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jeudi 1 décembre 2016

The Troggs "Strange Movies"

Le premier et unique article sur les Troggs sur ce blog remonte déjà à plus de sept ans. Un récent achat aux puces d'un 45 tours seventies était une occasion inespérée d'en dire un peu plus sur cet excellent et (relativement) méconnu groupe.

Quand on pense à la british invasion le groupe d'Andover dans le Hampshire n'est probablement pas le premier qui vienne à l'esprit. Les Troggs n'ont ni la grâce des Beatles, l'élégance des Kinks, l'énergie des Who, la fougue des Yardbirds ou l'arrogance des Stones... Pourtant ils ont aussi leur truc bien à eux, celui qui leur assurera toujours une petite place spéciale dans le cœur des rockeurs et en particulier les plus bruyants d'entre eux: ils sont terriblement sauvages. Ni raffinés ni délicats, les Troggs excellent dans l'art d'évoquer sans équivoque le sexe. Leur tempi intermédiaires, les batteries martelées aux toms, les guitares lourdes et poisseuses, les sous entendus de Reg Presley contribuent ainsi à créer un climat particulièrement pénétrant et suintant... 

Quand ils arrivent en 1966, ils sont déjà en retard... ou en avance ! Les Beatles révolutionnent la pop avec Revolver, le Summer of Love se profile et voilà une armée de costauds un peu rustre endimanchés dans leur costume rayé faire des odes sexuelles à peine codées (Wild Thing etc.). Le son est cependant unique, pesant, puissant, comme un tracteur labourant inlassablement la même terre... On qualifie ainsi souvent I Want You de morceau proto-hard rock, cela n'a rien d'une vue de l'esprit, les accords lourds et puissants du groupe britannique évoquent sans peine les forges de l'enfer à venir quelques années plus tard... Il y a aussi une autre descendance: le punk rock. Des Cramps, Stooges ou MC5 en passant par les Dirtbombs, ils doivent tous un petit quelque chose à ces mecs venus d'une ville de 50 000 habitants ! 

Les Troggs sont fantastiques car ils ont su rester fidèles à leur son, bien sûr ils ont fait quelques tubes un peu plus faciles cédant aux fleurs dans les cheveux, mais l'appel du bas ventre ne les a jamais quitté et ils ont su commettre quelques belles giclées de garage salace dans les seventies. Il est ainsi étonnant de les voir persévérer jusque dans les années 80 sans réellement s'être arrêté. S'ils ne sortent pas d'albums entre 1970 et 1975, le groupe commet quelques forfaits de grande envergure (quoi que d'impact fort limité dans les chats) en simple. Deux d'entre eux au moins retiennent l'attention, démontrant que les Troggs restent les Troggs et ne soucient guère de l'air du temps, prenant leurs aise avec le glam y injectant une attitude punk presque unique ! On citera ainsi par exemple la géniale Strange Movies morceau glam scabreux aux inflexions Sweetiennes (le synthé bien pouet-pouet sorti d'un disque de Chicory Tip!) mais avec la morgue unique de Reg Presley. Pour ne rien gâcher, la face B I'm on Fire est plutôt bien branlée également.


mercredi 29 juin 2016

Les One Hit Wonders qui n'en furent pas

Dimanche dernier j'étais aux puces, un de mes endroits favoris pour chercher des disques d'occasions à Paris (avec Plus de Bruit bien sûr). J'y ai dégoté une petite dizaine de 45 Tours, pas des choses forcément très rares mais amusantes, étonnantes et pas hors de prix. Ainsi ai-je pu continué d'alimenter ma récente obsession pour Henri Salvador, en effet après avoir découvert Carnaby Street ou Beta Gamma L'Ordinateur (blog), j'ai l'agréable surprise de constater que Salvador mérite bien plus que d'être réduit à l'éternel amuseur public ou dans le meilleur des cas à un chanteur revenu du purgatoire pour son come back incroyable. Nous aurons certainement l'occasion d'y revenir un jour, je vous donne néanmoins des indices: écouter ses disques de la première moitié des années soixante dix. Autre axe - bien involontaire cette fois-ci - d'achats: le glam ! En effet deux de mes prises sont dans cette veine que j'apprécie beaucoup mais ne collectionne pas prioritairement: j'adore tomber dessus mais je n'irai pas forcément enchérir sur une rareté sur eBay.

The One Hit Wonders n'en sont pas vraiment: leur unique single, sous ce nom, n'a guère obtenu le succès escompté. Ce groupe ou plus probablement projet studio est aussi connu sous le nom de Rusty Harness, il comprend dans ses rangs un nom pas inconnu des obsessionnels sixties: Mike Berry. Ce dernier fut en effet l’interprète d'un des plus gros hit de Joe Meek A Tribute to Buddy Holly en 1960. Le glam, fut ainsi une occasion inespérée pour d'anciennes gloires ou aspirants à la célébrité de se refaire une santé. En effet, si certains groupes s'éloignèrent des canons Rock & Roll (Roxy Music), le glam fut en partie un retour au source et aux années cinquante, avant les déferlantes psychédéliques.... Pensons au chanteur de Mud fan d' Elvis ou Alvin Stardust chanteur rock & roll britanique du début des 60s requinqué par cette vague de paillettes. L'unique simple de nos One Hit Wonders évoque quant à lui moins Buddy Holly que le garage et la musique beat des années 60. La face A de leur simple ressemble en effet à un croisement (voir un pastiche) entre Little Girl des Syndicate of Sound et Everybody needs somebody to love de Solomon Burke (ou la reprise des Stones). Petite différence de taille: un son énorme gonflé aux stéréoïdes avec un pied très présent, cela ne s'entendra pas forcément sur la vidéo yoututbe mais je vous assure qu'en 45T ça tranche nettement avec le son sixties. La face B, la très recommandable Goodbye conclue l'affaire dans le même registre, l'orgue est délicieusement garage mais la production bien plus musclée: ce sera aussi le mot de la fin pour le groupe !

lundi 13 juin 2016

Blue Vamp: Glam à Paris

Il existe fort peu de groupes glam français à ma connaissance... À vrai dire, avant de tomber sur le 45 tours que je compte évoquer aujourd'hui, un seul me venait à l'esprit: The Frenchies de Martin Dune...aka Jean-Marie Poiré et leur célèbre "Lola Cola" (youtube) ! Le groupe que nous allons évoquer aujourd'hui se nomme Blue Vamp il est originaire de Paris et a sorti un album et un 45 tours  sur le label Vamp. Initialement je pensais qu'il pourrait s'agir d'un label créé par le groupe lui même mais discogs m'apprend qu'il s'agit d'une structure créée par Gabriel Ibos (plus tard de Spalax qui réédita un de mes disques de berlin school favori à savoir E2-E4 de Manuel Göttsching) et qui a notamment édité des albums du groupe expérimental Lard Free.

Le groupe Blue Vamp se composait de Jean Pierre Bucolo, Helios Vidal, Jean Pierre Bellanger, Bernard Madelin et Stéphane Ficarelli. Vous pouvez trouver une biographie et des photos de la formation sur Rock Made In France et French Heavy Rock. Par ailleurs le fan club de Jean-Michel Jarre (vous allez comprendre pourquoi !) nous apporte de précieuses informations sur la création du 45 tours...Bernard Madelin se lie en effet d'amitié avec Jean-Michel Jarre dans les couloirs des Disques Motors qui hébergent également Vamp. Les deux collaborent ainsi sur un projet de Jean Michel Jarre dans lequel Bernard Madelin joue de la guitare et basse, elle aboutit au 45 tours sous le pseudo de 1906 (youtube) en 1974. 
Le premier album des Blue Vamp, publié en 1973 se vend mollement: le label pousse donc le groupe à enregistrer un single pour relancer l'intérêt autour de la formation. Ainsi Jean-Michel Jarre, collaborateur maison montant des Disques Motors (il participe aux albums Les Paradis Perdus et Les Mots Bleus de Christophe) compose "Jolly Dolly" tandis qu'Hélios, le chanteur, écrit de très réussies paroles....Le titre est mis en boite aux fameux studios Ferber à Paris et couplé avec un morceau extrait du LP ("L'esprit de l'homme") en 1974.

"Jolly Dolly" manque peut-être d'un solo de guitare déglingué pour être un classique imparable mais la chanson fait malgré tout une très belle impression. La production est soignée et respecte à merveille le cahier des charges glam : la rythmique donne immédiatement envie de danser et taper dans ses mains, dans la pure tradition du genre ("Ballroom Blitz" de The Sweet ou "Get it On" de T-Rex). Si le texte est assez sage malgré une thématique prometteuse (une teenager en boite de nuit), Hélios y met ce qu'il faut de stupre et d'androgynie pour rendre le tout des plus cool. Dans un monde parfait le simple aurait effectivement relancé les ventes du disque, ce ne fut bien entendu pas le cas ! Le groupe s'arrête, Jean Pierre Bucolo devient un musicien de studio recherché, il travaille notamment avec Renaud ou Cabrel (discogs), Hélios Vidal participe au groupe Magnum (avec Jacky Chalard de Dynastie Crisis!) et enfin Bernard Madelin monte Gangster qui tourne en première de Téléphone au début des années 80. Après une parenthèse d'une vingtaine d'année, il a recommencé à enregistrer au début des années 2000 avant de décéder en janvier 2014. Souvenons de lui avec l'excellente "Jolly Dolly" ode à une certaine innocence, à la joie de vivre et très intéressante contribution à notre patrimoine rock français !

 

mercredi 4 septembre 2013

Mozes and the Firstborn - s/t (2013)

Mozes and the Firstborn est un groupe néerlandais, ils ont édité leur premier album en mars 2013 en vinyle et cassette (cette dernière chez Burger !).

Il y a chez ce groupe une touche classic rock qui pourrait me donner des boutons mais me plait étonnamment. Les types ont certainement des références comme les Stones post-Brian Jones (mais pré-Ron Wood), les Beatles, T Rex etc. mais parfois ils sonnent aussi comme leurs contemporains (Ty Segall période Goodbye Bread et Mikal Cronin en tête mais aussi le BJM). Bien sûr se confronter à des influences aussi fortes est casse-gueule mais nos bataves s'en sortent très bien, ils pondent un LP de rock de facture classique mais au songwritting inspiré et particulièrement accrocheur. Les chansons sont excellentes et collent au palais comme autant de bonbons achetés à la boulangerie pour quelques euros après la classe. La production est charnue et sans fioriture, elle donne du corps à autant de tubes potentiels que sont "I Got Skills" ou "Gimme some".

Ce premier album montre un groupe aussi à l'aise dans les charges tendues que les déclarations pop. Leurs influences évidentes ne doivent pourtant pas faire oublier un groupe maitrisant déjà fort bien l'art de la bonne chanson pop. Un petit plaisir recommandé que l'on peut se procurer sur leur site.




vendredi 26 avril 2013

Warm Soda - Someone for You (2013)

Matthew Melton nous avait brisés le cœur en annonçant la séparation de Bare Wires ce groupe boogie-glam-garage super cool en live, mais à peine le temps de souffler il revient déjà avec un nouveau groupe les biens nommés Warm Soda.

La pochette ainsi que la description annonce la couleur ! Someone for You sera un disque de pop aux accents powerpop, glam et garage, étonnamment on y entend même parfois de l'indie-rock soit une mixture pas si éloignée que ça de formations comme Mother's Children ou King Tuff. Si certains vont regretter le rock poilu de Bare Wires, ce projet de Melton met mon cœur en émoi en balançant des chansons pop aussi évidentes que spontanées.

Violent Blue ouvre les hostilités, on remarque d'office la production voulue par Melton. Le son est brut et direct, très peu d'overdub, une rythmique assez martiale, une basse mixée assez devant, et des guitares style micros double-bobinage. Le ton est donné mais le meilleur reste à venir, et pas besoin d'attendre bien longtemps, le morceau titre en deuxième position dégaine l'artillerie lourde et fait figure d'un des gros tubes potentiels de ce disque. Sur Someone for you Melton nous pond la meilleure chanson des Strokes depuis des années, celle que nous rêverions qu'ils fassent au lieu de nous balancer des albums avec des pochettes moches. Dans un monde idéal cette chanson serait un tube, une fois entendu impossible de ne pas se repasser dix fois le morceau, on se sent pris d'un rush d'euphorie, on perd dix ou quinze ans d'un coup et on retrouve nos premiers émois adolescents. D'un coup plus rien d'autres ne compte et on est happé par cette putain de chanson pop aussi simple et directe que réussie. Le titre tient sur rien, un riff de guitare simple mais géniale, quelques accents de voix glam à la Milk N Cookies et nous voilà accroc. Melton trouve le moyen de refaire le coup deux-trois morceaux plus tard à la fin de la face A avec le tout aussi incroyable Waiting for your call. Impossible de ne pas succomber au gimmick de guitare sur le refrain et au petit "oho" de circonstance. Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai envie de passer ce morceau en soirée et voir comment les gens vont réagir. J'imagine que ça peut donner un truc cool, c'est tellement immédiat, simple et en même temps Melton trouve le moyen de doser cela avec le bon équilibre pour que la sauce prenne. Il y a des groupes qui cherchent le tube et veulent le provoquer à grand coups d'effet de manche, et puis il y a des Melton qui semble les trouver sans l'avoir réellement voulu, avec Warm Soda tout semble aisé et couler de source, c'est très fort.

La face B n'est pas portée par deux tubes de la trempe de Someone for you et Waiting for your call mais propose 6 titres d'excellente facture et peut être plus conforme avec ce que l'on attendrait d'un groupe se revendiquant glam et powerpop. A vrai dire cette face est globalement un peu meilleure que la première, les titres s'enchainent parfaitement et Warm Soda arrive encore à nous surprendre avec quelques très belles réussites. Diamond Ring envoie la sauce à fond, 1m23 pour faire le débile sur un titre glam bien nerveux. Only in your Mind renoue avec les racines powerpop de Milk n Cookies et The Quick, au moins pour les inclinaisons précieuses mais salaces de la voix de Melton. Busy Lizzy est peut être un peu moins évidente que les tubes de la face A mais bon nombre de groupes actuels de powerpop en ferait l'un des temps forts de leur set. Le disque se ferme sur deux excellentes chansons, les super Sour Grapes et Lola. Le solo de Lola est grandiose de dégoulinant il conclue le disque avec panache nous laissant aussi vidé qu'heureux d'avoir pris dans la gueule ces douze chansons.

Le premier album de Warm Soda va en laisser un certain nombre sceptique, mais il peut aussi servir la cause powerpop et plus généralement la pop à guitare. A-t-on entendu en 2013 de chansons pop aussi réussies et immédiates que waiting for your call ou someone for you ? Bon je retourne les écouter une bonne dizaine de fois avant de m'en aller affronter les métros parisiens le sourire aux lèvres et l'esprit léger. On peut espérer de belles choses du coté de la powerpop pour 2013 (Virals, The Cry!, Crusaders of Love, Cold Warps etc.) !











dimanche 9 décembre 2012

Burnt Ones - Meet The Golden One (2012)


Je ne vous en parle que maintenant de Burnt Ones et c'est un vrai scandale ! Sachez-le, ils font parti de ces groupes que j'aime vraiment bien, de mes petits chouchous pour tout vous dire. Et pourquoi ? Parce que c'est un groupe qui prend de vrai parti pris sonore et musical. S'il ne fait aucun doute que le groupe pompe outrageusement l'héritage glam, T-Rex en tête, j'aime leurs façons d'avoir des batteries en carton qui sonnent comme des sons de boites à rythmes cheap sous-mixées, de faire dans le psychédélique trompe-l'œil grâce cette voix baignées de reverb et qui donne parfois dans un coup d'échos à bandes et ces choeurs sous hélium. Ça donne un glam rock extra-terrestre, sexuel, un peu con, forcément théâtral et amusant, comme devrait toujours l'être le glam rock en fait. Sur ce single sorti en début d'année, le premier depuis le super album Black Teeth & Golden Tongues, la face A, Meet The Golden One est un mid-tempo chaudcacao où la fuzz te bourdonne dans la tronche avec au fond une chorale de travesti, le deuxième, LUV, fait encore monter ton niveau d'hormone dans une bonne vieille chanson d'amour, de « je te veux » comme on les aime toujours, celle qui te fait regarder cette fille ondulant court-vêtue à l'autre bout de la piste de danse avec ton regard le plus perçant et vicelard (un jour il faudrait que j'arrête de ne m'adresser qu'aux garçons, mais excusez-moi, je ne sais pas vraiment ce qu'est d'être une fille et d'écouter des chansons licencieuses). 

Vous pouvez acheter le disque, sorti avec les toujours pertinents Burger Records, sur le site du groupe (n'hésitez pas à grouper vos achats avec leurs autres disques, tous aussi bons !).

PS : leur "rare" et très bon premier single est également en téléchargement gratuit ici.

mardi 18 septembre 2012

King Tuff - Was Dead (2009)


Les grincheux et pointilleux viendront me dire, hey mais le Was Dead date de 2007, oui oui vous avez raison, si on parle du CDR introuvable et auto-produit c'est effectivement le cas. Mais parlons-ici du fait qu'il est sorti en 2009... Ce qui au final fait une paye non ? 3 ans, à l'époque j'écoutais encore Bombay Bicycle Club, c'est un exemple pris au hasard, non pas que c'était complètement pourri loin de là, le premier album était bien (après par contre....) mais c'est pour illustrer qu'en gros, à quelques exceptions près (les Black Lips, Smith Westerns -ceux par qui tout est parti pour moi-, Reatard et quelques autres trucs In The Red), je n'étais pas trop là dedans, mais je crois que c'est le cas de beaucoup d'entre-nous non ? Non seulement parce que ça traversait difficilement l'atlantique et aussi parce qu'à part quelques acharnés de Born Bad, les trucs lo-fi garage était complètement introuvable et il semblerait que la blogosphère en était moins friande qu'aujourd'hui. Tout ça pour dire "putain 2009 DEJA ?!".

Et oui en 2009, Kyle Thomas avant d'être dans Happy Birthday sortait un album d'un rock garage sale, virant power pop, glam(ouze, dédicace à Alex) et rock à papa-cool. Le tout était enregistré avec les pieds à la maison (pendant que les mains tenait un gros burger -records- et un joint ?), ce qui s'entend, même sur le vinyle. L'album ressemble beaucoup au dernier en fait, en plus intuitif, plus cochon et direct, ça ressemble parfois (un peu trop) à du Cheap Trick qui reprend Big Star (Lady). Mais le tuffy a de la ressource, il contient notamment ce qui est son meilleur morceau à ce jour, le génial Sun Medaillon, tube d'une incroyable immédiateté, tout le savoir faire du bonhomme y est, le charisme vocal, qui fait qu'on sait qu'on a le droit à une sorte de personnage un peu déjanté (à posteriori, impression confirmée lors du concert d'Happy Birthday à la Flèche d'Or en 2010), le riff catchy et les paroles mémorisables. Was Dead contient quelques autres tubes : Connection, Dancing On You, Freak When I'm Dead (avec son petit côté Psych à la White Fence) et le génial Kind Of Guy dont j'adore chanter les paroles sous la douche (je vous laisse imaginer).  Mais, l'album a quelques longueurs également, 13 morceaux c'est beaucoup, ça fait presque 40min, une face le matin avant d'aller bosser c'est génial, tout l'album à la suite dans les écouteurs sur le chemin ça lasse un peu. Je pense que sans Stone Fox et Animal et avec un son un peu moins plat, l'album frôlait la perfection.

Ouai ouai, j'en ai un customisé Hibou !

D'une manière générale, alors qu'Alex s'attèle au sans titre, malgré mes quelques reproches formulés ici, j'ai une nette préférence pour Was Dead, qui est un excellent disque. Et puis Sun Medaillon quoi... Je pourrais l'écouter des jours entiers, c'est d'ailleurs ce que je fais et c'est depuis que j'ai le disque un indétrônable de mes DJ sets pop.


King Tuff - Sun Medallion


King Tuff - Freak When I'm Dead

Pour l'acheter... euh ebay ? Discogs ? Il sera sûrement ré-éditer en vinyle et cassette chez Burger Records dans un futur proche (dont ils auraient apparemment fait 5 ou 6 "pressages" soit selon les quantités habituelles entre 1 000 et 3 000, pour une cassette ça doit être un record). Il me semble avoir une cassette chez Pop Culture, mais j'en suis pas sûr. 

samedi 30 juin 2012

Cozy - Cola Shock Kids 7' (2012)

Hozac est un de nos labels favoris et on a souvent l'occasion de vous le dire, alors quand débarque un nouveau groupe avec une pochette aussi influencée 70s sur le label de Chicago ça ne peut qu'attirer mon attention.

Cozy propose sur ce 45tours deux morceaux d'obédience powerpop aux accents glam, autant dire que c'est le genre de disque dont j'étais obligé de vous parler! En A un morceau assez uptempo bien cool intitulé "cola shock kids" basé sur un riff efficace et entrainant (je me suis retenu de dire "gros cul") , la voix me fait penser à celle des Impulse Int'l un chouette groupe de powerpop dont il faudrait aussi que je vous parle un jour (surtout que leur dernier 10 pouces en date contient quelques morceaux vraiment superbes dans le genre). Cette face A fait bien le boulot, on appréciera les hand claps, petit détail toujours cool, et le son de guitare avec une saturation très 70s (le genre de son de guitare que l'on peut aussi entendre sur le second Smith Westerns par exemple). "Sugar on my mind" sur l'autre face est un eu plus légère avec une sorte de vibe un peu bubblegum voir rock n roll (Buddy Holly) sur les bords, en tout cas je la trouve excellente, ça pourrait rappeler les excellents 45tours de The Cave Weddings en moins sales et distordus.

Cozy propose un premier 45tours très frais et léger, je l'attendais depuis quelques mois avec une certaine impatience et le voici enfin entre mes mains!   

achat: Hozac

mercredi 18 août 2010

Hunx and his Punx - hey Rocky (2009)

Hunx c'est Seth Bogart, un ex de Gravy train!!!! , avec ses Punx il nous concocte des petites pépites pop de trois minutes autour des relations amoureuses, mais exclusivement masculines! Born Bad a eu la bonne idée d'éditer pour la France ce 33 tours (Gay Singles) compilant tous ses singles, et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est vraiment cool même si sur la longueur c'est un poil répétitif. Dans tous les cas vous aurez de quoi faire, à l'image du slip sur la couverture. Hunx and his Punx ça sonne comment? Gay... oui mais pas que , disons que ça va chercher du coté des Ramones, du glam rock, des girls group et du garage lo-fi actuel, bref des trucs que l'on aime par ici en général. Il y a pas mal de morceaux vraiment chouettes sur ce disque (teardrops on my telephone, cruising, ou you don't like rock n roll), donc j'en recommande vivement l'acquisition (surtout que c'est assez facile à trouver, merci Born Bad) et pendant qu'on y est un petit tour sur youtube pour mater les clips parce qu'ils déboitent le coccyx.

Hunx and his Punx is the project of Seth Bogart. He did some very cool pop songs about gay relationship. The music is somewhere between Ramones, lo-fi garage, Girls groups and Marc Bolan, as you can expect it's cool as fuck. And check also the clips, they are awesome!

Hunx and his Punx - hey Rocky

jeudi 4 février 2010

Wizzard - see my baby jive (1973)

Derrière Wizzard se cache le génie Roy Wood. La création du groupe est intéressante. A l'origine il y a the Move, cet excellent groupe de pop psyché (parfois virant mod) de brummies, dont Roy Wood est le leader naturel, de par la qualité exceptionnelle de ses compositions. Jeff Lynne est lui membre des Idle Races, une formation également de Birmigham, mais il intègre les Move sur la fin (au début des 70s), et les deux oiseaux se trouvent des affinités artistiques... Ils décident de fonder ensemble un "side-projet" du nom d'Electric Light Orchestra qui devient finalement leur groupe principal.
Vous me suivez jusqu'ici? Tant mieux car on y arrive presque! Roy Wood se fâche avec Jeff Lynne, et les deux prennent chacun leur route, Lynne au commande d'ELO et Wood à la barre d'un nouveau groupe... Wizzard! Cette formation fait revivre le son de Phil Spector, avec des costumes de scène délirant, entre girls group et glam, Wood copie l'approche sonore baroque du maître avec une perfection très troublante, et le résultat est génial sur ce single sorti en 1973.

Wizzard was the new project of Roy Wood after he left ELO he founded with Jeff Lynne. This new band did several singles with a sound very closed to Phil Spector with a touch of glam. See my baby jive is a great pop tune, with some very catchy hooks and a pounding beat.

Wizzard - see my baby jive


jeudi 28 janvier 2010

Sweet - blockbuster (1973)

The Sweet c'est une bande de mecs avec des coupes de cheveux pas très heureuses, font de la musique pour les minettes de 12 ans, avec derrière des producteurs qui leur amènent des tubes. Bref tout pour déplaire? NON c'est de la bombe Sweet, c'est de la musique pour s'éclater, pour danser comme un petit fou, bref c'est pas à ça que ça sert le rock n roll? Blockbuster ça déchire tout sur son passage, une rythmique bien pesante et marqué (typique du glam) des guitares avec du tremolo, cette voix théâtrale ce qu'il faut, en faitSweet c'est le rock dans un de ses cotés les plus cool: le fun sans se prendre le chou, après si vôtre truc c'est les soirées à fumer de l'herbe en écoutant un disque de prog chiant (ou tout équivalent moderne style "dark folktronica")...

The Sweet is about fun, this tune is dope, and great fun! What else? Let's get some girls and dance with her on Blockbuster! How can you resist to this pounding beat and great hooks?

the Sweet - blockbuster