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samedi 21 mai 2016

The Byrds: jingle jangle

The Byrds est un de mes groupes fétiches avec Big Star, The Beatles et The Zombies, par conséquent il m'est difficile d'écrire sur eux, cette maudite peur de ne pas être à la hauteur ! Ainsi n'ai-je jamais consacré d'articles directement sur ces Oyseaux là et pourtant ils sont si souvent présents ici ! Je les mentionne en effet très régulièrement... En toute franchise, je ne suis pas un inconditionnel de tous leurs albums: j'ai toujours un peu de mal à être à fond sur la période Gram Parsons (Sweetheart Of The Rodeo en 1968) et bien sûr les albums tardifs (à partir de Ballad of Easy Rider en 1969) ne sont tout de même pas aussi bons malgré quelques morceaux fantastiques (par exemple "Gunga Din" écrite par le batteur Gene Parsons, à écouter ici). Deux albums ont spécialement mes faveurs: Younger Than Yesterday (1967) et The Notorious Byrd Brothers (1969), deux 33 tours proches de la perfection et parmi mes favoris de tous les temps, ce qui ne retire rien au mérite des autres que je chéris presque tout autant ! 

Contrairement à d'autres formations comme les Beatles ou dans une moindre mesure les Stones, les Byrds n'ont jamais été un groupe très stable en terme de line-up. Le seul membre permanent fut Roger McGuinn, le guitariste aux lunettes rectangulaires et au merveilleux son de 12 cordes. À l'inverse de The Fall (Mark E. Smith aurait dit quelque chose comme ta grand mère et moi c'est The Fall) les Byrds n'ont cependant pas été un prête-nom pour le seul McGuinn, chaque grande époque a ainsi vu l'émergence de super songwritters en plus des excellents contributions de Roger que nous aurions tord de négliger. Cette remarque en soulève une autre: les Byrds sont avant tout connus pou des reprises, en particulier de Dylan (Mr Tambourine Man ou My Back Pages) et savaient pourtant écrire de fabuleuses chansons...Parmi les songwritters les plus reconnus figurent en bonne place le facétieux David Crosby, sa moustache de gaulois, ses tenues d'elfe et le ténébreux beau gosse Gene Clark. Moins identifié Chris Hillman fut pourtant une pierre angulaire du groupe notamment sur mes deux albums fétiches.

 De g. à dr.: Crosby (gtr), Hillman (basse), Clark (tamb.), Clarke (bat.), Guinn (gtr 12)

Cette ouverture du groupe en terme d'écriture a certainement contribué à l'évolution passionnante de la musique des Byrds au long de la décennie. La formation fut en effet à la pointe de nombreux genres musicaux en quelques années seulement: des débuts folk-rock jusqu'à la country-rock en passant par le rock psychédélique qu'ils contribuèrent largement à définir avec le génial "8 miles high" en 1966. Mais revenons en un an plus tôt, le 12 avril de cette année là, les californiens publient leur premier single (certes précédé par le simple des Beefeaters en 1964), une reprise de Dylan ("Mr Tambourine Man") accompagné d'une composition de Gene Clark ("I knew I'd want you"). Le 45 tours est l'acte fondateur du folk-rock, il est certes devancé de quelques mois par "Laugh Laugh" des Beau Brummels, mais à l'inverse de ce dernier très marqué par la British Invasion, il contribue à créer une réponse américaine aux Beatles sans complexe vis à vis des Liverpuldiens. Il y a surtout LE son, celui des rickenbackers 12 cordes carillonnantes jouées en arpège...Le jangle est né ! Bien sûr, il existe des précédents ("Words of Love" de Buddy Holly, "what you're doing" des Beatles, "Needles & Pins" des Searchers), mais aucun ne met autant en valeur les 12 cordes et ne créé de fait un courant... Le son jangly ne doit pas être confondu avec d'autres sons clairs de guitare, notamment le twangy cher au Rock & Roll et à la Country: le jangly tire profit des demi-caisses des Rickenbackers, des cordes sympathiques (wikipedia), du chorus créé par l'accordage dans la même octave des cordes les plus aiguës et enfin est généralement compressé pour augmenter la portée du sustain, le tout avec un réglage très clair des amplis (voir directement dans la console) et surtout pas de saturation ou de crunch... Il en résulte ce son absolument magique, limpide, cristallin et si beau qui caractérise les disques des Byrds. Bien sûr ces derniers furent grandioses pour magnifier la sonorité en y amenant cette sensibilité folk américaine qui les caractérisent (jeu en arpège etc.)... 

"All I really want to do", second simple du groupe, précède de quelques jours la sortie du premier album des Byrds. Il suit les recettes de "Mr Tambourine Man" en associant une reprise de Dylan et une composition de Gene Clark, placée en face B, l'incroyable "I'll Feel a whole lot better". Le titre original est devenu un classique du groupe: il n'a pas le statut de tubes comme peuvent l'être "8 miles high" "turn turn turn" ou "I wasn't born to follow" mais jouit d'un culte chez les nombreux amateurs des Byrds. Il faut dire que la chanson est un bijou de pop typique de la première période de la formation. Dès les premières secondes, le motif de guitare jangly provoque les premiers émois, la voix country laidback de Gene continue de saper vos dernières résistances, les harmonies typiquement byrdsiennes du refrain vous enchantent et enfin le solo de guitare si original vous porte l'estocade. Très judicieusement inspiré de "needles & pins" des Searchers,  ils sont ainsi nombreux à avoir repris "I'll feel a whole lot better", des Flamin' Groovies (youtube) à The Coral (youtube) en passant par Tom Petty (youtube), autant de témoignages de l'énorme influence du groupe sur de nombreuses formations géniales.

lundi 25 avril 2016

Ilous et Decuyper: folk des cieux

Le patrimoine français pop au sens large (j'y compte le rock voir la soul) souffre d'une terrible méconnaissance de notre part. Cela contribue à maintenir cette désespérante illusion que les français n'entendent rien à cette musique. Ainsi la fatalité ce serait abattue sur le berceau hexagonal dans les années 50: aux français la tradition du texte issu de notre si belle littérature (qui a tout de même "produit" Musso-piquette ou Marc Levy-tamine), aux anglo-saxons les chansons aux textes ineptes mais sacrément accrocheuses. Bien évidemment, la vérité est plus complexe mais également belle: les anglo-saxons ont des auteurs de chansons fantastiques (Bob Dylan ou les Kinks pour n'en citer que deux parmi d'autre) et les français sont capables de construire une chanson sur une mélodie plus qu'autour de son texte. Pourtant le salmigondis littéraire d’élèves condescendants en hypocagne reste vivace en 2016, parfois ils se transmettent même le patrimoine de père en fils, passant d'un support à l'autre ! On préfère aussi encore ces troisièmes couteaux anglais de freakbeat ayant composé un bon morceau (et repris correctement un groupe US bubblegum) aux groupes (français ou) francophones: The Attack plutôt que les Lutins ou les 5 Gentlemen...

Ilous et Decuyper, une collaboration ayant abouti sur un album et deux simples en 1972, ne va certainement pas aider à combler le déficit d'amour pour notre pop et pourtant que la tentative est belle ! Voilà deux musiciens, dont un au CV chargé (Bernard Ilous des Rover et dans la dernière version du Système Crapoutchik) qui se lancent dans un disque de folk-rock aux harmonies divines. En ligne de mire le supergroupe Crosby Stills and Nash (& Young s'il est d'humeur)  évidemment mais Ilous et Decuyper y apportent une sensibilité unique et très française. "L'élu" seul simple extrait du disque en est une très belle illustration. Élégantes guitares acoustiques, orgue discret, délicat travail des voix...tout concourt ici à créer un sommet de folk-rock francophone dont la cime fait de l'ombre à bien des formations anglo-saxonnes ô combien adulées.

lundi 3 août 2015

CRM007/008 - RPUT 1/2: The Young Sinclairs - Hurt My Pride EP / New Day SP

CRM007 / RPUT1
The Young Sinclairs
A1. Hurt My Pride
B1. Someone Like The Hawk 
B2. Nothin' To Say
45 Tours (7') / 300 exemplaires (200 noirs / 100 violets pochette alt.)  / 21 janvier 2013 (01/21/13)
SOLD OUT 
CRM008 / RPUT2
The Young Sinclairs
A. New Day
B. Turned Around
45 Tours (7') / 200 exemplaires / 21 janvier 2013 (01/21/13)
SOLD OUT 

Les deux 45 tours des Young Sinclairs marquent la première collaboration entre Croque Macadam et Requiem Pour Un Twister: les deux principaux auteurs (et frères dans la vie) du blog avaient maintenant chacun leur propre label, ils allaient réunir leur force au sein d'une même structure en mars 2014 (RPUT Disques qui chapeaute les deux labels).  
Ces deux disques sont une de nos plus grandes fiertés. Le groupe de Roanoke (Virginie, dans les montagnes) n'avaient rien sorti depuis près de trois ans (2010), nous pensions même qu'il avait splitté... En contactant Samuel (tête pensante du groupe, souvent seul ou avec son frère à l'enregistrement) pour acheter des disques il nous est venu l'idée un peu folle de lui demander s'il serait intéressé pour faire un disque avec nous, il répondit positivement, nous étions aux anges ! Rapidement ils nous avaient parvenir des titres inédits (dont la plupart a été publié dans les mois suivant notamment sur l'EP de Planting Seeds et la cassette single) et nous avons pu pioché dans les démos de Culled from the link qui n'avaient jamais été éditées sur un support physique ! Il y avait tant de matériel incroyable que nous avons assez vite pris la décision de partir sur deux 45 tours d'un coup ! 
Le premier s'ouvre sur un des meilleurs morceaux garage-rock des dernières années pour moi, dans la pure tradition du genre: Hurt My Pride, le pont est absolument sublime, le son est incroyable. Someone Like The Hawk est une pause folk-rock délicate, parfaite pour introduire l'autre tube de l'EP, le mortel Nothin' To Say (librement inspiré d'un morceau 60s, de mémoire les Guess Who). New Day ouvre le second disque, un très jolie morceau indie-pop à la guitare jangly qui évoque notamment les Church et toute l'école anglaise 80s (Razorcuts, Jasmine Minks etc.). Turned around complète le disque sur une touche plus powerpop et presque - osons le - Big Starienne, un très beau morceau.
Les 45 Tours se sont plutôt bien vendus, en moins d'un an nous avons écoulé les deux, depuis les Young Sinclairs ont sorti pas moins de trois 45 tours (et un morceau sur un split 45T avec... Triptides notamment) et un album, tous très bons évidemment, on adorerait pouvoir ressortir quelque chose de l'intéressé un jour, peut être dans une vibe plus pop et moins garage...qui sait ?

Ce n'est pas un mais deux singles des folk-rockeurs américains Young Sinclairs que publient en association deux jeunes labels français. Cinq morceaux répartis en deux disques, portés par une enchanteresse guitare 12 cordes qui évoquent les Byrds ("New Day", "Someone Like The Hawk") ou les groupes Paisley Underground ("Turned Around"). Tout simplement magnifique.
Rock and Folk (Mars 2013, numéro 547)

Thanks to the French labels Requiem Pour Un Twister & Croque Macadam there are two brand new singles from Lunsford’s Young Sinclairs.  Hurt My Pride is the single with attitude. It sounds like Lunsford has been listening to Love and Them. It’s full of spite, antipathy and of course tons of melody.  Second single New Day is softer sounding and jangles like early Church and REM. Perhaps it’s trying to heal the wounds inflicted by its mate.
I think if Lunsford ever really decided to go for it: tour like crazy,and  get a PR person that has friends at certain web sites. The Young Sinclairs would no longer just be this cool secret among pop geeks. For now file the them next to your Allah-Las, White Fence, People’s Temple and The See See records.
Finest Kiss (lien)




lundi 7 avril 2014

Concours Quilt & Boogarins à l'Espace B


C'est une grande première pour Requiem Pour Un Twister, nous nous associons à l'Espace B pour vous proposer 2 x 1 place pour l'un des plus beau line-up de l'année : Quilt et Boogarins (dixième de notre top album 2013), deux groupes que nous portons dans nos coeurs.

BOOGARINS
Invoquant le tropicalisme brésilien d'Os Mutantes ou de Sergio Mendes tout autant que le revival psych contemporain, le duo brésilien Boogarins fût l'une des plus belles découvertes surprises de l'année. Ah ce que la musique peut-être excitante lorsque le métissage, qui fait si peur à certaines franges extrême de notre beau pays, est intelligent ! Boogarins en sont la preuve : un groupe brésilien sorti sur un label new yorkais et adoubé par un blog français, la mondialisation a parfois du bon non ?


QUILT
Issu d'une tradition folk-rock américaine (The Mamas & Papas, Jefferson Airplane), Quilt évoque autant les paysages bucoliques de l'Amérique rurale et verdoyante du Midwest, que la lumière irradiante des plages californiennes dans des mélodies de guitares carillonnantes aux relents psychédéliques.



CONCOURS TERMINE. les gagnants ont du recevoir un email.
Merci de votre participation.



mercredi 8 janvier 2014

Bilan 2013 : Top labels

Il aurait été tentant de citer à nouveaux des labels des années précédentes tant certains se sont révélés en forme en 2013. Ainsi Trouble In Mind (top label 2011), Woodsist (top label 2012) ou Great Pop Supplement (2012) ont réalisé des disques somptueux cette année (Maston, Lucid Dream, Kevin Morby etc.) et on ne saurait que vous recommander de vous précipiter sur le catalogue il était cependant important pour nous de continuer à défricher en évoquant des nouveaux venus ou des labels historiques en renouveau. Voici notre top subjectif des labels de 2013.  

Chapter Music
Chapter Music a fêté ses 20 ans en 2012. Changer de décennie ne semble pas l'avoir freiner dans ses intentions, bien au contraire, le label australien a signé une année fabuleuse avec notamment de merveilleux disques des Stevens ou de Dick Diver. 2013 était placé sous le signe de la scène australienne et qui mieux que Chapter Music représente ce vent de fraîcheur qui souffle sur l'indie-pop depuis les antipodes ?




Reverberation Appreciation Society
Le revival psych rock doit beaucoup à ce label et à son proprio Christian Bland, il a nous dégôté une belle brochette de chevelus en goguette prêts à nous vriller l'esprit avec leur kaléidoscope. D'autant qu'en plus de Night Beats qu'on connaissait déjà, le label a sorti coup sur coup deux nouveaux groupes qui nous en mis plein la vue : Holy Wave et Elephant Stone, et si nous n'en avons par encore parlé, nous les avons pourtant largement rincé en 2013.


Lolipop Record
A l'instar de Captured Tracks, Burger est en train de devenir une super machine, des centaines de références, un travail (trop -à mon goût-) largement constitué d'édition cassettes de disques sortis par d'autres et un catalogue d'artistes piqués aux autres (Burnt Ones, Dead Ghosts,...). Si vous cherchez UN label dans le même esprit mais qui a gardé son travail de défrichage, c'est chez Lolipop Records qu'il faut aller voir maintenant, les sorties s’enchaînent, quasiment que des nouveaux venus et presque rien à jeter. Le label cassette de l'année sans hésitation.

Fire / Critical Heights
Fire Records est un de nos labels indie-pop historiques fétiches, ils avaient notamment les géniaux Close Lobsters au catalogue. Ils ont des goûts impeccables en matière de rééditions (Teenage Fanclub, The Boys, Television Personalities) mais surtout le label renoue avec ses premières amours via de nouvelles signatures excitantes comme Scott and Charlene's Wedding, Virginia Wing, Las Kellies, Surf City.


Castle Face Records
Castle Face contribue largement à la bonne santé de la scène de San Francisco, le catalogue du label est un véritable who's who avec des contributions de Ty Segall, Fuzz, White Fence, Warm Soda, Oh Sees, Total Control (oui, ils sont australiens), Fresh and Onlys etc. Qui plus est avec le premier Group Flex (sorti en 2012) ils ont marqué les esprits en proposant un des plus beaux objets musicaux de ces dernières années. Il était temps de les mettre à l'honneur sur le blog !


jeudi 12 décembre 2013

The Resonars - The Greatest of (2013)

The Resonars est un groupe que nous ne citons pas assez souvent sur ce blog. Auteur de 6 albums en 15 ans (le dernier cette année chez Burger), l'homme orchestre Matt Rendon se voit gratifier d'un Greatest Songs chez Trouble in Mind (éditeur d'un EP 45 tours de l'intéressé en 2012). Ce disque panache les cinq premiers albums de l'intéressé avec un certain sens de l'équité. On trouve ainsi des extraits de ses excellents disques chez Get Hip, ses débuts chez Star Time ou ses aventures récentes du coté de Fullerton en Californie.

Bien qu'étant une compilation, le LP s'écoute comme un album, la formule Resonars n'a que peu évolué depuis ses débuts. Si la musique jaillit avec l'osmose d'un groupe soudé Matt Rendon est seul à la manœuvre avec son 4 pistes cassette, il s'enregistre à tous les instruments, harmonise avec lui même etc. Sous cet étendard (Matt a aussi participé à d'autres groupes comme les Knockout Pills) il explore les arcanes de la pop sixties anglaise et américaine. La batterie explosive des Who rencontre la voix sous helium des Hollies tandis que les guitares font souvent des œillades aux Byrds. Si Matt ne prétend pas réinventer la roue, il se dégage de ces quatorze titres une vraie cohérence et une personnalité qui lui est propre. L'intéressé injecte sa propre sensibilité à une musique codifiée mais pas guindée, il y a trop de fantaisie chez l'américain pour se cacher derrière des citations pesantes. La sélection est super cool et on retrouve beaucoup de mes morceaux fétiches comme "if he's so great" (Bright and Dark, 1999) ou "she's in love with her" (Lunar Kit, 2002). C'est aussi l'occasion de découvrir des morceaux de son premier disque introuvable mais qui pourrait être réédité sous peu selon mes informations. Les chansons récentes ("long long thoughts" éditée l'année dernière) ne montrent pas de signe de ralentissement de la part de Rendon toujours aussi inspiré quand il s'agit de jouer avec les références chéries des années soixante.

The Greatest Songs est une très belle introduction à un des francs tireurs les plus attachants du garage actuel. Un homme-orchestre qui doit autant à ses classiques 60s qu'aux techniques de studio issues des expérimentations d'Emitt Rhodes ou des Toms. Un esprit farceur dont la musique maline est un petit régal pour les esthètes.




mardi 3 décembre 2013

The Proper Ornaments - Waiting for the Summer (2013)

The Proper Ornaments est un de mes groupes anglais chouchou depuis un an ou deux. J'avais été sous le charme de leur EP chez No Pain in Pop au point qu'il se classe troisième de notre top singles et EP en 2011. On leur avait aussi attribué une place de choix dans nos espoirs pour 2012 au coté de La Femme, Pendentif ou Fear of Men. Ces derniers ont publié en 2013 un "Early Fragments" compilations de morceaux parus en singles et EP avec des bonus, Waiting for the Summer en est assez proche. Sur 10 titres seuls deux sont des inédits, et 7 sont issus de leur premier single et leur EP.

Il y a un petit regret à voir un groupe aussi terrible sortir un disque presque en catimini, uniquement en CD. On en vient à se demander s'il s'agit d'un premier pas avant le grand saut (un véritable album) ou une façon de conclure une belle histoire avortée. Je croise les doigts pour que ce soit le début plus que la fin de quelque chose, ce groupe est trop fantastique pour en rester là. 

Waiting for the Summer est un rappel salutaire des qualités évidentes de ce duo, leur capacité à sortir des lignes de guitares sublimes et des harmonies jolies comme des cœurs. On retrouve avec plaisir en ouverture le single waiting for the summer  (dont je ne suis pas sûr qu'il ait été édité en 7' finalement ?), sa face B (géniale) étant absente du disque. L'ossature du disque tourne donc autour de l'EP chez No Pain In Pop, l'ensemble des cinq morceaux se retrouve idéalement placé dans le cœur du réacteur. Si la musique de Proper Ornaments louche parfois vers Veronica Falls (le projet principal de James) notamment dans cette façon de tricoter les guitares, la touche psychédélique et west coast rend ce projet unique et si attachant. On est sous le charme des arpèges jangly à la Byrds de Shining Bright ou Drop Off, des tournures psychédéliques de Recalling, des boites à rythmes bancales (à la Cleaners from Venus) de Waiting for the summer etc. Les deux titres inédits concluent le disque avec un certain brio mais sans répondre à nos questions sur l'avenir du groupe. Nervous Breakdown est une excellente chanson d'obédience acoustique, un titre dépouillé et délicat. Take a Break est mignonne mais sonne plus comme une ébauche qu'une ouverture vers un futur radieux. L'ajout des deux faces B inédites (imagination et Candy) récentes aurait amené un peu de consistance à l'ensemble.

On l'attendait avec énormément de patience cet album de The Proper Ornaments, mais on ne peut s'empêcher d'être un peu déçu malgré les qualités évidentes du disque, les morceaux sont géniaux et il fait du bien de le rappeler. Proper Ornaments est un super groupe mais on veut en entendre plus ! On espère donc revoir notre duo fétiche avec de nouvelles compositions très vite !




lundi 19 août 2013

Playlist été #2 - Byrdsian nam nam


Comme vous le savez je suis un inconditionnel des Byrds et je ne manque pas de les citer régulièrement ! Si eux même n'étaient pas indemnes de références (les Beatles en tête) ils ont fait du son de la 12 cordes une marque de fabrique que de nombreux groupes intégreront à leur tour dans leur musique, voici 25 (j'ai du me limiter ahah) exemples de formations super cool inspirées des glorieux Oyseaux de 1978 à nos jours !

The See See The Rain and the Snow (2013)
Les See See ont sorti deux albums, on recommandera en particulier le premier même si le second est également très chouette. Ce single paru en début d'année sur Sundazed, label d'avantage tourné vers les rééditions d'habitude, est une petite merveille et figure parmi leurs meilleures chansons avec le sublime Keep your Head.




The Young Sinclairs You can have her (2010)
On adore les américains Young Sinclairs sur RPUT comme vous le savez, et quel groupe a su le mieux retrouver l'essence des Byrds ? Ce morceau de 2010 sur leur album Chimneys a aussi des petits accents Beatles (le "oh yeah") absolument irrésistibles. Ils ont sorti trois 45 tours en 2013, tous géniaux (dont deux chez nous), et j'attends le prochain chez PSR avec une grande impatience !




Rain Parade You are my Friend (1984)
Je nourris une passion presque obsessionnelle pour le Paisley Underground et Rain Parade est probablement un de mes groupes fétiches du genre. Ce groupe psychédélique a fait quelques chansons dans une veine proche des géniaux Byrds comme ce très beau You are my Friend sorti après leur premier album absolument formidable ! Ajoutons que la pochette du 45 Tours a été conçue par monsieur Freakbeat en personne.


The Mantles Raspberry Thighs (2010)
Les Mantles de SF sont une de mes formations actuelles favorites. Moins connue (et moins productive !) que leurs collègues de la Bay Aera comme les Oh Sees, Ty Segall, Fresh and Onlys etc. ils ont développé dans leur deux albums un garage rock imprégné de folk qui les rapprocheraient des formations néo zélandaises 80s et parfois des Byrds comme sur ce magnifique single de 2010 édité par SDZ, qui figure (dans un nouvel enregistrement) aussi sur leur album de 2013 chez Slumberland.

The Optic Nerve Ain't that a Man (1986)
The Optic Nerve n'aura sorti de son vivant que deux 45 tours. Depuis l'erreur a été partiellement corrigée avec la sortie d'un album inédit époustouflant sur Soundflat en 1993. Les Optic Nerve était un groupe américain folk-rock / garage de grande classe, peut être un peu trop fin et délicat pour les hordes de fan de garage punk cryptique avec des colliers d'os et des dessins de Rat Fink sur leurs grattes vox. 



Allah-Las Vis-A-Vis (2012)
Les Allah-Las ont pas mal fait parlé d'eux avec leur premier album. Même si sur la longueur il est peu trop détendu du gland, les mecs savent écrire de super morceaux garage avec un son incroyablement sixties (merci Nick Waterhouse pour la prod aux petits oignons !). Parmi mes morceaux favoris du disque figure le très réussi Vis-a-Vis hommage assez évident aux Byrds qui pourrait presque aussi évoquer les groupes C86 !


Thee Oh Sees No Spell (2013)
Les OCS resteront le grand groupe de notre génération. J'assume à 100% ce que je dis, et ceux qui les ont vu en live seront de mon avis je crois. Impossible de ne pas être pris par cette machine de guerre incroyablement puissante en live. Leur musique fait le pont entre le garage, le punk, le krautrock mais n'hésite pas à aller vers la pop la plus douce aussi. Citer les Oh Sees dans un article à propos des Byrds me surprend moi même mais impossible de ne pas noter les airs de 8 Miles High dans cet incroyable morceau.

Primal Scream Gentle Tuesday (1987)
Je sais que Primal Scream gagnera ses lettres de noblesse en mêlant électronique et rock mais il n'empêche: mon préféré c'est le premier ! Gentle Tuesday est une petite merveille d'indie-pop sous perfusion de Byrds, une obsession partagé par le label manager en chef Alan McGee également !




Biff Bang Pow ! There must be a better life (1984)
Quand je vous disais que le chef en personne était un inconditionnel des Byrds ! Biff Bang Pow est un hommage au groupe The Creation, et surprise, le nom du label aussi ! Alan McGee et moi je pense qu'on a plein de goûts en commun, en tout cas les Byrds, Big Star et Rain Parade (et bien sûr les groupes qu'ils sortaient sur Creation).




Beachwood Sparks Something I don't recognize (2001)
L'année dernière Beachwood Sparks faisait un retour apprécié et reconnu par la critique avec The Tarnished Gold, un disque d'excellente facture ! Cependant je continue de lui préférer leur premier album sorti en 2001 chez Sub Pop et Bomp, à la pochette évocatrice de la musique du groupe (Cosmic American Music). Parmi les plus grandes réussites de l'album on notera le magnifiquement byrdsien Something I don't Recognize.


The Church Unguarded Moment (1981)
Parmi mes formations australiennes favorites je pense que je citerai les Church, en particulier pour leur premier album, le super réussi Of Skins and Heart. Cet album contient leur premier tube, le génial Unguarded Moment qui fait de chouettes appels du pieds aux Byrds !





The Long Ryders and she Rides (1983)
Parmi mes autres groupes fétiches du Paisley Underground figurent les remarquables Long Ryders probablement les plus dingues des Byrds du lot (on notera d'ailleurs le discret hommage dans leur nom grâce à un Y groovy). And she Rides est le morceau phare de leur premier EP 10-5-60, un morceau psychédélique de grande classe qui tire vers le Byrds sans le pasticher, une superbe chanson.



The Records Starry Eyes (1978)
Les Records sont une des plus fantastiques formations powerpop anglaises, leurs deux premiers albums sont des classiques du genre. Starry Eyes est un de leurs grands singles, il y a des guitares jangly et ces mélodies à tomber par terre ! A noter qu'il est un petit peu inspiré d'un titre d'Eddie and the Hot Rods (do anything you wanna do).




The Lears Coming Home Today (1994)
Dans les groupes 90s de Garage j'ai un petit faible pour les Lears, des gros fans des Byrds qui ont écrit d'excellentes chansons aux sonorités rickenbacker et douze cordes. The Story so Far sorti chez Get Hip (le label des Cynics) compile l'ensemble de leurs sorties (ou presque) ainsi que des inédits d'excellentes factures. Coming Home today était à l'origine sorti sur un EP du label italien Misty Lane (qui a réédité les Dovers !).


The Stone Roses Mersey Paradise (1989)
On ne reviendra pas sur le fait que les Stone Roses soit un des grands groupes de pop du tournant des années 80-90. Ils ont parfois glissé de super morceaux en face B de leur tubes comme le superbe (et très byrdsien malgré le titre !) Mersey Paradise que l'on retrouve sur le 12 pouces de She bangs the Drums !




The High Box Set Go (1990)
Un groupe directement lié aux Stone Roses ! Bien sûr les High ne jouent pas dans la même catégorie (on serait plus en seconde division) mais impossible de ne pas trouver un certain charme à leur unique album Somewhere soon et en particulier au magnifique single box set go, dont le riff est dans la tradition byrdsienne.




Teenage Fanclub Start Again (1997)
TFC est un grand groupe, osons le: un des plus grands des années 90. Ils ont sorti un paquet d'albums qui devraient être des classiques de la pop au rang desquels Bandwagonesque et Songs from Northern Britain me rendent dingue. Sur ce dernier album, sorti en 1997, les Teenage Fanclub se font lumineux et brillants. Impossible de ne pas entendre l'influence discrète mais sincère aux Byrds dans le magnifique Star Again et ses harmonies super jolies.



Twerps Work it Out (2012)
Twerps doit probablement plus à la scène néozélandaise des 80s qu'aux Byrds mais il y a dans ce morceau quelque chose de Byrds, que ce soit dans les guitares ou dans la diction (qui évoque aussi Dylan d'ailleurs). 





Triptides English Rain (2012)
J'adorerai entendre une version enregistrée de ce morceau avec une douze cordes, après avoir entendu Glenn la faire en live. Sur leur prochain album il devrait y avoir quelques autres morceaux dans lesquels survole l'esprit des Byrds (c'est déjà le cas sur le super set you free), j'ai hâte qu'il sorte !




Ducktails Ivy Covered House (2013)
Je suis un peu moins sensible à Ducktails qu'à Real Estate mais l'album contient quelques chansons fantastiques comme Ivy Covered House dans laquelle l'arpège de guitare jangly me fait penser aux Byrds.






R.E.M. Sitting Still (1983)
Je crois que Murmur est mon album favori de REM, c'est un GRAND disque dans lequel le groupe injecte du Byrds dans le post-punk, le college-rock. Un des grands disques des 80s pour moi. Sitting Still est une super chanson avec un riff jangly de Peter Buck mémorable.





The Last She Don't Know Why i'm here (1979)
Il parait que les Last trouvent leur premier album trop clean, peut être ... mais quel disque ! Un de mes albums favoris de powerpop, un groupe qui fait du punk, du surf, du merseybeat, ou du folk-rock le tout avec une touche unique, un super disque méconnu à redécouvrir !





Gamine Shandy Street (1983)
On ne répétera jamais assez que Gamine est un des meilleurs groupes français de pop ! Avant de signer en major le groupe aura l'occasion de sortir quelques singles et EP dont un magnifique format court sur Snapshot en 1983 produit par Robin Wills des Barracudas. Ce disque contient notamment le superbe Shandy Street dans lequel on reconnaît la touche jangly des glorieux américains.



Vetiver Any and All (2012)
Je ne suis pas très familier avec la musique de Vetiver mais ce morceau de la compilation In A Cloud II (dont il est de loin de le sommet) est une merveille de pop aux accents folk-rock et à la guitare jangly à souhait.





The Barracudas Dealing with today (1984)
Alors que Closer est ré-activé il est temps d'évoquer (et de finir en beauté) les excellents Barracudas, héros d'un certain underground des années 80. Leur troisième album Endeavour To Persevere contient le superbe dealing with today aux guitares 12 cordes enchanteresses.






Encore plus ?
Essayez ceux-là:
Sea-Urchins, Mighty Lemon Drops, Jasmine Minks, Olivensteins, Proper Ornaments, Cleaners from Venus, Bangles, Paul Messis , dBs, Woods, La's, Sadies, Razorcuts, The Coral , The Stands , los Planetas , Matthew Sweet , Velvet Crush , Flamin Groovies, Tom Petty, Sudden Death of Stars etc.

dimanche 24 février 2013

Twerps - Work it Out EP 7' (2012)

Twerps est une excellente formation australienne déjà évoquée sur ce blog à différentes reprises même si nous n'avons scandaleusement pas chroniqué leur premier album (alors qu'il est super et dans notre top 2011). Ce nouvel EP paru chez Chapter Music est une bonne occasion de reparler de ce super groupe.

Work it Out ouvre le bal de la plus belle des manières. Le titre a des accents dylanesques dans la voix (ou Byrds qui reprennent Bob ?), la guitare aux sonorités légèrement twangy est fabuleuse, une grande chanson. He's in Stock reflète les petites influences garage-rock du groupe, le riff a ce coté folk-garage que j'aime tant, si la rythmique est clairement indie-pop on apprécie quand le groupe s'aventure dans ce registre plus garage, il y a aussi du Clean/Bats dans le son des guitares et de la basse. J'y entends aussi quelque chose de pas si loin des excellents Mighty Lemon Drops période premier LP. Recall enfin est loin d'être un morceau de remplissage, s'il est plus calme que He's in stock ou moins pop que Work it Out il dégage un certain charme, on y retrouve cette touche Dylan / néozélandaise que l'on apprécie tant sur la face A.

Twerps est un super groupe, si vous en doutiez une écoute de ce 45 Tours s'impose. Il est en achat en ligne par ici.


mercredi 9 janvier 2013

Bilan 2012 : TOP 10 ALBUMS


1. Woods - Bend Beyond (Woodsist)
Des groupes de la nouvelle vague américaine née du lo-fi, du garage et de l'émergence massive de Brooklyn, Portland ou San Francisco, Woods font partis des tous premiers que j'ai écouté, d'abord parce que j'avais suivi leur projet précédent : Meneguar, ensuite parce que leur label sortait les disques qui m'excitaient le plus à l'époque (Fresh & Onlys, Wavves, Kurt Vile, le premier Ganglians...) enfin, tout simplement, parce que ça a toujours été vachement bien Woods. Sauf que juste qu'à maintenant et ce fabuleux Bend Beyond dont je n'arrive pas à me défaire, leurs albums avaient une forte tendance à partir dans leurs côtés expérimentaux, que quoiqu'intéressants pouvaient parfois me perdre, moi, popeux dans ce labyrinthe  Dans Bend Beyond, ils arrivent enfin à concentrer toutes leurs influences (le psych, le folk-rock, l'indie-pop, l'expérimentation sonore) et toutes leurs forces dans un très grand disque de pop qui aura illuminé cette année 2012.


2. Chris Cohen - Overgrown Path (Captured Tracks)
Cette année Captured Tracks a déçu avec certaines têtes d'affiches (Wild Nothing en tête) mais s'est retrouvé avec une ribambelle d'outsiders finalement aussi (voir plus) doués que ceux que nous attendions. Deux nous ont particulièrement emballés, Mac DeMarco et Chris Cohen. Le premier se retrouve à un chouïa du top 10 par les aléas du comptage des voix, le second, placé par nous deux dans le top 3 récupère logiquement d'une seconde marche de podium amplement méritée. Ce disque de pop est absolument superbe, à la fois très classique dans son écriture mais avec une pointe de folie et d'étrangeté. La production est à l'épure pour mieux laisser s'exprimer des arrangements raffinés. La voix de Chris Cohen est aussi une belle surprise, elle s'est se faire douce et soyeuse pour mieux vriller les neurones. Malgré un léger essoufflement sur la seconde face qui lui fait probablement perdre le titre, Overgrown path est un disque enthousiasmant à travers lequel souffle une vraie âme.




3. White Fence - Family Perfume 1&2 (Woodsist)
Peut-on être hyper productif et hyper qualitatif en même, la preuve par deux, Family Perfume 1 et 2 sont d'une rare densité et d'une rare intensité, on savait Tim Presley talentueux, on savait que ses deux premiers albums étaient mortels. Mais là, c'est un sacré coup qu'il nous a fait, je n'ai d'ailleurs pas vraiment de mot pour décrire l'impression faite par ce garçon, surtout depuis son concert parisien, largement à la hauteur des espérances. J'exagère à peine en disant qu'il prend le chemin pour être l'un des grands musiciens de notre génération.



4. King Tuff - King Tuff (Subpop)
C'est le disque gros son de notre top 10. Et oui, si dans le fond nous sommes des petits coeurs d'artichauds romantiques et délicats, parfois, souvent même, on adore la sueur, la bière, les grosses guitares power-pop, les power chords et la tension sexuelle. Et, devinez quoi, il y a tout ces éléments dans ce grand disque de Rock'n Roll diablement efficace.



5. Gap Dream - Gap Dream (Burger Records)
En mettant cet album dans le top 10 2012, on se joue un peu de l'histoire, puisqu'il est, en fait, sorti en 2011 (mais en cassette). Mais de tous les disques psychés, et ils furent nombreux en 2012 (MMOSS, The Sufis, The UFO Club, Christian Bland, Wall Of Death), nous avons choisis les plus bizarres. C'est le cas des White Fence, quasi-intouchable avec son acid-psych-folk mais aussi de Gap Dream. Alors oui, je le dis tout de suite, cet album est très imparfait, il est surtout très singulier, on reconnaîtrait presque le groupe dès la première notre puisqu'il prend des vrais partis pris de productions et pour moi, c'est un gage de qualité sans équivoque. En plus, il arrive avec une nouvelle approche qui lui confère une trop rare originalité dans un genre pourtant très embouteillé.



6. Deep Time - Deep Time (Hardly Art)
Leur Yellow Fever guérie le duo Deep Time change de nom, de label mais pas de style. Le groupe s'illustre par une art-pop profondément singulière et ambitieuse qui nous rappelle en vrac Stereolab, LiLiPUT, Grass Widow, The Raincoats voir parfois même du prog-rock (j'en vois déjà qui font un rictus de dégoût). Voici un disque complètement en dehors des modes et du temps, c'est d'ailleurs bien ce qui l'a rendu si indispensable cette année !


7. Sea Pinks - Freak Waves (Cass Flick)
Que peut-on encore dire sur Sea Pinks que nous n'avons pas encore dit à son sujet ? En bon habitué du blog, le musicien irlandais va exactement dans le même sens que nous, de la simplicité, des guitares qui sonnent terriblement bien, et par dessus tout d'excellentes chansons. Neil Brogan risque en tout cas de nous protéger de la déception annoncée du prochain Girls Names, son autre groupe. Amateurs d'indie-pop millésimées, réfugiez-vous chez Sea Pinks !



8. Violens - True (Slumberland)
Slumberland on ne s'en cache pas, on est des gros fans, Violens on avait zappé le premier album donc on en attendait pas grand chose. Cette signature sur le mythique label indie-pop nous a mis la puce à l'oreille et on a bien fait de plonger à bras le corps dans ce True. Violens signe un album maitrisé s'autorisant même du hors pistes à travers des morceaux quasi-bruitistes et nous enveloppant quelques accords plus loin avec un sens aigu des mélodies. Tout dans ce disque est une réussite, depuis l'enchainement des titres jusqu'à la magnifique production, Violens a signé un des plus beaux disques indie-pop de l'année, digne de la réputation d'esthète de Slumberland.

  

9. By The Sea - By The Sea (Great Pop Supplement)
By The Sea surnage dans la mer agitée qu'est la scène anglaise. Qui aurait cru que ce disque paru plutôt tard cette année s’immiscerait à ce point en nous ? Amateurs d'indie-pop ne passez pas à coté de ce petit trésor mélodique. Un très beau disque. 


10. Rat Columns - Sceptre Hole (Smartguy Records)
A quoi sert au juste un top de l'année ? Peut être à récompenser les bons élèves qui ont rendu des copies proches de la perfection... mais la perfection ça fait chier aussi parfois non ? Et de temps en temps on a envie pour emmerder les têtes blondes des premiers rangs de célébrer un talent brut qui s'éparpille mais est parfois capable de fulgurances qui éblouissent les yeux d'un flash aveuglant. Sceptre Hole, j'écoute 4 fois sur 5 la face B, mais à chaque fois c'est cette même montée euphorisante, cette même prise de mon corps et de mon âme par toutes les pores. Ce disque est un petit miracle bancal. Achetez le vous, puis offrez le à tous vos amis.