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lundi 23 septembre 2013

Les Spadassins - EP3 (2013)

Lundi dernier sortait la 5ème référence des fiers bretteurs bretons les Spadassins. Après un EP chez Triptyc, un chez CroqMac et deux singles toujours à la maison, les fines lames de la soul s'associent à un troisième label francilien (après Paris 75 et Montrouge 92 voici Montreuil 93 héhé) Q-Sounds Recordings spécialisé dans la soul charnue et charnelle (mais aussi de fins producteurs de House Music comme on l'aime chez RPUT) pour éditer leur troisième EP. 

Cette nouvelle livraison propose 4 titres en anglais de premier choix. "Baby it's you" lance les hostilités en douceur, sur un mid-tempo porté par les percussions de M. Moustache, le groupe développe une soul douce-amer, faisant toujours une place de choix à de magnifiques envolées d'orgue (parfois soutenu par un très joli piano électrique, je vote pour un wurlitzer), Antoine à la guitare joue toujours à la perfection sa partition en retenu, amenant ce qu'il faut de rythme et de présence. "What goes on" complète à merveille la face A en augmentant un peu le tempo, le morceau risque de faire son petit effet en live.

"Two Times" démarre sur un splendide piano électrique que l'on croirait s'échapper d'un Ray Charles période Atlantic ("what'd i say"), le tempo est relevé et donne immédiatement envie de se déhancher en cadence (un twist ?), un morceau super cool parmi les plus belles réussites du groupe. La couleur très Rhyhtm n Blues du titre est un parfait complément au second titre "Captain Beat" qui évoque clairement les Zombies période She's not there. Il y a du "summertime" et du Rod Argent dans cette magnifique chanson voir aussi du Stranglers (le rythme me fait penser à "Golden Brown") On attendait pas forcément les Spadassins dans un registre aussi anglais et pop mais on est content qu'ils s'y soient essayer, le résultat est charmant et délicat.

Cet EP maintient le niveau de qualité des précédentes sorties du groupe, le mixage et la production sont très réussies et mettent en valeur les talents instrumentaux de cette dream team de musiciens bretons. On regrettera l'absence d'un titre en français registre dans lequel les Spadassins excelle mais on est plus que charmé par une face B fantastique et une face A de très bonne facture (mais peut-être moins surprenante que la B). On a hâte d'entendre ces nouvelles chansons (ainsi que celles des précédents EPs et singles) en live le 31 octobre à l'Espace B !

acheter l'EP sur le site du label


jeudi 3 janvier 2013

Les Spadassins en concert à Paris ce samedi

Coucou les ami(e)s et bonne année ! Ouai c'est le premier post sur le blog en 2013, mais ne vous inquiétez pas on bosse assidûment sur notre bilan 2012. En attendant ces réjouissances il me semblait important de vous faire part d'une nouvelle tout à fait charmante. Les Spadassins joueront ce samedi à Paris à la Mécanique Ondulatoire (8 passage Thiéré dans le 11ème) ils seront accompagnés des Guillotines, les locaux de l'étape. 

Cette affiche me rend particulièrement fier car comme vous le savez peut-être déjà, j'ai eu l'occasion d'éditer des 45 tours de ces groupes (ici et ici), c'est d'ailleurs dans ce contexte que les Spadassins viennent de l'Ouest nous rendre visite à quelques pas seulement de la Bastille (ou les Guillotines ont du pas mal sévir aussi !). En effet ce n'est pas un vinyle mais deux que je sors (à travers Croque Macadam, l'entité RPUT label étant le fait de mon frangin) ces jours ci du meilleur groupe de soul breton de l'univers.

Ces 2 45T rejoignent donc l'EP édité en 2011 (ma seconde référence) et proposent 4 titres, deux en anglais et deux en français.

Le Single #1 propose en face A le titre le plus northern soul du groupe à ce jour, la ligne de basse semble tout droit surgir d'un disque de Jackie Wilson mais les Spadassins n'y perdent aucunement de leur mordant habituel et ajoutenr au sucre une bonne rasade de british beat ! En face B les Spadassins proposent un slow absolument fantastique, on pense aux Animals mais sans pour autant avoir l'impression d'avoir une copie, non les mecs ont saisi le truc et le font vibrer.



A ce single anglais succède un single 100% francophone, Complexe en face A s'annonce comme un super morceau de live, très efficace, plutôt enjoué et sacré bien envoyé ! Ce n'est pas la question est un des titres les plus atypiques du groupe. Antoine y trouve une occasion en or de balancer une fuzz assassine , la rythmique avec un tom très grave est vraiment cool tout comme ces chœurs presque gothiques. 



Bref achetez les trois d'un coup ! héhé
(ou à l'unité sur bandcamp)

lundi 17 décembre 2012

Superets - l' Amour EP 7' (2012)

Seconde sortie de la fournée fin 2012 du label CroqMac , le premier EP des super Superets.

Si vous lisez ce blog, vous savez toute l'affection que je porte à la scène actuelle bretonne et ses nombreux talentueux groupes comme les Spadassins (dont on reparle très bientôt ! en concert à Paris en janvier et mars ! ), Sudden Death of Stars, Baston, 50 Miles from Vancouver, Combomatix etc. Depuis quelques mois un autre groupe de Rennes (via Montauban et Toulouse aussi) me plait beaucoup: Superets.

Les 4 mecs pratiquent une pop en français mêlant guitares surf, traits d'humour dutronesques et synthétiseurs antédiluviens. Je les ai enfin vu en concert fin novembre et c'était vachement cool (le reste de l'affiche aussi: Marc Desse et mes potes des Guillotines), cette soirée était une grande réussite sur un plan musical et humain.

Je suis fier d'aujourd'hui éditer leur première sortie en format vinyle 45 Tours (il est blanc et à deux cents copies, la pochette est signée de Pauline Henric). La première fois que j'ai entendu l' Amour (en version démo) j'ai souri bêtement, le morceau était tellement évident et cool, c'était pour moi la face A ! Dans sa version définitive le morceau garde toute sa puissance et sonne avec la même évidence et spontanéité, n'hésitez pas à checker le clip aux papiers peints kaléidoscopiques ! Parachute sur la face B a été transfiguré pendant son passage en studio, le morceau a pris de l'ampleur. Il me plait beaucoup, les nappes de synthés sont sublimes, la construction en crescendo est géniale. Le son a quelque chose d'enveloppant et aérien. Le travail sur cette chanson (aussi bien écriture que production et choix des sons) est fantastique.

Si vous souhaitez en savoir plus sur le groupe vous pouvez relire l'interview sur le blog, ou pourquoi pas celle réalisée par le Mouv', à noter que les loustiques sont en concert le 21 décembre à l'Espace B !

Ah et puisque nous sommes dans une société capitaliste et matérialiste vous pouvez toujours acheter le 45 tours édité sur mon label via bandcamp (à l'unité) ou bigcartel (en bundle): ça marche aussi si vous êtes passionnés et/ou fétichistes du vinyle. Si vous êtes de la génération Y ou Z vous pouvez aussi télécharger légalement l' EP chez les revendeurs autorisés.




vendredi 19 octobre 2012

Conjuguons la Pop #15 : Interview Superets


Aujourd'hui on accueille les Superets, une excellente formation de Rennes qui mêlent électronique, surf, musique 80s à des textes en français ! Des mecs bien cool dont on vous recommande chaudement le premier simple à paraître le 22 octobre (digital) et dans la foulée en vinyle.

Qui sont les Superets ?
Pour reprendre une parole de journaliste, juste et précise : Les Superets sont de jeunes gens modernes qui donnent dans un twist entre eighties növö et surf music boostée à l’électro, à mi-chemin entre candeur yéyé des sixties en frenchy dans le texte et humour au dix-septième degré.
L'article était titré « Saint-Tropez Növö », ce qui nous va assez bien je trouve.

Comment s'est formé le groupe ?
4 loustics qui se connaissent et n'ont pas assez de thunes pour passer leur temps libre dans des cafés.
La grande classique de l'ennui couplé à l'amour de la musique. Mais on a vraiment ce coté Sex Pistols : Hugo par exemple n'avait jamais touché un synthé de sa vie avant les Superets.

Vous jouez (jouiez) dans d'autres groupes à coté ?
Oh oui. Quand ado tu apprends un instrument c'est souvent pour draguer les chicks... Mais quand tu te rends compte en jouant de la batterie ou du synthétiseur que les filles n'ont d'yeux que pour la guitare, former un groupe reste la dernière option.
On y est tous allé de nos groupes de lycée, et certains d'entre nous faisaient des bruits électroniques dans un groupe susnommé Asian Porn Stars.

ça ressemble à quoi Superets sur scène ?
Un dresscode d'apparat, façon défilé sur les champs, des câbles et des machines de par et d'autres du plateau, 4 mecs en sortie d'échauffement. On aime le coté rock'n'roll, pas de fioritures, pas de visuel ou de décor. Cela dit, si on monte sur les planches, on n'en descend pas avant d'avoir fait le travail. On est pas des clowns, mais on mouille le maillot.

Vous êtes du sud (Montauban) et de l'ouest (Rennes), pas trop difficile de s'organiser ?
A vrai dire, on est surtout Rennais. Dans le genre produit local, on est pas mal : Seul un quart du groupe n'est pas né au bastion. Sinon on aime Toulouse (et Montauban) parce qu'on y a vécu pour certains d'entre nous et parce que c'est une antithèse de Rennes. On a un pied a terre aux deux endroits, alors on fait des aller retours. Du 50/50. On pourrait demander la double nationalité.
Cela dit, on le dit fièrement : Superets est un groupe Rennais.

Quelles sont vos influences ?
On peut évoquer le triptyque central : Surf-music – Synth Wave – Yéyé. C'est le postulat de base. Il y a ces guitares puisées chez les Marketts, Dick Dale ou Ventures, les textures électroniques chourées à Jacno, Pierre Henry ou Telex et évidemment le goût des mots et des sixties de Gainsbourg, Dutronc, Coutin...
Mais comme on est assez musicophages, on a digéré pas mal d'autres courants. On aime beaucoup l'electro, qu'il soit techno ou big beat, le shoegaze ou encore le hip-hop. Je crois que ça s'entend : Il y a forcément au fil de nos chansons un instant, un détail qui trahirait une influence moins évidente.

De quels groupes actuels vous sentez-vous proche ?
Humainement et musicalement, les premiers avec qui on a eu des atomes crochus c'est La Femme. On nous a souvent comparé à eux d'ailleurs, et du fait que c'était nos potes, ça nous a poussé à aller chercher notre différence. On a partagé la scène une fois dans un rade et c'était excellent.
A Rennes on répète dans un lieu bientôt mythique ou l'on partage les créneaux avec O Safari, Wankin Noodles, Success, Juveniles, Popopopops et bien d'autres. Des groupes bien différents.
Puis il y a un bar, le Melody Maker, ou trainent les musiciens en after work. On y a beaucoup parlé synthé et moustache avec Juveniles. Mais on y croise aussi Mermonte, Splash Wave, Bumblebees.
Nous on se sent proche de notre scène locale.
Outre le coté humain, il est évident qu'on se retrouve dans cette vague française avec des gens comme Lescop, Pendentif (que l'on a rencontré, ils sont excellents), Granville, Lafayette et autres.
A l'international il y a Django Django dont le postulat nous ressemble. C'est différent, c'est pas le même niveau mais je pense qu'on boirait des bières avec plaisir. Peut être même trop.

Avez l'impression de faire partie d'une scène ?
On ne peut pas nier cette conjoncture du retour du français dans les textes. Ni ce goût du mélange des époques. Mais j'ai du mal à taxer ça de nouvelle scène française : quelque chose se profile mais n'est pas encore à maturité.
Pour le moment, ça reste une bonne idée marketing de faire penser qu'on fait tous parti d'un mouvement... Mais un vrai mouvement, une vraie scène, se s'appuie pas strictement sur des vagues idées esthétiques qui rapprochent telles ou telles formations.
Les Anti-Yéyés tout comme les Jeunes Gens Modernes c'est presque un état d'esprit, une manière de penser.

Le mélange entre électrique et électronique était-il une volonté du groupe dès le départ ?
Oui et non. L'idée des Superets c'était d'abord de faire un groupe de musique yéyé. Cela dit, avec nos ordinateurs nous habillions un peu nos chansons avec quelques synthétiseurs discrets. On a eu un coup de chance inouï puisqu'un voisin nous a légué un synthétiseur Korg Ms20, un monstre sacré. Comme c'est une machine qui ne peut jouer que des basses, des mélodies ou des bruits, son arrivée à changé la place des machines dans le groupe et donc notre plan sonore. Ca met souvent en branle tout le travail accompli, parce qu'une chanson c'est une histoire de compromis, et pas un amas de mélodies : Ces machines ne devait pas forcément s'ajouter mais parfois remplacer ou compléter.
Je crois qu'aujourd'hui on est toujours plus content de ce choix de l'électronique, la création du son, de la texture, c'est notre terrain de jeu préféré.

Et le chant en français ?
On a jamais pensé chanter en anglais, mais l'éternel débat sur « quelle est la langue la plus légitime pour un groupe français » ne nous intéresse pas. C'était même pas un choix, c'était juste comme ça et pas autrement.
Rentrent surement en ligne de mire les influences, l'attrait pour la littérature, le niveau en anglais insuffisant pour écrire quelque chose d’intéressant.
On est fier de notre parti pris et surtout on aime vraiment le son de cette langue dans cette musique, mais on est pas réactionnaires : On ne jugera jamais la musique des autres sur le choix ou non du français.


Que penses tu que cela vous apporte de chanter en français ?
Même si ça revient en masse, c'est très encore très original. Les sonorités et l'approche des couplets et des refrains, de la manière de chanter, tout est différent.
Déjà on identifie tout de suite le propos de ta chanson, contrairement à l'anglais, ce qui change la donne complètement : Fini les punchlines à la « come on » et les refrains catchy sans aucun sens. À contrario on peut tout de suite se créer un univers et une écriture, codifier ou référencer le texte. Par exemple, La Femme à cet univers très urbain et froid tandis que Pendentif aborde des thèmes plus ensoleillés, des romances.
Quand on y réfléchi, c'est partie intégrante de leur musique.
On a pas besoin d'écrire un pamphlet, les mots doivent simplement sonner et faire ressentir quelque chose ou donner un ton, une atmosphère : C'est une plus-value au sex-appeal du groupe.

Est-il plus difficile de faire sonner le français que l'anglais ?
Non, a partir du moment ou l'on n'espère pas le faire sonner comme de l'anglais. Comme je le disais, c'est une autre musique, d'autres sonorités. Si on chante le français comme de l'anglais, ne serait ce que pour l'articulation ça pose problème.
Je ne peux pas donner de cours d'écriture, surtout que j'écris de la pop et pas de la littérature, mais je pense que je français est à la portée de qui veut le chanter.
Ce qui est étrange, c'est qu'on peut presque chanter n'importe quoi, tant qu'on l'assume, tant qu'on le fait avec style.
Ce pourquoi l'anglais nous paraît plus sonner que le français, c'est surtout qu'on ne l'identifie pas de la même manière.

Comment composez vous ?
Les chansons sont souvent composées par Léo puis elle repasse dans les mains du groupe. Le brainstorming qui s'en suit est important, ça permet de fluidifier le morceau, peaufiner des structures et revoir certains arrangements. A l'exception, certains morceaux vont être composés de manière commune : On va s'asseoir dans le home studio et bidouiller pendant des heures, maquetter au fur et à mesure, comme un puzzle. On a pas de schéma particulier. On a énormément de petits morceaux de musique, très peu arrivent à maturité.


Vous sortez un premier EP en vinyle et digital.
C'est le passage obligé pour concrétiser tout le travail d'un groupe. On a surtout pu travailler avec Sebastien Lorho qui est l'un des meilleurs à Rennes, il a su capter les références et modeler l'EP en conséquence. Il à contribué à donner une direction complètement à l'opposé de ce qu'on avait dans la tête. C'est ce qui est intéressant dans le travail de studio c'est que de notre coté on arrive avec des idées, mais la volonté de tout mettre en branle, lui arrive, écoute, et donne sa vision. On est arrivé à un truc très typé, coloré, une batterie très vintage, des synthés bruts, les guitares plus trash que prévues...
Et derrière, c'est Croque Macadam qui réceptionne. Petit label qui n'édite qu'en vinyle, on peut difficilement minimiser son impact, parce que sortir un vinyle se sont des frais et de l'organisation. Je sais pas si on aurait pu se permettre ça seuls dans notre coin.
On est assez fier du résultat, parce que du choix des chansons jusqu'au choix du visuel, tout était une prise de risque qui fini par avoir de la gueule.

Que pensez-vous du format vinyle ?
Le vinyle c'est le dernier support physique à avoir vocation à exister. Il en faut un, parce qu'aussi bête que ça en ai l'air, aux yeux des gens ta musique n'existe vraiment que si elle est éditée sur un support physique. Même dans la sphère professionnelle d'ailleurs.
Et le vinyle c'est grand, c'est cartonné, c'est beau, ça peut faire dessous de plat. C'est un bel objet qui craque quand tu bouges la tête de lecture. Y'a un rituel, on peut en être fétichiste.
Le cd c'est plus lisse et moins joli. Ca aurait pu être pas mal si ils avaient tous étés cartonnés, mais la boite en plastique c'est une horreur.
Et le support physique c'est le sauveur de l'album. Un album en mp3 ça n'existe pas, on écoute plus que le single puis on passe à autre chose.

Comment avez vous choisi les morceaux ?
On était limité à deux morceaux, alors comme c'était le premier on voulait montrer l'étendu du groupe. Il fallait qu'on montre d'un coté l'aspect pop et festif, avec du texte et le second degré, l'amour était la plus indiquée. D'un autre coté, il fallait qu'on entrevoie un univers plus personnel, aérien et métaphorique avec Parachute. Tout bonnement le ying et le yang, la chanson qui tabasse et celle qui apaise.

Comment ont-ils été enregistré ?
Pour faire simple on a joué par dessus nos maquettes. On avait préparé des versions home-made des chansons et au fur et à mesure des prises on enlevait les éléments pour en arriver au morceau final. On avait aussi enregistré les claviers au préalable pour gagner du temps, puisqu'on avait que deux jours, mixage compris. En terme de réalisation, on a beaucoup utilisé de matériel analogique, mais nous ne sommes pas restés fermés aux technologies numériques, on a combiné toutes ces possibilités.
Tout est très instantané dans l'EP, et ça se sent.

Un mot sur la couverture ?
C'est notre amie Pauline Henric qui a réalisé la cover. On adore son travail et on a tout de suite pensé à elle. C'est fait main, dessiné et scanné. On voulait ni y apparaître, ni se retrouver avec un logo réalisé en 3 coups de photoshop. Les pérégrinations de l'âme d'un artiste, ça nous paraît plus cool, surtout si tout est fait sur un coin de papier. Du coup c'est original et décalé, un brin kitch et plutôt coloré.
Si on en a l'occasion, on fera à nouveau appel à elle.

Quels sont vos projets ?
On pensait qu'il ne se passerait pas grand chose en novembre, que ça serait une période creuse avec la sortie du 45t, mais en fait on nous demande pas mal de jouer. On va monter à Paris une première fois, parce que certaines personnes nous y attendent au tournant. A coté de ça, on va tourner un clip, on a d'ors et déjà maquetté en prévision d'un autre EP ou quelque chose comme ça. Et puis il va falloir faire la promo du vinyle aussi. Parce qu'il nous faut des thunes. Plein de thunes.




jeudi 1 décembre 2011

Les Spadassins - CRM002

Comme vous le savez peut-être je me suis décidé à me lancer dans le bain du "label", un bien grand mot pour dire que j'essaie de sortir des 45 tours de groupes que j'aime et d'en vendre assez pour en refaire d'autres.

Le premier, les Guillotines, est sorti il y a deux mois maintenant et je dois remercier tous les gens qui l'ont chroniqué ou passé jusqu'ici: Finest Kiss, Styrofoam Drone, WW2W, Planetgong, Contre-Cultures, Rocket, Honnête, 94 Miles etc. Ce soutient m'a fait chaud au cœur et j'espère que le disque va continuer à mener sa vie, peut être aidé en cela par cette nouvelle sortie, en tout cas je suis toujours dessus pour le faire connaître et le défendre.

Le second est arrivé avant hier et je dois dire que je suis très excité par ce disque. Il s'agit d'un ep des Spadassins un groupe de Rennes que j'avais interviewé il y a quelques mois pour la sortie de leur premier disque chez Tryptic Records. On s'est décidé pour le 45 en septembre dernier et après pas mal de petits coups de stress (comment envoyer les lacques?) le voilà entre nos mains. 4 titres, une pochette d'inspiration 60s, des chansons moitié-Molière (ou Joachim du Bellay!) moitié-Shakespeare. Le groupe comprend des membres de Sudden Death of Stars, des Bumbles Bees, de Bikini Machine, des ex-Dadds etc. Ils sont programmé aux découvertes des Transmusicales en ce moment même!

Je vais vous laisser découvrir le disque, il est en écoute en stream sur bandcamp. Les titres en français évoquent Nino Ferrer, Georgie Fame ou les 5 Gentlemen tandis que l'autre face se fait plus soul sur "all your secrets" avant de se conclure sur le slow bluesy rugueux "this heart of stone".

achat sur Big Cartel


Les Spadassins - Verrine, tu m'assassines by Croque Macadam

Les Spadassins - This Heart of Stone by Croque Macadam

lundi 11 avril 2011

Interview: Les Spadassins

Hé bien le temps passe vite, notre dernière interview remonte déjà à 2010, depuis quatre mois se sont écoulés mais nous n'avons pas chômé pour autant, et on est heureux de vous présenter aujourd'hui les Spadassins, une des nombreuses formations super cool que nous envoie à la figure Rennes en ce moment!

Ils viennent de sortir leur premier EP sous forme d'un joli 45 tours 4 titres chez Tryptic. Deux morceaux en français et deux en anglais, trois originaux si j'ai bien compté. J'ai une petite préférence pour les deux titres en français. Diabolique est une reprise francisée de la petite obscurité super groovy "all you" du Sonny Burke Outfit. Les textes prennent des libertés bienvenues par rapport à l'original et sont super réussis, ils apportent une petite touche de folie à cette reprise déjà très bien envoyée, le solo d'orgue est dantesque. Christine est un titre original, il est super très chouette, la voix me rappelle pas mal les 5 Gentlemen, mais derrière c'est un poil plus groovy que nos corses favoris. Les deux titres anglais sont à mon sens un peu moins originaux mais tirent bien leur épingle du jeu. "Pussy cat calls" est dans une veine très british RnB, l'harmonica est inspiré et bien vu. "Black Gloves" est au moins aussi bien que pussy cat calls, je pense même que je la préfère, on reste dans cette veine mod groovy hammond/bongos mais la fuzz amène une petite touche acide du meilleur effet . Ils complètent bien ce très bon 45 qui sort en même temps qu'un ep de reprises de Sheetah et les Weissmüller sur le petit label parisien qui avait marqué les esprits en rééditant le classique des Gypsys "prolétaires".

Et maintenant laissons la parole aux principaux intéressés Docteur Love (guitare), Mr Moustache (bongos) et Captain Beat (batterie).


Qui sont les Spadassins?


Docteur Love : Les SPADASSINS sont des bretteurs, des tueurs à gages qui ne combattent qu'à l'arme blanche. On les rencontre dans les drames romantiques de Musset ou dans la vieille mafia sicilienne. Sinon, nous sommes un groupe mod/soul/freakbeat chic et choc existant sous sa forme définitive depuis novembre 2010.

Monsieur Moustache: Les Spadassins sont six fiers gaillards qui, malgré leur lourd passé, sont aujourd'hui au sommet de leur art. Fred Ernest qui «jouait» dans un groupe de punk, sait aujourd'hui chanter à l'envers et fume des Gauloises. Bloody Bulga, qui collectionnait des timbres du Congo Belge et de république centrafricaine, joue maintenant dans quatre formations sans posséder ni basse ni ampli, Docteur Love, qui pensait conquérir le monde grâce à une année sabbatique octroyée par l'Éducation Nationale, est aujourd'hui encore plus endetté et attend toujours le succès, Captain Beat, qu'un passé militaire a contraint à porter le poil et la chevelure courts, fait aujourd'hui des chorégraphies chrétiennes en jouant de la batterie et imite l'accent québécois comme personne. Zorino, qui se faisait arnaquer par des vendeurs de cuir, se coupe aujourd'hui les cheveux tous les jours et sait réciter l'alphabet en commençant par la lettre K, enfin, moi-même, qui ai osé un jour lointain porter le bouc pendant plusieurs jours consécutifs mais qui aujourd'hui comme mon nom ne l'indique pas, porte des favoris des plus distingués et possède un pantalon que je suis le seul à trouver jaune.

Captain Beat: Les Spadassins sont de gros branleurs ... Certains sont mêmes un peu trop hypeux mais c'est comme ça... En même temps, ils peuvent être branleurs vu qu'on botte le cul de pas mal de groupes. Moi, je ne suis ni branleur ni hypeux, je suis Captain Beat, mon talent et ma modestie m'ont fait capitaine.


Comment sont nés les Spadassins? Sont-ils la "suite logique" des Dadds auxquels certains d'entre vous ont appartenu?

Docteur Love : Le groupe a débuté pendant les chaleurs de l'été 2009 avec les cinq musiciens. Nous avons ensuite été rejoints début 2010 par Charles, vocaliste émérite des COMBOMATIX qui nous a régalé jusqu'au mois de septembre de son organe puissant et granuleux. Il a ensuite quitté le groupe qui a donné son premier concert sous sa forme actuelle en novembre 2010 avec Fred au chant, en première partie du BRIAN AUGER'S OBLIVION EXPRESS. LES SPADASSINS ne sont pas spécialement la suite logique des DADDS, plutôt une suite chronologique. Nous jouons une musique plus soul, groovy, plus mod que les DADDS qui étaient plutôt un groupe garage/yéyé. Qu'ils reposent en paix.

Monsieur Moustache: Au départ il y avait Zorino, Charles et moi, on s'appelait Pascal La Dalle et les émaciés, et puis les autres sont arrivés, et ça n'a plus été possible.

Captain Beat: Non, les Dadds étaient des tocards orgueilleux en provenance de Normandie. Les Spadassins portent fièrement leurs origines bretonnes sous un costume trois pièces. Pour l'histoire du groupe de Monsieur Moustache, c'est des cracks... C'est normal, c'est un mec de droite et il prend certaines libertés avec l'Histoire, comme tous les mecs de droite. Sa moustache n'est pas hype mais réactionnaire.


Qui a eu l'idée du nom, pourquoi ce nom?

Docteur Love : Le nom vient de P.M. il me semble. A la base, je voulais faire une sorte de groupe conceptuel avec des paroles très 19e ne traitant que de duels, d'amantes éplorées, de romantisme gothique et de chevalerie médiévale. On s'est aperçu bien vite que le challenge était difficile et que l'idée pouvait nous limiter musicalement. On a gardé le nom qui, en plus de bien sonner, rend justice au caractère royal et ancien de notre musique.

Monsieur Moustache: Comme Pascale la Dalle ne pouvait plus fonctionner, nous avons opté pour quelque chose de plus ramassé et rebondi, plus à l'image des nouveaux arrivants. Cela a donné Les Spadassins, ce qui impliquait paradoxalement de faire de la musique fine et acérée dans un français élégant. Je n'avais jamais fait cela avant, l’exercice de style me plaisait beaucoup, et puis c'était un bon prétexte pour se replonger dans Musset et Chateaubriand. Et comme je viens du berceau du Romantisme... Mais notre chanteur ne se sentait pas de porter cela, ce n'était pas son truc, et c'est dur, voire impossible, de livrer un chant convaincant si l'on est pas soi-même convaincu par ce que l'on chante. On a donc conservé le nom Spadassins, mais opté pour des paroles un peu moins surannées. De toute façon je crois que le reste du groupe n'aurait pas suivi sur l'imagerie culottes de velours, jabots et cravate Lavallière.

Captain Beat: Qu'est ce que je vous disais! La moustache fantasme un brin... Le voir lire du Musset ou du Chateaubriand, c'est mission impossible. La dernière fois qu'il a ouvert un livre, il a eu une crise d'hémiplégie. De plus, l'homme est jaloux et frustré... Il est vert de rage à la vision de nos muscles saillants. On lui pardonne bien volontiers ces félonies tant l'individu est petit et frêle.


Fred des Bikini Machine est votre chanteur, comment a eu lieu la rencontre?

Docteur Love : Fred nous a enregistrés et produits l'été dernier, il aimait notre musique et nous connaissions la légendaire élégance de ses harmonies soul. Nous avions pensé à lui dès le départ, nous l'avons séquestré puis menacé, à l'arme blanche bien sûr, pour qu'il rejoigne le groupe. La franc-maçonnerie suisse a bien évidemment facilité le travail.

Monsieur Moustache: Cela me fait repenser à cette bonne vieille blague de la vache et des trois vieillards suisses sur un banc.

Captain Beat: Je ne savais pas que Fred Ernest collaborait avec un groupe de variétés et je ne connais pas la blague de la vache et des vieillards suisses... J'ai rencontré Fred alors que le sieur Moustache faisait la roue en écoutant Percublabla et que Docteur Love découvrait la sexualité avec les titres d'Étienne Daho. A l'époque, je crois que Bloody Boulga ne parlait que le bas Finistérien et que Zorino ne parlait déjà pas... mais dans les bouquins d'Hergé. Avec Fred, on a déjà fait de la musique ensemble et c'était vachement bien.


Comment définiriez vous votre musique? Si je vous dis que j'y entends un peu de Nino ou des 5 Gentlemen ça vous semble juste? Quelles sont vos autres influences?

Docteur Love : Cela me semble tout à fait pertinent. En plus, j'adore les 5 Gentlemen. Je crois que la particularité du groupe est d'être influencé par plusieurs genres de musique des 60's. Nous écoutons de la northern soul, de la soul plus rugueuse et primitive, de la pop baroque, du Doo-wop, du freakbeat, du garage bien sûr, du R'n'B', du jerk francophone d'époque, des Bo de films. Je suis pour ma part particulièrement friand de sons 60's orientaux ou africains. J'aime beaucoup le garage turc ou les trucs asiatiques. Je pense que l'on retrouve de petites touches de tout cela dans LES SPADASSINS.

Monsieur Moustache: Personnellement j'écoute beaucoup de techno minimale, des trucs genre Stewart Walker sur Persona Records ou Luciano sur Cadenza, je crois que ça s'entend assez dans mon jeu de bongos. Sinon, j'écoute tout comme Dr. Love bon nombre de sixtiseries, dont un florilège peut se retrouver sur mon émission de radio de qualité supérieure: Blousons Noirs et Boudins Blancs. J'aime aussi le bordeaux et le réglisse.

Captain Beat: "Des trucs asiatiques"... Mmmhh... la seule fois où j'ai vu Docteur Love avec un truc vaguement asiatique entre les mains, c'est quand il a braqué des sushis dans une supérette d'autoroute. Donc oui, il y a eu présence de sushis une fois dans la vie des Spadassins. Et c'est vrai que je joue avec des baguettes...


Vous chantez en anglais et français, quels avantages trouvez vous à chaque langue? Comment décririez vous vos textes?

Monsieur Moustache : L'anglais est une langue qui sonne naturellement, ce n'est pas un hasard si elle est autant utilisée dans la musique pop. C'est bien cependant de pouvoir revenir à sa langue maternelle, c'est une tradition qui se perd un peu à mon goût, même si nous sommes un peu tous inégaux face à cela; cela n'engage que moi mais je trouve que le beat allemand sonne tout de même nettement moins bien que du garage chanté en arabe ou de la soul en espagnol. Le français n'est pas une langue facile à manier en chanson et certains morceaux s'y prêtent alors que d'autres impliquent d'y travailler, pour que les mots rebondissent et sonnent aussi facilement qu'ils peuvent le faire en anglais. Pour l'instant nous tombons un peu dans la facilité selon moi, si un morceau se prête à l'anglais, on l'écrit et le chante en anglais. J'aimerais qu'à l'avenir nous nous fassions un peu plus violence, mon idéal absolu serait vraiment deux tiers des chansons en français, mais je ne suis pas le seul à décider.

Captain Beat : Os Mutantes chantent en portugais du Brésil et ça ne dérange pas beaucoup de monde. Je ne sais pas si la langue utilisée est si importante que ça... Chanter en français pour un groupe français, c'est plus vendeur et exotique pour l'export... Avec Docteur Love, on a en projet de mettre en musique des textes d'un poète breton ou gaélique... L'important, c'est la pose!


Vous allez sortir votre premier EP sur Tryptic Records, comment s'est faite la rencontre, comment se présente la sortie?

Docteur Love : Nous avons enregistré une dizaine de chansons et Didier du label a accepté de sortir notre premier EP. Nous en sommes ravis et l'en remercions. Tout se présente bien et nous jouons au Mondo Bizarro de Rennes, le samedi 7 mai pour la sortie officielle du disque. Il serait d'ailleurs judicieux d'acheter ce disque. SUPPORT YOUR LOCAL RECORD DEALER ! Nous espérons sortir un 45 tours tous les six mois.

Monsieur Moustache : Tryptic a sorti une ré-édition des Gypsys, l'excellent Prolétaire. Forcement ça nous a botté, je n'ai malheureusement été au courant que trop tard. J'espère que Didier refera des sorties de ce type. Notre disque à nous est superbe, les titres sonnent, j'ai hâte de le tenir en main, et quand je pense que certains heureux parisiens l'auront deux semaines avant nous...

Captain Beat : Je ne connaissais pas ce label. Je ne crois pas que les parisiens peuvent être heureux. Je suis contre Paris. Je suis contre la France jacobine.


A-t-on une chance de vous voir jouer un peu partout en France ces prochains mois pour venir présenter ce 45?

Monsieur Moustache: Ça serait sacrement chouette. Tu nous bookes une tournée?

Docteur Love : Nous avons quelques dates en France d'ici l'été et en Octobre nous tournerons en Suisse, en Allemagne et en Belgique.

Captain Beat: C'est vrai que les gens qui nous voient en show ont de la chance.


Vous êtes de Rennes, et un certain nombre d'entre vous appartient à d'autres formations de la ville (Bumble Bees, Sudden Death of Stars) un mot sur la scène? avez vous le sentiment qu'il y en a une?

Docteur Love : Il est vrai qu'environ 80% de nos amis rennais jouent dans des groupes, c'est amusant. Il semble y avoir qqch par ici. Nous sommes ravis du dynamisme musical de la ville, même si parfois nos emplois du temps sont un peu surchargés avec tous ces projets. C'est cool de pouvoir jouer ensemble, de se prêter du matériel, de s'entraider pour l'enregistrement, les concerts. Le truc, c'est que notre «scène» est très DIY, nous n'avons que peu de relations avec les partenaires institutionnels. Nous perdons en visibilité ce que nous gagnons en autonomie et en liberté. Par contre, comme tu pourras le constater, nous formons plus une communauté amicale qu'une communauté artistique, les groupes ne se ressemblent pas. En vrac quelques autres groupes: A CAKE A ROOM, COMBOMATIX, SPLASH WAVE, FIFTY MILES FROM VANCOUVER, PANOPLIE...



Monsieur Moustache : Je trouve ca super cool d'être autant entouré de musiciens, on joue tous dans plusieurs groupes, et tout le monde joue dans le groupe de tout le monde. Il y a vraiment une chouette émulation, un dynamisme enivrant. Et puis cela permet aussi d'assouvir ses divers penchants musicaux. Mais il est certain que pour la plupart de nos formations, cela reste très underground, on sort des LPs, des 45s, des K7, mais c'est soit auto-produit, soit sorti sur une petite structure, de fait nous sommes peu diffusés; le monde ne connaitra peut être jamais notre génie. Je pense cependant que nous serons culte en 2066.

Captain Beat: Il y a ce qui se passe dans les médias et ce qui se passe sur le terrain... C'est là une différence notable! Il y a en effet quelques groupes cools dans le coin mais peu relayés par les journaux. Il y a une forme d'ingérence de la part de certaines personnes qui jouent avec les musiciens comme avec des Playmobil. Après, tu acceptes ou pas de rentrer dans le jeu mais c'est pas ça qui créée une scène. A Rennes, il n'y a pas une scène mais des scènes avec des circuits différents.


Que peut on vous souhaiter de mieux à l'instant précis?

Docteur Love : Du temps et des dates de concerts !

Monsieur Moustache : Des dattes c'est bien, mais égyptiennes alors, ce sont les meilleures. Et puis des figues aussi.

Captain Beat: Nous souhaiter tout, au mieux, et à taux fixe.


Quelle question ai-je oublié de poser?

Docteur Love: T'as pas une clope?

Monsieur Moustache : Si le train pour Quimper quitte Brest à 16h25, combien coûte le sandwich norvégien au wagon restaurant?

Captain Beat: Connaissez vous l'impact de l'amiante sur la discographie des Beatles? Quand est-ce qu'on mange un bœuf bourguignon? Avez vous déjà eu peur de vous réveiller en nain zébré? Plein de questions trop cools que personne ne pose jamais...

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