Affichage des articles dont le libellé est surf. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est surf. Afficher tous les articles

lundi 6 juillet 2015

CRM006: Superets - L'Amour EP (7)

CRM006
Superets
A. Préliminaire / L'Amour
B. Parachute
45 Tours (7') / 200 exemplaires / 22 octobre 2012 (10/22/12)
achat / buy

Sixième référence de Croque Macadam, les plus attentifs d'entre-vous noterons que la date officielle de sortie précède Bright Sky de Triptides. La raison en est simple: les deux disques ont été commandés (et reçus) en même temps et il a finalement été décidé d'éditer Superets en premier. Dans mes souvenirs le disque n'était pas tout à fait arrivé le 22 octobre d'ailleurs.
Ma rencontre avec les Superets (de mémoire cela devait être Léo et Hugo) s'est faite par l'entremise des Spadassins en quelque sorte. À l'époque les Spadassins étaient encore tous installés en Bretagne, ils étaient aussi très actifs dans l'excellente association Twist Komintern. Ils m'avaient ainsi invité deux fois à passer des disques au Sambre en compagnie d'Antoine. Je fus logé chez Thomas, lors de ma seconde venue, une after eu lieu à son appart', j'étais bourré, on écoutait les disques de Thomas ramené de son voyage américain et je fis la connaissance de ces deux loustiques tout à fait sympathiques. Ils me parlèrent de leur groupe, j'écoutais d'une oreille distraite entre suspicion (un réflexe quand quelqu'un veut me vendre son groupe) et curiosité (le français). Quelques temps plus tard je consultais les e-mails du blog et j'ouvris nonchalamment celui des Superets ce groupe que j'avais rencontré quelques semaines plus tôt à Rennes dans un état d'ébriété avancée. Dès les premières notes de la démo de L'Amour il se passa un truc. La longue introduction au synthétiseur (largement raccourci sur la version finale) plongeait l'auditeur dans une sorte d'attente par la suite récompensée par une déferlante twist électronique aux guitares surf (le fameux yéyétronique cher aux néo-bretons). Le morceau me plût tout de suite même s'il était différent de ce que j'avais sorti jusqu'ici. La démo de Parachute me laissa beaucoup plus sceptique et pourtant par la suite dans sa version finale elle est devenue mon morceau préféré du groupe je pense. Le groupe gagna un concours qui leur donna accès à un studio, le choix des morceaux s'arrêta sur ceux du single. Le rendu combla mes espérances, je dois avouer que j'aime un peu moins la version finale de L'Amour par rapport à la démo (j'adorais la longue introduction et la rythmique de la première) mais Parachute fut une véritable révélation: un putain de bon morceau, hyper ambitieux et original, presque trois ans plus tard il garde toute sa puissance évocatrice à mon sens. La pochette fut confié à Pauline Henric et on pressa 200 vinyles avec un macaron noir et blanc et un très beau vinyle blanc, il en reste une dizaine à choper. Depuis les Superets ont rejoint une autre écurie et ont sorti deux autres formats courts.

RIYL: La Femme, Beach Fossils, Dutronc, Patrick Coutin...

Ici, des Préliminaires instrumentaux précèdent L'amour (bien vu !). Ce premier tube du groupe est dansant et enthousiasmant. Sur une rythmique synthétique, qui peut faire penser à Devo ou Kas Product, entre autres, avec un bon fond rock. Le chant et l'esprit du truc me font penser par moments aux Civils de La crise et au Boris Vian de La complainte du progrès.
Le groupe a voulu profiter de ce premier disque pour montrer différentes facettes de sa production. Effectivement, en face B, Parachute est un autre bon titre, mais d'ambiance assez différente. On est plus dans une pop synthétique, un peu façon Orchestral Manoeuvres In The Dark...
Vivonzeureux (lien)

Groupe rennais, que l'on qualifie de yéyétronic. Superets auraient pu me gêner ou me rebuter. Mais l'ensemble est tellement dansant, pêchu, efficace, qu'il est difficile de résister. Un vrai coup de cœur que ce L'Amour, synth-pop à la française de fin d'année qui arrive, là, sans crier gare. Boum, tube.
I Left Without My Hat (lien)

En jetant un coup d’œil sur un autre très bon blog français, Requiem pour un Twister, on a découvert Superets, et sa pop légèrement excentrique. Ce groupe débarquant de Bretagne avec sa fraîcheur et sa légèreté a sorti quelques bons petits morceaux durant l’année 2012. En octobre, ils nous ont prouvé leur originalité avec leur EP L'amour / Parachute. Une bonne petite galette sur CroqMac!
Vocododo (lien)



vendredi 10 janvier 2014

Bilan 2013: ce qu'en retiennent les groupes (2)


Superets
2013 a été une année faste pour nous, que ça soit en terme de rencontres, de musique et d'opportunités. Après l'expérience Croque Macadam ce fut au tour d'Entreprise de nous signer pour un EP et de pouvoir profiter de tous les moyens qu'ils nous offraient pour pouvoir accoucher d'un EP dont nous sommes très fiers (qui sortira à la fin du mois). Un tourneur nous à aussi pris sous son aile pour partir à l'assaut des salles de France et de Navarre.
2013 c'est aussi l'année ou Jean-Louis Brossard a fait le pari fou de nous programmer aux Transmusicales un samedi soir, à minuit dans un hall de 3000 places. Un choix qui en a laissé beaucoup perplexes, qui nous a légèrement fait peur, mais qui au final à donné notre plus beau et plus fou souvenir de concert.
2013 ça a aussi été 6 mois à Toulouse, loin de notre fief rennais, qui nous ont permis de travailler entre nous et de fréquenter des gens nouveaux et géniaux. Ça a été une année charnière, pas une fin mais un début.
Cette année Jagwar Ma aura ressuscité le baggy et le madchester pour notre plus grand bonheur. On a aussi découverts et rencontrés Oum Shatt, sorte de cousins allemands, entre surf et musique orientale. On aura encore pris une grosse claque avec le dernier opus de Primal Scream : It's Allright, It's Okay ou l'équation : "on invente rien de nouveau + on y met les tripes = la meilleure chanson de 2013".
Quant on a joué aux Vieilles Charrues, on a aussi vu Patrick Bruel et Marc Lavoine en concert. Ça restera un gros souvenir de 2013 parce que j'aurais jamais pensé voir ce genre de mecs en concert une fois dans ma vie.
Mention spéciale à Stéphane De Groodt, soit le retour des bons mots à la télé. Comme quoi on peut faire rire intelligemment.
Maintenant c'est 2014. Nous on l'abordera avec la sortie de notre EP, un peu de promo (Le Mouv, France Inter…) et on espère beaucoup de concerts avant tout.


Cheap Riot
Au niveau du groupe, ce fut une année on ne peut plus particulière puisque ce fut celle de sa création. Pas de passé pour CHEAP RIOT, seulement un futur plein de promesses ! Premières répétitions en quatuor vers février-mars, premiers pas sur scène en mai grâce aux sympathiques VINCE & THE LOST DELEGATION alors même que notre set atteignait difficilement sept morceaux ! Les choses se sont enchaînées bien vite sans que l'on ait le temps de réfléchir vraiment, enregistrement au studio Cargo de Montreuil, sur bande bien sûr, avec le crew Q-SOUNDS RECORDING. Nous retiendrons pour la fin de l'année le concert crapuleux au TIGRE CLUB, établissement plus connu pour sa pratique du proxénétisme musical que pour la générosité de son accueil, celui de L'ESPACE B avec les excellents CALYPSO et COSMONAUTS, ainsi que nos premières croisades provinciales dans le grand ouest en compagnie des foufous MANDALE et non moins joviaux BASTON. Une mention particulière à LA FERMETURE ECLAIR de Caen, parangon de la bonne soirée rock n' roll dont seule la province sait encore nous gratifier, et à la gargantuesque et délicieuse quiche lorraine du MELODY MAKER de Rennes. Nous pourrions également évoquer, en vrac, une superbe session photo sur le marché de la Place des Fêtes un dimanche matin, la funeste « pinte de trop » ingérée par un instrumentiste couru de Montreuil dans un estaminet breton ou l'acquisition, tardive mais nécessaire, d'amplis pour un groupe qui peut se targuer d'avoir donné ses cinq premiers concerts sans posséder le moindre matériel...

Top artistes :
REGAL, JACCO GARDNER, HOLOGRAMS, PERSONAL & THE PIZZAS, LES GRIS-GRIS, BASTON, REAL NUMBERS, THE RESONARS, DERRIERE

Concerts : 
KING KHAN & THE SHRINES, Trabendo
THE MASONCIS, Mécanique Ondulatoire
LES AGAMEMNONZ, International
LES SPADASSINS, Helsinki Club – Zurich
JACCO GARDNER, concert privé dans un gros loft de bâtard – Montreuil
PARQUET COURTS, Route du Rock – Saint Malo
THE GROWLERS, Mécanique Ondulatoire
FRUSTRATION, festival Europunk

Le futur de CHEAP RIOT :
  • un single sur un label indé de Montrouge...
  • plein de dates à Paris (le 11/01 au Lautrec, le 12/01 à L'Escale de Montreuil, le 16/01 à L'Alimentation Générale, le 20/03 à L'International...)
  • une première tournée digne de ce nom en province et ailleurs avec BASTON
  • une session d'enregistrement toulousaine avec LO'SPIDER
  • une batterie pour Margot
crédit photo Camille Cier







samedi 23 novembre 2013

Triptides - Predictions (2013)

L'été 2011 fut bercé par Psychic Summer, le premier album (après deux EP) des Triptides. Dans la foulée nous avions interviewé le groupe puis sorti un 45 tours (leur premier vinyle) en décembre de la même année. Près de deux ans se sont écoulés. Le groupe a sorti un autre 45 chez moi, un album chez Stroll On (dans la lignée du premier) et revient ces jours-ci sur le label anglais avec leur troisième LP Predictions, le premier à être enregistré en studio après deux années à explorer les possibilités des Tascam 8 Pistes. 

Set you free ouvre l'album de la plus belle des manières, ce titre sonne comme une profession de foi. La chanson démarre dans la pure tradition Triptides mais une accélération digne des meilleurs rave-up des Yardbirds emballe la machine et envoie le titre dans une autre dimension. Prediction amène les Triptides dans un domaine moins exploré de leur part: la pop baroque. Le titre évoque ainsi des groupes les Zombies ou Left Banke (on pense ainsi à l'excellente face B garagy i' haven't got the nerve), un super morceau arrangé avec un certain sens du détail (même si je crois que je préfère légèrement la version démo). Can you see me évoque la rencontre entre le surf et le psychédélisme déjà à l'oeuvre dans leurs premiers EP. Couch Surfer est un ancien morceau revisité pour l'occasion, la chanson y perd sa boite à rythme au profit d'un tempo plus élevé, le titre y gagne en précision ce qu'il perd en charme lo-fi (qui évoquait en filigrane les Cleaners from Venus, un des groupes fétiches de Glenn), je crois que j'aime autant les deux versions, chacune ayant des qualités. Night Owl reprend l'approche de Set you free, le morceau démarre assez tranquillement avant d'embrayer sur un final apocalyptique, la recette est connue mais reste ultra efficace. Sundown est un des titres les plus jolis du disque avec une guitare clean magnifique. Tapestry est également un de mes morceaux favoris, une chanson jangly dans la pure tradition qui aurait encore gagné à être joué à la douze cordes. J'adore quand Triptides s'aventure dans la pop influencée par les Byrds, leur précédent disque contenait déjà le magnifique english rain, et il y a dans les démos un morceau très prometteur. Visions évoque le spectre de Real Estate, un morceau délicat légèrement psychédélique et onirique. Predictions se conclue sur le charmant My love , chanson dépouillée dont l'instrumentation n'est pas si éloignée de mes morceaux favoris de Big Star, une piste que pourrait éventuellement emprunter le groupe ?

Predictions est le premier album de Triptides enregistré en condition studio. Le groupe y gagne en précision et profite des possibilités supplémentaires pour soigner le son et les arrangements. Loin d'être une révolution ce disque est un pas supplémentaire dans la bonne direction pour un de nos groupes fétiches. Il ouvre beaucoup de possibilités à la formation. Peut être le meilleur album pour découvrir ce super groupe encore trop méconnu en France. On espère que le LP y sera un peu distribué.



mercredi 19 décembre 2012

Eets Feats – Ghost Slacks (2012)


Dead Ghost, Ranch Ghosts, Ghost Slacks, le fantôme c'est une tendance lourde chez les garageux apparemment. Eets Feats est un groupe d'Austin Texas dont je ne sais absolument rien (ça arrive, on ne lit pas toujours la bio des groupes avant d'acheter leurs galettes n'est ce pas), à part qu'il est plutôt nouveau dans le game. Ils ont sorti leur premier disque, un split single chez Aye Aye Aye, il y a tout juste un an. Je les découvre à l'instant par l'intermédiaire de ce flexi single carrément cool sorti chez Rotted Tooth Recordings et acheter parce qu'il y en avait également un de Heavy Times et un de Cave dans le pack. Inutile de tergiverser plus que ça, très addictifs, les deux titres envoient du garage-punk trashos et lo-fi sur-gonflé à la testostérone surf, qui donne envie de se mettre les uns sur les autres et de cogner du relou de pogo.  Le riff du premier morceau est vraiment réussi et le chant félin sur Where's The Water At n'est pas sans rappeler les grognements et éructations psychédéliques de Cosmonauts sans le côté biker rincé au Jack Da, ou des Oh Sees pré-Kraut particulièrement nonchalants. Dans la série single qui défonce sorti de nulle-part, Eets Feats se pose bien en tout cas !

Ce disque se trouve chez Midheaven ou surtout directement chez Rotted Tooth Recordings et vous pouvez télécharger les deux morceaux sur les liens bandcamp ci-dessous. Ceci dit, vu la qualité des artworks sérigraphiés, je vous conseillerais bien de dépenser 5 balles intelligemment !

lundi 17 décembre 2012

Superets - l' Amour EP 7' (2012)

Seconde sortie de la fournée fin 2012 du label CroqMac , le premier EP des super Superets.

Si vous lisez ce blog, vous savez toute l'affection que je porte à la scène actuelle bretonne et ses nombreux talentueux groupes comme les Spadassins (dont on reparle très bientôt ! en concert à Paris en janvier et mars ! ), Sudden Death of Stars, Baston, 50 Miles from Vancouver, Combomatix etc. Depuis quelques mois un autre groupe de Rennes (via Montauban et Toulouse aussi) me plait beaucoup: Superets.

Les 4 mecs pratiquent une pop en français mêlant guitares surf, traits d'humour dutronesques et synthétiseurs antédiluviens. Je les ai enfin vu en concert fin novembre et c'était vachement cool (le reste de l'affiche aussi: Marc Desse et mes potes des Guillotines), cette soirée était une grande réussite sur un plan musical et humain.

Je suis fier d'aujourd'hui éditer leur première sortie en format vinyle 45 Tours (il est blanc et à deux cents copies, la pochette est signée de Pauline Henric). La première fois que j'ai entendu l' Amour (en version démo) j'ai souri bêtement, le morceau était tellement évident et cool, c'était pour moi la face A ! Dans sa version définitive le morceau garde toute sa puissance et sonne avec la même évidence et spontanéité, n'hésitez pas à checker le clip aux papiers peints kaléidoscopiques ! Parachute sur la face B a été transfiguré pendant son passage en studio, le morceau a pris de l'ampleur. Il me plait beaucoup, les nappes de synthés sont sublimes, la construction en crescendo est géniale. Le son a quelque chose d'enveloppant et aérien. Le travail sur cette chanson (aussi bien écriture que production et choix des sons) est fantastique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le groupe vous pouvez relire l'interview sur le blog, ou pourquoi pas celle réalisée par le Mouv', à noter que les loustiques sont en concert le 21 décembre à l'Espace B !

Ah et puisque nous sommes dans une société capitaliste et matérialiste vous pouvez toujours acheter le 45 tours édité sur mon label via bandcamp (à l'unité) ou bigcartel (en bundle): ça marche aussi si vous êtes passionnés et/ou fétichistes du vinyle. Si vous êtes de la génération Y ou Z vous pouvez aussi télécharger légalement l' EP chez les revendeurs autorisés.




mardi 11 décembre 2012

CRM005: Triptides - Bright Sky / Darling (2012)

Comme vous le savez probablement déjà , Croque Macadam est une émanation de ce blog (ce site étant tenu par mon frère et moi même, CroqMac étant mon projet personnel). Le label continue son bout de chemin avec pas moins de 6 sorties prévue jusqu'à janvier prochain (dont deux en collaboration avec mon frère et son propre label du même nom que ce blog). 4 sont d'ores et déjà disponibles  notamment un nouveau 45 Tours des Triptides édité à 200 exemplaires.

Triptides est un groupe qui nous tient beaucoup à cœur ici, on les a interviewés il y a un an de cela, et ils étaient le premier groupe étranger à sortir quelque chose sur mon label (le sublime et toujours disponible going under / outlaw ) en décembre 2011. Ils ont récemment sorti leur second album, sur un label anglais (Stroll On Records), en format CD et digital (si tenter que l'on puisse parler de "format" pour le digital ...). Le résultat est franchement cool et dans la lignée de leur premier album Psychic Summer. 

Bright Sky ouvre Sun Pavilion. Dès que j'ai entendu la démo j'ai eu envie de le sortir en 45 Tours. On a décidé avec le groupe de mettre un titre inédit en face B (absent des albums), et arrêté notre choix sur le très beau morceau Darling

La face A est un des titres les plus indie-pop du groupe, j'adore le coté rêche de la guitare en particulier quand elle s'emballe à la fin. Darling sur l'autre face du vinyle est un titre au tempo détendu avec une petite ambiance fifties pastelle très cool. La chanson ne trouvait pas sa place dans l'album car sa couleur était un peu différente, du coup c'était parfait pour un 45 tours où l'on peut se permettre de "rompre" le flux entre deux faces. D'ailleurs par certains aspects ce 45 Tours renoue avec la tradition ancestrale du morceau rapide associé au slow.

La pochette reprend la typographie du premier 45 Tours créée par mon frère, le graphisme a été confié à Kalem qui fait pas mal de flyers pour Vicious Soul (des organisateurs de concerts qui font un super travail) et je trouve le résultat superbe! Je profite de ce paragraphe pour le remercier de nouveau !

On peut acheter individuellement le 45 Tours sur Bandcamp, et puis on peut aussi le prendre en bundle avec le premier 45 du groupe sur big cartel (une riche idée: économie de frais de port et sur les disques).

Face A

Face B




jeudi 22 novembre 2012

Triptides - Sun Pavilion (2012)

Lundi sortait le second album de Triptides, intitulé Sun Pavilion, en CD (pas de vinyle malheureusement) chez Stroll On Records (un label anglais). Si vous êtes un lecteur régulier de ce blog je suppose que vous êtes déjà assez familiers avec la musique de cet excellent groupe de Bloomington dans l'Indiana. En effet entre le 45 Tours et l'interview, leur nom a souvent été mentionné ici depuis un an et des poussières.

L'album s'ouvre sur un des morceaux les plus éblouissants de Triptides, le bien nommé Bright Sky. Dès les premières notes on est happé par les accords de guitares balancés avec fracas. Le titre navigue à vue entre indie-pop nerveuse et la pop ensoleillée - marque de fabrique du groupe. L'album se conclue sur un très réussi Silhouette à la longueur généreuse (plus de 5 minutes, pour un groupe plus habitués aux morceaux de moins de deux minutes !) mais absolument pas redondant. Au contraire Triptides profite d'avoir le temps pour installer quelque chose de plus lancinant et les arrangements assez délicats explorent des facettes moins connue du groupe. Entre les deux extrêmes, 9 chansons et une interlude. 

Sur Sun Pavilion Triptides reste Triptides et impossible de manquer leur touche personnelle, leur style. On est dans la continuité des deux EPs et surtout de Psychic Summer. Cependant n'allez pas croire que le groupe fait du surplace, on sent que le son est un peu plus soigné que sur les précédentes livraisons et surtout que le groupe s'affranchit parfois du son surf, pour mieux y revenir de temps en temps (comme sur le très cool Overboard). Ce qui surprend ici ce sont des morceaux plus psychédélique et pop, bien sûr il y avait déjà de telles choses sur les précédents, mais c'est peut être encore plus prononcé ici sur des titres comme Voices , un de mes morceaux favoris sur Sun Pavilion. L'usage régulier du phaser ne manquera pas de valider la comparaison avec Real Estate, et en particulier leur premier album chez Woodsist. 
Petite nouveauté, Triptides explore les sonorités de la boite à rythme sur un excellent sun / shine dont les inflexions ont presque quelque chose de trip hop, cette piste est néanmoins peut être inspirée des excellents Cleaners from Venus dont nous adorons aussi la musique. Autre nouveauté non négligeable, un titre construit autour d'une guitare acoustique, le charmant Undone, une belle réussite. L'association guitare sèche avec une guitare électrique jouée au bottleneck (ou quelque chose s'en approchant) me fait immédiatement penser à Try Again de Big Star bien que les titres soient très différents dans leurs natures. Il faut aussi mentionner le superbe English Rain dont les arpèges ont presque cette sonorité jangly que j'apprécie tant. Il est immédiatement suivi d'un des titres les plus nerveux du disque (avec Bright Sky) le bien nommé Shark Attack.

Sun Pavilion est une confirmation pour Triptides, confirmation de leur capacité à faire de super morceaux à un rythme plus que soutenu ! Il laisse entrevoir des pistes intéressantes pour le groupe qui pourrait à l'avenir développer ses sensibilités, les nourrir pour les faire grandir. Peut être que Sun Pavilion manque d'un ou deux titres aussi évidents et accrocheurs que ne pouvait l'être un Going Under par le passé, mais il est plus équilibré que Psychic Summer et à part un titre qui me laisse un peu de marbre (Graveyard) il est vraiment super.

On peut l'acheter en CD via Stroll On Records, et sinon on reparle de Triptides très bientôt pour l'édition en 45 Tours de Bright Sky.


samedi 10 novembre 2012

Peach Kelli Pop - Panchito Blues II (2012)


Infinity Cat est le label monté par les frères Jeff The Brotherhood (encore un groupe dont nous n'avons jamais vraiment parlé) et leur papa. Ils tiennent le pavé de Nashville, Tennessee balançant les pépites rock'n roll à un rythme effréné. L'année dernière quand les frérots étaient venus par chez nous, sur la table de merchandising, on y avait trouvé deux flexi disques (oui oui des flexi) qui aujourd'hui valent une fortune. Depuis, ils ont sortis un troisième dans la série, cette fois ci signé par Peach Kelli Pop, originaire d'Ottawa, elle est désormais relogée en Californie. En attendant donc son prochain album chez les toujours aussi pertinents Burger Records (quelle surprise !), voici de quoi vous faire patienter... 1 minutes et 18 secondes AHAH. 

Peach Kelli Pop balance la pop de plage de girls group, vaguement lo-fi dans une veine assez Best Coast du début ou Bleached ou des copains Triptides, c'est super rapide, c'est super efficace, ça donne envie de danser comme un couillon, faire du surf, draguer des minettes et boire des caipi en terrasse. C'est parfait pour l'été et donc d'autant plus indispensable au mois de novembre quand il commence à faire gris, froid et qu'on a déjà sorti le manteau de laine.

Ça s'achète sur le site du chat infini. Ouai, c'est un peu cher pour une simple chanson (quoique que ça peut être l'occasion de prendre plein d'autres trucs chez eux), alors vous pouvez aussi dépenser 1$ sur le bandcamp de la minette.


vendredi 19 octobre 2012

Conjuguons la Pop #15 : Interview Superets


Aujourd'hui on accueille les Superets, une excellente formation de Rennes qui mêlent électronique, surf, musique 80s à des textes en français ! Des mecs bien cool dont on vous recommande chaudement le premier simple à paraître le 22 octobre (digital) et dans la foulée en vinyle.

Qui sont les Superets ?
Pour reprendre une parole de journaliste, juste et précise : Les Superets sont de jeunes gens modernes qui donnent dans un twist entre eighties növö et surf music boostée à l’électro, à mi-chemin entre candeur yéyé des sixties en frenchy dans le texte et humour au dix-septième degré.
L'article était titré « Saint-Tropez Növö », ce qui nous va assez bien je trouve.

Comment s'est formé le groupe ?
4 loustics qui se connaissent et n'ont pas assez de thunes pour passer leur temps libre dans des cafés.
La grande classique de l'ennui couplé à l'amour de la musique. Mais on a vraiment ce coté Sex Pistols : Hugo par exemple n'avait jamais touché un synthé de sa vie avant les Superets.

Vous jouez (jouiez) dans d'autres groupes à coté ?
Oh oui. Quand ado tu apprends un instrument c'est souvent pour draguer les chicks... Mais quand tu te rends compte en jouant de la batterie ou du synthétiseur que les filles n'ont d'yeux que pour la guitare, former un groupe reste la dernière option.
On y est tous allé de nos groupes de lycée, et certains d'entre nous faisaient des bruits électroniques dans un groupe susnommé Asian Porn Stars.

ça ressemble à quoi Superets sur scène ?
Un dresscode d'apparat, façon défilé sur les champs, des câbles et des machines de par et d'autres du plateau, 4 mecs en sortie d'échauffement. On aime le coté rock'n'roll, pas de fioritures, pas de visuel ou de décor. Cela dit, si on monte sur les planches, on n'en descend pas avant d'avoir fait le travail. On est pas des clowns, mais on mouille le maillot.

Vous êtes du sud (Montauban) et de l'ouest (Rennes), pas trop difficile de s'organiser ?
A vrai dire, on est surtout Rennais. Dans le genre produit local, on est pas mal : Seul un quart du groupe n'est pas né au bastion. Sinon on aime Toulouse (et Montauban) parce qu'on y a vécu pour certains d'entre nous et parce que c'est une antithèse de Rennes. On a un pied a terre aux deux endroits, alors on fait des aller retours. Du 50/50. On pourrait demander la double nationalité.
Cela dit, on le dit fièrement : Superets est un groupe Rennais.

Quelles sont vos influences ?
On peut évoquer le triptyque central : Surf-music – Synth Wave – Yéyé. C'est le postulat de base. Il y a ces guitares puisées chez les Marketts, Dick Dale ou Ventures, les textures électroniques chourées à Jacno, Pierre Henry ou Telex et évidemment le goût des mots et des sixties de Gainsbourg, Dutronc, Coutin...
Mais comme on est assez musicophages, on a digéré pas mal d'autres courants. On aime beaucoup l'electro, qu'il soit techno ou big beat, le shoegaze ou encore le hip-hop. Je crois que ça s'entend : Il y a forcément au fil de nos chansons un instant, un détail qui trahirait une influence moins évidente.

De quels groupes actuels vous sentez-vous proche ?
Humainement et musicalement, les premiers avec qui on a eu des atomes crochus c'est La Femme. On nous a souvent comparé à eux d'ailleurs, et du fait que c'était nos potes, ça nous a poussé à aller chercher notre différence. On a partagé la scène une fois dans un rade et c'était excellent.
A Rennes on répète dans un lieu bientôt mythique ou l'on partage les créneaux avec O Safari, Wankin Noodles, Success, Juveniles, Popopopops et bien d'autres. Des groupes bien différents.
Puis il y a un bar, le Melody Maker, ou trainent les musiciens en after work. On y a beaucoup parlé synthé et moustache avec Juveniles. Mais on y croise aussi Mermonte, Splash Wave, Bumblebees.
Nous on se sent proche de notre scène locale.
Outre le coté humain, il est évident qu'on se retrouve dans cette vague française avec des gens comme Lescop, Pendentif (que l'on a rencontré, ils sont excellents), Granville, Lafayette et autres.
A l'international il y a Django Django dont le postulat nous ressemble. C'est différent, c'est pas le même niveau mais je pense qu'on boirait des bières avec plaisir. Peut être même trop.

Avez l'impression de faire partie d'une scène ?
On ne peut pas nier cette conjoncture du retour du français dans les textes. Ni ce goût du mélange des époques. Mais j'ai du mal à taxer ça de nouvelle scène française : quelque chose se profile mais n'est pas encore à maturité.
Pour le moment, ça reste une bonne idée marketing de faire penser qu'on fait tous parti d'un mouvement... Mais un vrai mouvement, une vraie scène, se s'appuie pas strictement sur des vagues idées esthétiques qui rapprochent telles ou telles formations.
Les Anti-Yéyés tout comme les Jeunes Gens Modernes c'est presque un état d'esprit, une manière de penser.

Le mélange entre électrique et électronique était-il une volonté du groupe dès le départ ?
Oui et non. L'idée des Superets c'était d'abord de faire un groupe de musique yéyé. Cela dit, avec nos ordinateurs nous habillions un peu nos chansons avec quelques synthétiseurs discrets. On a eu un coup de chance inouï puisqu'un voisin nous a légué un synthétiseur Korg Ms20, un monstre sacré. Comme c'est une machine qui ne peut jouer que des basses, des mélodies ou des bruits, son arrivée à changé la place des machines dans le groupe et donc notre plan sonore. Ca met souvent en branle tout le travail accompli, parce qu'une chanson c'est une histoire de compromis, et pas un amas de mélodies : Ces machines ne devait pas forcément s'ajouter mais parfois remplacer ou compléter.
Je crois qu'aujourd'hui on est toujours plus content de ce choix de l'électronique, la création du son, de la texture, c'est notre terrain de jeu préféré.

Et le chant en français ?
On a jamais pensé chanter en anglais, mais l'éternel débat sur « quelle est la langue la plus légitime pour un groupe français » ne nous intéresse pas. C'était même pas un choix, c'était juste comme ça et pas autrement.
Rentrent surement en ligne de mire les influences, l'attrait pour la littérature, le niveau en anglais insuffisant pour écrire quelque chose d’intéressant.
On est fier de notre parti pris et surtout on aime vraiment le son de cette langue dans cette musique, mais on est pas réactionnaires : On ne jugera jamais la musique des autres sur le choix ou non du français.


Que penses tu que cela vous apporte de chanter en français ?
Même si ça revient en masse, c'est très encore très original. Les sonorités et l'approche des couplets et des refrains, de la manière de chanter, tout est différent.
Déjà on identifie tout de suite le propos de ta chanson, contrairement à l'anglais, ce qui change la donne complètement : Fini les punchlines à la « come on » et les refrains catchy sans aucun sens. À contrario on peut tout de suite se créer un univers et une écriture, codifier ou référencer le texte. Par exemple, La Femme à cet univers très urbain et froid tandis que Pendentif aborde des thèmes plus ensoleillés, des romances.
Quand on y réfléchi, c'est partie intégrante de leur musique.
On a pas besoin d'écrire un pamphlet, les mots doivent simplement sonner et faire ressentir quelque chose ou donner un ton, une atmosphère : C'est une plus-value au sex-appeal du groupe.

Est-il plus difficile de faire sonner le français que l'anglais ?
Non, a partir du moment ou l'on n'espère pas le faire sonner comme de l'anglais. Comme je le disais, c'est une autre musique, d'autres sonorités. Si on chante le français comme de l'anglais, ne serait ce que pour l'articulation ça pose problème.
Je ne peux pas donner de cours d'écriture, surtout que j'écris de la pop et pas de la littérature, mais je pense que je français est à la portée de qui veut le chanter.
Ce qui est étrange, c'est qu'on peut presque chanter n'importe quoi, tant qu'on l'assume, tant qu'on le fait avec style.
Ce pourquoi l'anglais nous paraît plus sonner que le français, c'est surtout qu'on ne l'identifie pas de la même manière.

Comment composez vous ?
Les chansons sont souvent composées par Léo puis elle repasse dans les mains du groupe. Le brainstorming qui s'en suit est important, ça permet de fluidifier le morceau, peaufiner des structures et revoir certains arrangements. A l'exception, certains morceaux vont être composés de manière commune : On va s'asseoir dans le home studio et bidouiller pendant des heures, maquetter au fur et à mesure, comme un puzzle. On a pas de schéma particulier. On a énormément de petits morceaux de musique, très peu arrivent à maturité.


Vous sortez un premier EP en vinyle et digital.
C'est le passage obligé pour concrétiser tout le travail d'un groupe. On a surtout pu travailler avec Sebastien Lorho qui est l'un des meilleurs à Rennes, il a su capter les références et modeler l'EP en conséquence. Il à contribué à donner une direction complètement à l'opposé de ce qu'on avait dans la tête. C'est ce qui est intéressant dans le travail de studio c'est que de notre coté on arrive avec des idées, mais la volonté de tout mettre en branle, lui arrive, écoute, et donne sa vision. On est arrivé à un truc très typé, coloré, une batterie très vintage, des synthés bruts, les guitares plus trash que prévues...
Et derrière, c'est Croque Macadam qui réceptionne. Petit label qui n'édite qu'en vinyle, on peut difficilement minimiser son impact, parce que sortir un vinyle se sont des frais et de l'organisation. Je sais pas si on aurait pu se permettre ça seuls dans notre coin.
On est assez fier du résultat, parce que du choix des chansons jusqu'au choix du visuel, tout était une prise de risque qui fini par avoir de la gueule.

Que pensez-vous du format vinyle ?
Le vinyle c'est le dernier support physique à avoir vocation à exister. Il en faut un, parce qu'aussi bête que ça en ai l'air, aux yeux des gens ta musique n'existe vraiment que si elle est éditée sur un support physique. Même dans la sphère professionnelle d'ailleurs.
Et le vinyle c'est grand, c'est cartonné, c'est beau, ça peut faire dessous de plat. C'est un bel objet qui craque quand tu bouges la tête de lecture. Y'a un rituel, on peut en être fétichiste.
Le cd c'est plus lisse et moins joli. Ca aurait pu être pas mal si ils avaient tous étés cartonnés, mais la boite en plastique c'est une horreur.
Et le support physique c'est le sauveur de l'album. Un album en mp3 ça n'existe pas, on écoute plus que le single puis on passe à autre chose.

Comment avez vous choisi les morceaux ?
On était limité à deux morceaux, alors comme c'était le premier on voulait montrer l'étendu du groupe. Il fallait qu'on montre d'un coté l'aspect pop et festif, avec du texte et le second degré, l'amour était la plus indiquée. D'un autre coté, il fallait qu'on entrevoie un univers plus personnel, aérien et métaphorique avec Parachute. Tout bonnement le ying et le yang, la chanson qui tabasse et celle qui apaise.

Comment ont-ils été enregistré ?
Pour faire simple on a joué par dessus nos maquettes. On avait préparé des versions home-made des chansons et au fur et à mesure des prises on enlevait les éléments pour en arriver au morceau final. On avait aussi enregistré les claviers au préalable pour gagner du temps, puisqu'on avait que deux jours, mixage compris. En terme de réalisation, on a beaucoup utilisé de matériel analogique, mais nous ne sommes pas restés fermés aux technologies numériques, on a combiné toutes ces possibilités.
Tout est très instantané dans l'EP, et ça se sent.

Un mot sur la couverture ?
C'est notre amie Pauline Henric qui a réalisé la cover. On adore son travail et on a tout de suite pensé à elle. C'est fait main, dessiné et scanné. On voulait ni y apparaître, ni se retrouver avec un logo réalisé en 3 coups de photoshop. Les pérégrinations de l'âme d'un artiste, ça nous paraît plus cool, surtout si tout est fait sur un coin de papier. Du coup c'est original et décalé, un brin kitch et plutôt coloré.
Si on en a l'occasion, on fera à nouveau appel à elle.

Quels sont vos projets ?
On pensait qu'il ne se passerait pas grand chose en novembre, que ça serait une période creuse avec la sortie du 45t, mais en fait on nous demande pas mal de jouer. On va monter à Paris une première fois, parce que certaines personnes nous y attendent au tournant. A coté de ça, on va tourner un clip, on a d'ors et déjà maquetté en prévision d'un autre EP ou quelque chose comme ça. Et puis il va falloir faire la promo du vinyle aussi. Parce qu'il nous faut des thunes. Plein de thunes.




mardi 4 septembre 2012

Guantanamo Baywatch - Oh Rats ! (2012)



Dans la série c'est complètement con mais c'est cool, voici Guantanamo Baywatch. En dehors d'avoir un des noms les plus crétins et marrants depuis The Muslims, ils font en gros du surf et du garage avec un son bien sale, enregistré avec les pieds et pourtant ça marche assez. Ce single n'a rien de particulièrement remarquable même si au final, je l'écoute souvent, ça ressemble à Dick Dale avec tout ce que ça a de fun et sauvageon à la fois. Ils ont appelés leur morceau Oh Rats, c'est Splinter qui doit faire la fête dans ses égouts. En b-side, le groupe de Portland a branché le micro et on y entend une voix nasale (qui rappellera vaguement celle de Kyle -King Tuff- Thomas) et du garage ensoleillé. Je crois que j'ai sûrement une large préférence pour cette face, le surf c'est distrayant, mais ça atteint vite ses limites. Ils viennent de sortir un album avec une pochette ignoble (et donc drôle) que je n'ai pas encore écouté, pour l'instant je m'occupais avec ça et puis j'ai toujours un peu peur que sur la longueur ce genre de trucs prennent l'eau, un comble pour du surf.

Le 7 est sorti sur Johnny Cat / Mutant Party Records (tout un programme), c'est à mon avis introuvable de ce côté-ci de l'Atlantique mais il me semble qu'il y a quelques mailorders qui ont ça genre celui de Dirtnap qui a sorti l'album.

mardi 20 décembre 2011

Triptides - Going Under (2011)

Le temps passe vite non? enfin on est déjà presque en 2012 et il est l'heure de faire les bilans pour l'année qui vient de s'écouler, dans cette ambiance studieuse propice aux révisions et aux découvertes de dernières minutes je sors donc ce 3ème 45 tours très rapproché du précédent (l'excellent EP des Spadassins). Cette fois-ci je sors de France (mais je compte bien y revenir) pour voguer au delà de l'Atlantique, quelque part dans l'Indiana.
Triptides sont de Bloomington, il s'agit d'un duo (Glenn Brigman & Josh Menashe), ils ont sorti trois cassettes à une centaine d'exemplaires chaque. Suite à une interview en août dernier ici même, j'ai décidé (un peu aidé par le frangin) de leur proposer un 45 tours, on est vite tombé d'accord sur le couplage: ce sera Going Under avec Outlaw.
Fin novembre on a fait masteriser les morceaux et les lacques à Paris, puis envoyé à l'usine de pressage en Allemagne, les pochettes ont été imprimés indépendamment en France et je les ai longtemps eu sans avoir de disques à mettre dedans. Mercredi dernier deux gros colis sont arrivés dans l'après midi, et dedans 500 vinyles de Triptides. Je suis fier de cette sortie (comme des deux précédentes) l'artwork (signé de mon frère) reflète très bien l'esprit de la musique et l'objet en lui même est vraiment joli, j'en ai que plus envi de le défendre et faire connaître le groupe un peu partout.

ECOUTER
/ ACHETER

Triptides - Going Under by Croque Macadam

à noter que le groupe a déjà eu des articles (pour les cassettes) sur des blogs français:
ICI , ICI et ICI

mardi 2 août 2011

Summer Crush Interview : Triptides

Here is our Summer Crush of the year, after chillin on internet looking for some new cool cassettes to put in my tape player, I found out Triptides via Beach Tapes, and thought WOW, this is pretty amazing, I really have to make listen that to my homie Alex. We've now got the cassettes and we're are really really happy to discovered them, as it has to be our summer records. I'm already listening to them all the time, and really think it will last until Indian Summer...
Let's speak with Glenn and enjoy a sunny day.

How do you form Triptides ?
Josh and I formed Triptides in the spring of 2010 in Bloomington, Indiana.

Who are Triptides ?
Triptides are Josh Menashe and Glenn Brigman with the help of John Warlick & Shaun Snyder.

We don't know anything about Bloomington, Indiana, can you tell us more about this city ? Is there a music scene ? Did you met at Uni or you were born there ?
It's a small town in southern Indiana home to Indiana University which is where we go to school. it has a pretty cool music scene and its where Jagjaguwar, Dead Oceans, Secretly Canadian and a few other cool labels call home. Josh and I met in a history class. Josh is from San Diego, CA and I'm from Atlanta, GA. 
What makes want you to make music ?
We did a lot of jamming freshman year and when things clicked we figured, "why not start a band"?

What are your main influences ?
60's music like the The Ventures, The Beach Boys, The Beatles, the Nuggets Compilation, The Tornados, Blue Cheer, and early Pink Floyd. We also like bands like Real Estate, Tame Impala, Women, Ariel Pink and Beach House.

Can you explain us your obsession with summer, beaches... ?

Josh and I have always enjoyed living near the coast (atlanta/san diego) and when we moved to Indiana and experienced a landlocked place with cold weather, it sort of brought out a musical longing for warmth and lazy beach vibes.


Your two first EPs were on cassette, why did you chose this medium ?
I've been collecting tapes for a while now and I've always enjoyed the warmth that tapes give music. we've never been huge into CD's and vinyl is a bit out of our price range at the moment but hopefully we'll have a record out sooner or later.

You just released your first album Psychic Summer, can you tell more about it ?
Josh and I wanted to record a 3rd EP before we went home for the summer which was what inspired out initial recording sessions. before we knew it we had recorded way more songs than we knew what to do with and decided we had to release a summer album. Josh and I worked independently mixing the recordings and recording some new tracks (Wandering, Who Knows, Psychic Summer) while we were across the country from one another (me in Atlanta, Josh in SD). I got my good friend and recording mentor Stephen Burns to help with some additional mixing back in Atlanta and once Josh and I met up in SD to prepare for the tour, Josh's good friend and our tour drummer John Warlick mastered the tracks.

Are you planning to physically released this ablum ? Cassette, vinyl or whatever ?
We'll be making 100 limited edition red cassettes that will be available at our shows and available for order once our tour is over (mid-august)

You released your own stuff or via small blog-label Beach Tapes, do you think it's harder to find big label deals when coming from a small City ?
We're not releasing our stuff just to become part of a big label, we mainly just want people to hear it.


Tell me more about this west coast / california tour you're planning the next weeks ?
We're actually in the middle part of our tour right now. we've been working out of San Diego and so far we've played the Tin Can Ale House in downtown San Diego and a Burger Records house show in Fullerton. We'll be playing a house show in San Diego tomorrow night (thursday the 28th) and we're heading to Phoenix, AZ on friday to play with St Ranger in Tempe. After that we're headlining Cubbfest and then working our way up the coast hitting San Luis Obispo for a house show, playing a record store in Santa Cruz and then performing in Oakland and possibly San Francisco.

Buy there new album Psychic Summer on their Bandcamp.
You can also found there, their super great first EPs : Tropical Dreams / self-titled

samedi 19 mars 2011

La Femme - sur la planche (2010)

Vous me lirez samedi après midi, mais j'écris ces quelques lignes vendredi soir, en revenant du concert de La Femme. Je les avais déjà vu deux fois, mais cette fois-ci c'était autre chose, c'était terrible. La Femme s'est amélioré en live, et leur set est toujours aussi rempli de tubes potentiels (sur la planche, mais aussi anti-taxi et plein d'autres). L'ambiance était survoltée, j'ai vraiment eu l'impression d'assister au début de quelque chose, j'ai envi d'y croire, je sais pas si on peut mieux résumer le truc que comme ça "y croire". J'ai du mal à rédiger quelque chose avec un début et une fin, je crois que je suis trop enthousiaste, car il faut dire que ce soir La Femme a vraiment assuré et mis tout le monde dans sa poche, y compris moi, et pas qu'un peu, du coup j'ai envi de parler d'eux à la terre entière. Allez acheter leur EP 4 titres, il est vachement bien, très très prometteur, il est disponible (à Paris) chez Born Bad ou Gibert, le disque vinyle est tout blanc, et en gros vous vous ferez un bien fou car après cela vous ferez peut être aussi parti de ceux qui ont envi d'y croire! Bon je vous laisse, je vais dormir, je suis littéralement en bouilli.

La Femme - sur la planche

BANDCAMP
le disque n'est plus dispo chez Third Side mais vous devriez le trouver en boutique (genre Born Bad)

samedi 13 novembre 2010

French Kissing - Beach Ball


Nos copains de French Kissing que nous avions interviwé il y a quelques mois viennent de nous envoyer leur nouveau morceau Beach Ball. Lors de leur concert parisien, il s'agissait de leur dernière chanson et elle avait bien fait danser le public. Faut dire que cette tentative surf, très sixties beat au final, fait son petit effet sur les fesses. Ceux qui avait aimé leur tube Oh Suzanne, devrait apprécié, on retrouve cette même légèreté estivale qui nous avait tant convaincu.
En plus, le morceau figure sur la compilation cassette Endless Bummer sur le super label monté par (encore des copains) Matthew de Fair Ohs, Suplex Cassettes !


Our friends from French Kissing we interviewed few month ago, just sent us our last song : Beach Ball. When They played live in Paris, it was their last song on the setlist and the crowd dance like crazy kids. We must admit that this surf try, which actually sounds really sixties beat, is great for moving your hips. Those who liked their summer anthem Oh Suzanne should love this one too.
By the way, it was released by an other friend of Matthew from Fair Ohs on his super label Suplex Cassettes.





samedi 20 mars 2010

the Barracudas - I can't Pretend (1981)

The Barracudas sont un combo anglais de la fin des 70s et 80s. En 1981 sort leur premier album, l'excellentissime Drop out with the Barracudas. Ce disque contient au minimum trois tubes imparables: Summer Fun, (I wish it could be) 1965 again, et donc I can't pretend, aujourd'hui en écoute sur le blog. Que dire de ce LP? Une seule chose: écoutez-le il est super bien rempli de mélodies pop qui déboitent et donnent envie de sauter dans tous les sens. Il a été réédité par Voxx en plus (avec le tracklisting et la pochette US qui diffère de la version anglaise).

The Barracudas are a fine UK band from late 70s and 80s. In 1981 EMI released their first album called "Drop out With the Barracudas", it's a damn fine LP, full of catchy pop hooks and great tunes. I can't pretend is one of the singles from this lp, and it's a power pop masterpiece, awesome tune.

the Barracudas - I can't pretend


PurePop: le blog consacré au glam de Robin Wills , guitariste fondateur des Barracudas
Interview en français de Robin Wills

Acheter / Buy la réédition du 33t sur Voxx Records (Bomp Store)
Acheter la réédition du 33t (amazon)
également dispo chez Born Bad (mais pas dans leur catalogue en ligne)