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mardi 12 novembre 2013

The Wind - Where It's at with the Wind (1982)

Il y a bien longtemps que ce blog n'a pas fait honneur à une petite obscurité de ces 50 dernières années. On est largement à flux tendu sur les nouveautés (avec le retard inévitable quand on attends d'avoir les disques entre les mains pour les écouter) du coup les oldies de derrière les fagots passent un peu à la trappe à mon grand regret ! The Wind est un groupe de pop de Floride des 80s. Ils ont sorti un premier album en 1982 (que nous chroniquons aujourd'hui) suivi d'un EP deux ans plus tard (Guest of the Staphs) et un dernier LP en 1986 pour le fameux label garage rock Midnight Records (le plutôt cool Living in a new World). 

Vous le savez peut-être mais la fin des 70s et le début des 80s constitue un petit d'âge d'or pour la powerpop et plus généralement la pop nerveuse et mélodique. On trouve ainsi moult obscurités fascinantes à évoquer dans ces pages entre 1976 et 1982 (rassurez-vous: avant et après aussi !). Where it's at with the Wind est assez typique de l'époque, le groupe fait clairement une fixette sur un fameux combo liverpuldien:  les Beatles. Les Wind ont donc un sens de la mélodie qui ne laissera pas insensibles les amateurs des Poppees, Toms ou Pleasers qui cultivaient également la ressemblance avec le mythique groupe. Ceci dit il serait un peu injuste de faire des Wind de vulgaires pasticheurs, il y a bien sûr de la fantaisie typiquement merseybeat dans leur musique mais je crois qu'on peut leur laisser le bénéfice du doute dans leurs motivations. Leur amour de la pop nerveuse 60s ne les conduit pas non plus vers une imitation canada dry bas de gamme. Les types ont une fraîcheur et un sens de la composition qui les rendent sacrément attachants et charmants. En 14 titres les mecs évoquent clairement une powerpop débarrassée de ses prétentions new wave sans pour autant sonner datée. Il y a quelques incursions dans un univers soul plutôt réussies (comme "you changed") mais bien sûr les Wind ne sont jamais aussi à l'aise et cool qu'en balançant de petites vignettes pop aussi éphémères que réjouissantes, des petits morceaux d'énergie jubilatoire à consommer dans les 24 heures mais pour longtemps si vous avez une appétence pour ces choses là.

Vous pourrez vous procurer un original pour une quarantaine d'euros (bien dépensés si vous aimez la powerpop fraîche et légère), ou une réédition pour la moitié du prix (chez Vinyl Countdown). Pour les amateurs de digital le groupe vend aussi l'album sur son bandcamp. Where It's at the Wind est une jolie obscurité à placer pas très loin du premier album des Toms dans la catégorie "on fait du merseybeat dans les 80s" ou quelque chose approchant !


vendredi 8 février 2013

The Keepsies - Dumb Fun EP (2012)

Derrière les Keepsies se cachent un des Fergus & Geronimo et peut être aussi un membre des Parquet Courts (mais là j'ai un doute, j'ai pas tout saisi en fait). Ils ont sorti à ce jour un unique EP paru en août 2012 mais enregistré en 2011.

La pochette aux références diverses (Picasso, Johnny Cash, Camus etc.) évoque malgré tout fortement les anglais des Beatles (dont on retrouve les cheveux d'ailleurs), une filiation également présente dans la musique du trio. Dumb Fun le morceau principal a une petite coloration post-punk (comme les récentes œuvres de Fergus and Geronimo) mais enveloppée dans un écrin pop aux harmonies soignées. Pour ma part ça me fait un petit peu penser à Monochrome Set mais cette comparaison repose sur rien de précis à part des sensations. Get Back est très clairement imprégné de l'esprit Fab Four circa 1964 mais avec une pointe de distanciation très agréable qui permet au titre de se démarquer du pastiche. Saturday est un très jolie slow aux accents pastels 50s jusque dans les harmonies. 

Les Keepsies signent un premier 45 Tours absolument charmant, on y retrouve l'esprit "farceur" mais talentueux de Fergus & Geronimo mais avec une touche merseybeat très attachante et cool. 




mercredi 6 février 2013

Actualités 45 Tours français

Voici un tir groupé de 45 tours français sortis ces dernières semaines.

On commence avec les Sergents chez Close Up Records (Sudden Death of Stars, Dalaï Lama Rama Fa Fa Fa , etc.), un groupe français qui semble être particulièrement fan des Beatles et ça tombe bien moi aussi ! L'EP transpire de l'esprit de la musique Merseybeat, bien nerveuse et enlevée mais très pop et mélodique. Les compositions sont excellentes, le son de la production pas trop mal mais un petit regret sur l'accent français qui aurait pu être un poil plus travaillé pour recréer l'ambiance de la Cavern !

achat par ici. 



On continue avec Bikini Gorge, groupe rennais (et side project du guitariste des excellents Combomatix) dont ce premier 45 Tours (en dehors d'une participation au split EP "La Renne du garage") sort chez les nantais fans des Cramps de Kizmiaz. Je pense que les amateurs de Combomatix ne seront pas trop déboussolés à l'écoute de ce 7 pouces bien que le son me semble un peu plus saturé et épais. Pour les influences j'y entends du Gories en plus velu, je pense que ça pourrait aussi intéressé des amateurs de Magnetix, ne serait-ce que parce que le type de line-up (guitare-batterie) s'en rapproche. 

En achat sur bandcamp.





Enfin on termine ce tour des actualités françaises vinyles par le troisième 45 Tours des parisiens des Rivals. Les deux premiers étaient sortis chez Close Up et proposaient un garage-revival convaincant (avec une petite préférence de mon coté pour leur premier single et sa super face B). Celui ci s'éloigne un peu du garage pour aller vers quelque chose de plus fin 60s début 70s. Ainsi "Sugar Babies" affiche presque 4 minutes et il me semble y entendre pas mal de Wah Wah. C'est un midtempo bien amené. En face B "fruitcake" accélère le tempo, l'orgue se fait plus insistant, on y retrouve le style typique du groupe. L'artwork du disque est superbe et il s'agit de la première référence d'un label associatif (Mauvaise Foi) créé par les membres du forum du blog Planetgong dont on espère très vite voir débarquer d'autres vinyles !



 




lundi 17 septembre 2012

The Toms - s/t (1979)

Il y a bien longtemps que je ne vous ai pas embêtés avec un peu de powerpop non? Parlons donc un peu de ce super disque des Toms sorti en 1979 et plutôt difficile à dégoter en pressage original, heureusement il existe une réédition pour le commun des mortels qui fait actuellement mon bonheur.

Derrière ce nom de groupe se cache en fait un mec tout seul: Tom Marolda, ce dernier se dédouble par la magie de la technologie en jouant de tous les instruments (vive le multipiste) en Toms de la même manière qu'un Todd Rundgren, Emitt Rhodes ou plus récemment les Resonars. Il y aurait beaucoup à dire sur les disques enregistrés à la maison , mais cela dépasse la cadre de cette modeste chronique. 

En 12 Morceaux les Toms envoient une powerpop de première bourre sous forte influence Beatles passée à la moulinette New Wave. Le son est résolument contemporain (de 1979) mais impossible de ne pas ressentir le souffle chaud du Fab Four sur ces chansons très réussies. Ce croisement entre le coté sec et anguleux de la new wave avec la douceur pop des liverpuldiens fonctionne très bien, le disque est ultra cool et sonne moins comme un pastiche des Beatles que d'autres disques de la même époque (coucou les Pleasers et les Poppees! je vous aime bien quand même les mecs) y compris d'ailleurs le Deface the Music d'Utopia (AKA Todd Rundgren) malgré ses sonorités très marquées 80s *. 

Je pense que je pourrais vous détaillez tout cela titre par titre, mais ce serait faire de l'ombre à un disque d'une grande cohérence et qui ne souffre pas vraiment de temps faible. Les titres plus uptempo succèdent aux morceaux moins enlevés mais tout aussi réussis. Il est très équilibré et se place dans du coté des très bons albums de powerpop de l'époque même si évidemment il ne boxe pas dans la même catégorie que le premier The Beat, l'EP des Nerves ou Present Tense des Shoes qui constituent quelques uns des disques de mon panthéon personnel dans le genre. Quoiqu'il en soit voilà un disque qui peut plaire à bon nombre de curieux, au delà même du cercle restreint des fanatiques de powerpop, car si ces derniers seront aux anges, la qualité générale est telle qu'il serait dommage de ne pas y jeter une oreille.


The Toms - Better Than Anyone Else

* pour les curieux je me suis amusé à réaliser une playlist sur ce sujet pour le site Topito, et sinon mon pote Infrason a concocté un sujet similaire sur son blog.

samedi 24 septembre 2011

The Nashville Ramblers - the Trains (1986)

Les Nashvilles Ramblers sont un groupe de San Diego encore en activité occasionnellement. Formés de Carl Rusk (Mystery Machine), Tom Ward (Gravedigger V) et Ron Silva (Crawdaddys) ils n'enregistrent qu'une poignée de titres dont deux seulement seront publiés à l'époque sur une compilation "mod" anglaise. Ugly Things répare aujourd'hui cette injustice en sortant un 45 tours du groupe comprenant l'un des deux titres (the trains) ainsi qu'un inédit des mêmes sessions (une reprise des Golliwogs, le groupe pré-CCR).

The Trains est une super chanson, elle évoque aisément des groupes merseybeat comme les Beatles ou les Searchers, le solo de guitare est remarquable et apporte une petite touche Byrds (on pense à celui de I feel a whole lot better). Le titre plus qu'un pastiche ou un hommage est une vraie perle pop premier degrés et on ne peut que remercier les mecs de chez UT de donner accès à ce petit trésor caché sous format vinyle, alors qu'il n'était jusqu'ici dispo (en dehors de la sortie originale) qu'en cd sur une compilation Bomp (roots of powerpop) et la children of nuggets de Rhino. Achetez-le et demandez à UT de faire le même traitement à Mystery Machine un autre groupe de Carl Rusk qui mérite également d'être remis en lumière. Vous trouverez aussi plus d'info sur ce groupe dans le dernier numéro de Shindig, celui avec Left Banke en couv' (ça fait deux bonnes raisons de le lire).

Nashville Ramblers - the Trains

lundi 12 septembre 2011

Utopia - deface the music (1980)

Todd Rundgren a une carrière riche que je ne fais qu'effleurer pour le moment. Il démarre dans les 60s au sein des Nazz dont le succès sera modéré. Au début des 70s il se lance dans une carrière solo et obtient un premier gros succès avec "hello it's me" une chanson ... qui existait déjà du temps de son précédent groupe! A coté de ses nombreux disques solo il monte aussi Utopia, je ne suis pas sûr de savoir pourquoi, en tout cas je crois que l'orientation globale de ce groupe est plus progressive que les disques sous son nom. Il est aussi un producteur demandé et a travaillé par exemple avec Badfinger ou XTC. Aujourd'hui on s'intéresse à un de ses disques sous le nom d'Utopia, Deface the Music, sorti en 1980.

Deface the Music n'a pas bonne presse chez les fans de prog, normal c'est une récréation pop dans le pure style Beatles. La couverture donne le ton, Todd Rundgren et ses acolytes s'amusent à récréer / pasticher le son du plus célèbre groupe de Liverpool, et toutes les périodes y passent... Un petit air de "Eleanor Rigby" par là ("life goes on") ou de "I am the Walrus" ici ("everybody else is wrong") Deface the Music parcourt le répertoire des fab four de 63 à 67 avec une certaine réussite. Le son est bien celui de 1980 (les synthés sur "life goes on" par exemple) mais il est tempéré par la volonté d'Utopia de s'approcher de l'esprit merseybeat, à mes oreilles ça sonne bien sur la longueur. L'ensemble est une sucrerie des plus plaisantes, c'est sûr que ça frôle l'exercice de style, mais les chansons sont excellentes et peuvent être appréciées pour elles mêmes plutôt que les titres qu'elles peuvent parfois évoquées. On pense aux Ruttles, mais le projet d'Utopia est plus premier degrés. Cet album se rapproche aussi des Dukes of Stratosphear (en moins fin peut être) et bien entendu d'ELO directement mentionné dans le titre (Deface The Music fait référence bien entendu au Face the Music du groupe de Jeff Lynne).

Évidemment il faut être fan de ce que j'appelle des "beatles-like" ces morceaux qui ressemblent à s'y méprendre aux 4 de Liverpool, je suis assez client de la chose mais je comprends aussi que certains puissent trouver l'imitation gênante. On peut en tout cas apprécier Deface The Music pour ce qu'il est: un très chouette disque de pop, fait avec goûts (bonnes chansons, bien interprétées, production plutôt cool) sans chercher plus loin ou trop se prendre la tête.

Utopia - Hoi Poloi

mercredi 3 novembre 2010

Liverpool Echo - girl in the train (1973)

Dans la série "beatles-like" après les Pleasers et les Poppees, je demande les Liverpool Echo! Ce projet de studio sorti sur le label spark voit le jour en 1973 et compte retrouver l'innocence du son merseybeat pré-psychédélisme, pas uniquement les Beatles d'ailleurs même si leur influence est assez évidente. Le résultat est cool, j'ai quand même du mal à considérer cela comme plus qu'un pastiche. Disons que parfois c'est un peu trop besogneux pour totalement m'emballer, cependant sur certains morceaux ça fonctionne très très bien. Par exemple le superbe "girl in the train" respire cette naïveté et de cette légèreté propre au milieu des années 60, très belle chanson que rien ne vient troubler (prod au poil, sonorités bien choisies, harmonies nickelles). Il y en a quelques unes de cette trempe encore sur ce disque (réédité sur rev-ola) donc je vous recommande somme toute d'y jeter une oreille, même si je continue de préférer les Poppees, ELO ou les Pleasers dans cet exercice de style.

Liverpool Echo - girl in the train