaucoup de plaisir et une moitié de morceaux vraiment bandant c'est une belle moyenne.

Finders Keepers s'adresse avant tout aux fans de powerpop mais ceux-là seront reconnaître les mérites du groupe, la qualité des mélodies, l'innocence, l'énergie communicative de mecs qui détestaient (comme nous sur ce blog hihi) Styx, REO Speedwagon et tout autre suppositoire de Satan comme l'époque en déversait par tonne dans des torrents de boues fétides. Bref laissez votre mauvaise humeur chez vous, buvez vous un coup (deux, trois...), et commencez à vous laisser porter par la musique des Finders !



lundi 17 septembre 2012

The Toms - s/t (1979)

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas embêtés avec un peu de powerpop non? Parlons donc un peu de ce super disque des Toms sorti en 1979 et plutôt difficile à dégoter en pressage original, heureusement il existe une réédition pour le commun des mortels qui fait actuellement mon bonheur.

Derrière ce nom de groupe se cache en fait un mec tout seul: Tom Marolda, ce dernier se dédouble par la magie de la technologie en jouant de tous les instruments (vive le multipiste) en Toms de la même manière qu'un Todd Rundgren, Emitt Rhodes ou plus récemment les Resonars. Il y aurait beaucoup à dire sur les disques enregistrés à la maison , mais cela dépasse la cadre de cette modeste chronique. 

En 12 Morceaux les Toms envoient une powerpop de première bourre sous forte influence Beatles passée à la moulinette New Wave. Le son est résolument contemporain (de 1979) mais impossible de ne pas ressentir le souffle chaud du Fab Four sur ces chansons très réussies. Ce croisement entre le coté sec et anguleux de la new wave avec la douceur pop des liverpuldiens fonctionne très bien, le disque est ultra cool et sonne moins comme un pastiche des Beatles que d'autres disques de la même époque (coucou les Pleasers et les Poppees! je vous aime bien quand même les mecs) y compris d'ailleurs le Deface the Music d'Utopia (AKA Todd Rundgren) malgré ses sonorités très marquées 80s *. 

Je pense que je pourrais vous détaillez tout cela titre par titre, mais ce serait faire de l'ombre à un disque d'une grande cohérence et qui ne souffre pas vraiment de temps faible. Les titres plus uptempo succèdent aux morceaux moins enlevés mais tout aussi réussis. Il est très équilibré et se place dans du coté des très bons albums de powerpop de l'époque même si évidemment il ne boxe pas dans la même catégorie que le premier The Beat, l'EP des Nerves ou Present Tense des Shoes qui constituent quelques uns des disques de mon panthéon personnel dans le genre. Quoiqu'il en soit voilà un disque qui peut plaire à bon nombre de curieux, au delà même du cercle restreint des fanatiques de powerpop, car si ces derniers seront aux anges, la qualité générale est telle qu'il serait dommage de ne pas y jeter une oreille.


The Toms - Better Than Anyone Else

* pour les curieux je me suis amusé à réaliser une playlist sur ce sujet pour le site Topito, et sinon mon pote Infrason a concocté un sujet similaire sur son blog.

vendredi 31 août 2012

Girls Names / Weird Dreams - Split (2012)




La fête du split continue aujourd'hui avec deux de nos groupes britanniques chouchous: Girls Names et Weird Dreams. On le savait depuis longtemps, Girls Names ont engagés un clavier (Charles Hurts, encore un mec de la famille Cass/Flick) et leur son s'est largement apaisés, A Troubled See est moins au cordeau, moins rêche de ce qu'on avait l'habitude d'entendre chez eux, la guitare est plus atmosphérique, voir presque enjouée (tout est relatif). Le groupe irlandais a en gros remisé son indie-pop très brute et direct pour un son plus charnu et produit, c'est même presque de la New Wave (Echo And The Bunnymen-esque). Si la chanson est plutôt bonne, je suis personnellement un peu circonspect vis-à-vis de la démarche, j'ai tendance à penser qu'il vaut mieux être le meilleur de sa niche ou au moins sur le podium qu'aller chatouiller les gros dans un sport où ne sera pas le meilleur. Parce que bon des groupes new wave, il y en a des paquets de lessives et on se serait passé d'un de plus, surtout quand il était aussi merveilleux avant. Bon, on est un peu inquiet mais on verra bien.

L'autre face est assurée par les copains Londoniens de Weird Dreams, mon local dealer me faisait remarqué à juste titre que le morceau était un peu mou. En fait, je partage complètement son avis, ce qui ne m'empêche pas de beaucoup aimer la chanson, je le trouve surtout mal choisie pour un single à la limite ça aurait été la face b d'un de leurs singles, j'aurais compris, mais un split c'est un peu censé être une double face A aussi agréable et gracieuse soit House Of Secrets.

Bon sinon Weird Dreams gagne par une belle longueur le match, Girls Names cherchent à se transformer et c'est pas sûr qu'on suive par ici. 

Le vinyle est d'abord sorti chez Tough Love en vinyle noir, mais est depuis ressorti chez Slumberland, il y a peu et sera donc probablement dans vos boutiques du coin qui distribuent le label américain, genre Pop Culture !


samedi 27 août 2011

The Quick - Mondo Deco (1976)

The Quick sont une formation de Los Angeles de la fin des années 70. D'abord connu sous le nom de Young Republicans ils optent sur la suggestion de leur manager (nul autre que Kim Fowley!) pour le plus accrocheur Quick. En mai 76 ils enregistrent avec cette figure de LA (qui a monté les Runaways rappelons le) une démo 10 titres qui attire l'attention de Mercury (compilée sur Untold Stories). Dans la foulée sort, toujours en 1976, "Mondo Deco". Il est produit par Earle Mankey ex-Sparks (il faisait parti avec son frère du line up original du groupe avant que celui ci n'aille s'installer en Angleterre) devenu producteur notamment par la suite des Three O Clock, Long Ryders, 20/20, Paley Brothers, Dickies, the Pop... L'album n'obtient pas un succès à la hauteur des espoirs du label, peut être que le timing n'était pas bon et le disque trop en avance... Une démo pour Elektra est enregistrée mais sans aboutir sur un contrat, trois morceaux de cette session seront sauvés de l'obscurité pour un single à petit tirage avec en face A "pretty please me" repris par leurs potes des Dickies et plus tard Redd Kross. Après la séparation du groupe le chanteur Danny Wilde forme Great Buildings et obtient finalement du succès avec les Rembrandts au début des 90s grâce au générique de la série Friends. Steven Hufsteters fonde les Cruzados (aucune idée de comment ça sonne) et enfin Danny Benair devient batteur pour les Three O Clock pendant leur meilleure période (l'album Sixteen Tambourines etc.).

Cette bio permet d'un peu situer les Quick dans l'univers de la (power) pop de LA de la fin des 70s, scène presque précurseur du son Paisley Underground comme en témoigne de nombreuses connexions, mais rien ne laisse imaginer comment sonne Mondo Deco. Ce disque est généralement considéré comme de la power pop et en un sens ce n'est pas faux car les Quick ont été à l'école pop 60s (Beatles, Who, Move) mais pour autant ils ne sont absolument pas comme ces groupes peut être parce qu'ils ont aussi du écouter Sparks à coté. L'album s'ouvre sur "it won't be long", oui c'est une reprise du classique des Beatles. Sur le papier ce choix a de quoi surprendre, c'est hyper casse gueule d'ouvrir un album sur une reprise et qui plus est d'un morceau aussi connu. C'est mal connaître les Quick, la reprise dynamite l'original en règle et ne sonne pas du tout comme un hommage ampoulé, les américains lui font subir un traitement esthétique de choc sans non plus tuer la chanson , d'entrée de jeux ça fixe les choses. La suite est à la hauteur, les titres originaux signés du guitariste Steven Hufsteters sont remarquables, capable à la fois de sonner comme des hymnes tout en gardant des petites touches de folie et de délicatesse dans les arrangements. Il faut par exemple écoute la délicieuse "hi-lo", ça sonne comme un tube, la voix sous helium de Danny Wilde semble sorti de nulle part, tandis que ces compères le soutiennent dans des chœurs aux vagues réminiscences classiques. Les claviers appuient sur le baroque quand les guitares se font mordantes, comme si l'on décidait de mélanger une chanson de Left Banke et The Who et la faire jouer par un groupe de glam précieux. La production tout au long du disque est superbe mais Earle Mankey a eu un taff relativement simple car à l'écoute des démo une bonne partie du génie du disque s'y trouve déjà notamment ces claviers virevoltants et légers comme l'air, il a eu en tout cas le mérite de ne pas dénaturer le groupe et apporter de délicates trouvailles sonores comme les voix inversées sur "hi-lo" . L'album est presque un sans faute, certes l'autre reprise n'est pas aussi top ("rag doll"), "anybody" est un peu pataud (ce titre ne figurait pas sur la démo 10 titres) mais c'est un faible tribut face à des petits bijoux de pop comme "hillary" "no no girl" ou l'odyssée "purgatory years".

Je me doute que ce disque ne plaira pas à tout le monde car il a un coté maniéré et théâtrale mais à coté de ça il a des qualités rares, celle d'arriver à concilier l'énergie avec des arrangements originaux et d'excellentes factures, en un sens c'est injuste qu'il n'ait pas marché à sa sortie mais au fond ils étaient peut être trop en avance pour 1976. Même maintenant il reste difficile d'étiqueter ce disque qui a réussi malgré ses 35 ans a gardé beaucoup de sa fraîcheur et de sa légèreté.

The Quick - hi lo


L'album a été réédité en vinyle par Radio Heartbeat Records

jeudi 26 mai 2011

Joe Jackson - it's different for girls (1979)

Mon dernier article sur Joe Jackson remonte à décembre 2009, et il était avec le recul un peu expéditif, j'étais alors en plein débroussaillage du britannique. 1 an et demi je pense que je suis toujours en phase de découverte mais j'ai bien mieux potassé les trois premiers LP maintenant, donc je peux vous en parler avec le mérite qui leur est du.

Ma préférence va je pense pour le second I'm the man, assez proche du premier, le troisième étant plus sombre (et aussi moins fun / plus chiant ah ah). Cependant je crois que les chansons sont encore meilleure et représentative du style de Joe Jackson des débuts: l'art de faire de la pop bien troussée contemporaine sans verser dans une prétention chiante mais toujours avec subtilité et cette ouverture sur le monde... OUF ma phrase est un peu longue mais je l'espère un peu compréhensible, en tout cas ce second album est une tuerie! Joe Jackson s'attaque au reggae avec des résultats très valables (le réussi "Geraldine & John"), un exploit que peu de blancs ont réussi (the Ruts, the Clash, ...). Il y a des morceaux uptempo super réussi réussis (on your radio ou i'm the man) qui finalement devraient plaire à des fans de pop punk / mod revival et autres sucreries de l'époque. Et puis il y a le single "it's different for girls" ce morceau me rend littéralement fou, il est fantastique, as-t-on fait souvent d'aussi jolies chansons pop? Elle me fait fondre, ce morceau est génial, j'abuse des superlatifs, mais que peut-on faire quand on est confronté à un tel degrés d'art? La ligne de basse est géniale, les chœurs, la rythmique de batterie (avec l'accentuation faite sur les toms) la guitare... En face B les mecs à l'époque ont mis un autre morceau de l'album: une mauvaise nouvelle pour une bonne... Je préfère évidemment quand il y a un titre inédit, mais friday est aussi un putain de titre et ce single résume merveilleusement bien la réussite complète qu'offre cet album. En fait si je m'écoutais je pourrai décrire les deux tiers du tracklisting car il y a là presque rien de moyen, l'ensemble frôle l'excellence.

En définitive, si vous avez du goût, que vous aimez au hasard XTC, Squeeze, Jam, Elvis Costello, Nick Lowe, bref le haut du panier de la new wave à guitare anglaise (hey les mecs la new wave c'est pas que des zozo faisant mumuses sur des roland jupiter, même si c'est cool aussi) bah ajoutez y Joe Jackson, au moins ses deux premiers LPs qui sont des putains de bons albums, et que trop méconnus car pas assez pures pour les puristes, mais dans ces cas là ils ont tort et risquent de passer à coté d'un vrai grand disque de pop, un des plus beaux de cette période pourtant particulièrement riche.

Joe Jackson - it's different for girls

achat: vinyle (partout d'occasion) / cd (pas cher sur market place)

jeudi 9 décembre 2010

the Individuals - dancing with 80 wives (1982)

Je connaissais Hoboken à cause des Feelies et des Bongos, maintenant je peux citer une troisième formation issue du même vivier les Individuals. Peut-être moins mémorables que les deux groupes sus-nommés ils sont néanmoins intrigants et méritent qu'on se penche sur leur discographie d'un peu plus près. Après un premier EP en 1981, produit par un des dB's ils sortent un unique album en 1982 avec en single le titre "dancing with my 80 wives".

J'ai récupéré le 45 et je dois dire que je trouve ce titre intrigant, musicalement la filiation avec les autres groupes d'Hoboken me semble évidente tout comme celle avec les dB's que je mentionnais un peu plus tôt. En gros c'est inclassable, un peu jangle pop, avec des guitares claires mais quand même un coté très moderne et presque post-punk. C'est vraiment pas mal du tout en tout cas, et ça donne envi d'explorer un peu mieux leur discographie.

The Individuals were a band from early 80s in Hoboken (Bongos, Feelies). They did an ep in 1981 and a lp in 1982. Dancing with my 80 wives was from this Lp and also released as a single with 2 others tunes. It's an interesting mix of jangle pop with a post-punk feeling, pretty hard to describe but cool.

the Individuals - dancing with my 80 wives



jeudi 14 octobre 2010

the Feelies - loveless love (1980)

Crazy Rhythms des Feelies est un grand disque, je ne suis pas sûr d'être en mesure de bien vous en parler, car n'ayons pas peur des mots c'est un CLASSIQUE. Cet album est le genre de trucs que toutes les anthologies de disques "rock" devraient mentionner, j'espère que c'est le cas, sinon faut leur botter le cul et demander à se faire rembourser car il y a tromperie sur la marchandise.

Ce disque n'est pas parfait, on a le droit de ne pas l'aimer, mais il faut l'écouter: c'est autre chose. La pochette bleu avec ces 4 types habillés comme des employés de banque (de back office) pas fun balance la couleur: tu vas pas avoir ta dose de pop guillerette. Au lieu de ça, tu vas te taper des drones, des percus aléatoires, des structures bizarroïdes, des guitares claires et sèches comme le désert, plus tout un tas de réjouissances. A ce niveau là je sens que j'ai réussi à chasser les moins motivés, ils ont eu tords, mais vous avez eu raison de rester. J'en conviens le descriptif fait assez peur, on s'attend à un truc vraiment bien relou, prétentieux et inutile. Croyez moi le jeux en vaut largement la chandelle, Crazy Rhythms est un cas à part, un disque fantastique, et ce malgré un paquet de défauts.

L'album démarre sur un chef d'œuvre, une des pièces maîtresses du disque "the boy with the perpetual nervousness", c'est une application dans les règles du son Feelies. On dirait un GANTT écrit sur une feuille de papier millimétré puis joué par des musiciens. Pourtant c'est tout sauf pénible, c'est au contraire fascinant, on est happé par la montée d'une note de guitare, on est chamboulé par ce rythme de machine déglinguée et bancale. C'est à la fois moderne, et terriblement brutal, froid, mais presque charnel, un peu comme la (bonne) house music en fait, sauf que c'est fait avec ce foutu line up de rock "basse-guitares-batterie", le même qui sert à faire Dire Strait.

Tout cela ressemble à pas grand chose, peut-être un ou deux groupes américains quasi-contemporains comme les Talking Heads. Le look sur la pochette rappelle tout de suite la bande de Byrne , musicalement par contre les Feelies sont plus extrémistes, et nettement moins portés sur les worlderies maladroites. Il y aussi ce son très clean, un peu de satu mais vite-fait, cette production sans aucunes traces de fantaisie, ça rappellerait presque un Television dépouillé de son lyrisme et ses joutes improvisées.

Bref on a beau cherché on voit pas au juste à qui comparer ces types d'Hoboken (bon un peu le Velvet, le Kraut si tu as envi aussi), et c'est ça qui rend ce disque étonnant. En se servant d'un truc aussi convenu (mais cool) qu'une config de groupe de rock, ils en sortent du déviant et de l'inédit. Parfois c'est un peu relou (je suis pas très fan du single "fa-cé-la" par exemple) mais très franchement on s'en fout car quand c'est bien, c'est vraiment bien, ça te vrille les neurones comme du soma.

Feelies - loveless love



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vendredi 8 octobre 2010

Squeeze - another nail in my heart (1980)

Je dois reconnaître que je connais mal Squeeze, et c'est probablement un erreur, en tout cas c'est ce que je commence à penser à force d'écouter la compilation "singles: 45's and under" (si quelqu'un capte le jeux de mot, je veux bien qu'on me l'explique?). Ce disque contient un sacré paquet de bonnes chansons, parmi celles que je préfère: up the junction, goodbye girl, is that love, pulling mussels...et another nail in my heart, par contre j'ai sérieusement du mal avec leur gros tube "cool for cats". Pour le style je dirai que l'on est à mi-chemin entre new wave et pop à la Beatles, il y a un gros sens de la mélodie tout en conservant une approche très contemporaine, je crois que le meilleur point de comparaison que j'ai, c'est XTC, en tout cas j'accroche vraiment. A l'écoute donc aujourd'hui "another nail in my heart", super chanson, je sais que les lignes de synthés ne parleront pas à tout le monde, mais moi c'est simple j'adore.

I don't know well Squeeze. I decided a few months ago to give them a try with "singles: 45's and under" bought in a second hand shop for really really cheap (something like 50p) and i enjoyed a lot of tunes on it like "another nail in my heart" "goodbye girl" "up the junction" or "is that love". It sounds to me like a cross between the new wave sound and the Beatles, XTC also comes to my mind. I have chose for you "another nail in my heart" , cheesy (but lovely) synths and a great melody, great song.

Squeeze - another nail in my heart




vendredi 10 septembre 2010

Robin Lane and the Chartbusters - don't cry (1980)

Tiens voilà la grande soeur des Bangles et des Pandoras! Pardon pour cette accroche super nase mais à l'écoute de ce morceau de Robin Lane accompagnée par les Chartbusters impossible de ne pas le rapprocher des deux groupes de filles que j'ai mentionnées: on y retrouve ce même gout pour un certain groupe en B (que je cite trop ici) mâtiné d'une approche moderne, ici je dirai new wave ou power pop (+ une touche de folk rock mais c'était sous entendu avec le groupe en "B"). En fait ce disque sonne comme une tentative honnête de Tom Petty en version fille. Bon globalement ça ne me fait pas "tilt" à tous les coups, il n' y a qu'une chanson que je trouve super coule, celle que je vous propose en écoute. Le reste se défend pas mal soyons clair, et vous pouvez quand même y jeter une oreille ou deux (enfin ne faite pas comme Van Gogh, pfff pardon).

Robin Lane and the Chartbusters was an american singer heavily influenced by folk rock, the "B" band (not the Beatles, the american one with a 12-strings rickenbacker) and also new wave and power pop. Her first album contains an a-class song: "don't cry", the rest is fine even if it's not good as this tune to my ears. Anyway Robin Lane usually sounds a bit like a woman equivalent of Tom Petty.


Robin Lane and the Chartbusters - don't cry


dimanche 22 août 2010

Any Trouble - where are all the nice girls? (1980)

Any Trouble est une formation anglaise du début des années 80 signé sur Stiff Records. Leur premier album sort en 1980, c'est un très chouette disque dans une veine power pop / new wave avec quelques accents country ici et là. On pense à Elvis Costello (pour la voix) ou même Joe Jackson. Des 10 titres figurant sur le LP le sommet est peut être la ballade "where are all the nice girls" une chanson jolie comme un cœur, mais l'ensemble est de très bonne tenue.

Any Trouble is british band from the early 80s. Their first lp was released in 1980 on Stiff Records. It's fine selection of new wave / power pop tunes wich reminds me a bit Elvis Costello (mainly the voice) or Joe Jackson with also some country flavors on some tunes. Overall a very nice LP.

Any Trouble - where are all the nice girls?



Any Trouble - foolish pride

lundi 19 juillet 2010

Yachts - look back in love (1978)

Les Yachts sont une formation anglaise de la fin des 70s début des années 80. Ils ont sorti deux albums, et une poignée de singles notamment sur Stiff (suffice to say) et Radar. Je dirai que leur style se classe dans la new wave avec une petite touche powerpop. et parfois même 60s. Ce single est un de leurs meilleurs, on appréciera le petit riff cheesy d'orgue et le pont terriblement délirant porté par des ouhou du meilleur effet! La face B est également très bonne, et donc je vous recommande très largement ce petit 45 tours, et pourquoi pas aussi le premier album, quoiqu'il ne soit pas toujours aussi catchy que cette douceur.

Yachts was an english new wave band. They did some great singles on Stiff and Radar, and their first lp is also recomanded even if it's not always as good as their singles. Look back in Love (not in anger) is one of my fav' by this band, but there is several other cool cuts (love you love you, suffice to say, yachting type...).

Yachts - look back in love

vendredi 21 mai 2010

Dave Edmunds - girls talk (1979)

Si vous venez souvent nous voir sur RPUT, vous avez peut être lu un de mes sujets récents sur l'excellent album de Rockpile, groupe composé notamment de Nick Lowe et Dave Edmunds. Et précisément aujourd'hui je vous propose un morceau d'un des albums solo d'Edmunds, disque sorti en 1979 et intitulé "repeat when necessary". Dans son ensemble on évolue dans le registre du rock n roll aux influences country revu à la sauce new wave (à la fois relativement authentique et sincère sans chercher un purisme absolu). A mon goût ça manque un peu de l'audace et la touche pop de Lowe sur les compos. Un morceau se dégage vraiment du reste "girls talk" et c'est...une reprise d'Elvis Costello. Mais n'aller pas croire que Dave Edmunds n'a pas de mérite, au contraire sa version est fantastique et fait d'une chanson de face B un tube en puissance auquel il est difficile de ne pas succomber.

Honestly I prefer the solo Lps of Nick Lowe (the two together were in Rockpile as previously mentionned here), but Dave Edmunds own discs have also some very good moments. On this one (repeat when necessary), released in 1979 the true nugget is the first tune "girls talk. It was written and recorded by Costello, but Edmunds's cover is amazing: a great pop song.

Dave Edmunds - girls talk

jeudi 13 mai 2010

the Records - starry eyes (1978)

The Records sont une des meilleures formations Power Pop anglaises. Il est étonnant de voir l'impact du pub rock sur le rock anglais de la fin des 70s, ainsi a l'origine, les deux membres fondateurs (Will Birch et John Wicks) des Records viennent d'un groupe affilié au genre (Kursaal Flyers) et ils ne sont pas les seuls: Nick Lowe, Costello, Joe Strummer, les Stranglers et quelques autres sont aussi passer par la case "pub". Pour en revenir à "starry eyes", le morceau en écoute aujourd'hui, c'est un classique absolu du genre, les guitares sont fantastiques, je ne vois pas trop quoi ajouter, à part que le reste de la discographie du groupe est également intéressante.

The Records was one of the best british power pop band. Will Birch and John Wicks as other late 70s new wave figures like Costello or Nick Lowe were previously in a Pub Rock band called the Kursaal Flyers. Starry Eyes is a masterpiece of power pop, the jangly guitars are awesome, and the rest of the discography of the band needs also some spins.

the Records - starry eyes

jeudi 6 mai 2010

Rockpile - when i write the book (1980)

Rockpile est un groupe mené par Nick Lowe et Dave Edmunds, ils n'ont sorti qu'un album (seconds of pleasure en 1980) sour leur nom mais la formation était présente sur "reapeat when necessary" d'Edmunds, et "labour of lust" de Lowe. Le groupe évolue d'ailleurs dans le même registre que les chanteurs en solo à savoir un mélange réussi de rock n roll, de soul, de country, de pub rock, et de pop (surtout pour Lowe). Si l'album n'évite pas quelques morceaux trop révérencieux pour totalement convaincre, il y a aussi quelques petites merveilles pop telles que l'on en trouve sur les albums solo de Lowe de la même époque ("cruel to be kind" ou "so it goes") notamment "when i write the book", de la pop qui donne immédiatement envi de battre la mesure tout en ayant une sorte de décontraction naturelle assez typique de Lowe et ses divers projets (Rockpile, Brinsley Schwarz).

Rockpile was the backing band of Dave Edmunds & Nick Lowe during the end of the 70s (Repeat when necessary & labour of lust), they released one album under the name of the band in 1980 called "seconds of pleaser". It's a fine mix of pub rock, country, rock n roll, soul & pop (Nick Lowe is a great pop songwritter), some tunes are a bit too "roots" or "purist" for my tastes, but the overall lp is great and got some great songs, among other the laidback and pop-friendly "when i write the book".

Rockpile - when i write the book