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vendredi 30 décembre 2016

Mary Jane Girls "All Night Long"

Jeudi en petite forme, envie de se lâcher sur Discogs et d'acheter Night Over Egypt des Jones Girls, un disque que je cherche de longue date... Il était évoqué ici il y a neuf ans. Il est un peu cher donc je me tâte toujours à le prendre mais il me fait repenser à un autre morceau que j'adore et heureusement bien plus facile à dégoter: All Night Long des Mary Jane Girls

Cette association d'idées dépasse bien entendu la légère ressemblance des noms des deux formations: elles participent du même esprit soyeux et voluptueux. La présence d'un délicat Rhodes (piano électrique) enveloppe le groove d'un certain raffinement plaçant les chansons quelque part entre post-disco, soul, funk et jazz. Autre point commun intéressant: les chansons sont publiées par deux maisons de disques mythiques légèrement sur le déclin. La Motown comme P.I.R. (Philadelphia International Records) ont en effet de nombreuses similarités: une approche comparable de la division du travail entre interprètes, musiciens de studios, compositeurs, arrangeurs et producteurs. Gamble et Huff me semblent cependant moins portés sur le Taylorisme que leur collègue Berry Gordy, pour le bien de tout le monde. Néanmoins; les faits sont là: les labels ont un son unique et très reconnaissable. Ce fut leur gloire mais aussi probablement leur perte quand leurs arrangements se démodèrent...Pour la Motown, les artistes prirent le pouvoir rendant caduque la vision de Gordy  (qu'il arriva à maintenir pendant quelques temps avec les Jackson Five), tandis que pour PIR, le disco pompa sans vergogne le son chatoyant développé dans les studios Sigmas. Bref, dans les années 80, les deux labels se cherchent un nouveau son sans trahir l'héritage et d'une certaine façon les Mary Jane Girls comme les Jones Girls traduisent de ce positionnement. 

Coté historique: la séparation des rôles entre interprètes et création musicale: Night Over Egypt est composé et produit par une des meilleures équipes de la fin des 70s de Philadelphie (Cynthia Biggs et Dexter Wansel), tandis qu' All Night Long est une création de Rick James, nouveau petit prodige Motown, auteur du classique Superfreak, elles étaient d'ailleurs ses choristes à ce moment là. Évolution notable: les chansons s'éloignent des standards habituels des labels pour mieux en retrouver l'esprit. Moins d'arrangements chargés et denses, mise en avant d'instruments plus modernes (synthétiseur ou boîte à rythmes) mais sans céder à la tentation de l'user trop frontalement. Les chansons évoquent ainsi d'avantage Patrice Rushen que les Supremes ou Three Degrees... 

Paru en 1983, All Night Long fut un grand succès, le grand classique des Mary Jane Girls. Rick James s'éloigne de son style funk très rock (youtube) pour confectionner aux 4 chanteuses (Candice Ghant, Joanne McDuffie, Cheri Wells & Kimberly Wuletich) un midtempo langoureux et sensuel. La boite à rythmes programmée sur une Oberheim DMX (comme Blue Monday de New Order et de nombreux autres tubes) rigide contraste avec la ligne de basse simple mais très organique, totalement pompée sur Risin' To The Top de Keni Burke...La prestation vocale passionnée des 4 choristes contribuent à donner toute l'ampleur à ce fantastique morceau, indéniablement un des derniers grands 45 tours publiés par la Motown, bien plus élégant et distingué que les errances de Lionel Ritchie contemporaines.


mardi 8 mars 2016

Les Rythmeurs: Plaire Plaire ?

Il y a une quinzaine de jours sortait la compilation "Rouen, l'explosion Rock 1980-1990" (lien discogs) sur le récemment (2014) réactivé Smap Records, label qui avait édité au début des années 80 les (éphémères) Nouveaux Riches ou encore l'excellent 45T mod revival des Tweed "Fashion" que je vous recommande chaudement. Dans le reportage des Enfants du Rock de 1984, Dominique Laboubée a une très belle image pour décrire la scène qui électrise alors la ville "un peu de poussières d'étoiles"... Celle-ci est certainement tombé sur le disquaire Mélodies Massacre de Lionel Hermani dans lequel Dominique mais aussi les frères Tandy (avec en particulier un certain Gilles inconditionnel des Byrds!) viennent taper la causette et acheter des disques. L'histoire n'aurait pu n'en rester là et pourtant en 1977, un événement va changer la donne: les Dogs enregistrent leur premier 45 tours "Charlie was a good boy", il est publié par le disquaire, le premier d'une poignée de sorties séminales, en 1979 vient ainsi un second coup de grâce: l'unique 45T des Olivensteins, un des plus fantastiques disques du punk français (dans mon panthéon personnel au coté de Marie et les Garçons). Si les Olivensteins se séparèrent après 18 mois insensés, ils essaimèrent une poignée d'excellentes formations parmi lesquelles les Nouveaux Riches (avec Eric Tandy, parolier du groupe et Laboubée), les Gloires Locales (avec Antoine Masy-Perrier futur 6-cordiste des Dogs puis des Wampas ainsi que Gilles Tandy) ou encore les Rythmeurs. 

Les Rythmeurs ne laissèrent à la postérité qu'un mini album et une participation à une compilation ("Snapshots") aujourd'hui complété d'un huitième inédit sur "Rouen, l'explosion Rock". Ils se composaient de deux anciens Olivensteins (Gilles Tandy et le fabuleux guitariste Vincent Denis) ainsi que de Bruno Lefaivre à la batteur (futur Tupelo Soul) et Bruno Lecœur à la basse. "F.I.N.I" leur unique sortie individuelle est éditée en 1983 par le label mythique New Rose. Le format intermédiaire entre un EP et un LP évoque une autre sorti du label parisien faite un an plus tard par une autre formation de la compilation Snapshot(s): "À Bride Abattue" des géniales Calamités (chroniqué ici même). Le disque des Rouennais est un sans faute. Moins punk que les Olivensteins les Rythmeurs laissent les mélodies pop s'épanouir au grand jour sans négliger une certaine amertume et la hargne du punk. Le guitariste joue un récital de haut vol (classe, élégant et fin) quelque part entre les Byrds et pourquoi pas des formations new-yorkaises comme dBs ou Television, un parfait équilibre entre velléités mélodiques et un sens du phrasé moderne et anguleux. Le groupe, loin de copier les anglo-saxons en est très contemporain évoquant le Paisley Underground, les débuts de REM ou certaines formations anglaises C86 trois avant celles-ci (écouter "Un soupçon d'indifférence" pour se faire une idée) ! Si "Plaire Plaire" a mes préférence, de "Rêverie" (youtube) à "F.I.N.I" (youtube) les Rythmeurs s'imposent à travers ce disque comme un des meilleurs représentants du rock français des années 80, comme les Calamités on regrette qu'il n'y ait pas plus (en quantité) à se mettre sous la dent.

lundi 19 août 2013

Playlist été #2 - Byrdsian nam nam


Comme vous le savez je suis un inconditionnel des Byrds et je ne manque pas de les citer régulièrement ! Si eux même n'étaient pas indemnes de références (les Beatles en tête) ils ont fait du son de la 12 cordes une marque de fabrique que de nombreux groupes intégreront à leur tour dans leur musique, voici 25 (j'ai du me limiter ahah) exemples de formations super cool inspirées des glorieux Oyseaux de 1978 à nos jours !

The See See The Rain and the Snow (2013)
Les See See ont sorti deux albums, on recommandera en particulier le premier même si le second est également très chouette. Ce single paru en début d'année sur Sundazed, label d'avantage tourné vers les rééditions d'habitude, est une petite merveille et figure parmi leurs meilleures chansons avec le sublime Keep your Head.




The Young Sinclairs You can have her (2010)
On adore les américains Young Sinclairs sur RPUT comme vous le savez, et quel groupe a su le mieux retrouver l'essence des Byrds ? Ce morceau de 2010 sur leur album Chimneys a aussi des petits accents Beatles (le "oh yeah") absolument irrésistibles. Ils ont sorti trois 45 tours en 2013, tous géniaux (dont deux chez nous), et j'attends le prochain chez PSR avec une grande impatience !




Rain Parade You are my Friend (1984)
Je nourris une passion presque obsessionnelle pour le Paisley Underground et Rain Parade est probablement un de mes groupes fétiches du genre. Ce groupe psychédélique a fait quelques chansons dans une veine proche des géniaux Byrds comme ce très beau You are my Friend sorti après leur premier album absolument formidable ! Ajoutons que la pochette du 45 Tours a été conçue par monsieur Freakbeat en personne.


The Mantles Raspberry Thighs (2010)
Les Mantles de SF sont une de mes formations actuelles favorites. Moins connue (et moins productive !) que leurs collègues de la Bay Aera comme les Oh Sees, Ty Segall, Fresh and Onlys etc. ils ont développé dans leur deux albums un garage rock imprégné de folk qui les rapprocheraient des formations néo zélandaises 80s et parfois des Byrds comme sur ce magnifique single de 2010 édité par SDZ, qui figure (dans un nouvel enregistrement) aussi sur leur album de 2013 chez Slumberland.

The Optic Nerve Ain't that a Man (1986)
The Optic Nerve n'aura sorti de son vivant que deux 45 tours. Depuis l'erreur a été partiellement corrigée avec la sortie d'un album inédit époustouflant sur Soundflat en 1993. Les Optic Nerve était un groupe américain folk-rock / garage de grande classe, peut être un peu trop fin et délicat pour les hordes de fan de garage punk cryptique avec des colliers d'os et des dessins de Rat Fink sur leurs grattes vox. 



Allah-Las Vis-A-Vis (2012)
Les Allah-Las ont pas mal fait parlé d'eux avec leur premier album. Même si sur la longueur il est peu trop détendu du gland, les mecs savent écrire de super morceaux garage avec un son incroyablement sixties (merci Nick Waterhouse pour la prod aux petits oignons !). Parmi mes morceaux favoris du disque figure le très réussi Vis-a-Vis hommage assez évident aux Byrds qui pourrait presque aussi évoquer les groupes C86 !


Thee Oh Sees No Spell (2013)
Les OCS resteront le grand groupe de notre génération. J'assume à 100% ce que je dis, et ceux qui les ont vu en live seront de mon avis je crois. Impossible de ne pas être pris par cette machine de guerre incroyablement puissante en live. Leur musique fait le pont entre le garage, le punk, le krautrock mais n'hésite pas à aller vers la pop la plus douce aussi. Citer les Oh Sees dans un article à propos des Byrds me surprend moi même mais impossible de ne pas noter les airs de 8 Miles High dans cet incroyable morceau.

Primal Scream Gentle Tuesday (1987)
Je sais que Primal Scream gagnera ses lettres de noblesse en mêlant électronique et rock mais il n'empêche: mon préféré c'est le premier ! Gentle Tuesday est une petite merveille d'indie-pop sous perfusion de Byrds, une obsession partagé par le label manager en chef Alan McGee également !




Biff Bang Pow ! There must be a better life (1984)
Quand je vous disais que le chef en personne était un inconditionnel des Byrds ! Biff Bang Pow est un hommage au groupe The Creation, et surprise, le nom du label aussi ! Alan McGee et moi je pense qu'on a plein de goûts en commun, en tout cas les Byrds, Big Star et Rain Parade (et bien sûr les groupes qu'ils sortaient sur Creation).




Beachwood Sparks Something I don't recognize (2001)
L'année dernière Beachwood Sparks faisait un retour apprécié et reconnu par la critique avec The Tarnished Gold, un disque d'excellente facture ! Cependant je continue de lui préférer leur premier album sorti en 2001 chez Sub Pop et Bomp, à la pochette évocatrice de la musique du groupe (Cosmic American Music). Parmi les plus grandes réussites de l'album on notera le magnifiquement byrdsien Something I don't Recognize.


The Church Unguarded Moment (1981)
Parmi mes formations australiennes favorites je pense que je citerai les Church, en particulier pour leur premier album, le super réussi Of Skins and Heart. Cet album contient leur premier tube, le génial Unguarded Moment qui fait de chouettes appels du pieds aux Byrds !





The Long Ryders and she Rides (1983)
Parmi mes autres groupes fétiches du Paisley Underground figurent les remarquables Long Ryders probablement les plus dingues des Byrds du lot (on notera d'ailleurs le discret hommage dans leur nom grâce à un Y groovy). And she Rides est le morceau phare de leur premier EP 10-5-60, un morceau psychédélique de grande classe qui tire vers le Byrds sans le pasticher, une superbe chanson.



The Records Starry Eyes (1978)
Les Records sont une des plus fantastiques formations powerpop anglaises, leurs deux premiers albums sont des classiques du genre. Starry Eyes est un de leurs grands singles, il y a des guitares jangly et ces mélodies à tomber par terre ! A noter qu'il est un petit peu inspiré d'un titre d'Eddie and the Hot Rods (do anything you wanna do).




The Lears Coming Home Today (1994)
Dans les groupes 90s de Garage j'ai un petit faible pour les Lears, des gros fans des Byrds qui ont écrit d'excellentes chansons aux sonorités rickenbacker et douze cordes. The Story so Far sorti chez Get Hip (le label des Cynics) compile l'ensemble de leurs sorties (ou presque) ainsi que des inédits d'excellentes factures. Coming Home today était à l'origine sorti sur un EP du label italien Misty Lane (qui a réédité les Dovers !).


The Stone Roses Mersey Paradise (1989)
On ne reviendra pas sur le fait que les Stone Roses soit un des grands groupes de pop du tournant des années 80-90. Ils ont parfois glissé de super morceaux en face B de leur tubes comme le superbe (et très byrdsien malgré le titre !) Mersey Paradise que l'on retrouve sur le 12 pouces de She bangs the Drums !




The High Box Set Go (1990)
Un groupe directement lié aux Stone Roses ! Bien sûr les High ne jouent pas dans la même catégorie (on serait plus en seconde division) mais impossible de ne pas trouver un certain charme à leur unique album Somewhere soon et en particulier au magnifique single box set go, dont le riff est dans la tradition byrdsienne.




Teenage Fanclub Start Again (1997)
TFC est un grand groupe, osons le: un des plus grands des années 90. Ils ont sorti un paquet d'albums qui devraient être des classiques de la pop au rang desquels Bandwagonesque et Songs from Northern Britain me rendent dingue. Sur ce dernier album, sorti en 1997, les Teenage Fanclub se font lumineux et brillants. Impossible de ne pas entendre l'influence discrète mais sincère aux Byrds dans le magnifique Star Again et ses harmonies super jolies.



Twerps Work it Out (2012)
Twerps doit probablement plus à la scène néozélandaise des 80s qu'aux Byrds mais il y a dans ce morceau quelque chose de Byrds, que ce soit dans les guitares ou dans la diction (qui évoque aussi Dylan d'ailleurs). 





Triptides English Rain (2012)
J'adorerai entendre une version enregistrée de ce morceau avec une douze cordes, après avoir entendu Glenn la faire en live. Sur leur prochain album il devrait y avoir quelques autres morceaux dans lesquels survole l'esprit des Byrds (c'est déjà le cas sur le super set you free), j'ai hâte qu'il sorte !




Ducktails Ivy Covered House (2013)
Je suis un peu moins sensible à Ducktails qu'à Real Estate mais l'album contient quelques chansons fantastiques comme Ivy Covered House dans laquelle l'arpège de guitare jangly me fait penser aux Byrds.






R.E.M. Sitting Still (1983)
Je crois que Murmur est mon album favori de REM, c'est un GRAND disque dans lequel le groupe injecte du Byrds dans le post-punk, le college-rock. Un des grands disques des 80s pour moi. Sitting Still est une super chanson avec un riff jangly de Peter Buck mémorable.





The Last She Don't Know Why i'm here (1979)
Il parait que les Last trouvent leur premier album trop clean, peut être ... mais quel disque ! Un de mes albums favoris de powerpop, un groupe qui fait du punk, du surf, du merseybeat, ou du folk-rock le tout avec une touche unique, un super disque méconnu à redécouvrir !





Gamine Shandy Street (1983)
On ne répétera jamais assez que Gamine est un des meilleurs groupes français de pop ! Avant de signer en major le groupe aura l'occasion de sortir quelques singles et EP dont un magnifique format court sur Snapshot en 1983 produit par Robin Wills des Barracudas. Ce disque contient notamment le superbe Shandy Street dans lequel on reconnaît la touche jangly des glorieux américains.



Vetiver Any and All (2012)
Je ne suis pas très familier avec la musique de Vetiver mais ce morceau de la compilation In A Cloud II (dont il est de loin de le sommet) est une merveille de pop aux accents folk-rock et à la guitare jangly à souhait.





The Barracudas Dealing with today (1984)
Alors que Closer est ré-activé il est temps d'évoquer (et de finir en beauté) les excellents Barracudas, héros d'un certain underground des années 80. Leur troisième album Endeavour To Persevere contient le superbe dealing with today aux guitares 12 cordes enchanteresses.






Encore plus ?
Essayez ceux-là:
Sea-Urchins, Mighty Lemon Drops, Jasmine Minks, Olivensteins, Proper Ornaments, Cleaners from Venus, Bangles, Paul Messis , dBs, Woods, La's, Sadies, Razorcuts, The Coral , The Stands , los Planetas , Matthew Sweet , Velvet Crush , Flamin Groovies, Tom Petty, Sudden Death of Stars etc.

lundi 22 octobre 2012

Conjuguons la Pop #17 : Gamine - EP (1983)

Voici un article qui me tient particulièrement à cœur, défendre l'un des meilleurs groupes français de pop des 80s: Gamine de Bordeaux. 

Le groupe se forme au début des années 80 dans la foulée des formations en ST (Strychnine, Stilletos, Stalag, Standards, Stagiaires etc.) et s'en démarque en adoptant le nom de Gamine, peut être aussi pour accentuer leur dimension plus pop. Félix Visconti et Paco Rodriguez constituent l'ossature du groupe pendant toute son existence. Entre 1982 et 1984 le groupe sort diverses singles et EP sur des labels indépendants comme Surfin Bird ou Snapshot avant de signer en major et d'obtenir un succès critique et public avec l'album Voilà les Anges en 1988 (toujours pas réédité à ce jour). L'association bordelaise Art Pop a eu la bonne idée de compiler l'ensemble des morceaux de la "période indé" du groupe avec quelques inédit sur CD (Gamine - revisité 1980-86). 

1982 Gamine auto-édite son premier 45 Tours, le simple "Filles du soir" accompagné de "Simon Templar" (le héro d'une des meilleures séries de la terre!). En A le groupe démontre un certain savoir pop même si le résultat n'est pas aussi évident et limpide que la suite de leur discographie. Le titre en b est curieux, il est largement influencé par le dub (jusque dans le choix d'un harmonica et de petits sons de synthétiseurs en arrière plan), l'un des inédits ("couloir") a cette même tonalité. Peut être une question d'époque? On retrouve le même feeling pour la musique jamaïcaine dans certains titres des Fils de Joie ("adieu Paris" en particulier) et pourquoi pas aussi sur les trois premiers albums de Joe Jackson. Sur ce simple le groupe affiche de bonnes dispositions mais on le sent qui se cherche encore, cependant, dès l'année suivante va émerger le Gamine qui marquera les esprits 5 ans plus tard avec leur premier album. 

En 1983 le groupe participe en effet à l'excellente compilation Snapshot(s) au coté des Calamités, Stilettos, Standards, Coronados, Rythmeurs et quelques autres francs tireurs venus de toute la province (le seul groupe francilien étant les susnommés Coronados). La même année sort leur premier EP produit - comme la compilation - par l'anglais Robin Wills des Barracudas (qui la même année travaille sur le premier Sting Rays) un autre adepte du folk-rock (par exemple "dealing with today" sur Endeavour to Persevere). Gamine se révèle à travers ces deux disques: un groupe pop avec des guitares claires et limpides comme du cristal. 

Gamine, le morceau titre ouvre la face A, il est amusant de noter que les excellentes Calamités avait aussi un morceau titre et que les deux se retrouvent sur la compilation Snapshot(s). Les guitares carillonnent, l'esprit du folk-rock transpire de cette chanson mais avec une classe toute personnelle, un super titre pour ouvrir l'EP même si la suite est encore meilleure. La pluie poursuit le travail démarré avec Gamine en y ajoutant une petite coloration psychédélique notamment à travers un pont réussi, les guitares y sont encore une fois superbe...
On retourne le disque, on pose le saphir sur le sillon et démarre "je veux rester sur la plage", définitivement un de mes deux morceaux préférés de l'EP. Un super titre à l'ambiance rock n roll pas très éloigné de ce que pouvait faire les Calamités, voir les Coronados en plus pop. Le texte est trop cool et le morceau défonce sérieusement. Pas forcément le plus "typique" du son Gamine mais un des plus réjouissant et somme toute cohérent avec la couleur générale du groupe (le "twang" n'est jamais loin du "jangly" après tout ). "Elle tue" est toute aussi enlevée que la précédente, un des morceaux les plus énergiques du groupe à ma connaissance, il est super réussi également. On termine sur "Shandy Street" l'un des chefs d'oeuvre présent sur la compilation "Revisité". Voilà les Gamine folk-rock, les guitares sont jangly au possible, la chanson est géniale! Le rythme est uptempo, les harmonies très soignées, la production limpide met parfaitement en valeur ces guitares (pas d'abus du son de batterie "80s" à signaler, héhé), bref je suis fan.

En 1984 Gamine poursuit son chemin en indé avec deux sorties supplémentaires, le superbe single "Julie Julie" / "Sans effet" et l'EP "Harley Davidson" (oui une reprise de la chanson écrite par Gainsbourg) qui contient deux excellents titres originaux "Paris Paris" et "Bleu pâle". Ensuite le groupe réapparait en 1987 avec le single "le voyage" annonciateur du LP , mais ceci est une autre histoire ... Que l'on aimerait voir rééditée !

Pour compléter un peu ce que l'on trouve sur "Revisité" il y a deux titres démos (une cover des Stones ok, et l'original "couloirs"), et diverses morceaux issus de compilations notamment une excellente reprise du Zebra Club des Bongos, groupe contemporain pas si éloigné dans ses intentions de nos bordelais. 

Plus d'informations par ici.
Achat du CD via la page facebook de l'association



Gamine - Shandy Street

mardi 14 août 2012

Les Compilations #09: Snapshot(s) (1983)

Dans l'introduction de l'insert du disque on peut y lire:
"Chez les disquaires, les bacs pleins de rééditions et de compilations grossissent. La relecture façon Punk des grands moments du rock a provoqué la réémersion d'un pan méprisé, un moment, de la plus pure des rock-musics. La France redécouvre, aujourd'hui les racines les plus dures, les moins affadies de ce genre de musique. Yardbirds ou Small Faces, Loose Gravel ou Charlatans, les perdants magnifiques des sixties, les Phoenix des années 80, sont aujourd'hui la référence d'un nombre incalculable de musiciens a décidé de se choisir. Les "petits groupes"  se battent dans l'ombre et se rebiffent en face de l'inertie des major compagnies. Et tout, à nouveau, change...
Snapshot a saisi l'air du temps et se propose de graver ces pulsions dans le vinyl. C'est une chance pour ces gangs que le public réclame et que personne, encore, n'a vraiment su comprendre. Si Nuggets et Pebbles, ou Eva, à Paris ont sorti de l'oubli les grands noms du passé, Snapshot, lui se tourne vers l'avenir. Les enfants de Presley se traînaient dans la rue et les voilà en studio." (Jean-François BRIEU)

Cette longue citation résonne en moi, j'y vois tellement de parallèle avec ce que nous vivons aujourd'hui. Alors que pour la première fois les ventes de rééditions et disques anciens dépasse les nouveautés et que beaucoup de blogs pleurent la mort de musique pop. Nous à RPUT on est confiant, on découvre toutes les semaines des raisons de nous enthousiasmer avec des disques de musique actuelle. Certes on adore les oldies qu'elles soient des années 60-70-80 mais on a aussi l'impression de vivre un truc excitant et "à nous" et on est triste quand des gens nous refusent ce droit en prétendant que toute la musique actuelle ne vaut rien. Mais bon laissons les déçus se noyer dans un océan d'amertume et gardons notre optimisme quitte à être naif, laissons le temps décider de la valeur de ce que nous écoutons! 

Snapshot(s), pour instanné, un terme qui résume parfaitement l'approche du label bordelais qui a monté cette compilation de groupes rock et pop français. 1983: l'excitation du Punk puis du Post-Punk est passée, il faut reconstruire la musique, repartir sur autre chose. L'indie-pop, le paisley underground ou les groupes de cette compilations feront le même choix: sonner contemporain sans faire table rase du passé, une position courageuse à l'époque où le modernisme idiot de la pop mainstream fait les beaux jours de MTV ou NRJ...Madonna contre les Calamités, le tank Sherman contre le vélomoteur Solex en quelque sorte... Heureusement que des gens comme Nineteen seront là pour défendre une certaine idée du rock n roll!

Snapshot(s) regroupe donc dix formations françaises, plutôt peu connues en 1983 ou disons pas encore au sommet de leur carrière. J'imagine que l'approche "jeunes pousses" a probablement incité les éditeurs à mettre de coté un groupe comme les Dogs dont la présence aurait été assez logique en terme d'esthétique, à moins qu'il ne s'agisse d'un soucis avec la compagnie de disques des normands (Phillips à l'époque il me semble). 
Sur les 10 groupes, Bordeaux la ville d'origine du label est très bien représenté avec la moitié des forces en présence: Kick (ex-chanteur des Strychnine), The Owls (avec des membres de Strychnine, Stalag), Stilettos, Standards et enfin Gamine. Les 5 groupes restant viennent de Normandie (Rouen pour Les Rythmeurs avec des ex-Olivensteins et Gloires Locales, Le Havre pour les City Kids), de Bourgogne (Les Calamités de Beaune, et les Snipers de Dijon), et enfin un groupe francilien: les Coronados.
Si les Dogs sont absents, ils sont présents d'une certaine façon via de nombreuses connections avec des groupes sur Snapshots: les Snipers (leur premier guitariste est devenu gachette chez les Dogs), les Calamités (Dominique Laboubée joue de l'harmonica sur un de leurs morceaux, et les Calamités ont fait les choeurs sur un morceau des Dogs), les Rythmeurs (Rouen! des membres en commun) etc.
10 morceaux donc, et 8 en français, une proportion plutôt impressionnante quand on sait à quel point les français peuvent être snobs avec les groupes qui tentent de manier notre langue et faire du rock n roll! Je ne sais pas si c'était une volonté des éditeurs de la compilation ou un hasard mais je dois dire que ça me rend d'autant plus sensible à défendre cette compilation! 

La Face A démarre sur "Nouvelles chaussures, nouvelle voiture" des Standards, quelle excellente façon d'entamer les débats, ce morceau déboite! La suite est également très bonne, les Owls proposent un morceau assez soul plutôt réussi, tandis que le titre de Kick un poil plus chanson française se défend très bien. J'accroche pas trop sur le titre des City Kids (un poil trop gras pour mes goûts de terroriste de la guitare claire) mais la face se finit en beauté sur le titre des Calamités avec ses accents rock n roll dans la guitare et les voix très "girls group", groupe absolument génial dont j'espère vous reparler avec leur superbe mini-lp chez New Rose.
La Face B est probablement ma favorite, c'est un sans-faute. Le morceau des Stilettos est étonnament folk-rock mais quand même énergique, il est superbe! Les Snipers déboulent derrière et assurent bien avec l'excellent "la fiancée de l'institutrice". Puis viennent les Coronados avec un de leurs meilleurs morceaux "revanche", une salve de rock n roll hargneux et sauvage qu'ils reprendront sur leur premier album, beaucoup de gens préfère la version de la compilation, pour ma part je trouve les deux cool! Derrière les petits jeunes de Gamine (à l'époque ils n'avaient fait qu'un single autoproduit) assurent avec leur folk-rock bien jangly, c'est peut être pas mon morceau préféré des intéressés (je préfère l'ep sorti la même année chez Snapshot, comprenant le sublime "Shandy Street") mais c'est un beau titre et probablement le premier où on entend "leur style", le premier single étant peut être plus hésitant sur les intentions du groupe...Cette seconde face se conclue avec un super titre des ex-Olivensteins Gloires Locales les Rythmeurs, on y ressent bien la filliation avec le groupe culte de Rouen: guitare folk-rock, voix pleine de morgue, super titre! 
On notera la tonalité très "folk-rock" et guitares twangy de l'ensemble de la sélection à deux trois exceptions près, je ne sais pas si c'était une volonté des compilateurs mais je dois dire que ce son me sied particulièrement bien. Peut être est-ce en parti du à la production de Robin Wills (Barracudas, excusez du peu) et Nigel Barker supervisée par Chris Wilson (des demi-dieux les Flamin' Groovies)? 

Les groupes de cette compilation connaitront des fortunes diverses. Certains seront des formations cultes de l'underground (les géniaux Coronados) d'autres feront des carrières raisonnables en indé (les Snipers, trois albums chez New Rose), certains ne laisseront pas beaucoup de traces malheureusement (les Rythmeurs: un seul mini-lp mais les mecs sont restés dans le circuit) et enfin il y a Gamine et Les Calamités, les deux groupes à avoir le plus frôlé le succès.
Les Calamités après un mini-lp et un maxi jettent l'éponge, mais un ex Niagara fan du groupe les retrouvent et leur fait enregistré un vieux morceaux: le vélomoteur. Ce titre deviendra un petit tube et est devenu un classique des "one hit wonders" des 80s même si malheureusement il (comme tous les one hit wonders) met dans l'ombre le reste de l'excellente carrière discographique du groupe!
Gamine sera une des formations pop françaises emblématiques de la fin des 80s. Après quelques années en indépendant (entre 83 et 87 en gros); ils finiront par signé avec une major et obtiendront un succès critique et public avec leur premier albums et des morceaux comme "Voilà les Anges" ou "le Voyage". Sur ce disque le groupe ne renie pas son essence "folk-rock" bien que le son soit forcément un peu plus "musclé" que les productions magnifiquement aigrelettes que l'on entend par exemple sur Snapshots ou leur superbe EP sorti en 1983.

Snapshot(s) se voulait être un instantané du rock en France en 1983, ou disons d'un certain "rock", celui que l'on apprécie particulièrement dans ces pages. L'objectif est atteint, la compilation se tient très bien et offre une belle ouverture sur des groupes parmis les plus cool des années 80 comme les Coronados, les Calamités, ou encore Gamine. Cette compilation méritait sa place dans cette anthologie et je suis heureux de pouvoir défendre des groupes français avec un tel enthousiasme!

Face A
Les Standards - Nouvelles Chaussures, Nouvelle Voiture
The Owls - So Long
Kick - Kick
City Kids - You Are You
Les Calamités - Je Suis Une Calamité

Face B
Stilettos - Les Voleurs de Jouets
Snipers - Le Fiancé de l'Institutrice
Les Coronados - Revanche
Gamine - Gamine
Les Rythmeurs - Tueur à Gages


Les Calamités -  Je Suis Une Calamité

dimanche 14 août 2011

Riff Doctors - falling (1983)

Les Riff Doctors ont sorti un unique 45 tours en 1983 sur Coyotte Records. Si la face A est pas mal, c'est en retournant le disque que l'on trouve la petite pépite jangle / power pop "falling", un morceau lent très réussi et mélodique aux légers accents Beatles avec ce qu'il faut de modernité et de personnalité. Le titre a été compilé sur la série Teenline, c'est d'ailleurs ainsi que je l'ai découvert. Frank Bednash formera par la suite un autre groupe: Cowboy & Spingirl.

The Riff Doctors - falling



samedi 31 juillet 2010

Rain Parade - this can't be today (1983)

Je suppose que vous êtes d'accord avec moi quand je dis que les années 80 trainent une sale réputation... Par certains aspects difficile de nier que la musique mainstream de cette époque est particulièrement catastrophique, en revanche au niveau du sous-sol c'est une autre affaire, c'est à cette époque que la musique indie se met en place et fait ses premiers pas. Pas rien non?
Parmi les premières scènes indie identifées une place de choix (et un peu à part) doit être faite à la Paisley Pop. Ce courant est pourtant l'affaire de peut-être une dizaine de groupes parmi lesquels les Bangles, Dream Syndicate, Green on Red, 3 o Clock et le groupe dont je parle aujourd'hui: Rain Parade. Ces groupes ont en commun deux choses je crois, un certain gout pour les années 60 et en particulier ce qui tourne autour des Byrds et d'autre part une approche relativement moderne concernant ces influences, le punk est clairement passé par là.
Rain Parade sont peut-être parmi les plus 60s de la bande, leur premier album au nom plus que long (emergency third rail power trip) est néanmoins particulièrement jouissif et cool. C'est un disque de pop psychédélique aux nettes colorations Byrdsiennes (guitares vous savez comment) sans que l'ensemble sonne comme un pastiche. C'est un super disque en fait, et difficile d'en dégager les meilleurs chansons car elles sont presque toutes intéressantes. Du coup je me suis fait avoir par "this can't be today" qui est assez représentatif de la démarche du groupe sur ce disque, une sorte de raga avec une basse presque post-punk ou new wave et des guitares dans le pure style psychédélique mâtiné de folk, un clavier éthéré complète très bien le tableau, et c'est parti pour plus de 4 minutes 30 de plaisir!

Paisley pop was one the first american indie scene in the early 80s. Among the bands were the Rain Parade, their album (emergency third rail power trip, what a name!) is a very enjoyable collection of psych-pop tunes with that byrdsian guitar sound. It's really a cool release, and very recommanded.

Rain Parade - this can't be today

mercredi 24 février 2010

Aztec Camera - oblivious (1983)

On continue en Ecosse avec Aztec Camera, autre groupe (en réalité plutôt un projet solo) de la galaxie Postcard qui trouvera ensuite sa place sur une major, avec peut être des résultats moins probant qu'Orange Juice. Cependant"Oblivious" un des singles de son premier album a tout d'un classique, chanson à la fois élégante (presque maniérée) , subtile et entrainante.

Aztec Camera is another band from the Postcard crew. It's more a solo project than a real band, but still very cool. I especially love this song, the production is a bit "80s" but the tune is awesome, real cool pop!

Aztec Camera - oblivious

samedi 3 janvier 2009

Sam Cooke - Live at the Harlem Square Club, 1963


Au nom de toute l'équipe de la rédaction, je vous souhaite une très bonne année 2009. Nous vous souhaitons une année riche en galettes, en découvertes musicales et tout le tralala!

Pour bien commencer, je vous propose de vous parler de mon disque préféré! Le disque parfait!

Voilà une galette très spéciale. C'est un qualificatif plutôt étrange pour parler d'un disque, mais je veux dire par là qu'il sort vraiment du lot. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de plus, le terme est trop galvaudé pour ce disque. S'il est si spécial, c'est parce qu'il est le disque le plus joyeux que je connaisse. L'émotion dégagé ici ne frôle pas le divin, elle le dépasse. C'est à son caractère live, qu'il doit toute sa dimension. La portée n'aurait vraiment pas été la même en studio, parce que c'est bien en live, que Sam Cooke parvient réellement à se révéler. Il est fait pour ça et lui seul est capable de créer une fusion aussi parfaite entre lui-même, ses musiciens et le public. Ce public n'est pas simple spectateur, il fait véritablement partie du show, de la musique, si bien qu'il devient un instrument à part entière. Il chante et réagit aux appels du prédicateur tout en amplifiant sa puissance. Alors que la musique est définitivement profane, les manières et l'ambiance n'ont jamais été aussi divines. Enfin, un dernier ingrédient, loin d'être négligeable permet à ce trésor un décollage exponentiel! Ce sont les musiciens qui accompagnent Sam Cooke et en particulier le grand King Curtis, brillant saxophoniste. Ce soir là, ils se sont montré particulièrement brillants, créant un groove de folie et souvent jazzy.

Ce sont tous ces facteurs (qui relèvent presque du hasard) qui font de ce live, le meilleur disque de soul, et soyons fou, le meilleur disque tout court. Il n'y a vraiment aucune faiblesse (sauf le très classique "on en veut encore"), uniquement des sommets. Si l'on pouvait s'attendre à une brillante prestation, rien ne permettait de penser que nous allions atteindre un tel niveau. C'est une chance incommensurable d'avoir enregistré ce live mais surtout de pouvoir l'écouter! Mais pourquoi, pourquoi?? Oui pourquoi, avoir attendu 1983 pour le révéler? Maintenant, traite de blabla, lancez le disque, levez-vous (vous allez groover des pieds, alors anticipons), fermez les yeux et bienvenue dans mon rêve. Mr Soul arrive et l'on s'y croirait!

écouter un extrait

samedi 2 février 2008

R.E.M. - Radio Free Europe (1983)

R.E.M. (pour Rapide Eye Mouvement) est une des principales formations à venir de la ville d'Athens au EU avec les B52's ou le combo post-punk Pylon. En 1981 ils sortent leur premier single avec en face A "radio free europe", deux ans plus tard c'est un des morceaux phares de leur premier album "Murmur" dans une version réenregistrée (en écoute ici). Sur Radio Free Europe, il y a des textes un peu obscures, des rythmiques quasi post-punk et ces guitares rickenbacker qui renvoient directement aux Byrds voir aux formations power-pop qui s'en sont inspirés. Bref tout à fait dans l'air du temps de ce début des 80s, mais inimitable et très personnel, ce qui en fait un titre irresistible.

REM (Rapide Eye Mouvement) is one of the best bands to come from Athens, with the B52s and the lesser known Pylon. In 1981 they released "radio free europe" as their first single, 2 years laters the track was recorded again and was one of the best tunes of their first LP "Murmur" wich put them on the map of american major indie rock/pop bands. This tune is a fine blend of post-punk with Byrds guitars (rickenbacker) but it sounds only like a REM track and it's great.

écouter / listen to radio free europe