vendredi 13 mars 2009

Pop!

The Happenings - Psycle - 1967

Délicieux album de sunshine pop dans lequel les vocaux occupent une place prépondérante (si bien que l'on remarque des influences doo-wop). Pas étonnant, l'album est produit par les Tokens. Il n'y a aucune faiblesse, tous les titres sonnent comme des tubes et cet album présente même une certaine diversité, avec par exemple des titres plus calmes et mélancoliques (c'est notamment le cas de "Down, Down, Down" et de "Every Year About This Time"), jazzy/sunshine ("When I Lock My Door") et même sunshine/beat ("Bye Bye Blackbird"). De quoi faire un album parfaitement équilibré et donc un candidat idéal au titre de pépite oublié. J'ajouterai que ce groupe est parfois très proche des Beach Boys! Faîtes un blind test si vous ne me croyez pas.

http://www.youtube.com/watch?v=FK62pW35GIw


The Flying Machine - ST - 1970

Un groupe assez peu connu et qui mériterait à l'être un peu plus ayant réalisé de très beaux morceaux pop/folk. "Smile a Little Smile for Me", le titre qui ouvre l'album va peut-être vous paraître familier ayant eu une certaine notoriété lors de sa sortie. Il présente toutes les caractéristiques du tube: mélodieux, joyeux, entraînant, doux, un peu sucré... Le reste du disque reste dans cet esprit et ne présente aucune faiblesse. Pour vous faire une idée, je dirai que la musique de Flying Machine est à rapprocher de groupes comme Lovin' Spoonful et Sopwith Camel, c'est-à-dire du très bon. J'apprécie aussi tout particulièrement la pochette de Flying Machine qui invite au voyage et à la rêverie.

http://www.youtube.com/watch?v=BR3xcZ-osqE

jeudi 12 mars 2009

the Diagram Brothers - bricks (1981)

Parfois au hasard d'une page internet on peut faire de belles découvertes, alors que je regardais mécaniquement les disques d'un vendeur sur ebay, j'ai été attiré par une pochette rouge minimaliste et un nom qui m'était totalement inconnu: the Diagram Brothers. Petite habitude, je décide de parcourir la toile pour avoir une idée de la musique que ces lascars peuvent bien jouer, et là bim.... bonne pioche, très bonne pioche même! Bricks est une petite bombe post-punk groovy bien jouissive!
Maintenant parlons peu mais bien de nos Diagram Brothers, c'est un groupe de Manchester, fondé par des étudiants en science, et dont l'essentiel de la discographie a été sorti sur New Hormones, label fondé par les Buzzcocks (à l'occasion du fameux spiral scratch ep). Ils ont décidé - tout comme d'autres avant eux (les Ramones) de tous adopter le patronyme Diagram, se faisant ainsi appelé Fraser Diagram ou Andy Diagram, entre 1980 et 1982 ils ont sorti un LP et quelques singles dont les excellents bricks et we are all animals, les deux sommets de leurs discographie selon moi, mais le reste mérite aussi d'être découvert (sur une excellente comp' cd qui regroupe l'ensemble de leurs morceaux studio par exemple). La grande spécialité des Diagram, c'est le discordo, un concept maison: des beats simples style disco associés à des accords de guitares dissonants (joués par deux guitares, chacun prenant un bout du manche!) et des textes sur des sujets terre à terre. Bricks est la parfaite mise en pratique de la théorie diagram: une rythmique bien dansante qui donne immédiatement envi de lâcher son fauteuil pour se retrouver au milieu des stroboscopes, des accords de guitares bien teigneux dignes des productions "post-punk" plus sérieuses (et plus chiantes?), accompagné d'un texte passionnant sur l'usage des briques! Bref en un mot j'adore ce morceau qui est presque la parfaite illustration d'une des choses que je cherchais dans le post-punk des années 80 et que je ne faisais qu'approcher sans y parvenir avec des groupes comme Gang of Four (beaucoup moins funky et plus sérieux) et j'espère que vous y serez également sensible!

The Diagram Brothers is a band from Manchester, they released most of their songs (including an lp) on the Buzzcocks label New Hormones, founded when they released the mythic Spiral Scratch Ep. The sound of the Diagram was called (by themself) Discordo, and was described as a mix of simple beats (disco for exemple), discordant chords (played by two guitars) and down to earth lyrics. Bricks fits perfectly in it, and it's an amazing song - one of their best with the also very cool we are all animals! It's was released in 1981 , and it's a lot of fun and cool arty (but not boring or pretentious) music! All their studio works were compiled on a great cd, so everyone of us can now enjoy their music at home.

écouter / listen to Bricks

mercredi 4 mars 2009

XTC - respectable streets (1980)

J'aime beaucoup XTC, je pense qu'il s'agit d'une des meilleures formations de rock du début des années 80. Leurs 4 premiers albums sont vraiment cool en tout cas (je connais moins les autres), les deux premiers dans un registre assez brutal et énergique, puis à partir du troisième ils laissent un peu plus leur coté pop prendre le dessus, et c'est aussi bien voir mieux! Drums and Wires est un classique absolu de la fin des 70s porté par "making plan for nigel" mais le disque suivant n'est pas à négliger, il est super, avec ce mélange réussi entre un son original et une écriture pop de qualité comme le suggère le morceau qui l'ouvre et que je vous propose de découvrir:"respectable streets".

XTC is one of my favorite band, their 4 first lps are great! Black Sea was released in 1980 and can be seen as a logical progression of Drums and Wires, it's a less twisted and more pop-oriented pop than their two first lp (white music and go 2) but the song writting is great and the sound is always unique and very own! Respectable streets is the openning track of the lp, i really had some difficult to choice only one song, because two third of Black Sea at least is that good.


écouter respectable streets

dimanche 1 mars 2009

James - hymn from the village (1984)

James est une formation anglaise de Manchester surtout connu pour ses tubes baggy / brit-pop, cependant, au début des 80s le groupe a sorti deux excellents singles sur factory dans une veine post-punk. Hymn from the village est la face b du second sorti en 1984 (d'autres sources disent 1985), c'est aussi probablement le plus connu des titres de cette période. Il démare sur une rythmique ponctuée de percussion, le reste arrive dans la foulée, notamment cette voix si particulière qui semble monter en intensité tout le long de la chanson. A mon sens James fait parti de ces formations qui mériteraient que l'on s'y intéresse d'avantage. Pour les accrocs du vinyles, le 45t n'est pas du tout facile à trouver (à moins d'y mettre 20 euros) en revanche l'ep avec l'ensemble des titres factory sorti en maxi 45 tours est assez facile à dénicher!

James is a Manchester band known for his baggy / brit-pop hits. But in the early 80s they were also a cool post-punk band with their own unique sound as on the great "hymn from the village" wich was released as the b-side of their second single (on Factory) in 1984 (or 1985?). That track really worth some spins, and the early works of that band should be better known to my point of view.

écouter / listen to hymn from the village

samedi 21 février 2009

the Soup Dragons - girl in the world (1987)

Avant de se faire connaitre avec une reprise baggy / madchester de "i'm free" des Stones, les Soup Dragons étaient une de ces nombreuses formations "indie" britanique avec ce son amateur et noisy caractéristiques de ces années là (milieu des 80s). Cependant on sent chez eux un certain goût pour les mélodies enjouées et bien troussées, elles font des Soup Dragons, des héritiés légitimes d'une tradition power pop des îles britaniques perpetrée par les Who et confirmée par les Buzzcocks. A mon sens leur meilleur morceau dans cet esprit est "girl in the world", une face b sorti en 1987 qui figure également sur la (recommandée) compilation de leur premiers simples "hang ten!" qui pour l'anecdote a une pochette différente en France (dans le même esprit que la pochette de ce 45 tours) de l'original anglais (qui reprend la belle photo utilisée sur le 45t "hang ten!").

The Soup Dragons were a scotish indie band of mid 80s and early 90s. They were overall known for the baggy sound but they started as a noisy pop band with strong power pop songs. Among the best of them figures the awesome "girl in the world" a very catchy song wich was released as the b side of a 1987 single.

écouter / listen to girl in the world

vendredi 13 février 2009

the Troggs - gonna make you (1966)

Les Troggs étaient un groupe capable du meilleur comme du pire, ils se sont parfois laisser entraîner dans une pop gentillette à contre-emploi de ce qu'ils faisaient le mieux: du rock primaire, débile, agressif , sexuel et jouissif. Gonna make you exprime la quintessence du style Troggs, un beat minimaliste et répétitif, une instrumentation des plus sommaires, une voix arrogante pleine d'arrière pensée et quelques salves de guitares bien senties font de ce morceau une sauvagerie suggestive. Incontestablement les Troggs sont des hommes des cavernes (Troggs = abréviation de trogglodytes). Pour les amateurs de vinyles, gonna make you est en face b de l'excellent "i can't control myself" sur le pressage anglais (en photo) et français (ep).

The Troggs were certainly one of the rawest and most primitive british band of the 60s, their sound is full of sexual vibes, arrogance, and minimalist beats. I'm quite sure if cavemen were a beat band they'll sound like the Troggs. Gonna make you is the b-side of the very cool "i can't control myself" and it's good as the a-side if not better, great great stuff!

écouter / listen to gonna make you


mercredi 28 janvier 2009

Ten City - that's the way love is (1989)

Il y a 20 ans de cela, j'avais 5 ans ou 6 ans, et je ne connaissais pas Ten City et That's the way love is. Ce morceau je l'ai en fait entendu beaucoup plus tard en club. Que dire sur ces quelques minutes de musique sans tomber dans l'emphase hystérique du dévot? A travers tout mon corps j'aime cette chanson, je la trouve incroyable, et je la place à coté des meilleurs titres d'Otis Redding ou Aretha Franklin, car oui that's the way love is a tout de la musique soul, c'est une de ses rencontres hardies entre les rythmes séculiers contemporains de la dance music avec cette ferveur issu du gospel , tout cela pour provoquer chez nous l'envi de danser, de danser, de danser jusqu'à l'aube, et de lever les bras au ciel, pendant qu'un frisson parcourt tout notre corps.



What can i say about this song? I was five or six when it was released, and i discovered much more later dancing on the dancefloor of a club...and what a great song, to my mind it's pure soul music: some secular beats with a beautiful sing full of the gospel fervor. It's one of the best song ever to dance on, and i'm happy to know it. That's the way love is by Ten City is dope.

dimanche 25 janvier 2009

Silverlink feat Jammer & Badness - The Message Is Love (2008)

J'aurais pu le mettre dans mon top de l'année 2008 tant je suis accroc à ce morceau, sauf que je n'arrive pas à mettre le main sur une version digitale potable du track. Donc faudra vous satisfaire du clip, désolé.
Mettez dans une marmitte du grime, de la Soca, de la Rave early 90s et du psychedelisme, remuer et ça vous donne une drôle de tambouille. Cette recette c'est celle de Silverlink qui collabore avec Jammer et Badness sur cet improbable tuerie sortie l'excellent label Dirty Canvas. Le morceau pourrait prétendre à l'un des plus bizarres de l'année 2008 mais c'est aussi l'un des plus excitants, tant ce rythme donne une immédiate envie de chalouper les fesses cadences, couper decaller, viens bouger ton cul baby. Allez hop mattez moi ça.



I'd like to put it out in our 2008 awards, because this is definitly one of my fav song of the year.
Have you ever heard so much weird mix, between Grime, Soca, early 90s Rave and Psych influences, Silverlink's song sounds like nothing. But it's still incredibly catchy and makes you want to shake your booty with you bird all night long, and perhaps somehow to have sex just after. Check that video clip, because i'm so sorry I'm still looking for a quality rip of the vinyl...

lundi 19 janvier 2009

Scully - In Good Times (2006)


Voila le genre de groupe que tout le monde a déjà oublié. Oui Mulder, la vérité est ailleurs. Mars 2006, label inconnu (Dust Up Records), groupe inconnu, venant de Londres d'après leur page myspace, mais j'ai un doute. Premier single, Who's A Terrorist Now ? pompé sur les Arctic Monkeys en manque total d'inspiration, mais sur la face B se cache In Good Times, cette chanson n'est en soit pas exceptionnelle, mais elle roule, tourne toute seule, et puis il y a ce refrain accrocheur, cette urgence adolescente, incidieusement cette chanson s'impregne dans ma tête, je chante à tue tête sans m'arrêter, ad lib.
Mais depuis rien, page myspace inactive depuis un mois, forum officiel inactif depuis plus d'un an... Rien le néant et des morceaux sans intérêts, même pas de split officiel. Affaire non classée.


Ecouter to In Good Times


Mulder, The truth is out there. March 2006 cames Scully, unknown band, unknown label Dust Up Records (still unknown, it's to my known their only release), first single and surely the last one... Who's A Terrorist Now ? is a lame A side which sounds like inspiration-less Arctic Monkeys, but on the flip, In Good Times' got some surprisingly good sing-a-long catchy chorus, youth urgency. It's a song easy to listen, again and again, where everything seems to be easy, spontaneous...
A touch of light in their history, myspace inactive for one month, internet forum for 1 years, apparently no officiel split. X file.

listen to In Good Times

mercredi 14 janvier 2009

RPUT 2008

Pfiouu, mince RPUT fait lui aussi ses petits awards de fin d’année, rien d’original ou presque me dirait vous… mais bon on s’en fout.
Bon alors 2008 c’est la crise… alors comme ça c’est cool la livre et le dollar sont super faible c’est le moment ou jamais pour acheter plein de vinyles, bah ouai quoi, dans quoi je vais mettre l’argent de mon stage, de la bière, ça c’est fait, des fringues ça c’est fait (en plus topman a ouvert en début d’année son shop en ligne, alors c’est cool maintenant je ressemble à un anglais sans tache de rousseur, coupe de cheveux chelou à la Patrick Wolf, ni look post-post-punk gothico indie –même le NME en parle, je dois être à la bourre, mais c’est vrai que c’est une vraie tendance chez les gléans j’ai l’impression, passons). Revenons en à nous moutons (en vinyles), finalement l’année dernière (2007) n’était pas grandissime, je dirais même décevante, par contre 2008 fut magnifique, oui magnifique, de mon côté même si j’oublierais tout à fait consciemment les « arnaques » de l’année MGMT (désolé mais moi je n’y arrive vraiment pas), Santogold , Ting Tings, dans une faible mesure les Last Shadows (je préférais l’irrévérence populaire aux sixties singés… et puis Miles, qui appelle son groupe les Rascals, il voulait pas s’appeler The Who aussi ?!) et autres Black Kids… Les découvertes et les quelques confirmations furent nombreuses comme je vais essayer de le démontrer ici.
Deux grosses tendances sont quand même puissantes. Un revival fin sixties – early seventies, version Hippy bandeau dans les cheveux et barbes de 52 semaines (dois-je rappeler la superbe phrase de mon pote Ronald, non pas celui du Big Mac « A Hippie is someone who looks like Tarzan, walks like Jane and smells like Cheetah ») très américaine, je dirais même Brooklyn-ienne (voir Williamsburg-ienne) qui remplit les colonnes de Pitchfork, vous savez celles qui ne sont pas occupés par du Folk de pêcheur ou de l’electro shake ton booty tiers monde ! Et dans une version plus arrangée, plus 67 - 68 chez nos amis amateurs de Marmite, Last Shadows Ipso Facto, et autres…
Mais surtout la tendance qui nous a le plus convaincu et l’arrivée, enfin, du vrai rock électronique, avec une réelle utilisation de cet outil magnifique mais ô combien mal exploité, depuis Hot Chip et les Raptures, finalement personne n’avait vraiment réussi à comprendre comment utilisé une boite à rythme et un synthé, bah cette année apparemment ils ont ouvert le livre de cuisine, et pas celui de Cyril Lignac ! En Australie, Cut Copy (qui était déjà bien parti avec leur excellent premier album), Midnight Juggernauts (Ok c’était en 2007), et vaguement PNAU et en Angleterre surtout avec les deux excellents albums de Late Of The Pier et Metronomy et celui de notre groupe de l’année 2007, de l’année 2008, FOALS, évidemment, meilleur single l’année dernière, meilleur album cet année, et à mon avis sans concurrent sérieux.


Album de l’année

Foals - Antidotes

Twist et Shoot et moi-même en bons despotes nous sommes concertés, l’album de Foals a été choisi. Malheureusement pour Vincry, nous ne sommes pas à l’Académie des oscars ici, on a pas voté à main levée, de toutes façons le résultat aurait été le même...

Bon ok, il sera un peu partout cité ce disque, mais peu de choses ont eu un tel impact sur nous cette année, et oserais-je dire depuis bien longtemps. Car Foals offre pour nous quelque chose que peu de gens avaient réussi à faire jusqu’à maintenant, une synthèse étonnante, excitante et tout à fait passionnante entre rock post-punk nerveux, influences prog rock (pas celui de Yes), basse funky, hypnotisme et tribalisme mécanique techno et format pop. Ça va vite, ça mouline, ça cut cut et ça ahane. Alors certes, Iannis n’est pas un grand chanteur, mais une fois sur scène son corps percute comme une corde de telecaster, le mien aussi… Non la Tektonic c’est plus à la mode en 2008, sauf si vous avez moins de 8 ans...

En dehors, d’un morceau moyen et d’un interlude inutile, ce disque est parfait, les singles sont parfaits, les faces B sont parfaites, les lives sont parfaits. Il y a de génie la dedans, et c’est peut être le disque que j’ai écouté le plus, sans jamais m’en lassé depuis bien longtemps, et je ne cesse de le réécouter, un sourire à la bouche dès que j’entends ces guitares tirées au cordeau et ces basses moog orgiaque. Merci Foals. Nous avons enfin trouvé l’Antidotes à la crise !

écouter Olympic Airways

Single de l’année

Post War Years – Black Morning EP

Bon depuis le temps que je parle de ce groupe, il fallait bien qu’il finisse par sortir un disque, il est excellent, génial, super, cool, c’est de la bombe tu sais, 3 superbes morceaux, c’est parfois simple la vie. Un tigre sur la couverture, il y a du mordant dans ce groupe, un truc, un charme qui me l’ont fait presque autant aimé qu’un groupe qui est cher à mon cœur les Mystery Jets, ceux qui me connaissent sauront de quoi je parle. Je leur prédis un superbe avenir, sans doute underground, mais resplendissant. (Au passage, pointez-vous le 23 à la Flèche, parce que voilà, c’est très bien en live, parole de RPUTien)

Ecouter Black Morning

Chanson de l’année

Golden Silvers – Arrows Of Eros

Bon ok, ça pue les années 80, mais pfiou, moi ça me chahute les hanches leurs trucs, trois poum poum vaguement disco, pas de guitares et paff la salle bouge son cul. Le tube de l’été est devenu Chanson de l’année et puis c’est tout.

Ecouter Golden Silvers - Arrows Of Eros

Le truc trop trop bien que personne n’attendait

Findo Gask

Des enfants de cœurs se sont reconvertis à l’electro pop vaguement electronica à accent écossais, c’est bizarre mais furieusement intelligent, et mon oreille en ressort comme vierge, puis-je me confesser ? Tu veux t’absoudre de tes pêchés de l’année bah va écouter One Eight Zero, c’est beau non ? Aller hop rentrée fracassante dans le top des espoirs 2009 !

Ecouter One Eight Zero sur myspace

Remix de l’année

Craig David – Hot Stuff (Touché Remix) (ex-aequo)

Ce truc m’a fait guinché toute l’année, la définition du son à la moi, dans le même genreque Fake Blood mais encore plus accessible, et vaguement mélancolique, ça à l’énergie des trucs edbanger mais ça n’a pas tout ce racolage saturé et baveux. Par contre l’original on repassera, mais quel remix ! Touché coulé.

écouter Craig David - Hot Stuff (Touché Remix) sur myspace


Friendly Fires - Paris (Aeroplane feat Au Revoir Simone Remix) (ex-aequo)

Je n'aime pas du tout Friendly Fires, TnS ne sera pas d’accord avec moi, mais bon, c’est moi qui écris l’article alors, paf le chien. Je trouve ce groupe tout à fait insupportable alors que tout devrait me les faire aimer mais non je n’y arrive pas. Paris, la reprise de Your Love (intéressante, mais difficile de toucher à l’originale) et On Board leur sauve tout juste la mise. Mais c’est surtout cette version de Paris, qui a largement été diffusée cette année, bonne nouvelle ça nous fera peut être moins mal aux oreilles en 2009, ça changera des immondes châteaux de cristaux et autres Justice. La c’est disco, c’est pop, c’est chatoillant, c’est doux, c’est un marron glacé ce truc !

écouter Paris (Aeroplane remix)

Les splits de l’année

Dans un blog dont le nom contient requiem, on ne peut pas oublier les chroniques mortuaires d’assez bons groupes morts cette année… et ce fut une hécatombe :

Be Your Own Pet (en photo), Elle Milano, Naked And The Boys, The Far Cries, Vincent Vincent and The Villains, This Et Al, Forward Russia, Kubichek !, Redjetson, Help She Can’t Swin, Shut Your Eyes And You’ll Burst Into Flames, Mumm-Ra, Jakobinarina, Milburn, Harrisons, iwasacubscout, The Long Blondes (faut dire que le deuxième album est une bouse)…

Pas tellement une grande perte pour l’humanité : Dirty Pretty Things, The Clik Clik, Bolt Action Five (ils ont depuis créer avec des membres des 586, Fables), Boy Kill Boy,…


Les espoirs de l'année 2009

Et puis sinon pour finir sur un note optimiste, 2009 s’annonce bien la preuve, nous avons pleins d’espoirs : Esser, Golden Silvers, Post War Years, Bombay Bicycle Club, Magistrates, Stricken City, The Kabeedies, Findo Gask, Lord Auch, Larsen B, The More Assured (depuis le temps que je les mets dans mes espoirs eux, il ferait bien d’exploser), Your Twenties, Maths Class, …

mardi 6 janvier 2009

Dynastie Crisis - Faust 72 (1972)

Dynastie Crisis est une des formations françaises les plus importantes de la musique "pop" au début des années 70, au coté de groupes comme Martin Circus, Triangle ou Zoo. Leur style varie selon les disques, mais le combo partage avec ces quelques références, la volonté de créer son propre style et un son. Faust 72 est la face b du morceau hard rock "vivre libre", il a été compilé en 2004 sur la BO d'ocean's 12 par David Holmes (également à l'origine de "hidden charms"), c'est un morceau sombre porté par un orgue groovy, une basse bien présente, avec des notes subtiles de guitares fuzz et un texte simple mais réussi sur un thème classique de l'âme vendue au diable. Pour moi il s'agit d'une des grandes réussites du rock francophone des années 70, j'espère que vous apprécierez autant que moi le jour où je l'ai découvert il y a un peu plus d'an en cherchant plus d'info sur ces groupes de pop français. Pour les maniaques du vinyle, le 45 tours peut se trouver dans des prix corrects (autour de 10 euros) compte tenu de la qualité, on peut en voir passer en brocante car même si il a été compilé et playlisté, le titre n'est pas aussi recherché que les références 60s, d'autant plus qu'il n'est pas non plus ultra-rare.

écouter Faust 72

Dynastie Crisis was one of the best known band of the "pop music" in the early 70s in France among Martin Circus, Triangle, Variations or Zoo. Faust 72 was the flipside of the hard rock tune "vivre libre", it was comped by David Holmes on the OST of Ocean's 12. This song is awesome, it talks about a guy wich is selling his soul to the devil to see once more his lover, the organ is awesome, the bass loud, the fuzzy guitar is really cool, actually i really love that track, and for all vinyl-freaks there, it's not too pricey in France (i would say you can find it about 10 euros or less).

listen to Faust 72

samedi 3 janvier 2009

Sam Cooke - Live at the Harlem Square Club, 1963


Au nom de toute l'équipe de la rédaction, je vous souhaite une très bonne année 2009. Nous vous souhaitons une année riche en galettes, en découvertes musicales et tout le tralala!

Pour bien commencer, je vous propose de vous parler de mon disque préféré! Le disque parfait!

Voilà une galette très spéciale. C'est un qualificatif plutôt étrange pour parler d'un disque, mais je veux dire par là qu'il sort vraiment du lot. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de plus, le terme est trop galvaudé pour ce disque. S'il est si spécial, c'est parce qu'il est le disque le plus joyeux que je connaisse. L'émotion dégagé ici ne frôle pas le divin, elle le dépasse. C'est à son caractère live, qu'il doit toute sa dimension. La portée n'aurait vraiment pas été la même en studio, parce que c'est bien en live, que Sam Cooke parvient réellement à se révéler. Il est fait pour ça et lui seul est capable de créer une fusion aussi parfaite entre lui-même, ses musiciens et le public. Ce public n'est pas simple spectateur, il fait véritablement partie du show, de la musique, si bien qu'il devient un instrument à part entière. Il chante et réagit aux appels du prédicateur tout en amplifiant sa puissance. Alors que la musique est définitivement profane, les manières et l'ambiance n'ont jamais été aussi divines. Enfin, un dernier ingrédient, loin d'être négligeable permet à ce trésor un décollage exponentiel! Ce sont les musiciens qui accompagnent Sam Cooke et en particulier le grand King Curtis, brillant saxophoniste. Ce soir là, ils se sont montré particulièrement brillants, créant un groove de folie et souvent jazzy.

Ce sont tous ces facteurs (qui relèvent presque du hasard) qui font de ce live, le meilleur disque de soul, et soyons fou, le meilleur disque tout court. Il n'y a vraiment aucune faiblesse (sauf le très classique "on en veut encore"), uniquement des sommets. Si l'on pouvait s'attendre à une brillante prestation, rien ne permettait de penser que nous allions atteindre un tel niveau. C'est une chance incommensurable d'avoir enregistré ce live mais surtout de pouvoir l'écouter! Mais pourquoi, pourquoi?? Oui pourquoi, avoir attendu 1983 pour le révéler? Maintenant, traite de blabla, lancez le disque, levez-vous (vous allez groover des pieds, alors anticipons), fermez les yeux et bienvenue dans mon rêve. Mr Soul arrive et l'on s'y croirait!

écouter un extrait

mercredi 24 décembre 2008

Altered Images - happy birthday (1981)

Altered Images est une de ses nombreuses formations écossaises du début des années 80s (Orange Juice, Josef K, Aztec Camera...), au départ dans un délire très post-punk sombre, le groupe évolue rapidement vers la pop, avec plus ou moins de bonheur. Happy Birthday, c'est pour le meilleur: un beat insistant qui tape comme un marteau-piqueur, des guitares et une basse fières, des notes de synthé tartes et la voix sous helium de Clare Grogan font de ce morceau une tuerie qui mériterait d'être bien plus (re)connue.

Altered Images was one of the several cools band around Scotland during the early days of the 80s among Orange Juice, Josef K or Aztec Camera. They started as a dark post-punk outfit but evolved into a pop group. Happy Birthday is a kind of cross-over between the two, it's a catchy song with a sweety vocal and a cheesy synth but the beat is huge, and the guitar so fierce, the whole thing sounds awesome.

écouter / listen to happy birthday

lundi 15 décembre 2008

Déjà vu #01 : Siouxsie And The Banshees & Calvin Harris


Inaugurons, une nouvelle rubrique, n’avez vous jamais eu cette impression de déjà vu ? Pas surprenant me direz vous, toute personne qui connaît un peu la musique sait que les gammes ne sont pas infinies, et par conséquent même si les possibilités sont incroyablement nombreuses, elles restent limitées. Pourtant, parfois les ressemblances sont plus qu’une petite série d’accords qui se suivent dans le même ordre.
Depuis 2007, si vous êtes passez à côté du Acceptable in The 80s de l’anglais Calvin Harris vous devez vivre dans un monde parallèle. Au début à chaque fois que j’entendais ce morceau, je me disais, basé sur un vieux souvenir, « oh cool c’est la sympathique reprise de Happy House de Siouxsie et ses Banshees par le groupe français Ginger Ale », et je me mettais à chanter les paroles, sauf que non je tombais à côté à chaque fois, et la débarquait la voix du Calvin Harris. Déception… Je ne déteste pas ce que fait le garçon, mais non, cette chanson me fait vraiment trop penser à Happy House qui est vraiment une sublime chanson, pas juste une ritournelle sympa pour shaker son popotin un soir de bamboula au Truskel… Je préfère crier au scandale, plagiat vous dis-je… non peut être pas, mais une impression de déjà-vu, c’est certain !

Ecouter Happy House de Siouxsie and The Banshees
Ecouter Happy House repris par Ginger Ale
Ecouter Acceptable In The 80s de Calvin Harris



Let’s begin a brand new topic, do you know the Deja vu feel ? I guess so. In music, it’s not so surprising, everyone who try to make some music knows that the chords are not infinite and chords sequence neither. So even, the possibilities are huge, similiraties are not so rare and possible ! But sometimes, it’s more than a common sequence of chords, and it makes you feel that deja vu and it probably won’t come from a dream !
Since 2007, If you didn’t notice Acceptable In The 80s by the english post-disco popster Calvin Harris, you should live in a parallel universe. Each time I heard this song, I was thinking to an old souvenir of a cheap-but-not-bad cover made by the french band Ginger Ale of the marvellous Siouxsie and The Banshees’ Happy House. But, no, disappointing. I don't hate Calvin Harris, but there are miles between the beautiful Siouxsie post-punk song and the bar-friendly-booty-shaking disco anthem of the english producer. So, let’s kill him for cut copy. Or Not. But this is for me definitly a deja vu feeling.

Listen to Happy House by Siouxsie and The Banshees
Listen to Happy House covered by Ginger Ale
Listen to Acceptable In The 80s by Calvin Harris

mardi 9 décembre 2008

Ironing Board Sam - original funky bell bottom (1969)

Histoire de changer un peu de registre voici un petit morceau funky de 1969 signé Ironing Board Sam, un illustre inconnu (apparemment un blues man d'après ce que j'ai pu comprendre en tapant son nom sur google) sorti sur un label français, sans que l'on sache vraiment ce que vient faire cette petite production américaine, de ce coté ci de l'Atlantique. L'histoire au dos de la pochette est vraiment très marrante, alors je t'invite, toi le francophone à lire cette petite présentation pleine de charme! Pour le morceau - intitulé original funky bell bottom, comme je le disais en intro c'est un titre funky bien fichu sans être ultra-original, l'ensemble constitue une curiosité réjouissante.

After doin an extra-large post about Eddy Mitchell, here is a little one, on a not-really-known american singer/keyboardist called Ironing Board Sam (on google you can find a little more information actually). I'm so sad for you english or no-french speaking readers, because you lack the beautifull text on the back of the sleeve about Ironing Board Sam. It is saying more or less that he (real name Sam Moore) had his nickname from doin his own keyboard with recycled materials because his old one had been burnt in a fire. Indeed, i can't tell you how that little american production get a release here in France, but the whole story must be really fun! Here is a cool tune called original funky bell bottom with a cool sleeve for you happy reader of that nice blog!

écouter / listen to original funky bell bottom (1969)